• DE L'HOMŒOPATHIE 02

    DE L'HOMEŒPATHIE 02

       Écorces de quinine. "Plaque de 14. China regia. Königschinarinde. Lithographie de botanique antique d'un livre d'homéopathie délivré en 1901, magnifiquement détaillé, brillamment coloré. Condition : très bon (état), blanc au verso. Technique/type : Original, livre plaque, chromolithographie. Taille de papier en pouces : env. 8,5 x 5,3 (21,8 x 13,5 cm). Lithographie par Anst. Fr. Eugen KÖHLER, Gera-Untermhaus. Publié en 1901 par Breitkopf & Härtel, Leipzig, Allemagne."

       Source : https://www.etsy.com/fr/listing/206627697/1901-quinine-de-lecorce-tree-print

     

       (...)

       EXTRAIT d'un texte biographique (http://homeoint.org/biograph/hahnemfr.htm) :

       "HAHNEMANN trouva d'abord par hasard le phénomène qui fut plus tard appelé l'action homéopathique des médicaments, l'année où il renonça à l'exercice de la médecine. En traduisant Un Traité sur la Matière Médicale par le médecin d'Édimbourg William CULLEN, il lut que le médicament cinchona (china ou quinine) était efficace dans le traitement de la malaria parce qu'il était amer et astringent, et avait un effet tonifiant sur l'estomac. Hahnemann ne fut pas satisfait par cette déclaration car, si elle était vraie, alors toutes les substances amères, astringentes seraient aussi efficaces dans le traitement de la malaria, et elles ne l'étaient pas.

       Hahnemann décida d'expérimenter les effets du cinchona sur lui-même et découvrit que les effets secondaires, ou symptômes, qu'il produisait en lui étaient semblables aux symptômes de la malaria. Il s'interrogea par la suite sur le fait que l'action curative du médicament pouvait reposer sur la similarité entre les symptômes de la maladie malarienne et les symptômes capables d'être produits par le médicament. D'où la première expérimentation homéopathique, et la découverte de la première loi de l'homéopathie : Similia similibus curentur, ou "les semblables guérissent les semblables". Hahnemann nomma cette nouvelle thérapie "Homéo" (semblable) "pathie" (souffrance). Il commença donc à tester d'autres médicaments le jour, tels que la belladonne, le camphre et l'aconit, pour étudier les symptômes qu'ils provoquaient. Au vu des résultats de ces expérimentations, il commença à penser sérieusement à un nouveau principe médical, le principe de guérison par les semblables, mais ses méthodes furent accueillies avec incrédulité et ridicule par ses contemporains.

       Bien que ses patients fissent l'expérience de guérisons profondes vérifiant solidement ses théories, Hahnemann fut considéré comme un paria parce que sa méthode de dose unique et minimale menaçait la fondation financière des puissants apothicaires. Hahnemann chercha à réduire la dose au point de ne plus avoir aucun effet secondaire mais ne fut pas satisfait car cette avancée diminuait la force d'action de la dose. Il expérimenta donc une nouvelle méthode selon laquelle, après chaque dilution, il secouerait la substance énergiquement. Il l'appela la "succussion", développant ainsi l'aspect énergétique de l'homéopathie. On ne sait pas comment Hahnemann expliquait cette méthode de "potentialisation" (toujours scientifiquement inexplicable).

       En 1810, Hahnemann publia la première des six éditions de L'Organon, qui définissait clairement sa philosophie homéopathique. La même année, 80 000 hommes furent tués lorsque Napoléon attaqua Leipzig. Le traitement des survivants par la méthode homéopathique d'Hahnemann, et aussi des victimes de la grande épidémie de typhus qui suivit le siège, fut couronné de succès et sa réputation, ainsi que celle de l'homéopathie, se propagea davantage. Hahnemann enseigna à la Faculté de Leipzig, où ses cours se transformaient en diatribes à la langue acérée contre les pratiques dangereuses de la médecine conventionnelle, alors surnommée "Ouragan Violent" par ses étudiants. En 1821, Hahnemann avait expérimenté soixante-six remèdes et publié sa Matière Médicale Pure en six volumes. En 1831, le choléra gagna l'Europe Centrale. Hahnemann publia des articles sur le traitement homéopathique de la maladie, et fut à l'origine du déploiement de l'homéopathie dont le taux de guérison était de 96 %, comparé au taux de 41 % de l'allopathie."

