• AMOUR (DE FEMME)

     A PARTIR DE P. SASTRE / Y. LELOUP

     

       Tess, Roman POLANSKI (1979). Sources, en version floue et O, - poétique, et nette (version sous-titrée) qui donne l'envie de voir ce film (inconnu sauf par l'intérêt familial passé - maternel, devant la beauté de Nastassja KINSKI, la curiosité et l'acceptation de sa réalité, par l'une de ses fillettes piquée de jalousie...) : https://www.youtube.com/watch?v=ebbW-5jjIJo & https://www.youtube.com/watch?v=4tHNwc3bTAA.

     

       Réponse-s de plus ? Par la défense de POLANSKI (le Lupus en maître de cérémonie), vers le site de Yann LELOUP... (LELOUP ?)

       "Sait-on seulement que Polanski est l’auteur d’un chef-d’oeuvre féministe, en 1979 ? Tess est le portrait d’une femme qui, piétinée par l’égo des hommes, leur opposera son honneur que nulle boue ne ternit, imposera son libre-arbitre face à toutes les fatalités de sa condition."

       Avant de rallier (peut-être) les pages consacrées à l'amour et à la féminité - entière ! (déjà ré-organisées et complétées). Entre focale et rouleau final. AUjourd'hui, donc, "Amour (de femme)".

        Nota : une remarque que mon âge me permet est l'ignorance par nombre d'hommes (que j'aimerais pouvoir typer si cela a un fond) du sens qu'ont les femmes de leur propre dignité, et leur rapport à l'humiliation, la leur donc. Avec combien de gifles, de mortifications subies mais aussi et sûrement de pures indifférences par ou pour cause de leur objet, ou sujet, ou Amour, ou être même - parfois (souvent ?) ce dernier admirable. A elles. Ainsi.

       (Et parlons femmes françaises ! Russes, Ukrainiennes, Italiennes, Polonaises, Roumaines, etc, etc... las, de pair en cambrousse bretonne pour le dernier péquin exploiteur ! Lasse !

       Femmes d'ici, puisque le rêve est à portée de main.)

     

       Tess... Source : https://www.youtube.com/watch?v=--nKD1D3oro

     

       "Comment l’amour empoisonne les femmes de Peggy SASTRE", ENKIDOU0 (Yann LELOUP ?), 26-01-2016.

       Source : https://articlesyr.wordpress.com/2018/01/26/comment-lamour-empoisonne-les-femmes-de-peggy-sastre/

       Copie surlignée :

       "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." PASCAL

       "Peggy SASTRE a encore frappé ! Cette journaliste scientifique et traductrice soutient un évoféminisme où il s’agit d’étudier les relations femmes-hommes sous l’angle des stratégies sexuelles et reproductives que l’évolution a mises en place depuis la nuit des temps. Elle se dit darwinienne, artificialiste, individualiste et progressiste. Rappelons que Peggy Sastre fut l’une des récentes signataires avec Catherine DENEUVE de la tribune "Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle".

       Son précédent essai, La Domination masculine n’existe pas, s’attachait à démontrer scientifiquement que cette "domination" était le résultat d’une évolution adaptative, et non un "complot" orchestré par des mâles en mal de pouvoir vis-à-vis des femmes. Son nouvel essai, au titre tout aussi provocateur, est bardé d’études et de références scientifiques qu’il n’est pas possible de retranscrire ici. Et surtout, elle ne lance pas des affirmations gratuites comme on lance des pavés. C’est le problème qui tend les bras à ses détracteurs pour la réfuter d’une phrase moraliste, ou en clamant qu’elle ne sélectionne que les études allant dans son sens. Nonobstant, on pourrait lui reprocher un scientisme en oubliant les causes politico-économiques, sociales du développement de la société libérale actuelle. En cela, elle professe un rare mépris pour les passions humaines (la part d’ombre) qu’elle cherche à éradiquer au final plutôt idéologiquement que scientifiquement.

