• "Bretonneries" / Emile BERNARD 1889

    Bretonnes nourrissant les cochons 

       Zincographie colorée à l’aquarelle.

       http://inha.revues.org/4769

       Étrange position de la femme à droite. Ausculterait-elle sa bête ?                                                            Les pieds des deux compagnes sont nus. Cela a-t-il existé  à cette époque ?

     

       Pour un aperçu caricatural de la relation breton - porcin on peut se rendre ici ! Avec Xavier GRALL.

      En poursuivant sur le site de l'INHA, surprise ! L'interprétation se pourrait abusive et malheureusement tendancieuse, digne d'un temps qu'on croyait révolu... Deux extraits des textes commentant les dessins :

       "Comme souvent dans les estampes de la série, Bernard a coloré ou fait colorer à l’aquarelle pratiquement toute la surface de cette Bretonnerie. Seules les coiffes des femmes et la corbeille ont été réservées, laissant apparaître le blanc du papier. Dans cette composition, des lignes épaisses suggèrent les formes des objets et des personnages, sans que l’artiste s’attache à reproduire fidèlement les traits anatomiques. La torsion du corps de la paysanne accroupie fait écho à la forme courbe des cochons. La couleur des visages des femmes est la même que celle utilisée pour les animaux. Le mur de la maison, à l’arrière-plan, coupé de sorte que l’on ne voit ni le toit ni le ciel, empêche l’œil de s’échapper de la composition. Le manque de profondeur de l’espace représenté et l’aplatissement des personnages donnent un effet bidimensionnel propre aux estampes japonaises que Bernard admirait."

       Paysanne bretonne, 1889, zincographie colorée à l’aquarelle :

       "Sur cette Bretonnerie, une paysanne est représentée une cruche à la main devant un paysage breton, accompagnée d’un cochon et de deux oies. Bien que ces animaux évoquent évidemment la vie rurale, dans cette série d’estampes la présence renouvelée du cochon à côté des femmes laisse à penser que Bernard cherchait à suggérer un rapprochement entre l’animal et la femme bretonne. Sans se soucier du réalisme des proportions, Bernard dota cette paysanne d’un tout petit crâne, et ne souligna pas plus ses traits que ceux du cochon."

       Je ne reçois absolument pas les dessins d’Émile Bernard de cette façon... Vraiment curieux...

       Restons sur les images !

       ... Sur la belle cruche - euh - poterie ! (pas de porte ouverte aux mauvais esprits), par exemple.

     

       Femmes étendant le linge, 1889, zincographie colorée à l’aquarelle :

     

       Autre remarque :

       Ouvrage à trois. Ouvrage à deux. Une seule Bretonne solitaire.

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