• DE L'HOMŒOPATHIE 01

      PAR LES DONS D'UN GÉNIAL SERVITEUR !

    DE L'HOMEOPATHIE

       "Ce daguerréotype réalisé par FOUCAULT, à Paris le 30 septembre 1841. HAHNEMANN est resté immobile durant plus de 20 minutes…"

       Source : http://www.planete-homeo.org/hanemann-sauve-la-fille-dernest-legouve/

     

       Le temps passant, je deviens aussi émue devant le portrait de Samuel HAHNEMANN (né à Meissen - Saxe en 1755, mort à Paris en 1843) que beaucoup d'autres personnes qui ont croisé favorablement l'homéopathie (homœopathie pour les puristes indifférents aux réformes académiques), celle qui guérit, oui, vous avez lu, celle qui guérit, ou celle qui soulage et accompagne véritablement, quand ce n'est plus de l'horizon de braver (car la vie a un temps et des impairs).

       Médecin allemand, exilé en France à partir de 1835 grâce à l'amour et au dévouement que lui a porté une jeune française (Mélanie d'HERVILLY-GOHIER, 1800-1878), Samuel Hahnemann est le fondateur, vers 1790, d'une thérapie mal connue (ah ?), trop souvent réduite aux granules de soutien passager ou préventif... une médecine rigoureuse, en vérité, unique, révolutionnaire et humble (au prix de se montrer cassante parfois ! Yes !). Rien que cela ?

       L'homéopathie n'est pas sortie d'un chapeau magique ou d'une imagination mal contenue. Elle est l'issue qu'un médecin profondément dégoûté par l'inefficacité et la barbarie des méthodes de son temps a trouvée par réflexion, recherche et expérimentation - jusqu'à ses propres dépens.

       Elle n'a cessé d'être enrichie, explorée, pratiquée, mais aussi dévoyée ("complexisme", et autres écoles démarquées des principes fondamentaux) alors que le fondateur lui-même y a dédié sa vie et ses talents, ses scrupules, consignant ses études, les vérifiant (selon la démarche scientifique, la seule correcte, qu'est la confrontation et la validation par le réel d'hypothèses ou d'observations - étonnantes ou non), tâchant de comprendre aux limites de sa vocation : soigner ses congénères, guérir les malades, combien mal en point parfois.

     

    DE L'HOMEOPATHIE

    DE L'HOMEOPATHIE

    DE L'HOMEOPATHIE

       Des lieux de mode, passagers ? Vue intérieure d'une belle et photogénique (!) chambre du Royal London homeopathic Hospital. Ouvert en 1850, cet établissement est toujours en activité, mais sous un autre nom (et avec d'autres services). Toutes ces photographies témoignent du succès phénoménal de l'homéopathie aux États-Unis, en Angleterre, comme ailleurs (à Saint-Pétersbourg par exemple, image sur internet).

       Sources : http://sueyounghistories.com/archives/2008/10/11/the-royal-london-homeopathic-hospital/

       http://homeoint.org/photo/bat/hopameri.htm

    http://www.rochestergeneral.org/about-us/rochester-general-hospital/about-us/rochester-medical-museum-and-archives/online-exhibits/the-history-of-our-area-hospitals/rochesters-homeopathic-hospitals/

       Puits de ressources : http://homeoint.org/

     

       Pourquoi tant d'enthousiasme ? Des globules voire des gouttes. A deux cheveux du rien.

      Pourquoi des hôpitaux spécialisés sont-ils sortis de terre lorsque l'homéopathie a commencé de se faire connaître ? Et pourquoi Samuel HANHEMANN fut-il l'objet d'un culte et de polémiques de son vivant ? Pourquoi des larmes à l’œil en préambule ! Et aussi (plus tortueux mais très accessible, chacun conclura) pourquoi méconnaissance et marginalité maintenant ?

       https://chretienssocietes.revues.org/3330

     

       La maladie n'aurait-elle pas changé de visage (la guérison de pair) ?

