• Banques en alerte !

      "Les taux négatifs détruisent vos banques", Bruno BERTEZ, (relayé par The Wolf), Blogalupus, 05-01-2016.

       Source et réemploi : http://tsukeshoin.eklablog.com/vraie-crise-civilite-de-dependance-a122931960

        Source : http://leblogalupus.com/2016/02/05/le-grand-transfert-les-taux-negatifs-detruisent-vos-banques-par-bruno-bertez/

     

       EXTRAIT :

       "Un mois de janvier sanglant pour vos banques

       Bien entendu vous ne verrez pas cela dans vos médias MSM, tant que nous n’attirons pas leur attention ils ne voient rien ! La crise du pétrole est plus ou moins stoppée par des rumeurs et des interventions concertées, le pétrole cherche à se stabiliser.

       Hélas, à peine la locomotive qui tire les marchés à la baisse s’est elle arrêté qu’une autre prend le relai, et celle là est encore plus puissante car c’est elle qui tire toute l’économie mondiale ; nous voulons parler du système bancaire mondial, non seulement il est panne, mais il fait marche arrière, il dévale la pente. Cette  fois, c’est le crédit qui flanche, et nous ne sommes pas encore entrés en récession, nous n’avons pas encore pris en compte les effets des événements survenus au cours de 2015. Nous n’avons pas comptabilisé le coût des dégradations de rating, le cout des défaillances, le ralentissement des émissions et des opérations financières. Les banques font commerce de l’argent et la bicyclette du crédit se grippe. Il ne manquerait plus qu’une  perturbation majeure comme la mise en flottement du Yuan pour...

       Cela fait une  semaine que nous en parlons, graphiques et analyses à l’appui. Allez voir nos différents articles.  Le mouvement de dégringolade et de perte de confiance est mondial, il touche aussi bien la Chine que l’Asie , les États-Unis que l’Europe ! Aussi bien les pays faibles comme l’Italie que les pays forts comme les USA ! Les cours sont dans la plupart des cas bien plus bas que les plus bas qui avaient été enregistrés lors du krach financier du mois d’août, ce qui veut dire quelque chose, n’en doutons pas. Ce sont, à ce stade, des trillions qui se sont évaporés, globalement. Sans compter les dégâts sur les dérivés et les instruments d’assurance; les CDS et autres. Dans certains pays, les pertes sont intervenues malgré des "plunge protection team" fort peu discrets.

       Les banques voient leurs profitabilité se contracter, les marchés financiers sur lesquels elles opèrent s’effondrer, la valeur de leur portefeuille s’éroder, les crédits à risque se détériorer et en plus on leur colle des taux zéro ou négatifs. En plus il faut encaisser les défaillances dans les pays émergents, chez les producteurs de commodities et enfin chez les pétroliers, cela fait beaucoup.

       La chute des banques est significative car nous sommes dans une situation de dissymétrie de l’information. Elles savent tout ce que nous ne savons pas et qu’elles nous cachent. Elles sont initiées.

       Voici quelques chiffres.

       Les actions des banques Américaines ont chuté de 12,6% en janvier, plus de 15% si on ne tient pas compte de l’intervention sur ordre intervenue vendredi.

       Les actions des banques Européennes ont chuté de 14,6% sur le mois de janvier ;  on est 11% plus bas que lors de la crise du mois d’Aout.

       En Italie, la banque Monte dei Paschi a perdu… 45% tandis que l’indice FT des banques Italiennes abandonnait 22,8%. Unicredit qui est la plus grande banque italienne chutait de 31%.

       Nous vous rappelons que les portefeuilles des banques italiennes, bourrées d’obligations souveraines de leur pays sont soutenus artificiellement par les achats de QE de DRAGHI, on n’ose imaginer ce que seraient leurs actifs si leur portefeuille était à son vrai prix. Les prêts non performants sont évalués entre 200 et 400 milliards !

       En Allemagne la situation frôle la crise de confiance avec une Deutsche Bank en plongeon de 26% sur le mois.

      L’autre géant BNP Paribas fait à peine moins mal et abandonne 16%.

     (...)

       Barclays perd 18% ; Société Générale 17%, Crédit Agricole "qui investit près de chez vous" 15%, et Royal Bank of Scotland 17%.

