• BILAN DE SANTE PUBLIQUE : CATA ?

     Entre foi inébranlable et souci préoccupant : ça va ?

    DES NIVEAUX DE SANTE / HERING, VITHOULKAS...

       Un cadavre exquis. Source : http://actualites34.blog.lemonde.fr/2007/04/15/la-naissance-du-cadavre-exquis/

     

      Pour ceux qui suivent Thierry CASASNOVAS avec intérêt, comme c'est notre cas depuis bientôt deux ans, le constat d'un état de santé général pitoyable, disons, très dégradé, partout et notamment dans les pays occidentaux, ne fait pas mystère. Ou plutôt il est admis...

       Cette vision, à rebrousse-poil du point de vue ambiant, fait reposer l'argumentaire sur des conditions impropres au bon épanouissement de la vie humaine (rythmes, alimentation, relations, invasions toxiques qu'elles soient chimiques ou technologiques), impropres à ce qu'on appelle le basique de l'hygiène de vie. Le rôle de la médecine conventionnelle dans la dégradation de la santé est également indiqué selon cette perspective, mais par un angle qui peut en affaiblir la réalité, la responsabilité alors que les pratiques et substances médicales ou de nature pharmaceutique revêtent une part importante dans le déroulement vital de chacun, commence dès la conception (pensons seulement à la contraception chimique antérieurement absorbée), et que cette immixtion clinique dans nos individuelles mais chères vies tend à s'amplifier singulièrement, sans que la neutralité si ce n'est l'inconséquence des soins ne soient jamais démontrées ni même examinées... La normalisation semble accomplie.

       Nous sommes en vérité très soupçonneuse, très insatisfaite comme devant une négligence désabusée ou trompée, et ce billet va se faire exutoire de doutes, communicatifs peut-être.

       Un p'tit tour chez les convaincus de la bonne santé des peuples du nord, et de la "qualité sanitaire" de leur "système" tout d'abord ?

      N'importe quel article de presse, d'éditorial bienséant relatifs à la santé y vont de leurs trémolos. Un billet sur les phages (bactériophages) emprunté ici, et ce sont des millions de personnes qui ont été sauvées, des malades guéris et reconnaissants, des enfants échappés de la mort ou de l'affaiblissement précoces, et aussi les bons soins d'une médecine attentive, performante (socialement juste !)... qui abreuvent le lecteur, lequel n'en demande sûrement pas tant. L'immaculé des blouses blanches, la précision des instruments en usage, la complexité des cliniques et hôpitaux dotés de leurs compétentes équipes vigilantes 24h/24, la longévité sans cesse croissante des populations, les vieillards souriants, modernes... N'en jetez plus. C'est propre, ça brille et ça marche. Et les éventuels heurts ou échecs ne sont que des dysfonctionnements collatéraux ou les exceptions qui confirment la règle.

       J'ai tout dit ? On en rajoutera si besoin !

       Pourquoi imaginer qu'il en serait autrement, diamétralement le contraire, peut-être bien... Oh là !

       Par la question de l'approche médicale principalement répandue, - et probablement culturelle tout d'abord. Attaquer sans cesse les ennemis que seraient les microbes et leurs maladies subséquentes ne peut pas ne pas avoir d'effets sur ceux qui reçoivent les "soins" au combien agressifs.... Nous en avons écrit un billet, à partir de la chimiothérapie anti-cancéreuse. Puis, il y a l'étendue et la généralisation des "traitements" (les mots, les mots !), intégrés dès le plus jeune âge, sur la génitrice même de l'enfant, donc, sur le géniteur itou. Et ces traitements agressifs à l'encontre des "satanés" microbes ici, d'hormones trop rythmées là, de substances pas dans la moyenne plus loin sont de tous ordres, dont chimiques, et d'une chimie de synthèse, c'est-à-dire totalement élaborée en laboratoire, étrangère à la biologie naturelle de fait, et par des humains peut-être capables et soucieux de comprendre, mais... probablement aussi assez ignorants de ce qu'ils créent et font circuler, consommer... Enfin, et le verbe consommer le crie, la médecine conventionnelle agit directement, organiquement, profondément sur le corps des cohortes de patients ou de simples suspects de la maladie (prévention !).

