• CANNIBALISME, MMM... 11

    Avec zombies et vampires très socialisés.

    Du cannibalisme

       "Gravure de Theodore de BRY représentant une scène d'anthropophagie au Brésil. © Gianni Dagli Orti / The Art Archive / The Picture Desk / AFP."

       Source : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150615.OBS0813/quand-le-cannibalisme-donnait-la-tremblote-le-cas-kuru.html

       Note : Femmes majoritairement blanches de peau, hommes rouges. Y aurait-il une raison ? Les tatouages ou vêtements (masculins) sont "intéressants" !

     

       Re-citation (tronquée) de l'auteur de La Cité à travers l'histoire (1961) :

       "Suivant les principes imposés par la société technocratique, il n'existe aucun espoir pour l'humanité sinon d' "être pour" ces plans d'accélération du progrès technologique, même si les organes vitaux de l'homme doivent tous être cannibalisés pour prolonger l'existence dépourvue de signification de la mégamachine."

     

       Chez l'humain, le cannibalisme réel, l'anthropophagie effective relèvent aujourd'hui, - en société civilisée !, partout !? -, du tabou absolu, tout en étant largement usité aux frontières du symbolique (l'on peut d'ailleurs s'en amuser, avec les mots affectueux : "je vais te manger !"), et dans des manifestations courantes aussi déclarées que souterraines.

       Telle est notre pure et directe supputation, appuyée sur l'imbroglio de la complexité civilisationnelle actuelle, où se repaître (beaucoup / comme on peut) irrigue l'aventure humaine.

       Chacun a répété un jour : "L'homme est un loup pour l'homme", validant d'office un mode relationnel et social catastrophique, et franchement déclaratif (on ne peut faire mieux). Révision d'une maxime antérieure, simplification abusive d'un comportement logique en situation dissymétrique ?

       http://la-philosophie.com/homme-loup-pour-homme-hobbes

       http://www.etaletaculture.fr/litterature/revelations-sur-la-maxime-lhomme-est-un-loup-pour-lhomme/

       https://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_homini_lupus_est

       Les dits de HOBBES, répétés à l'envi, effective réussite, ne sont-ils pas la pierre angulaire qu'un développement économique attendait pour accroître sa vitesse d'expansion ? Désigner un type de relation humaine parmi d'autres (l'humain ne détient-il pas une gamme relationnelle inter-personnelle superlative, où la paix et l'affection se pourraient être contradictoirement les privilégiés ?!) pour l'ériger en nature une et supérieure, la valider d'un seul trait n'offre-t-il pas de la faire se répandre et admettre comme une trainée de poudre hallucinante, d'autant mieux si des conditions de contrainte en cours d'instauration permettent de transformer l'homme en question, vers la brutale défensive vitale ?

     

       Propos de Nicolas SARKOZY. Hallucinants. Source : https://www.youtube.com/watch?v=NhHRnGvhxvw

       Relayé par A. PARIS, sur son blog Pensée radicale :

       http://pensee-radicale-en-construction.overblog.com/2015/12/sarkozy-contre-le-travail.html

     

       Le succès du modèle économique capitalistique (tirer profit de toute chose, de toute réalité, prendre ce qui se donne, extraire de force si résistance, et moyens sophistiqués se développant, par toutes les méthodes disponibles, employables, inventables, produire de la valeur) ne répond-il pas assez exactement à la maxime (confort, efficacité, utilité exposés comme paravents acceptables, sans parler de la "création de richesse", inimitable et royale), et a fortiori - c'est le cœur de notre vision - pratiqué plus matériellement qu'on ne veut le voir et l'admettre ? Pratiqué incroyablement ?

