• ANGOISSE

     ET N'OUBLIE PAS

    ANGOISSE

       Les petits cœurs, les yeux fripons, les ailes gonflées de tendresse, pour t'amadouer. "Viens, viens... Viens ! Ne pars pas. Reviens ! REVIENS !" Source : http://japosphere.blogs.liberation.fr/2018/02/20/fukushima-quand-communication-et-populisme-prennent-le-dessus-sur-la-prevention-des-risques/

     

       "Les acteurs impliqués dans la gestion du désastre japonais sont en partie les mêmes que ceux qui ont "géré" la crise nucléaire de Tchernobyl. C’est le cas notamment de Jacques LOCHARD, directeur du CEPN (Centre d’Étude sur l’évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire), ainsi que du docteur Yamashita SHUNISHI, membre de la commission d’enquête sanitaire, l’un des premiers à avoir prôné le relèvement de la norme de sécurité à 100 mSv/an, ou encore du professeur NIWA de l’université médicale de Fukushima. Ce psychiatre argumente en faveur d’un retour des habitants en réponse aux taux de dépression et de suicide croissants liés à la douleur de l’éloignement de leur pays natal. De fait, les réfugiés sont privés de liberté de décision sur leur propre sort puisqu’on ne leur donne ni les moyens de pouvoir partir ni ceux de se réintégrer totalement. Autrement dit, on les contraint à devoir gérer leur quotidien dans un environnement contaminé. C’est justement l’objet du programme Ethos Fukushima, qui fait suite au programme Ethos Tchernobyl, l’un comme l’autre dirigés par Jacques Lochard et dans lesquels les docteurs Yamashita et Niwa jouent un rôle fondamental. Ce programme est basé sur le calcul du coût/bénéfice en matière de radioprotection et vise à apprendre aux habitants à gérer leur quotidien dans un environnement contaminé, la migration étant jugée trop coûteuse.

      Source : http://japosphere.blogs.liberation.fr/2018/02/20/fukushima-quand-communication-et-populisme-prennent-le-dessus-sur-la-prevention-des-risques/

     

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        "On espère pour ces enfants que la terre n'est pas contaminée (capture d'écran du reportage d'Envoyé spécial)." "J’ai regardé le reportage présenté par Élise LUCET (...) le 8 mars 2018, "Fukushima, retour à la vie". J’ai cru presque me trouver devant un reportage payé par le gouvernement japonais ! En effet, les réalisateurs Pierre MONEGIER, David DA MEDA et Emmanuel LEJEUNE ont fait le choix de présenter le retour de la population dans des territoires contaminés comme une chose envisageable. Mis à part quelques mentions courtes du danger de la radioactivité, le reportage montre cnq exemples de personnes retournant au pays, dont une qui hésite encore mais vient de faire reconstruire sa maison." Source : Pierre FETET et http://www.fukushima-blog.com/2018/03/sept-ans-de-malheur-nucleaire-a-fukushima.html
     
     
     
       "Impossible de trouver un point chaud avec un dosimètre à 1 mètre au-dessus du sol", Yoichi OZAWA & NV311, 32-12-2017

       Source : http://nosvoisins311.wixsite.com/voisins311-france/single-post/2017/12/30/Impossible-de-trouver-un-point-chaud-avec-un-dosim%C3%A8tre-%C3%A0-1-m%C3%A8tre-au-dessus-du-sol

       COPIE INTÉGRALE :

        "Nous avons déjà publié dans ce blog plusieurs articles indiquant que si l’État japonais veut protéger la population, il faut qu’il prenne en compte la contamination du sol et pas seulement le débit de dose de radioactivité dans l’atmosphère.
        La politique de réouverture des zones d’évacuation, qui consiste à encourager la population à revenir y vivre (en mettant fin aux indemnités et aux allocations de relogement), est basée uniquement sur les mesures de dose de radioactivité dans l’atmosphère (l’ordre d’évacuation est levé quand la dose de radioactivité est inférieure à 20 mSv/an).
        Nous avons déclaré que cette décision est très dangereuse, voire criminelle, car le niveau de dose de radioactivité dans l’atmosphère (qui indique la dose totale reçue par un individu dans un temps donné) fait sens quand il s’agit d’une source de radiation fixe et bien identifiée, mais ce n’est pas une mesure pertinente pour rendre compte de l’ensemble de la contamination environnementale faisant suite à un accident nucléaire. Cela ne tient pas compte de l’exposition interne à la radioactivité qui expose à un risque sanitaire (cf note 1).
        Nous souhaitons exposer un nouveau problème relativement aux points chauds : il est quasiment impossible de déceler des points chauds en utilisant la méthode habituelle de mesure du débit de dose de radioactivité dans l’air (en Sieverts par unité de temps). C’est afin d’illustrer cette difficulté que nous traduisons ici un post sur Facebook, de Monsieur Yoichi OZAWA, d’un groupe citoyen de mesure du nom de "Projet de mesure de la radioactivité environnementale autour de Fukuichi (Fukushima Daiichi)".

    (...)

       L’un des problèmes désormais bien connus de la radio-contamination de l’environnement, c’est que cette contamination n’est pas homogène mais dispersée sur ce qu’on appelle des points chauds. C’est un gros problème pour la population, puisque l’ingestion de particules radioactives contenues dans ces points chauds est susceptible de provoquer une irradiation interne, ce qui représente un risque pour la santé. Et comme nous l’avons vu plus haut, il est extrêmement difficile de détecter ces points chauds, quand on se trouve à une distance de 1 mètre ou davantage, même en présence de la substance très fortement contaminée qu’est la "poussière noire".

