•  QUI EXISTENT. MALGRÉ. BON GRÉ.

    GENS DE CAMPAGNE

       De la série Intérieurs rustiques 1, Gilles POULIQUEN. Source : http://www.gillespouliquen.com/fr/portfolio-8221-0-40-interieurs-rustiques-en-bretagne-1.html

     

      "Ce sont des gens qui ont en commun de vivre avec peu, et de faire peu parler d’eux. Ils ne se plaignent pas, ne demandent rien. Ce sont des personnes "dures au mal", qui se malmènent, ne prennent pas soin d’elles… Et qui même ne se sentent pas pauvres : ils disent que les pauvres, ce sont les gens qui sont dans la rue et qu’ils voient à la télé."

       "Ce sont des retraités modestes (plus de femmes que d'hommes), des agriculteurs en difficulté, des jeunes qui ont du mal à s'insérer, des travailleurs pauvres, des personnes qui ne sont pas en mesure de travailler en raison de multiples difficultés."

       "Après avoir vécu dans la rue en ville, elles sont arrivées à la campagne, pour une raison ou une autre, et s’y sont installées. La ville abîme beaucoup, la campagne parfois, permet de restaurer."

       Source : https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/vie-pratique-consommation/2014/12/08/la-sociologue-agnes-roche-a-etudie-la-pauvrete-silencieuse-des-campagnes-dans-le-puy-de-dome_11251147.html

     

       Et encore de la pauvreté. D'attribution rapide pour commisération (intéressée ?).

       De l'invisibilité. Qu'il faudrait briser (nous dit-on... encore).

       Et de deux invisibilités même.

       De l'expression "du mal à s'insérer". ("Insertion" donc en jeu).

      "Personnes "dures au mal", qui se malmènent, ne prennent pas soin d’elles…

       Et qui même ne se sentent pas pauvres."

       Chaque expression nous semble digne de reprise et de réflexion dans ce court extrait.

       Voyons un peu plus loin, laissons parler des sociologues...

       (Il y a aussi les "gens de peu" de Pierre SANSOT, bavard sur l'éternel - rejoint.)

       Gêne filant doux encore. Vers l'extrême riposte.

     

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  •  DESSINATEUR TESTAMENTAIRE

    Jacques BUREL

        "La cheminée à Coat-Meur", dessin de Jacques BUREL, en 1942. "Crayon et pastel sur papier gris olive, H. 342 ; L. 264.", in Jacques Burel témoin de la vie paysanne en Bretagne, Coop Breiz, Spézet, 2005, p. 65.

     

       Morlaix, musée des Jacobins (fermé pour grosse réhabilitation longtemps remise), une collection d'objets d' "art populaire"... celle de Jacques BUREL qui se préoccupa de la transmission de ce qu'il avait recueilli ses séjours durant en Bretagne, non sans dévotion.

       Jacques Burel, un grand dessinateur du pays de ses parents et grands-parents... et une âme en désarroi profond, choqué par la deuxième modernité bretonne, défigurant ou éteignant ce qu'il aimait tant.

       Quelques propos de Ronce et de froment (1991), texte de Jacques Burel accompagnent les images choisies. Jusqu'à certains abordant le fameux "être breton".

     

       "C'est de là que venait la lumière et marraine, à genoux, s'y détachait à contre-jour, versant la pâte sur la pilig avec sa louche, l'étalant avec le rozel, y plaquant un gros morceau de beurre avant de la plier en carré et de la retourner au spanel, cette épée de bois, que j'ai précieusement gardée. De temps à autre elle remettait au feu quelques branches d'ajonc et la flamme dorait son visage, déjà halé par mille soleils (mais elle n'avait d'admiration que pour les peaux blanches)." Ibid, pp. 58 & 133.

     

     

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  •  PONTS SUR FOYERS

    MORLAIX

       Vue intérieure de la réhabilitation d'une maison à pondalez de Morlaix par l'agence d'architecture CALC. Source : http://www.calc-architectes.com/portfolio/maison-a-pondalez-morlaix/

     

       Dans notre intérêt majeur pour le pan-de-bois, un livre a fait mouche, suivi d'un autre. Daniel LELOUP pour auteur, répertoire des architectures bretonnes à parois charpentées puis étude ciblée (Maisons en pan-de-bois de Bretagne : Histoire d'un type d'architecture urbaine, Ouest-France, 2002 et La maison urbaine en Trégor aux XVe et XVIe siècles, PUR, 1996, selon notre chronologie de lecture), y apparaissait un type de construction aussi original que magistral, aussi prosaïque que sensationnel : les maisons à pondalez.