      Des actes banalisés comme les greffes d'organes ne relèvent-ils pas d'un dépeçage et d'une forme consistante de cannibalisme ? Certes la transformation organique est de l'ordre de la pièce retirée - rapportée, et personne ne veut imaginer le cadavre ou la personne amputée qui alimente l'opération (d'affreux trafics sont pourtant connus et le don est magnifié), ni égaler l'organe saisi, manipulé, ré-implanté avec doigté et instruments raffinés à la digestion bio-chimique avérée (le dé-jeuner) au nom d'un saut physique incontestable, mais... n'y a-t-il pas consommation (partielle, donc, et fermement limitée dans un cadre formel) de l'un par l'autre, au sein d'une espèce commune, la nôtre ?

       Quant à notre modernité consommatrice, alimentée en produits insensés, exigeant sacrifices, les pires et les numéraires lointains encore, les camouflés et tenus sous muselière ici depuis lurette, approchant son avidité insatiable à la croisée de toutes les terres du globe, ne réunit-elle pas les conditions de l'anthropophagie que nous avons choisies ? L'exploitation des gaz de schiste ressemble tant au dernier tremplin extracteur : un hara-kiri gueule penchée... Nous transperçons, nous ouvrons, (nous "salopons" à coup d'injections chimiques, d'explosions internes), nous prenons et nous transformons - avec déchets, nous vendons, vous achetez, vous brûlez - avec déchets pour... vivre ??? Auto-dévoration, accaparement de son milieu, celui dont on dépend. Qu'est-ce que la vie sans eau ? Échelle panoramique actionnée ici, mesure collective : plan de situation, avec "grouillots" mais pas trop (projets en sites ruraux). Les permis de prospection sont vite délivrés, en haute instance, en ce moment, en France.

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=P_fzqq0LdZ8

       "Les Blood Falls – littéralement, "cascades de sang" – sont une coulée d'oxyde de fer en marge du glacier Taylor, dans les vallées sèches de McMurdo, en terre Victoria, dans l'Antarctique oriental.

      Ce dépôt rougeâtre est découvert par le géologue Thomas Griffith Taylor en 1911 dans la vallée qui porte son nom, la vallée de Taylor."

       Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Blood_Falls

       Personne n'oublie à la suite que le sang humain est rouge de son fer (comme celui du ver de terre ; l'arénicole, ver des sables, vient d'ailleurs de se voir élire prometteur substitut du sang humain / http://lachainedevv.com/decouverte-dun-substitut-sanguin-universel-en-bretagne/), et que c'est ce qui justifie, aux yeux de la diététique officielle, une consommation de viande animale... Rouge ? Pensée magique toujours, économie de la vache sûrement ?

      

     

       Nous nous sommes alarmée récemment d'un livre au titre éclaboussant : L'Euthanasieur (encore scotchée de son sang-froid), nous avons relayé les propos du docteur-e Nicole DELEPINE, décrivant le contenu de la dernière loi santé du gouvernement français, astucieusement médiatisée sur le tiers-payant, masquant d'autres dispositions très offensives (en terme d'intégrité du corps humain, notamment). Une tendance à l'élargissement des zones et modes d'intervention, d’immixtion et pour tout dire d'accaparement de l'un par l'autre, et des autres par les autres, ne se manifestent-ils pas, incidemment ? On attend les proches législations sur la mise à mort encadrée, le docteur oncologue ne craignant pas d'imaginer le pire.

       De l'organique au médical... La mangerie virerait au tripe-à-touillage incessant ? De l'achat-vente de quelques produits au capitalisme abouti... La plus-value tournerait au sacrifice permanent, continu, services compris ?

       Concluons-nous trop vite ? Au nom de notre qui-vive éthique, d'une lame de fond anticapitalistique ?

      La précédente citation de Lewis MUMFORD, non datée mais antérieure à 1990 (des plombes !) a tranquillement parlé d'un cannibalisme probable devant nous, pour tenter d'assurer la pérennité du système en place (dans une version de coûte que coûte, comme le menacé de mort pourra oublier le respect de ses propres conditions de survie).