       [Nota : L'honorable taux de 41 % pourrait-il être partiellement imputé à une guérison naturelle ? (Mauvaise langue !) Aujourd'hui, les sels de réhydratation permettent de rétablir jusqu'à 80 % des malades, selon des chiffres de l'OMS. (http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs107/fr/)]

     

    Aconit

       "Belles plantes mais mortelles, les aconit lycoctonum renferment un puissant poison qui permet dans des baumes aux sorcières de voler et de changer de forme. C'est un répulsif à loup-garou. Planche de Basile BESLER, 1613."

       Source : http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/11/20/25626710.html

     

       Que dire de plus ? (Ce que nous pouvons, en amatrice, donc limité.)

       Samuel Hahnemann a donc rédigé plusieurs livres de travail et de conclusions, où se retrouvent les principes et connaissances qu'il a mis au jour, révélés, explorés par les moyens à sa disposition. Parmi eux, se distingue L'Organon (de la médecine rationnelle), repris jusqu'à sa mort, complété, révisé au gré de ses progrès continus.

       La sixième édition (posthume), généralement négligée par les spécialistes, est disponible sur le site Planète-Homéo. Elle permet d'entrer de plein pied dans l'art homéopathique. Incontestablement animé d'un esprit précis, rigoureux, didactique (souci de la vérité et de l'honnêteté patents), le fondateur y développe son œuvre, l'essentiel - en totalité !, dans une prose évolutive, articulée en une succession d'aphorismes que la traduction de Pierre SCHMIDT (et les notations du Dr Édouard BROUSSALIAN) finissent de moderniser et de rendre très accessible à tout curieux attentif.

       Nota : Qui divulguerait ainsi le fruit de recherches et résultats aussi complets aujourd'hui ? Les dernières avancées et trouvailles qui sont encore apportées par le fondateur dans la sixième version, permettant à ceux qui pratiquent l'homéopathie et/ou ceux qui veulent bien lire L'Organon de placer l'homéopathie contemporaine au firmament des thérapies dites énergétiques... Le Dr Brousslian ayant empoigné les rênes du char (solaire ?) : vers une administration ultra-raffinée redéployant les plis messagers.

       Voire : http://www.planete-homeo.org/loi-des-semblables-et-la-nouvelle-posologie-du-sixieme-organon-congres-de-la-lmhi-a-paris/

       La référence à la puissance divine est permanente dans l'ouvrage clé de Samuel Hahemann et peut paraître désuète, crédule ? Elle témoigne d'une époque et positionne les travaux du médecin dans une perspective métaphysique certainement nécessaire. L'insondable de la matière (auquel le vivant s'adjoint), le génie de la Nature, la plausibilité d'une l'humanité paisible en ressortent magnifiés. (Avis du jour qui n'engage que moi.)

     

       http://www.planete-homeo.org/school/doc/Organon.pdf

     

       QU'EST-CE QUE L’HOMÉOPATHIE... (Attention propos encore périlleux : consulter de pair moins dilettante.)

       C'est un art médical qui considère chaque malade distinctement, observe l'ensemble des symptômes que celui-ci présente, établit un tableau ou une image de cet ensemble symptomatique puis cherche le remède qui va recouvrir au plus près ce portrait (similarité, sorte de calque - et non identité qui verserait dans l'isothérapie), en le ramenant, pour l'administration au malade, à sa plus infime expression (dynamisation par dilution et succussion).

       Si le remède touche juste (voilà l'art de l'homéopathe), c'est comme si le malade recevait ce que son organisme peut entendre, ce à quoi il est sensible et auquel il peut et va réagir, effaçant par là-même le mal qui l'invalidait... Calque et maladie comme s'auto-annulant ? Le patient (ayant eu raison d'attendre) guérit (!), c'est-à-dire qu'il "liquide", "gomme", neutralise (?) toute affection et voit restaurées ses capacités pleines et entières... à moins que son niveau de santé ne soit faible. Ce premier remède va cependant permettre de remonter en force vitale, en tonus. De nouveaux symptômes vont logiquement apparaître, un nouvel état morbide, et un nouveau tableau sera à établir, suivi de la recherche du remède correspondant, adéquat...

       Ainsi, selon le prisme homéopathique, la maladie n'est-elle pas réduite à ses ou des symptômes manifestement gênants ou criants. Elle est les symptômes, ou plus exactement, ceux-ci sont l'expression irréductible de la maladie, seule et unique voie de percevoir et concevoir celle-ci. Ainsi les symptômes ne relèvent-ils pas toujours de ce qui est admis comme pathologique, ni ne sont immuables, fixes : surtout pas causaux qu'il faudrait casser pour eux-mêmes (isolément par dépit ou stratégie séquentielle, cf l'allopathie)... "Tu n'es pas malade parce que tu as un cancer" aime à répéter le docteur Broussalian. "Tu as un cancer parce que tu es malade".