       La maladie fait peur tant sa capacité à éprouver, abattre et décimer est établie et ne peut s'oublier. Gravée dans les tréfonds mémoriaux, chacun l'ayant un jour fréquentée à un degré ou l'autre, tous savons qu'elle a ravagé l'humanité, affreusement endolori des corps et des personnes, des pans entiers de population, torturé de souffrances et tué sans ménagements, selon des scénarios quelquefois insoutenables, ponctuels ou sériels, et tous en déduisons qu'elle n'en a pas fini, pas fini de le faire, qu'elle n'a jamais fini de le faire : c'est ou ce serait dans sa nature même... En conclure qu'elle est l'ennemie de la vie est la plus directe interprétation, usuelle et facile (le socle de l'allopathie), mais probablement une fausse route et sûrement pas le boulevard entendu (lequel conduit à la guerre qui détruit à son tour sans régler mais poursuivre le casus, c'est tout vu). La maladie serait-elle de la vie, inextricablement liée, son éternelle compagne ? Elle est là, elle guette ou elle paraît, elle revient, une forme disparue, une autre survient, plus ou moins virulente, soustrayant des forces, creusant le trou, toujours en trop...

      En Occident, entre désabusement et croyance, bercés par l'illusion d'un réseau-cadre sanitaire performant arc-bouté sur l'ennemie à abattre (symptômes et/ou microbes), prédomine l'idée d'une tenue en respect. La maladie est individualisée, à peine accède-t-elle au cercle familial - plutôt branlant, et les situations ou les épidémies les plus mutilantes, manifestement organiques, de tripes et de sang, sont reléguées au lointain, dans les pays dits pauvres de préférence ou dans le secret des lits blancs aseptisés, la médication et les soins suppressifs (pour reprendre le qualificatif de George VITHOULKAS) en renfort. La maladie, repoussante, est repoussée. Elle n'est plus présente que pour ceux qui la vivent dans leur chair (patient ou proches), tout en laissant planer sur quiconque son ombre terrible, d'autant plus menaçante de sa persistance intérieure et extérieure (cantonnement social et international aussi fragile que curieusement disert - entre mutisme et chronique défrayée).

       Cachée, étouffée, isolée, minimisée, circonscrite dans son horrifique réalité, qu'elle soit véritablement répandue ou non, mortelle ou invalidante, elle peut et arrive à se faire oublier, se faire croire dominée par le jeu du grand nombre, de la norme, de la masse sous contrat sécuritaire (comme la "Sécu", Sécurité Sociale en France, dite pantagrueliquement "SS" par certains !), tandis que les pathologies émergentes ou radicales, cancéreuses, auto-immunes, dégénératives endossent définitivement le seul statut acceptable, toujours plus personnalisé d'une part, déporté sur la déficience de l'héritage génétique et/ou du contexte environnemental catastrophique ou "miraculeux" (allongement de la durée de vie), d'autre part. L'angoisse absolue de la contagion, l'autre maîtresse donne de la maladie après la transfiguration douloureuse aux accents mortels, est maintenue, contenue, les vaccinations croissantes entretenant la certitude d'une éradication rapprochée, d'un endiguement satisfaisant au moins.

       La mise à l'écart "polyvalente" des malades et des pathologies historiques par de nettes évolutions cliniques et de progressives réorganisations sociales permettent-elles de se flatter d'une victoire ? Ou s'agit-il de la simple poussée plus loin et/ou ailleurs d'une problématique aussi vieille que la vie (que la société ?), si ce n'est son aggravation ?

       Du temps de Samuel Hahnemann, ces questions ne se posent sûrement pas de la sorte. La maladie imprègne corps social et corps individuel sans possibilité de fuite ou d'aveuglement volontaire. L'exclusion effleurerait-elle les pratiques et les esprits (mesure ultime et déchirante ?), la maladie circule, malmène, altère, gangrène, défigure, gonfle, handicape, putréfie et tue sans répit ni justice, aux yeux de tous, touchés toujours. Les moyens pour contrer le malheur sont souvent aussi violents que les atteintes elles-mêmes, avec des succès plus que modestes. L'anatomie humaine finira d'être connue à l'aube de la modernité, empoisonnements, succions, ablations, extraction, décorticage, etc. frisent le crime et soumettent les patients aux expériences limites : double, triple peines (auxquelles morts s'ensuivent allègrement).

       Et c'est justement de ce contexte haut en acharnements qu'il regarde horrifié, tant du côté du malade, que des traitements infligés - que son titre professionnel l'amène à pratiquer lui-même, que Samuel Hahnemann décide d'arrêter d'exercer. Il se retire, et se met à chercher, désespérément sans doute, résolument aussi, sa famille et lui soumis au régime sec, bientôt intrigué par des phénomènes opératifs par ressemblances symptomatiques... Des guérisons peut-être, enfin !, avec le minimum, là et peu : plantes, minéraux, dosés à  l'infinitésimal ?, sans douleurs supplémentaires ? (...)

     

    « DES NIVEAUX DE SANTEDE L'HOMŒOPATHIE 02 »