       Un article du HS n° 183 de Sciences et avenir ("La grande histoire de l"humanité en 50 questions") couplé au texte de PATOU-MATHIS publié par Le Monde diplomatique abordent franco le cannibalisme chez l'humain ancien, avec d'autant plus de sérieux que l'imaginaire collectif ne craint pas d'imputer à nos aïeuls de crues (ou cuites) pratiques, éhontées, - de celles qui permettent d'oublier ses propres méfaits civilisationnels ?

       Que le cannibalisme ait été un fait ou un rituel récent dans certaines communautés est mieux connu, celui qui conduisait à la maladie de Kuru chez les Foré de Nouvelle-Guinée (maladie proche de celle de Creutzfeldt-Jakob), celui qui aurait tout autant créé une résistance génétique chez certains membres du groupe, selon les bonnes logiques darwiniennes...

       Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropophagie

       https://fr.wikipedia.org/wiki/Kuru_%28maladie%29

    http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150615.OBS0813/quand-le-cannibalisme-donnait-la-tremblote-le-cas-kuru.html

    http://www.metronews.fr/info/comment-le-cannibalisme-a-immunise-une-tribu-contre-les-maladies-neurodegeneratives/mofp!NrggyDAckIhDQ/

     

       Dans un cas comme dans l'autre, on voit que l'anthropophagie se distend entre prise sèche et nette, aseptisée, même si les limites de l'annexion vont s'amenuisant et se troublant progressivement (beaucoup de recherches scientifiques actuelles explorent la bio-prothèse dans ses aspects les plus microscopiques, nanomoléculaires et/ou hybrides, conduisant à une forme de transformation biologique de l'un par l'autre - aux fondements de la "phagie", pour nous), et acte total : consommation digestive et croyance vitale en ce que l'être mangé transmettra, par ses restes ou l'une de ses parties, ce qu'on lui prête, jalouse ou regrette activement.

       L'un est banalisé, en voie de s'étendre et de se complexifier, l'autre est diabolisé, ridiculisé, condamné sans réserve. Le premier est invisible, stérilisé, et même encouragé, approuvé dans un aveuglement entretenu ou volontaire (?), le deuxième est mis en scène, généralement exacerbé, avec parfois crudité (voir la photo choisie pour l'article de Metronews).

     

    DraculaDracula

       Source : http://www.mydracula.com/http://philitt.fr/2012/09/25/dracula-et-le-concept-dhospitalite/

       Dracula, Francis FORD COPPOLA (1992).

     

       Notre société a créé successivement les personnages du vampire puis du zombie. Ils sont des succes-stories, mentaux et... pragmatiques ? au même titre que l'homme loup pour l'homme.

       Puisés aux sources de la réalité organique, le buveur de sang et le presque-cadavre réactif sont de ce monde, et s'illustrent en telle chauve-souris, en chaque moribond.

       Humains, déshumanisés, ne peuplent-ils pas à notre insu villes et campagnes, ragaillardis ici des dépècements goulument absorbés, gouvernés là, un pied dans la tombe, par le rapt et le goulotage de première nécessité. Le premier titube rapidement en l'autre, inassouvi, insuffisamment rempli, le deuxième se réanime volontiers d'un excès temporaire. Aux extrêmes, litrons de sang vicié de star seront entièrement remplacés à la fraîche dans quelque clinique de montagne suisse, corps épuisé, burné out, agrippera nerveusement revenu minimal et/ou reconnaissance professionnelle...

       On en est là, ou non ? Presque ?

       Quel miroir nous est nécessaire ?

       Devant quel reflet serons-nous horrifiés ?

     

      Source : https://www.youtube.com/watch?v=sOnqjkJTMaA

      Thriller (1982), Michael JACKSON.

       # Le 16-092019, pour le néo-cannibalisme ? http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2019/09/face-au-changement-climatique-le-cannibalisme-est-une-solution-affirme-un-chercheur.html

     

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