       Combien de médicaments certaines personnes absorbent-elles par jour ? Micro-dosés, on l'espère à juste et moindre mesure (d'avoir su que la durée d'une cure d'antibiotique était finalement arbitraire me fit avaler un jour un glups de plus), ce ne sont jamais des substances anodines qui sont ingurgitées, et quelles que soient les "bénéfices" rapides, visibles qui se manifestent à brève échéance, quels sont les effets réels de tant de médications, de tant d'examens également (très intrusifs, souvent / une radiographie est-elle aussi inoffensive que sa banalité le laisse entendre, puisqu'on m'a demandé de sortir de la pièce où allait se dérouler l'une d'elle récemment au nom de la prudence ? On ionise, on balaie), de tant de manipulations et entreprises "corporées", manipulatoires, quoique séquentielles ?

       Juste des questions... de fond. Non ?

       Thierry Casasnovas est direct et dans la réserve obligée. Selon nos autres références, le docteur Édouard BROUSSALIAN n'y va pas quatre chemins, puisqu'il ne craint pas de qualifier de "crime contre l'humanité" l'essentiel des pratiques médicales en cours. Comment ne pas s'horrifier d'un garçon qui subit des opérations de l'oreille à répétition, sans succès mais acharnement ? Ce sont les parents qui s'alarment, le médecin consciencieusement appliqué dans sa tâche s'obstinant. La santé publique (pas l'organisme tentaculaire, mais les organismes humains ! Les mots, les maux) est en péril, malmenée, sur la mauvaise pente. D'autres soulignent de plus en plus souvent que si l'on meurt pour l'instant toujours plus tard, en moyenne, la flèche ascendante va bientôt s'épuiser et régresser (Claude AUBERT, dans son livre Espérance de vie, la fin des illusions, Terre vivante, 2006), ou que si l'on vit plus longtemps,  "on vieillit" toujours plus jeune, soit en termes explicites : dans quel état (enviable ?) atteint-on les âges "émerveillés" de (60 - euh pardon !) 70, 80, 90 ans, 95, 100 ans ?

       Le Pr Marcel VIOLET, dans Le Secret des patriarches écrit avec Michel RÉMY (dans cette mouvance scientifique de la première partie du XXe siècle, certainement plus ouverte et plus libre - vision holistique, questionnement fondamental -, si ce n'est plus rigoureuse que celle dominant actuellement), estime qu'au vu de la durée de croissance de l'organisme jusqu'à l'âge adulte (environ 20 ans), et comparativement aux mammifères dits supérieurs pour lesquels le multiplicateur de 7 est opératoire de l'âge canonique de fin de vie, la longévité humaine devrait avoisiner les 140 ans (pp. 40-41). Le bilan sanitaire dont nous nous glorifierions serait donc déplorable ?

    https://www.google.fr/search?q=violet+patriarches&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=A6L1VuPMIoevaqSop-AL

       Et si notre science médicale, en plus de se fourvoyer (ou de privilégier une seule voie thérapeutique : le symptôme isolé et à détruire, les microbes s'il y en a de répertoriés), avait croqué son pain blanc, usé et abusé des moyens faciles, obtenus d'un simple grossissement de l'auscultation médicale, de la loupe au  microscope et de quelques analyses partielles - de courtes portions causales, ce que certains spécialistes de la santé rejettent avec insatisfaction voire détestation et se dénomme le réductionnisme (Dr Colin T. CAMPBELL, Dr Édouard Broussalian) ?

       Nous avons déjà donné quelques appréciations de cette "méthode" scientifique largement usitée dans le domaine médical notamment, mais aller vers ces personnalités est le plus droit chemin pour s'y repérer. Dans son gros ouvrage passionnant, Le Régime Campbell (2013) édité chez Les Arènes en 2014 et traduit par Laure MOTET (sous un titre trompeur et peut-être racoleur puisque l'original est : Whole. Rethinking the Science of Nutrition), Colin T. Campbell en dresse une analyse et une synthèse critiques possiblement exhaustives.