       L'efficacité stupéfiante de l'homéopathie a obligé, Hahnemann lui-même - prudent, à l'énoncé de quelque hypothèse explicative dont celle que la maladie serait un "désaccordement" de "la force vitale" (ou dynamis). Soumis à la marche, au flux incessant, les organismes vivants ne connaissent pas systématiquement le fleuve tranquille et les aventures peuplent le cours des choses. Intérieurs, extérieurs, les événements attendus ou nuisibles arrivent qui appellent ou exigent réponse pour relancer l'équilibre nécessaire mais fragile et surtout dynamique... Équilibre dynamique...

       Les remèdes, quant à eux, puisés dans les 3 règnes du vivant, ne font qu'intégrer et réintégrer la biologie du monde... Point d'artefacts, de produits nés de la paillasse laborantine. Ils sont tirés de substances naturelles actives, parfois toxiques, parfois pathologiques (nosodes de la tuberculose, du cancer, etc.) et fournissent un réservoir pharmaceutique de choix, éventuellement extensible.

       Tuberculinum ? http://www.planete-homeo.org/tuberculinum-tuberculinisme/

     

       Au jardin, essayer ? Christine MAUTE, médecin allemand, en a écrit un manuel, Vaikunthanath Das KAVIRAJ s'y est définitivement adonné :

       http://www.conscience33.fr/agrohomeopathie.html

    http://www.editions-narayana.fr/L-homeopathie-appliquee-au-jardin-et-a-l-agriculture-Vaikunthanath-Das-Kaviraj/b11614

       http://www.editions-narayana.fr/Homeopathie-pour-les-plantes-Christiane-Maute/b12848

     

       Puits de ressources : http://homeoint.org/

       Pour d'autres indications, aussi scientifiques que subjectives (de la - légitime - colère devant les désastres actuels observés), le site Planète-Homéo recèle toutes sortes de données. Contributeurs divers, documents de première main, vidéos, et même formation (payante et approfondie) y sont à disposition.

       Sélection dans la mine : http://www.planete-homeo.org/ressources-2/

       http://www.planete-homeo.org/index-des-articles/

       http://www.planete-homeo.org/index-des-articles-publies-sur-le-site-planete-homeo/

       http://www.planete-homeo.org/declaration-de-principes-homeopathiques-2/

       http://www.planete-homeo.org/la-loi-de-similitude/

       http://www.planete-homeo.org/wp-content/uploads/2014/07/Brochure-Planete-Homeo.pdf

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=aC7eQCaZQQs

       Textes complémentaires : http://www.planete-homeo.org/bonne-annee-bonne-sante/

       http://www.planete-homeo.org/enseignement-homeopathique-thuja-edouard-broussalian/

     

        Notes :

       Cette présentation de l'homéopathie, partielle et partiale, mérite-t-elle quelques bémols ?

       - L'homéopathie est aujourd'hui, non seulement méconnue (ces billets n'ont-ils pas créé de surprises ?), mais reléguée à la médecine accessoire, sympathique quoique limite : elle est grossièrement "gentille". Tâcher d'en restituer l'incontestable sérieux (à des mille de la médecine conventionnelle actuelle : là est le comble !), la teneur et l'amplitude est la moindre des choses, quand en plus de son convaincant discours, son accès, dans les règles de l'art, est couronné de succès (au pluriel), que ce soit à destination humaine, animale ou végétale (et je témoigne, main levée).

       - L'homéopathie souffre d'un déficit flagrant de bonnes pratiques et de bons thérapeutes en France. Les endémiques règlementations européennes entravent encore le ré-envol de cet art, en exigeant comme récemment des produits commercialisés de nouvelles et coûteuses certifications. Planète-Homéo tente de relever le défi de la formation et de l'information, mais de nouveaux praticiens vont-ils irriguer les zones désertiques ou désertifiées (une génération de médecins finit de partir à la retraite actuellement) ?