       (...)

       Quoi qu’il en soit, trouver des points chauds n’est pas facile. Donc quand la contamination du sol est élevée (cf les cartes de concentration dans ce blog, pour Namie, Minamisoma), il vaut mieux continuer à interdire la zone, de façon à continuer à soutenir les personnes évacuées."

     

       Sur les doses dites faibles, avec Pierre FETET :

       "Pour conclure, un dernier lien pour contrebalancer ce reportage éthosien, c’est une contribution d’Hisako SAKIYAMA, directrice de recherche à l'Institut National des Sciences Radiologiques du Japon qui faisait le point en 2013 sur les dangers des faibles doses : Hisako Sakiyama - Evaluation du risque des faibles doses de radioactivité au Japon"

     

    ANGOISSE

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       Où l'on mesure la promotion de l'énergie nucléaire auprès des élèves du Japon, jusqu'à Fukushima. Sans aller jusqu'à de telles avances, EDF propose aux enseignants de France des ressources très favorables à son endroit. La population française serait-elle moins malléable, alors qu'elle n'a pas connu de bombardement nucléaire, à moins que l'enjeu n'oblige la propagande délibérée ici, le calme olympien là. Diversité des peuples, de leurs gouvernants et des marges de crédit et d'obéissance... Source : http://www.fukushima-blog.com/2013/11/hisako-sakiyama-evaluation-du-risque-des-faibles-doses-de-radioactivit%C3%A9-au-japon.html

     

       "Il a déjà été établi que des cassures complètes de la double hélice de l'ADN induisent des cancers.

       Des cassures complexes double brin de l'ADN se traduisent des réparations sujettes à erreurs, qui causent des mutations et une instabilité génomique, qui provoquent une accumulation de mutations et, en dernier lieu, un cancer. Même un seul rayon de radioactivité peut provoquer une cassure double brin et est donc théoriquement capable de provoquer un cancer.

        Ceci est dû au fait que l'énergie de la radioactivité est bien plus forte que celle d'une liaison chimique de l'ADN. Par exemple l'énergie d'un rayon X lors d'une radiographie est 15 000 à 20 000 fois plus grande que celle des liaisons chimiques, donc la radioactivité peut aisément provoquer des cassures complexes double brin et entraîner mutations et instabilité génomique.

       Expérimentalement, on a montré que des niveaux aussi bas que 1,3 milligray peuvent produire des cassures double brin. Et le nombre de cassures augmente linéairement avec la dose. Nous avons ainsi une preuve expérimentale que même une petite quantité de radioactivité a le pouvoir d'induire un cancer.

       Quelles sont alors les doses les plus basses, pour lesquelles de bonne preuves épidémiologiques montrent une augmentation du risque cancérigène ?

       Une des études expérimentales les plus fiables est celle de la durée de vie des survivants de la bombe atomique. Dans cette étude, la dose moyenne de radiations [reçues] est de 200 millisieverts, avec plus de 50% [des gens] ayant reçu une dose inférieure à 50 millisieverts.

       Comme vous pouvez le voir sur cette diapo, il n'y a aucun seuil en dessous duquel aucun risque n'a été trouvé. Un  modèle linéaire sans seuil fournit la meilleure adéquation avec les  données actuelles sur les cancers.

       À côté des données des survivants de la bombe atomique, il y a beaucoup d'études montrant les risques des faibles doses de la radioactivité. Il y a des études sur des travailleurs exposés aux radiations des installations nucléaires, sur les gens vivant près de la rivière Techa en Russie et les enfants qui ont développé une leucémie à proximité des centrales nucléaires et autres zones à haut niveau de fond. Dans toutes ces études, le risque par dose de radioactivité est plus élevé que pour les survivants de la bombe  atomique.

       La radioactivité induit aussi des maladies non cancéreuses. La relation dose-résultat  entre maladie non cancéreuse et radiations a été signalée pour des survivants de la bombe atomique. Le Dr YABLOKOV et ses collègues nous ont fourni la preuve indéniable démontrant la relation entre les maladies non cancéreuses et la radioactivité. Je suis sûre que Dr Yablokov parlera de cette question.

       Sur la base d'études expérimentales et épidémiologiques, le concept qu'il n'y a pas de dose sûre de radiations a été accepté. La dose limite du gouvernement de 20 millisieverts pour les résidents de Fukushima sacrifie la santé de la population, particulièrement la santé des enfants. Pourquoi le gouvernement japonais et les spécialistes des radiations disent-ils que les risques des faibles doses de radioactivité sont inconnus ou qu'elles ne présentent aucun danger ?

       (...)

       Il est prouvé que les faibles doses d'irradiation comportent des risques. La raison pour laquelle ce risque est supposé être inconnu est que le gouvernement et les compagnies électriques veulent maintenir leur politique électronucléaire.

       (...)"

       Source : http://www.fukushima-blog.com/2013/11/hisako-sakiyama-evaluation-du-risque-des-faibles-doses-de-radioactivit%C3%A9-au-japon.html

     

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       "Photo de la classe maternelle. Les poupées représentent les absents. Capture d'écran du reportage d'Envoyé spécial", Pierre FETET. Source : http://www.fukushima-blog.com/2018/03/sept-ans-de-malheur-nucleaire-a-fukushima.html

     

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