       L’expérience au départ de son essai est celle d’une amie qui s’empoisonne la vie avec un homme peu soucieux d’elle. Malgré sa vie infernale, elle ne peut s’empêcher de s’exclamer : "Je l’aime." Le problème est que Peggy Sastre ne définit pas l’objet de son essai : l’amour. De quoi parle-t-elle exactement ? Amour-passion ? Amour-destructeur ? Amour comme relation réciproque entre deux altérités ? Tantôt, c’est l’un, tantôt, c’est l’autre. Tout est flou. Car la conception de l’amour, du moins en Occident, n’est pas seulement cette passion romantique destructrice.

       Revenons sur ce point oublié par la scientifique. L’amour est plutôt comme l’art, rare et exceptionnel. Il n’est pas recherche d’un clone de soi-même à travers l’autre (négation pure et simple de l’altérité) mais reconnaissance et acceptation de la personne aimée. Car si l’être dont on est épris est irremplaçable, être tiré de la marmite de la multitude par le regard amoureux, il ne s’agit pas non plus de le fantasmer, mais de laisser advenir sa pure présence, sa pure réalité concrète, étrangère à nous-mêmes sinon un grand danger nous guette, dit KUNDERA : cette "incroyable capacité humaine à remodeler le réel à l’image de son idéal." (La Plaisanterie) Le philosophe Clément ROSSET écrit : "S’aimer d’amour vrai implique une indifférence à toutes ses propres copies, telles qu’elles peuvent apparaître à autrui et, par le biais d’autrui, si j’y prête trop attention, à moi-même.» (Le Réel et son double) L’amour n’est donc pas cette reconnaissance narcissique d’une image de soi à travers l’autre, mais au contraire dans le renoncement à cet immature dédoublement. Voilà la réelle singularité de l’être humain.

      Si nous verrons pourquoi, cet oubli est en réalité peu scientifique pour le coup, oblitérant l’aspect symbolique de l’humain. La suite de l’essai est par contre souvent brillante. C’est là où Peggy Sastre déploie sa rigueur et son talent en prenant le réel concret à témoin à travers la biologie et l’évolution. L’essai fourmille d’apports surprenants et éclairants. Un immense travail a été fourni que l’on ne peut pas balayer d’un revers de la main pour satisfaire une imagerie idéaliste de l’être humain. Le problème est qu’elle aboutit à une conception idéologique cachée derrière la neutralité scientifique.

       Dans une première partie (C’est dans la tête), Peggy Sastre évoque le fondement biologique de l’attachement humain (neurobiologie de l’attachement), notamment dans l’amitié, l’amour, ou la famille. Quand elle affirme "il n’y a rien de magique dans l’amour", elle s’en tient hélas au strict plan de la biologie (on pourrait en dire autant de la beauté de quelqu’un ou d’une œuvre d’art). La physiologie de l’attachement est le résultat de l’évolution pour résoudre des problèmes adaptatifs (survie et reproduction), jouant un grand rôle dans la cohésion sociale et ayant contribué à la sélection de systèmes neurochimiques dans les comportements affectifs (l’anthropologue Helen FISCHER). Notamment dans le désir sexuel (testostérone), l’amour romantique (accouplement particulier) sous l’action principale de trois neurotransmetteurs (adrénaline, dopamine et sérotonine), et enfin l’attachement, l’union émotionnelle à long terme permettant aux tâches parentales de s’accomplir (ocytocine et vasopressine).

       C’est surtout l’ocytocine, cette chimie de l’amour, qui a un rôle prépondérant puisqu’il agit sur les érections, les contractions utérines ou la lactation, opérant aussi dans la régulation des soins maternels et des liens mère/petit chez les humains. L’ocytocine diminue notre appréhension aux signes sociaux considérés comme nocifs, facilitant les rapprochements entre les êtres, non seulement dans l’attachement aux parents, mais aux amis et aux amours. Cette synchronie biocomportementale a donc des effets dans le bien-être général concernant les rapports sociaux et leur équilibre (homéostasie).