       - L'homéopathie induit une relation à la médecine et au médecin différente. On peut être gêné par le questionnaire singulier et fouillé (indiscret ?) auquel les rendez-vous donnent lieu, tandis que les après-prises médicamenteuses suivent une trajectoire étrangère aux résultats allopathiques... une aggravation des maux peut surgir. La prise ou les prises du remède toujours unique (il n'est jamais question d'absorber une gamme de substances puisqu'il n'y a qu'un portrait) peuvent surprendre et demandent un peu d'apprentissage en plus d'une auto-observation. Le soin homéopathique impose logiquement une autre implication, où le malade, au centre des actes, doit participer davantage et, qui sait, aider le praticien.

       http://www.planete-homeo.org/lecoute-medicale-selon-samuel-hahnemann/

       http://www.planete-homeo.org/comment-prendre-son-medicament-homeopathique/

       - Plus délicat et philosophique même, le problème d'une typologie humaine, chacun essentialisé (et dénigrable) par des propensions ou des attributs indéfectibles, peut également altérer l'enthousiasme. En unifiant un ensemble de symptômes propres à un patient, le tableau inaugure un portrait, a priori passager, puisqu'il s'agit d'une maladie en cours, mais la confusion entre ce portrait et la personne menace en laissant courir le risque d'un étiquetage définitif, déterminant et discriminatoire. Le tableau de certains remèdes est a priori peu flatteur ou se laisse apprécié tel (valeurs ambiantes). Vivre en société génère déjà tant de classifications, de catégories, tiroirs et placards parfois fermés à double tour. Ce qui n'est qu'une dérive, et non le sens du geste original homéopathique (il y a toujours du flou ou de la contradiction dans les "key notes" du remède, et de la transgression en chaque cas !), et doit être critiquée au moindre dérapage (jugement de valeur en plus d'un enfermement sclérosé), a le mérite de reposer l'infinie et grandiose dialectique de l'être et du devenir, voire celle de l'individu et de la personne, où l'être, avec une identité et une permanence existe et présente des atouts (façon légère de dire, en plus de la question d'échelle de temps à considérer a minima : l'identité personnelle connaissant une variabilité certaine au fil des âges).

       Nota : L'homéopathie reprend volontiers d'HIPPOCRATE, avec les nuances nécessaires, la notion de tempérament que notre méconnaissance nous a fait malencontreusement taire jusqui'ici :

       http://planete-homeo.org/formation/forum/temperaments-hippocratiques-et-homeopathie-t206.html

      http://tsukeshoin.eklablog.com/temperaments-p1150816

       - L'inexplicable ou le magique de la guérison homéopathique agitent forcément l'esprit chercheur et/ou rationnel (quoique la santé elle-même devrait surprendre avant tout ! Aller de soi, et aller bien, n'en sont pas moins merveilleux, l'humanité n'y étant pour... rien). C'est d'ailleurs par ce biais des moyens matériellement infinitésimaux (aux confins de l"immatériel) que s'engouffre la majorité des critiques de cet art médical subtil et très sérieux. L'énigmatique bonne santé permet de renvoyer globalement ses aménités à l'adresseur, tandis que beaucoup de thérapies, au combien pondérales, ne sont pas davantage réellement comprises, ni par les praticiens ni par les chimistes initiateurs (nombre de médicaments créés pour telle pathologie ont fini par en "soigner" une autre, non sans scandale parfois - le Prozac en première ligne). Plus satisfaisant pour celui qui veut comprendre, les recherches qui ne craignent pas de s'immerger dans les faits naturels découvrent de quoi se rassurer et prendre la mesure de notre ignorance, et vraisemblablement, l'intérêt de cette ignorance (ceci écrit dans tous les sens qu'on voudra, sincèrement partagés).

       - Enfin, et c'est peut-être La question (qui rejoint celles posées très amont), l'incendiaire (à la croisée de l'athéisme et de la religion, du matérialisme et de l'infini, du rationnel et de l'occulte) : l'homéopathie n'est-elle pas une thérapie (parmi d'autres et parmi les plus subtiles, les plus "humaines") qu'une société (un de ses pans dévoué, sensible, aussi modeste qu'ambitieuse) a mis au point contre les maux (le mal au pluriel, que diable !) qu'elle a généré elle-même, ou dont elle a hérité (depuis quand ?) sans arrêter de charger la malheureuse embarcation ? Où la maladie sort du cadre mémorial du sort vital fatalement et inexorablement discordant... Où la maladie est de la vie, certes, non un pendant naturel indélicat et raté, fatidique, mais le fruit "vicié", "pourri" (aggravation méthodique de notre cas ! ah, oh, hi !) d'approximations et d'erreurs... culturelles ?

       Le déchet, éminent acolyte, aura son papier. Juré ! PQ, CQ(F)SD.

     

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