       Les deux livres de ce scientifique américain de la nutrition (en biochimie et microbiologie) parus en français sont par ailleurs instructifs. Et troublants. Dans le plus fameux, L'Enquête Campbell initialement intitulée Le Rapport Campbell (chez Ariane), soit The China Study (2006) est dévoilé un tableau des "causes de décès les plus fréquentes" aux États-Unis (p. 41, note (12)). Ce ne sont que des chiffres parmi tant d'autres, mais  ils méritent un premier arrêt (et des comparaisons avec d'autres données, dans d'autres pays aussi - si elles existent) :

       - Maladies cardiaques : 710 760

       - Cancer (malin, tumeurs) : 533 091

       - Soins médicaux : 225 400

       - Attaques (maladies vasculaires cérébrales) : 167 661

       - Problèmes respiratoires chroniques : 122 009

       - Accidents : 97 900

       - Diabète mellitus : 69 301

       - Grippe et pneumonie : 65 313

       - Maladie d'Alzheimer : 49 558

     

       Allez, de citer le texte "gratifiant" qui accompagne ces drôles de nombres... pages 41 à 43 :

       "Oups... Nous ne pensions pas que cela allait arriver

       Devant le nombre croissant d'Américains victimes de maladies chroniques, tout ce que nous pouvons espérer c'est que nos hôpitaux et nos médecins fassent de leur mieux pour nous aider. Malheureusement, les histoires et les accusations de mauvaise qualité de soins font la une des journaux et sont devenues monnaie courante.

        L'un des organes les plus prisés de la communauté médicale, le Journal de l'Association médicale américaine (Journal of the American Medical Association, ou JAMA), arécemment publié un article de Barbara STARFIELD, docteur en médecine, déclarant que l'erreur médicale, l'erreur d'ordonnance et les effets néfastes dus aux médicaments ou aux chirurgies tuent annuellement deux cent vingt-cinq mille quatre cents personnes aux États-Unis. Les défaillances de notre système médical constituent donc la troisième cause de décès aux États-Unis, précédée uniquement du cancer et des maladies cardiaques.

       Décès dus aux soins médicaux (11)

       Nombre annuel d'Américains décédés :

       - D'erreurs médicales : 7 400

       - D'interventions chirurgicales inutiles : 12 000

       - D'erreurs évitables dans les hôpitaux: 20 000

       - D'infections en milieu hospitalier : 80 000

       - D'effets secondaires dus aux médicaments : 106 000

       Les décès appartiennent en majorité à cette dernière catégorie. il s'agit de patients hospitalisés et décédés à la suite des "effets secondaires nocifs, involontaires et indésirables (15)" d'un médicament administré conformément aux doses prescrites (16). Même en suivant les procédures médicales appropriées et en respectant la posologie de produits agréés, plus de cent mille personnes décèdent chaque année à la suite de réactions imprévues aux médicaments censés leur redonner la santé (15). Soit dit en passant, un rapport qui comptabilise et analyse trente-neuf études différentes a mis en évidence que près de 7 % de tous les patients hospitalisés (un sur quinze) avaient été victimes d'une réaction négative aux médicaments suffisamment grave pour "justifier une nouvelle hospitalisation ou causer des effets irréversibles allant jusqu'à la mort (15)". Il s'agissait de patients ayant suivi correctement leur traitement. Ce nombre n'inclut pas les dizaines de milliers de personnes victimes d'une mauvaise posologie et d'une utilisation incorrecte de ces médicaments. Il n'inclut pas non plus les patients qui subissent les effets indésirables "possibles" de leurs médicaments et de la prise de remèdes ne remplissant pas leur fonction initiale. En d'autres mots, un sur quinze constitue une donnée très en deçà de la réalité (15).

       Si l'importance de la nutrition était mieux comprise, la prévention et les traitements naturels mieux acceptés par le corps médical, nous ne soumettrions pas nos organismes à autant de médicaments toxiques potentiellement meurtriers au dernier stade de la maladie. Nous ne chercherions pas désespérément à trouver de nouveaux médicaments pour soulager les symptômes, alors que, la plupart du temps, ils ne s'attaquent pas à la cause profonde de la maladie. Nous ne dépenserions pas notre argent à développer, breveter ou commercialiser des solutions miracles, ces prétendus médicaments qui ne font qu'aggraver les problèmes. Le système actuel n'a pas tenu ses promesses. (...)"

       (11) STARFIELD B., "Is U.S. health really the best in the world ?" JAMA, 284 (2000), p.483-485.

        (12) ANDERSON RN. "Deaths : leading causes for 2000." National Vital Stastistics Reports 50(16) (2002).

        (13) PHILLIPS D., CHRISTENFELD N., & GLYNN L., "Increase in U.S. medication-error death between 1983 and 1993.", Lancet 351 (1998), pp. 643-644.

        (14) U.S Congressional House Subcommittee Oversight Investigation. "Cost and quality of health care : unnecessary surgery.", Washington, DC, 1976. Cited by : LEAPE L., "Unnecessary surgery.", Ann. Rev. Publ. Health 13 (1992), pp. 363-383.