       Si Peggy Sastre précise que, dans sa forme romantique, l’amour peut être addictif (maladie d’amour), on peut envisager la chose de deux façons, soit comme une forme extrême dans les compulsions sexuelles illégales (pédophilie, violences conjugales, emprise amoureuse), soit en considérant que la passion amoureuse avec sa réalité chimique et comportementale se place sous le signe de la dépendance, telle une addiction. Sous cet angle, l’amour oblitère les réactions normales et quotidiennes d’un individu. C’est ici que la distinction amour-maladif-passionnel n’est pas distincte de l’amour : "L’amour, comme cas particulier de l’attachement, pourrait donc bien être identifié à un processus addictif." dit-elle. Si notre cerveau a évolué dans ce sens depuis des millions d’années, ses excès touchent plus particulièrement les femmes. Et alors pourrait-on dire ?

       Dans la seconde partie (Du surinvestissement domestique), Peggy Sastre évoque la "charge mentale" des femmes (courses, enfants…) qui irrite tant les féministes. Mais somme toute logique étant donné que les femmes enfantent. Et par le fait que ce n’est pas le patriarcat qui pousse les femmes à faire le ménage, mais les œstrogènes, et plus précisément la progestérone. Pourquoi ? À cause du rapport singulier que les femmes entretiennent avec le dégoût étant donné que l’enfantement y est rattaché.

       Les pathogènes ont joué un grand rôle dans les problèmes adaptatifs chez les organismes vivants (socialisation négative et processus physiologiques). Se débarrasser d’un pathogène n’a pas le même impact en termes coûts/bénéfices si vous êtes un homme ou une femme. "Fait scientifiquement établi" selon Peggy Sastre, et les femmes y sont plus sensibles (maladies, alimentation). Sensibilité exacerbée pendant la période fertile du cycle et le premier trimestre de la grossesse. Ce système de protection est modulé par la progestérone (hormone de la grossesse) qui augmente après l’ovulation, pendant la gestation, et régit toutes sortes de processus immunitaires propres à cette période. Chose que l’on retrouve dans les emplois ayant affaire à la saleté que les femmes investissent nettement moins que les hommes.

       Un autre aspect de cette charge mentale est que les femmes préfèrent un emploi à mi-temps et/ou s’occuper de leurs enfants ou en avoir plutôt que de construire une carrière. Et la cause n’est pas le patriarcat, mais cette double contrainte biologique et sociale : la maternité. "La froide réalité biologique, c’est que le pic fertile féminin s’étend entre 18 et 31 ans. Le fait social, c’est que dans cette même fenêtre se joue une orientation professionnelle requérant extrêmement de temps, de concentration, d’énergie, d’investissement personnel – toutes choses balayées en deux coups de cuillères à petit pot sitôt que bébé paraît." écrit Peggy Sastre. Si cela était faux, l’écart devrait se creuser dans les pays développés à tendance égalitaire. Or c’est l’inverse qui a lieu.

       C’est ce qui doit agacer un bon nombre de femmes de la population face au discours féministe : "les femmes sont nombreuses à ne pas vouloir se dire féministes parce qu’elles estiment que le féminisme est une idéologie"non féminine", associée au "lesbianisme" et promouvant "la haine des hommes", comme en attestent les recherches menées en Allemagne et au Royaume-Uni par Christina SCHARFF au début des années 2010." Peggy Sastre aggrave son cas en notant, d’après des études, que "si environ 5,5% de la population féminine générale n’est pas "exclusivement hétérosexuelle", le pourcentage s’élève à près de 45 % chez les militantes féministes. Des facteurs psychologiques et comportementaux laissant entendre que les féministes, en tant que groupe, sont plus "masculinisées" que la moyenne des femmes, c’est-à-dire quelles ont été exposées à davantage de testostérone lorsqu’elles étaient dans l’utérus de leur mère."

