• DES NIVEAUX DE SANTE

     HERING, VITHOULKAS (DEUX GRANDS MÉDECINS)

    DES NIVEAUX DE SANTE

        Constantine HERING vers 1850. Source : http://archives.drexelmed.edu/blog/?p=802

     

       LOIS DE GUÉRISON de Constantine HERING (1800 - 1880), médecin d'origine allemande, incrédule devant l'homéopathie à ses débuts, devenu homéopathe à la suite d'investigations comme d'expériences personnelles et professionnelles décisives, et bientôt praticien célèbre, exilé aux États-Unis (des hôpitaux homéopathiques s'établirent dès son époque avant que le pétrole n'inspire à ses exploitants comme John D. ROCKEFELLER - devant les effets rapides des produits de synthèse obtenus, une chimie de laboratoire, une volonté d'hégémonie draconienne, et des manœuvres d'uniformisation légaliste, comme l'institution d'organismes de certification, de normalisation et de contrôle, etc., évinçant ou marginalisant les médecines différentes ou réellement concurrentes),

        "par le Docteur Robert SÉROR :

       - L'amélioration et la guérison survient de l'intérieur.

       - Les symptômes disparaissent dans l'ordre inverse de leur apparition.

       - Les symptômes disparaissent du haut vers le bas

       Selon la première des lois de Hering, la guérison progresse de la partie la plus profonde de l'organisme - les niveaux psychiques, émotionnels et les organes vitaux - aux parties externes, telles que la peau et les extrémités.

       La deuxième loi de Hering indique que, comme la guérison progresse, des symptômes apparaissent et disparaissent à l'inverse de leur ordre d'apparition chronologique original. Des homéopathes ont régulièrement observé que leurs patients présentaient de nouveau des symptômes d'affections passées.

       Selon la troisième loi de Hering, la guérison progresse des parties supérieures aux parties inférieures du corps. Par exemple, une personne est considérée comme étant sur la voie de la guérison si la douleur arthritique de son cou a diminué, bien qu'elle ait maintenant une douleur dans les articulations des doigts.

       Comme les symptômes changent conformément à la Loi de Hering, il est courant pour des symptômes individuels de s'aggraver par rapport à ce qu'ils étaient avant le traitement. Si la guérison est véritablement en cours, le patient se sent plus fort et généralement mieux, en dépit de l'aggravation. En peu de temps, les symptômes de l'aggravation disparaissent et laissent la personne en meilleure santé sur tous les plans.

       "La guérison thérapeutique suit une direction. Elle se fait de haut en bas, de dedans en dehors, dans l'ordre inverse d'apparition des symptômes."

       Sources : http://aosh.pagesperso-orange.fr/LoisHering.htm
     
     
       Nota : De la joie joyau : GUÉRISON.
     

       Avec ce billet, nous entreprenons un nouvel exercice d'équilibriste. N'étant toujours pas médecin (!) (ça vient, ça vient !) mais nous escrimant à penser la santé, l'organicité vitale (soyez indulgent-s et restez critique-s, lecteur-s !), il nous est indispensable d'inscrire en Tsukeshoin tant elle est méconnue, convaincante et éclairante, la conception médicale par "niveaux de santé" que nous avons appréhendée, il y a quelques années, grâce au site internet Planète-Homéo animé par le Dr Édouard BROUSSALIAN.

       Cette conception d'une énergie de l'organisme par strates est en effet propre à l'art homéopathique, et a été déduite "patiemment par George VITHOULKAS à partir des données de deux siècles d'observations en homéopathie et des lois de HERING qui avait déjà  observé que toute guérison progresse :

       - de dedans en dehors

       - de haut en bas

       - et dans l'ordre d'apparition des symptômes.

       L'ordre dans lequel les symptômes apparaissent dans l'histoire du patient, leur répartition sur le plan psychique, émotionnel ou mental, sont autant d'éléments qui clarifient l'évolution du cas, sa situation, et son pronostic."

       In Les Niveaux de santé, George VITHOULKAS (2009), HLP éditions, 2013, trad. Édouard BROUSSALIAN & Jean-Claude RAVALARD, préface d'E. Broussalian.

       Nota : "R. SEROR évoque même comme précurseur de Hering (et de bien d’autres) SWEDENBORG, auteur du XVIIe siècle."

