• Céréales culturelles

       Une tradition multi-séculaire

    Céréales culturelles

       Source : http://www.terre-net.fr/moissonneuse-batteuse/t341?page=4

     

       Blé, flouze, et artiche, pèse, fric, etc. (si nous avions eu de la place, le dictionnaire est luxueux).

       Les noms argotiques français de la rubrique Tskeshoin dédiée à l'argent commence par un nom de céréale. Souvent recherché en milieu populaire, faute de facilité, c'est le blé, verbe simple et fort, qui s'est donné en incontournable du flux circulatoire humain de la société moderne.

       Central. Fondamental.

       Le mot de blé est lui-même générique. Il couvre un grand nombre de variétés. Et Jean-Marie PELT rappelle que le froment vient de "frumentum", le "produit des champs", constitué par restriction pour se différencier du fruit, produit  de l'arbre et désigner le blé, le froment. (Des Fruits, 1994, Fayard, p.46)

     Un article récent consacré à l'alimentation des anciens chasseurs-cueilleurs connus révèle la consommation de céréales en des temps très lointains, et différents donc que ceux du sempiternel néolithique auxquelles elles sont directement et généralement associées. Cette époque, en sédentarisant les humains, aurait donc innové à partir d'aliments déjà intégrés, pour leur production et leur stockage essentiellement. Un tout nouvel intérêt ne s'y serait pas déployé comme on serait tenté de le répéter.

       L'on s'interroge à la suite sur le mode de récolte et de préparation des céréales, aux aurores de la préhistoire. Étaient-elles la base de sauces, un complément pâteux bienvenu et apprécié en d'autres circonstances culinaires ? Pains ou galettes de saison au moment de la maturité champêtre (les céréales vont en savane et se laissent consommer d'un minimum de quantité) ?

       Non loin de Saint-Malo, en Lillemer (Ille-et-Vilaine), un site néolithique doté d'un petit espace muséal accueillant permet d'appréhender l'importance des farines au néolithique.

     

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       La meule et sa pierre de Lillemer, puis, daté de "1430, Moissonneur à la serpe, Livre d'Heures de Marguerite d'Orléans, Rennes, Paris."

       http://alainnaury.fr/index3.html

      Voir aussi : http://data.abuledu.org/wp/?LOM=18728

      http://data.abuledu.org/wp/?terms=Meules%20%28agriculture%29

      

     

       Au bas Moyen-Age :

       "Les céréales sont la base de l'alimentation, préparées le plus souvent sous forme de pain. L'avoine est de celles que l'on mange en bouillies, essentiellement dans les régions atlantiques de l'Europe. Le froment est la céréale la plus recherchée à la fin du Moyen Âge. Le seigle ne se maintient que sur les terroirs les plus rudes et le millet reste une spécialité du Sud-Ouest. Un nouveau venu, le sarrasin, commence à se répandre en Bretagne." 

       "Fabriquées à partir d'épices délayées dans un liquide acide, les sauces n'utilisent aucun corps gras. L'épaississement est obtenu par la mie de pain, les amandes et noix pilées ou encore le jaune d'œuf.
    La cameline est composée de pain grillé trempé dans le verjus, assaisonné de gingembre, de poivre long et surtout de cannelle."

       Source : http://expositions.bnf.fr/gastro/enimages/salle1/index.htm

          Dans le monde paysan : "Le primat des céréales

       Partout dominent les céréales. En temps normal, la ration quotidienne de pain peut monter jusqu'à plus d'un kilogramme par personne. Ces énormes quantités de céréales procurent l'essentiel des calories, conduisant à de graves déséquilibres nutritionnels. La carence en vitamine A, exclusivement fournie par des produits animaux, entraîne des risques de cécité. La préférence pour le pain blanc, débarrassé de son, multiplie les cas de pellagre, affection cutanée. Déterminé à assurer coûte que coûte son pain quotidien, le paysan ne sépare pas toujours le bon grain de l'ivraie, qui contient un alcaloïde puissant. Les années humides, de plus en plus nombreuses, favorisent enfin la prolifération d'un parasite installé dans l'épi de seigle dont les effets neurologiques sont destructeurs : les victimes de l'ergotisme perdent souvent leurs membres, noircis par le mal."

       Source : http://expositions.bnf.fr/gastro/arret_sur/paysans/index.htm

     

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       Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Le-weekend-les-promeneurs-se-cultivent-entre-villes-et-champs/story/25394256

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