       Si les femmes en majorité ont cette tendance à briquer, à faire des enfants et à s’en occuper, c’est que cette "configuration cognitive leur a été avantageuse durant les centaines de milliers d’années où diminuer sa charge pathogénique et s’assurer que sa descendance ne meure pas de faim allaient leur permettre de mieux perpétuer leurs gènes par rapport à celles qui s’en moquaient." Le dilemme est aussi le suivant : "L’histoire est inlassablement la même : si nos environnements ont beaucoup changé depuis trois cents ans, nos gènes sont quasiment identiques depuis trente mille." Et Peggy Sastre affirme un peu étrangement : "Pourquoi ne pas vous policer vous-mêmes et envisager de vous libérer de vos hormones ?" Les remplacer par des hormones de synthèse ? Problème entre des inégalités biologiques (physique) et une volonté égalitaire (idéologique).

       Dans une troisième partie (Du surinvestissement matrimonial), Peggy Sastre démontre (étude de David BUSS) que les femmes s’attachent souvent aux hommes financièrement et culturellement dominant, car c’est une garantie d’un meilleur potentiel d’investissement parental dans leurs futurs enfants. Et cette attitude ne s’arrange pas avec l’ascension sociale féminine. Preuve que ce n’est pas une construction sociale "mais au contraire le produit d’un mécanisme psychologique ancien, hermétique aux gains socio-économiques que les femmes ont pu obtenir ces dernières décennies." Ceci se renforce même parmi les féministes activistes : "elles ne se sont pas ruées sur des troublés du genre, mais sur des babouins de compète. Les mecs, c’est que des salauds, surtout ceux qui m’attirent." C’est la théorie du "garde du corps" (WILSON et MESNICK). Plus une femme se sent fragile et menacée, à tort ou à raison, plus elle se tourne vers un homme dominant, car les avantages escomptés supplantent les coûts. Cela peut se retourner contre elles : une femme peut être assassinée tout autant par son mari que par un homme de passage. Un homme dominant risque d’être plus jaloux et violent, en voyant son capital génétique se dilapider à cause de la concurrence.

       La peur du sexe rentre aussi en ligne de compte, plus développée chez les femmes. Arme puissante du surinvestissement sentimental féminin : l’homosexualité, la pornographie ou la transplantation d’organes sexuels et les maladies les dégoûtent plus que les hommes. Le risque et les coûts d’une infection sexuellement transmissibles sont souvent plus élevés chez elles. Cette dépendance féminine génère le puritanisme étant donné que l’investissement paternel est essentiel pour elles. Il vaut mieux qu’elles se montrent pudiques et s’indignent des femmes aux mœurs légères.

       Dans une quatrième partie (Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ?), Peggy Sastre, d’après des études, note que "l’amour rend littéralement con." Cette stupidité serait proportionnelle au degré d’investissement sentimental, oblitérant l’attention dans différentes taches, le tout en lien avec l’efficacité reproductive. En gros, "l’amour grignote la matière grise", théorie aussi du philosophe SCHOPENHAUER : l’amour est la ruse de l’espèce. Ce à quoi l’on pourrait répliquer l’inverse concernant la débilité intellectuelle des chercheurs : Bouvard et Pécuchet de Flaubert. Les amoureux n’ont jamais construit de bombes nucléaires ou tous autres instruments mortifères permettant de tuer à grande échelle. On voit ici qu’il ne s’agit plus d’amour passionnel et maladif, et de surcroît, Peggy Sastre le lie avec l’abus de cocaïne ou d’alcool.

       Elle évoque l’idée de soigner la maladie d’amour, et donc d’envisager des thérapies amoureuses. Cette maladie touche donc plus les femmes et elle est "genrée". Si l’idée heurte, il faudrait alors interdire, dit-elle, le traitement des addictions à l’alcool, à l’héroïne, au jeu, au sexe, sauf que l’amour n’est pas une injection, mais hormonale. Chose envisageable selon elle, vu que la vulnérabilité aux pathogènes diminue à notre époque et que les femmes peuvent contrôler leur fertilité, s’en libérer au lieu d’être réduites à une "existence de bêtes de somme". Ce n’est qu’à cette condition que les femmes deviendraient égales à l’homme. Durant la seconde moitié du XXe siècle, certaines femmes ont "non seulement libéré leur sexualité, mais s’étaient libérées du sexe." Voilà donc le but idéologique de Peggy Sastre.