       Le problème est que l’on a atteint un stade ou les QE  ont fait leur temps, ils ne permettent plus d’inflater les bourses,  plus personne, sauf Draghi, ne croit à leur efficacité et les QE au contraire d’aider les banques, les laminent, ils détruisent leur "business model". Les pentes des courbes de taux sont funestes, que dire des taux négatifs…

       Depuis de nombreux mois le secteur bancaire est en difficulté. Ne vous en réjouissez pas pas, car c’est vous qui paierez ! Les taux trop bas, puis les taux négatifs et maintenant la chute des bourses produisent une véritable dévastation dans leurs comptes. Il s’y ajoute les expositions au pétrole, expositions aux prêts High Yield etc etc. Il faut aussi prévoir, avec le ralentissement de la croissance une montée des sinistres. Il ne manquerait plus que les idiots qui gouvernent fassent chuter l’immobilier !

       Depuis le passage en taux négatifs de Kuroda, la plus grande banque Nomura plongé dans un bain de sang, elle tire le marché à la baisse, le Nikkei a chuté de 800 points depuis le passage aux taux négatifs. Nous avons écrit que Kuroda ouvrait une boite de pandore géante, nous y sommes. Les réactions des marchés sont exactement l’inverse de celles que Kuroda espérait. Hausse du yen et chute de la Bourse !  Kuroda est le poisson pilote de la catastrophe.

       Tout ceci prouve que nous approchons de la phase finale  de la révulsion. Approcher ne veut pas dire que l’on y est, attention. On approche de la phase finale parce que les mesures soit disant linéaires comme les taux négatifs , cessent de l’être, elles créent du discontinu  et au lieu de provoque les réactions attendues, provoquent les réactions contraires: les marchés baissent au lieu de monter.

       C’est la fin d’une époque.

       Une nouvelle étape d’appauvrissement est en train d’être franchie, les taux négatifs se généralisent. La japonais Kuroda vient de s’y résoudre, en Europe les taux négatifs sont déjà très pratiqués. Nous considérons que ce n’est qu’une question de temps pour que les États-Unis s’y rallient, BERNANKEe ne cesse d’en faire l’apologie pour sauver son héritage.

       Je soutiens que les taux négatifs sont une destruction programmée du secteur bancaire, ils marquent le retour des choix politiques. Regardez un graphique des cours du secteur financier européen, c’est une catastrophe, c’est la locomotive, le leader de la chute. Et ce n’est pas un hasard, cela traduit la nouvelle phase d’idiotie dans laquelle l’Europe et le monde sont engagés. Ils les feront toutes, toutes les idioties.

       Je n’ai aucune sympathie pour les banques, loin de là, mais imposer des taux négatifs pour les punir et les forcer à faire des crédits douteux cela dépasse l’entendement. Les taux négatifs sont contreproductifs, ils pèsent sur les indices boursiers par le poids des banques et ainsi contrecarre l’effet de soutien que procure les QE ; on appuie sur le frein et l’accélérateur en même temps.

       Qu’est ce que les taux négatifs ? C’est une pénalité, une punition dont l’objectif est de faire payer les banques parce qu’elles ne prêtent pas suffisamment. Remarquez que c’est une énième politique de Gribouille, puisque depuis des années, on essaie de faire en sorte qu’elles se refassent une santé ; ici, maintenant, on prend des mesures pour les affaiblir. C’est conforme à la logique qui veut que dans le désespoir, on descende la pente l’imbécilité.

       Regardez l’allure du secteur bancaire depuis le QE, merci Draghi !

        Aucune banque n'a envie de se priver de gagner plus d’argent, cela veut dire que si elle ne prête pas plus, c’est parce qu’elle considère qu’il n’y a pas d’opération rentable, sûre, à financer. Les banques ne sont pas méchantes volontairement. Donc la nouvelle étape est politique : on veut les forcer, leur tordre le bras pour qu’elles prêtent même si cela est déraisonnable. En clair on veut que les banques italiennes qui ont entre 200  et 400 milliards de mauvaises créances en fassent plus, on veut les pousser à aller jusque 600 !
        Cela signifie que si les banques cessent d’être responsables de la qualité de leurs encours, on accepte implicitement qu’une autre entité en soit responsable. Qui donc si ce ne sont les contribuables, les citoyens soit directement, fiscalement, soit par le biais des bail-in ?

       Les taux négatifs sont une marche vers le prélèvement cynique sur les comptes de dépôt.

       C’est la raison pour laquelle nous avons titré "vos banques" car c’est vous qui allez payer !"

       La suite ce sont des articles confirmant la situation catastrophiques des banques. (...)"

     

       Lire aussi :

    http://leblogalupus.com/2016/02/06/lettre-ouverte-de-olivier-delamarche-aux-banquiers-centraux/

     

      Note : le palpitant à 100, non ?

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