• A LA PEINE, A LA MORT

      Généralement très affamés.

    FRITTA

       Source : http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2015/12/une-foret-d-creux-d-choplin.html

     

    FRITTA

       "Bedřich FRITTA, Commencement of Work, 1942/44, Ink, pen and brush, wash, 60 x 78,4 cm © Thomas Fritta-Haas, long-term loan to the Jewish Museum Berlin, photo: Jens ZIEHE.

      Source : http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2015/12/une-foret-d-creux-d-choplin.html

     

    FRITTA

       "Bedřich FRITTA, A Transport Leaves the Ghetto, 1942/43, Ink, pen and brush, wash, 48,4 x 70,8 cm © Thomas Fritta-Haas, long-term loan to the Jewish Museum Berlin, photo : Jens ZIEHE."

      Source : http://lesilesindigo.hautetfort.com/archive/2015/12/13/une-foret-d-arbres-creux-antoine-choplin-5730281.html

     

       "Nous sommes à Terezin, une ville ghetto où l'on enfermait, durant la seconde guerre, scientifiques, architectes, ingénieurs... toute personne d'origine juive susceptible d'être utile au Reich. L'endroit est une vitrine. De celle qu'on présente aux visiteurs de la Croix rouge, histoire de leur donner l'illusion que les "travailleurs" sont traités avec humanité. Les arbres cachent les barbelés et la luminosité n'est rien d'autre qu'un leurre. Lorsque Bedrich y pénètre avec femme et enfant, il se voit rapidement affecté à l'atelier de dessins. En apparence, un havre de paix, comparé à l'horreur de certains autres lieux. Sauf que les détenus dessinent, à longueur de temps, les plans des camps de la mort et des... fours crématoires." 

      Source : http://www.xxvemeheure.com/archives/2015/10/14/32777610.html

      A propos du livre Forêt d'arbres creux, Antoine CHOPLIN, La Fosse aux ours, 2015.

     

       Notes :

       - Quelques feuilles de chou données en cachette à Robert ANTELME par une Allemande horrifiée, la fuite sous les fusils des Allemands avec en repas inespéré, distribué, des croquettes pour chien. Pour l'ordinaire du temps, une soupe à l'eau (L'Espèce humaine, 1947).

       - J'ai visité pendant les grandes vacances précédant mon entrée au collège le camp de concentration du Struthof en Alsace, créé par les Allemands en mai 1941. Formé à l'histoire, mon père s'interrogeait sur cette période, sur le génocide nazi des Juifs, butant sur l'incompréhension des causes d'un massacre organisé au motif de la religion, se documentant, posant parfois tout haut ses questions... Il a voulu cette visite estivale, faite dans la chaleur du soleil continental. Faite sans aucune information préalable, elle a été une déflagration pour moi. Et je ne fus pas la seule touchée.

       J'ai appris là, je crois, la terreur (après la visite des bâtiments remplis d'un passé de torture jusqu'ici totalement ignoré, ne pouvant parcourir, à la suite, le musée, je me suis figée, à l'entrée, sur un "casque à pointes" renversées - celles-ci, nombreuses, dressées comme des piquants à l'intérieur de la coiffe / Peut-être est-il encore visible ? A-t-il existé ?). J'ai appris ce qui est possible en société humaine, en particulier "élaborée" ("civilisée" semble devenu tabou).

       Si j'ai lu certains livres qui font autorité, si j'ai réussi à regarder bien des images plus horribles les unes que les autres depuis, assez tard pour certaines, et toujours dans le stress, visionné également en séance publique le film Shoah de Claude LANZMANN, en présence de celui-ci ! (au demeurant assez peu tolérant, n'acceptant pas que du public quitte la salle de débat comme j'ai pu le faire), me faisant un devoir de m'informer, héritière de l'angoisse paternelle et de celle de son propre père qui fuit le STO et vécut les bombardements du Finistère avec sa famille, il m'est impossible aujourd'hui de regarder plus avant des documents du camp alsacien. Je crois fondamentaux le regard et les obsessions de Günter ANDERS, et je te remercie, lecteur, ou simple passant en Tsukeshoin, de croire en la possibilité de la folie collective, plus encore là où l'on ne l'imagine ou ne la pense pas.

       http://tsukeshoin.eklablog.com/co-machines-anders-1988-a122906324

       http://www.struthof.fr/fr/le-kl-natzweiler/introduction-a-lhistoire-du-camp/

       - La question de la main d’œuvre est capitale. Dora, Terezin ou Theresienstadt (un ghetto, certes) ? Tous les camps furent concernés. Cheveux coupés des convoyés trouvèrent débouchés.

       - Et... La terreur que peut inspirer des réalités de la nature est-elle jamais comparable à ce type de faits humains ? Les deux ne vont-elles finir par se rejoindre, affreusement (de choix "civilisationnels", justement) ?

     

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