       Résumons. Du fait que les femmes enfantent en fonction de leurs hormones, elles sont "accrocs" à l’amour, choisissent des hommes dominants, ce qui les pousse à s’occuper de leurs enfants et à tenir une maison propre au détriment de leur engagement professionnel, les empêchant d’égaler réellement les hommes.

       On saisit pourquoi les féministes enragent contre Peggy Sastre, accusée d’épouser la cause des hommes et du patriarcat. À tort. Si Peggy Sastre s’oppose aux néo-féministes et assimilés (théorie du genre, Queer), ce n’est pas tant que leurs objectifs soient divergents, c’est parce qu’elle les considère comme improductifs et inefficaces, car opérant idéologiquement et politiquement par la victimisation (constructivisme culturel), alors que notre chercheuse se base sur la science, sur une méthode sûre et fiable, physique et rationnelle, pour y parvenir. Oubliant cette phrase de Pascal : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point." Mais il faut avouer que son analyse est plus crédible et concrète que les slogans idéologiques de ses congénères. Enfin jusqu’à ce point.

       Car au fond, l’optique de Peggy Sastre est de revendiquer une "libération" complète des femmes : politique, économique et sexuelle. Et en regard de ses autres ouvrages et entretiens dans la presse (ce qu’elle ne dit pas ici), elle prône la femme-cyborg, l’ectogénèse (utérus artificiel), le transhumanisme. Ce n’est pas un hasard si elle a traduit Les Nétocrates d’Alexander BARD et Jan SÕDERQVIST qui promeut une telle société. Dans Tota mulier ex utero (sous le pseudonyme de Peggy SMAÏER) elle écrit : "Les femmes ne feront rien dans la vie tant qu’elles auront un utérus." Une femme qui enfante est pour elle une femme qui pond, lui faisant vivre une "vie d’enterrée". Les femmes doivent s’amputer de leur utérus, de la chimie de l’amour pour devenir des working women pouvant rivaliser avec les hommes et les remplacer. C’est dire le mépris que recèle l’objectif final pour le vivant, rejoignant un idéalisme tout platonicien derrière la science. Un Dieu scientifique. Supprimer le trouble engendré par le sexe, rendre idéalement la femme égale à l’homme (l’imiter tel un clone), sans zone d’ombre, épurée, "désaffectivée", faisant l’amour sans risques telle une clef USB. Qui profitera de toutes ces "avancées" technologiques au détriment du commun des mortels ? L’ennui mortel pour un rêve égalitaire qui ne profitera qu’à une élite technico-libérale, une humanité 2.0 contre une humanité 1.0 qui devra suivre de gré ou de force. Amour-passion ou amour tout court, peu importe voilà l’ennemi en définitive. Que deviendra ce dernier ?, lui qui a donné naissance à tant d’œuvres d’art à cause de cette étrange irrationnalité qui rend l’humain si humain. En réalité, Peggy Sastre veut supprimer les passions par la science. Sans doute Autrement dit, Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Un humain sans ombre.

       Malgré son opposition frontale au féminisme idéologique d’État, Peggy Sastre le rejoint d’une façon scientifique : leur but est le même. "Désanthropologiser" l’humain si l’on veut en lui faisant épouser toutes les radicalités postmodernes pour aboutir à une société fluide et totalement contrôlable. C’est donc par la science que l’on supprimera scientifiquement ce problème de l’attachement et de la dépendance. Projet prométhéen, déni du réel en oubliant une chose : l’homme. Qui fera les "sales" boulots ? Les femmes devront-elles l’imiter en changeant leur physique ? Que deviendra-t-il sans cette altérité qui compose la femme en tant que femme ? Questions inabordées par Peggy Sastre, mais l’on comprend qu’elle étudie avec un certain brio les processus biologiques et évolutionnistes qui rendent les femmes si "dépendantes" pour, au final, les éradiquer. C’est-à-dire une femme libérée de ses hormones comme elle le dit, autrement dit, que la femme ne soit plus vraiment une femme.