       Longtemps appelées, à tort, maisons à lanterne, du fait de l'introduction de verrière de grand effet mais très ultérieure à leur conception, ces manoirs urbains, bâtis autour de profondes et sombres cours intérieures (car détourées de plusieurs étages) ont vu le... jour avec le commerce "international" breton des toiles de lin (appelées "créées" en pays de Léon), dans la ville de Morlaix, quelques spécimens bâtis plus loin (Tréguier, Landerneau), jusqu'en Angleterre (Exeter).

       Ce furent les demeures prestigieuses et fonctionnelles de marchands dont la noblesse était temporairement et partiellement mise de côté... l'activité productive, le travail étant prohibés chez cette classe sociale dominante, propriétaire foncière historiquement dédiée à la guerre voire à la justice, sous serment et foi religieux, service de la filiation.

       Du commerce. Des privilèges (et devoirs... aménageables) au passage. D'un bourbier thématique que l'ascension architecturale distancie, si l'on veut bien. (Hep, nécessaire, bol d'air, avant de rebattre des pinceaux.)

       Et de la suspension... De l'accueil, du prestige, de l'hospitalité, des ouvriers (attachés à l’œuvre). Et du foyer. Le foyer au cœur de notre passion, et de l'humanité.

     

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  • PETITES, HISTORIQUES, "LOCALES"...

    VILLES INUTILES

       "En revanche, les villes moyennes de Bretagne, des façades atlantique et méditerranéenne et de la vallée du Rhône sont dans une situation "favorable". Source : https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280289392

     

       A partir d'un article tout "amerloque" où petites villes riment avec San Francisco, on y va transposition française et surtout bretonne. Encore des nouvelles brise-cœur... Dans le bourbier, on s’agrippe quand le sol fuit, s'enfonce ou graisse la patte...

       Lors d'une rencontre organisée par la région Bretagne en automne 2017, il nous fut très pénible d'entendre un universitaire également urbaniste libéral (à vérifier), sosie de Mick JAGGER en plus, génération identique de surcroît (l'un des personnages au pinacle de nos détestations -il faut avouer, très nombreuses !) expliquer à l'assistance d'élus locaux, et de "professionnels de l'aménagement territorial" - invités pour finir de remplir la salle (cf moi-même) ? (juste un soupçon !) qu'aucune exception ne caractérisait la Bretagne, contrairement aux bourrins de croyants que certains pouvaient être, ci-présents, et que l'avenir était au développement de pôles d'envergure nationale, Rennes, Nantes ou les  deux (un agglomérat encore ?), mort au reste (nos mots, car le dynamique vieil intellectuel avait dû choisir les siens pourtant impitoyables et méprisants). N'étions-nous pas à l'aube de l'homme bionique... Lui-même... non, je m'égare...

       Les ateliers sans gradins ni scène du matin avaient pourtant raconté autre chose, pas forcément opposée mais différente.

       Que de "professionnels" ou "responsables", toutefois.

       La population, le peuple, les gens, nous tous vraiment...

       L'administration régionale organise une nouvelle rencontre sur des thèmes alternatifs à la thèse du jour... mercredi 31 à venir, à Pontivy. Nous en serons, a priori. Témoin, éventuellement causeur. Et nous en sommes de l'alternative, définitivement, que les glaces nous pétrifient en route si le sort en est ainsi ou autre, priant de pair que les législations stoppent leur contre-productive chasse au comportement. Quelle vie peut se revendiquer digne d'humanité hors activité et savoir terrestres, libertés et consciences basiques.

     

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  •  Y ARRIVER COÛTE QUE CROÛTE !?

    RENOVER, ISOLER MASSIVEMENT

       Laid (l'est) belle la nouvelle... On déblaie, on ajuste, on plaque, on fixe... Suivante ! Source : http://www.nef.org.uk/about-us/insights/energiesprong-making-net-zero-energy-housing-a-reality1

     

       Bourbier, pas bourbier. Déchets, pas déchets ?

       Par un spécialiste (invasif, disons) conquérant hollandais.

       Changement d'ambiance. Et hop. "Relooking" !

       Ré-emballer sans mise en valeur particulière (oui, ça peut être subjectif). Standardisation. Uniformisation. Pour quels résultats architecturaux ? Et "environnementaux" (écologiques) ? Et sociaux ? ETC.

       Saccage, destruction ? Préparation pro-résilience aux désastres écologiques ou participation sur-active et décervelée (avec acculturation) au désastre ?

