• Création & destruction selon SCHUMPETER

      "Schumpeter et la destruction créatrice : portrait", The Wolf, Blogalupus, 14-08-2010.

       Source : http://leblogalupus.com/2010/08/14/schumpeter-et-la-destruction-creatrice-portrait/

       COPIE INTÉGRALE :

       "L’innovation et le progrès technique sont les moteurs de l’économie

       PLUS DE SCHUMPETER EN SUIVANT :

       Né en 1883 en Autriche, Joseph SCHUMPETER a poursuivi des études de droit et de sociologie avant de publier ses analyses économiques.

       Contemporain de KEYNES, Schumpeter va développer une analyse différente du capitalisme.

       Il mène une carrière d’universitaire, ponctuée d’implications politiques, avant de s’exiler aux Etats- Unis en 1932, sous la pression montante du nazisme en Europe centrale.

       Il occupe un poste de professeur à l’université de Harvard jusqu’à sa mort en 1950. Au regard de sa vision originale de l’économie,Schumpeter est souvent qualifié d’économiste "hétérodoxe".

        L’innovation, essence du capitalisme

        La première publication de la Théorie de l’évolution économique, en 1911, permet à Schumpeter de poser les bases de sa réflexion. Il se différencie de Marx et de ses contemporains en expliquant que les ressorts de l’économie sont l’innovation et le progrès technique.

        L’histoire du capitalisme est finalement une mutation permanente, sous l’effet de l’innovation.

        Les vertus de l’innovation sont nombreuses : elle permet à de nouveaux secteurs économiques d’émerger, de créer des emplois, apporte une nouvelle dynamique.

       Dans le même temps, des pans entiers de l’économie arrivés à maturité s’effondrent et disparaissent.

        Une crise apparaît. C’est le fameux concept de destruction créatrice…

        Le rôle de l’entrepreneur

        L’acteur de ces innovations, l’architecte de la mutation capitaliste est l’entrepreneur. L’économiste entend par entrepreneur non pas le chef d’entreprise, qu’il considère comme un simple gestionnaire ou administrateur. L’entrepreneur est une sorte d’aventurier.

       C’est celui qui bouscule les idées acquises, qui sort des sentiers battus, celui qui innove non par soif de profit mais par envie de donner corps à une idée nouvelle.

       Le profit ne fait que récompenser l’innovation, il n’en est pas la motivation principale.

       Schumpeter met d’ailleurs en garde contre les très grandes entreprises, qui finissent par brider l’innovation et scléroser le système capitaliste…

       Le rôle des crises économiques

       Convaincu de la répétition des cycles économiques, Schumpeter considère donc les crises économiques comme salutaires et inhérentes au capitalisme.

       Elles permettent au système de se régénérer et d’éviter la stabilité.

       L’innovation est source à la fois de croissance et de crises, mais,sans ces crises, aucune exploration d’idées nouvelles n’est possible.

       C’est parce que la société se trouve en état de crise qu’une poignée d’aventuriers vont développer de nouveaux produits, explorer de nouveaux procédés, exploiter de nouvelles matières premières

       Une réflexion à méditer en cette période d’incertitudes. De nombreux responsables politiques appellent à favoriser l’innovation pour stimuler une économie sous pression à la suite de la crise que nous venons de connaître.

        Yannick ROUDAUT jdf août 10"

     

       Également, Charles GAVE, avec digression politico-libérale :

       Source : l'IDL (L'Institut Des Libertés), 06-07-2015.

    http://institutdeslibertes.org/nous-sommes-des-nains-sur-les-epaules-de-geants-bernard-de-chartres/

      EXTRAIT :

       "Passons à Schumpeter, le plus grand de tous.

       D’abord, c’est lui qui est  l’origine de la notion essentielle  de destruction créatrice. Sans destruction, pas de création et donc pas de croissance. Des taux trop bas, nous dit Schumpeter, maintiennent en vie des sociétés inefficaces et favorisent l’endettement de l’État et donc la destruction s’arrête et la création avec elle. Schumpeter a ici beaucoup utilisé les notions mises à  jour par WICKSELL, en les développant.

       Ensuite c’est lui qui a fait l’analyse que le capitalisme permet un développement foudroyant de la richesse, et que cette richesse allait entrainer des investissements énormes dans l’Éducation. De nouvelles classes de "faux lettrés" créés par ce développement ne trouveraient pas d’emplois conformes  à la valeur que ces faux lettrés se donnent et ils se lanceraient en politique pour «"améliorer le système", c’est-à-dire pour empêcher la partie qu’ils haïssent par dessus tout, la destruction.  Comme disait Raymond BOUDON, "les intellectuels Français n’aiment pas le Libéralisme  parce que dans un système Libéral, ils seraient payés à leurs vraies valeurs". On imagine le drame. BHL, Minc, Attali payés à leur vraie  valeur…  Bien entendu, le parti Socialiste Français et monsieur Hollande en sont d’autres parfaits exemples. Et, se demandait  du coup Schumpeter : "le capitalisme est il compatible avec la Démocratie (voir son grand livre Capitalisme Socialisme et Démocratie. Il en doutait, étant issu d’une Société (l’Autriche – Hongrie) qui s’était effondrée sous le poids de cette contradiction. En ce qui me concerne, je n’ai  guère de doutes pour les Sociétés Anglo-Saxonnes, mais je suis beaucoup moins certain d’une sortie heureuse pour les autres. En fait,  Schumpeter décrit parfaitement ce qui est en train d’arriver, en Espagne, en Italie et surtout en France et qui avait été déjà décrit dans les Évangiles dans la Parabole du Maitre et de la Vigne il y a plus de 2000 ans. Une majorité qui s’agrège pour rendre le vol légal en le transformant en impôts ne transforme pas le fait qu’un vol reste un vol."

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