        (15) LAZAROU J., POMERANZ B. & COREY PN, "Incidence of adverse drug reactions in hospitalized patients.", JAMA 279 (1998), pp. 1200-1205.

        (16) World Heath Organization. Technical Report Series N° 425, "International Drug Monitoring : The Role of the Hospital", Geneva, Switzerland : World Health Organization, 1996.

     

       Le docteur Broussalian et Thierry Casasnovas, dès qu'on prend le temps de les écouter, rapportent l'un et l'autre, dans des positions discursives fort éloignées puisque l'un est médecin labelisé (pourrait être conventionné, ou l'a été - il n'exerce plus en France, dégoûté, dit-il), l'autre hygiéniste autodidacte (remis sur pied après avoir été "condamné" par le corps médical et avoir suivi la voie hygiéniste qui l'a sauvé de la mort probable), des situations personnelles souvent pathétiques où les enfants sont probablement les premiers concernés, et les plus gravement atteints. Pathologies très graves, acharnement thérapeutique sont monnaie courante et effrayante. Intégrés dans les services médicaux, le bruit qui devrait troubler l'atmosphère est, nous semble-t-il, étouffé par le manteau de la bienfaisance et de la "prise en charge" soignante agréée (oui, nous exécrons la jargonnante et néanmoins effective "prise en charge" médicale). Le brouhaha médiatique qui s'échauffe aux nouveautés épisodiques, aux quelques succès chirurgicaux innnnnovants, aux opérations de charité censées promouvoir et financer les recherches de pointe, dont celles de la génétique (voir ce qu'en écrit Campbell), finissent d'enliser toute prise de conscience, la simple observation calme et tranquille de ce qui se passe vraiment et qu'il est nécessaire de connaître un minimum, annulée dans le cas par cas silencieux et dramatique, comme il sied à notre monde "civilisé" diviseur et massif (individu dans la masse).

      Dernière remarque : nous avons sciemment déroulé des billets noirs et bientôt versés dans la santé depuis la fin ininterrompue (!) de la série "manger". Les parasites, montrés du doigt, copains des virus dans leur acceptation courante - c'est-à-dire honnis et accusés de tous les maux (les bactériophages vont avoir du mal à s'imposer si l'on reprend médiatiquement leur classification pourtant adaptée !) nous intéressent beaucoup, par la polymorphie de la prédation qu'ils incarnent, et Tsukeshoin en témoigne et en témoignera sans doute encore. Il nous paraît valable de terminer ce billet par une autre information, plus courante mais significative pour nous - d'un monde brassé de courants plus ou moins sensibles, par exemple, - que délivre Colin T. Campbell dans son Enquête Campbell. Les parasitoses sont en effet nettement inscrites dans les maladies dites de la pauvreté, ici en milieu rural chinois, rappelant à quel point les parasites sont, en Occident ou pays dits riches, soit abusivement négligés (sous-évalué, repoussés) comme en France, et donc invisiblement bien actifs, soit prêts à prendre du galon démographique (ascension des punaises, par exemple) ou "inviter" de leurs si nombreux confrères. La guerre médico-biologique d'Occident serait-elle devant et très mal partie !?

       "Regroupements des maladies observées en Chine rurale" et agricole, dans L'Enquête Campbell, p. 130, avec pour finir un document panoramique qui permet d'étoffer les chiffres de la maladie en dehors de l'Occident :

       - Maladies de la prospérité (alimentation abondante) : Cancers (côlon, poumon, sein, leucémie, cerveau chez l'enfant, estomac, foie), diabète ,maladies coronariennes.

       - Maladies de la pauvreté (alimentation inadéquate et mauvaise hygiène) : Pneumonie, occlusion intestinale, ulcère gastro-duodénal, maladies digestives, tuberculose, maladies parasitaires, maladies cardiaques, rhumatismales, maladies métaboliques et endocrines autres que le diabète, maladies liées à la grossesse et bien d'autres."

     

       Gros-plan des maladies dites de la pauvreté, après celui des causes de mortalité officialisées en France (ne mourrait-on plus de sa "belle mort" ?) :

       https://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalit%C3%A9_en_France

      http://www.atlantico.fr/decryptage/quoi-meurt-on-aujourd-hui-dix-premieres-causes-deces-en-france-comparees-100-ans-antoine-flahault-1022417.html

     

       Source :  www.operavenir.com/cours/docs/cours11.doc

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