       Les façades ne sont pas les seules concernées par les aspirations transitionnelles du pouvoir, et il faudra y revenir (et notre tension est très forte). Place à une initiative "dynamique" pleine de flex et perf... En route vers le Bien mondialisé où ciment ici, briques-là paraissent devoir devenir les miséreux restes de pratiques et façonnements locaux historiques.

       Notre réflexion n'est pas aboutie et tend à se cabrer rapidement...

      Ce qui est certain à nos yeux est que le bâtiment, comme l'ensemble des activités sociales et privées humaines sont sous la coupe des ambitions et agenda des pouvoirs réels, avec un contrôle et des obligations unilatéraux où le changement climatique adossé sur l'économie par la dette sont les ressorts tyranniques, derrière tous les beaux discours et les souplesses énoncées... en façade.

     

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  •  "DIGEST" "ARCHITECTURAL"

    "CREATIVE MAKERS"

    "CREATIVE MAKERS"

       Maison en carton ? Beaucoup d'autres matériaux. Cadre idéal : pied d'arbre en situation forestière (coupe claire parfaitement tolérée) ou boisée (là où "prérogative" le pressident ?). En série, en camp, sa vérité crève les yeux, derrière des finitions tout à fait acceptables (mode admise) quoique probablement mal pérennes (aux égouts, là ! oui, où ça goutte, sauf en cas de nuages connectés). Source : https://parismatch.be/lifestyle/design/78460/wikkelhouse-la-maison-de-carton-qui-tourne-une-page-dans-limmobilier

     

       Les déchets, incidemment, ont peu à peu pris la face de "notre" bourbier.

       Que viennent faire des bâtiments voire des architectures là-dedans, hymne à l'édification, voire "l'édification humaine"...

       Attention, texte et photos des mauvais jours (à la serpe, celle qui nettoie les forêts de nos cœurs : dégoûts divers).

     

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  •  LOGEMENTS "PARASITES", PUB, HAUTE-TECHNOLOGIE...

    RUCHES POUR SDF ?

       Source: https://www.wedemain.fr/Des-micro-quartiers-suspendus-aux-facades-d-immeubles-pour-loger-les-sans-abris_a3089.html

     

       L'actualité hivernale française a donné lieu à des mises en cause gouvernementales. S'occupe mal ou pas du tout de ses administrés de la rue, les élus, alors que leur chef avait parlé de cause, presque personnelle.

      "Il en avait pourtant fait sa "première bataille." "Je ne veux plus d'ici la fin de l'année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois", avait déclaré Emmanuel MACRON fin juillet à Orléans lors d'un discours sur l'accueil des migrants. "C'est une question de dignité, une question d'humanité et d'efficacité", avait affirmé le chef de l'État." Source : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/12/29/25001-20171229ARTFIG00097-macron-manque-a-sa-promesse-de-loger-tous-les-sans-abris-d-ici-la-fin-de-l-annee.php

      (Le style, le style !)

       C'est pourtant une cause rarement négligée, celle des errants et des miséreux. Pour des peines décuplées ad nauseum (trop souvent).

       Une expérience en cours à New York devrait inspirer les globe-trotters aériens respectables (si décents pressident et consorts) qui nous dirigent, à petits et grands frais.

       Grandioses cabinets d'architectes, au passage... qui feraient bien de s'inquiéter, toutefois ?

     

     

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  •  PERSONNE LAISSÉ POUR "COMPTE".

    EXTENSION DU...

       Image et idée qui font peur... Le puçage humain. Source : https://www.numerama.com/tech/251447-faut-il-avoir-peur-des-puces-rfid.html

     

       L'anonymat nous avait sollicitée un moment, convaincue de son importance, vital en société de contrôle intensif (quand il est possible !), et probablement... très au-delà (essentiel, ontologique !!), tourmentée par son exploitation in fine, complètement récupéré, par les avancées technologiques d'administration massive (et industrielle), les grands groupes commerciaux ou pouvoirs politiques en voie de connaître quiconque, chacun, mieux que famille, voisins, proches, soi-même (!?!).

       Un milliard de personnes environ ne sont répertoriées par aucune administration. Merdrrre ! "Invisibles" sont-elles, ainsi qualifiées (alors que l'une de leur qualité est justement d'exister physiquement, et d'être, pour le moins visibles...). L'heure du Bien, du leur ou de leurs observateurs attentifs - qui les voient, distinctement, a sonné. On va s'occuper d'elles, qui ne le peuvent apparemment pas, vus du siège d'un confortable (peut-être pas) bureau.

       "Aider", tables dressées.

       Traque ouverte ?

     

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