       Yann Leloup

      Lire aussi sur Peggy Sastre : https://articlesyr.wordpress.com/2017/12/09/sur-peggy-sastre-de-levolution-a-linvolution/

       Robert MUSIL, dans L’homme sans qualité, tome 1, p 363-364 écrit : "On peut rappeler dès l’abord la singulière prédilection de la pensée scientifique pour ces explications mécaniques, statistiques et matérielles auxquelles on dirait qu’on a enlevé le cœur. Ne voir dans la bonté qu’une forme particulière de l’égoïsme ; rapporter les mouvements du cœur à des sécrétions internes ; constater que l’homme se compose de huit ou neuf dixièmes d’eau ; expliquer la fameuse liberté morale du caractère comme un appendice automatique du libre-échange ; ramener la beauté à une bonne digestion et au bon état des tissus adipeux ; réduire la procréation et le suicide à des courbes annuelles qui révèlent le caractère forcé de ce que l’on croyait le résultat des décisions les plus libres ; sentir la parenté de l’extase avec l’aliénation mentale ; mettre sur le même plan la bouche et l’anus, puisqu’ils sont les extrémités orale et rectale d’une même chose… ; de telles idées, qui dévoilent en effet dans une certaine mesure les trucs de l’illusionnisme humain bénéficient toujours d’une sorte de préjugé favorable et passent pour particulièrement scientifiques. C’est sans doute la vérité qu’on aime en elles ; mais tout autour de cet amour nu, il y a un goût de la désillusion, de la contrainte, de l’inexorable, de la froide intimidation et des sèches remontrances, une maligne partialité ou tout au moins l’exhalaison involontaire de sentiments analogues. En d’autres termes, la voix de la vérité est toujours accompagnée de parasites assez suspects, mais ceux qui y sont le plus intéressés n’en veulent rien savoir."

     

       Revoir le travail fondamental de Michel ODENT loin de figer d'angoisse comme le "travail" de la "demoiselle" ci-présentée (par ailleurs impossible à écouter plus de 5 minutes, en dépit de ce que je crois être une large curiosité, - élimée après une attention au monde de quelques années en Tsukshoin ?).

       Et voir Tess.

       # Le 12-01-2020, enfin, en mémoire de celle qui a inspirée madame Peggy Sastre, pour chacune en plein chagrin d'amour : trivial ? avant tout pragmatique et réconfortant, sans hormones de synthèse, là où le sentiment - réel - fait souffrir de la perte, doublé de la dure claque narcissique. Source : https://www.journaldesfemmes.fr/couple/conseils-amoureux/1672438-combien-de-temps-va-durer-mon-chagrin-d-amour/

     

      Tess, extraits promotionnels Pathé lors de la ressortie du film. Sccès commercial réenvisagé ? Sources : https://www.youtube.com/watch?v=Ny2bPHc9mHE, https://www.youtube.com/watch?v=_iXeYLvOhQM, https://www.youtube.com/watch?v=rDHw8pgwBn8.

     

       # Au 22-01-2020, par le Lupus, pour qui veut approfondir la problématique du dit féminisme, contemporain officiel ? Un blog d'homme s'y est aventuré : https://critiquedufeminisme.blog/

        J'archive sans plus m'y avancer. Inégalité / injustice me restent les deux pôles autour desquels réfléchir, la souffrance faisant partie de la vie, la destruction aussi - ajoutée de l'intention de nuire dans l'espèce humaine (usant et abusant de la domination ou de sa volonté), mais ne sauraient être laissés suivre leurs cours. Naturel ?

       Un œil le même jour sur la page Wikipédia de la belle actrice fille, du célèbre Klaus, est d'un intérêt supplémentaire, d'autant que 2 photographies à l'âge de la maturité sont montrées.

       # Le 19-02-2020, grâce au Lupus toujours, la pilule rouge, ou bleue : https://leblogalupus.com/2020/02/18/dissequer-la-pilule-rouge-ii/ ou https://lestroisetendards.com/2020/02/14/dissequer-la-pilule-rouge-ii/

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