       Source : http://aosh.pagesperso-orange.fr/LoisHering.htm

     

       Les niveaux de santé sont établis, par facilité, nous dit George Vithoulkas, en 4 grades, eux-mêmes divisés en 3 sous-grades :

       "Actuellement, nous ne savons pas exactement combien de niveaux différents existent. Néanmoins, afin d'appliquer cette théorie en pratique quotidienne, nous allons considérer qu'il existe douze niveaux de santé répartis en quatre groupes (A avec sous échelons 1, 2 et 3, puis B avec 4, 5 et 6, C de 7 à 9, et enfin D échelonné de 10 à 12).

       En haut de l'échelle, se trouvent les organismes en bon état général et un mécanisme de défense réactif, sans prédisposition héréditaire majeure. En descendant l'échelle, la réactivité du mécanisme de défense devient de plus en plus faible, le système immunitaire se dégrade de plus en plus, et la tendance à développer des états pathologiques sévères s'accentue. Puisque le mécanisme de défense est très réactif dans les niveaux les plus élevés, la survenue de maladies dégénératives profondes est peu probable, à moins que l'individu ne soit soumis à un stress extrême qui enclenche l'activation d'une prédisposition héréditaire sous-jacente.

       Il est important, cependant, pour le praticien de comprendre que presque tout état pathologique peut survenir à n'importe quel niveau, mais que le pronostic est différent selon le niveau de santé auquel patient appartient. Ce qui veut dire, par exemple, qu'un cancer peut apparaître chez un patient qui est au niveau 1, ou tout autre niveau. La différence essentielle est que le cancer qui survient chez un patient au niveau 1 sera curable - avec le remède bien choisi - alors que le cancer survenant chez un patient appartenant à un niveau de santé inférieur sera ou plus difficile à traiter ou incurable. (...)

       Fluctuation de l'organisme au sein d'un même niveau

       Dans cette notion de niveaux, il y a un autre point à éclaircir : c'est la fluctuation d'un organisme à l'intérieur d'un même niveau. Comme nous pouvons le constater dans notre vie quotidienne, notre énergie et notre sensation de bien-être diffèrent d'un jour à l'autre et même d'une heure à l'autre. Nous avons tous des "jours avec" et des "jours sans". Il faut comprendre que notre organisme est dans un état dynamique permanent, un état ni stable ni fixe, mais qui fluctue constamment à l'intérieur d'un même niveau principal. Ces fluctuations sont liées à l'influence de stress internes ou externes." (p. 25-26)

       A la suite de cette première présentation des niveaux de santé, George Vithoulkas décrit un cas possible de dégradation progressive, à partir du niveau A.  C'est-à-dire le phénomène inverse la guérison qu'a observé Constantine Hering : une sorte d' "enfoncement pathologique".

       Surmenage, stress mal considérés, aggravés, un rhume banal ou une absence de repos, une maladie aiguë survient, avec forte fièvre (une bronchite par exemple). Dans le cas d'un traitement chimique suppressif (par antibiotique notamment), un compromis sera trouvé par l'organisme, mais la sensibilité à d'autres épreuves (stress, fatigue) risquera d'aboutir à un épisode aigu plus rapidement. Toujours traité avec des méthodes suppressives (pratique habituelle), le niveau de santé sera alors dégradé et la chronicité pourra s'installer, avec des phases pathologiques répétées, au moindre effort... Bronchite ou pneumonie probable, avec fièvre encore. Si chaque crise est soumise à des thérapies suppressives (allopathiques, celles qui visent la disparition des symptômes ou des agents supposés causaux), "la prédisposition héréditaire sous-jacente du patient va finir par s'activer et un état chronique grave pourra alors apparaître. (...) A un certain stade, il n'y aura plus de crises aiguës accompagnées de fortes fièvres." Et si le rythme de vie est intense et fatigant, le niveau de santé descendra, morbidement accompagné par les méthodes médicales suppressives et agressives (c'est nous qui écrivons !). "Au fur et à mesure que le temps passe, il (le patient, la personne, NDLR) aura besoin de plus en plus de drogues chimiques". Sous l'effet de nouveaux événements perturbateurs, le mécanisme de défense pourra encore se détériorer, et faire glisser le niveau de santé vers un épuisement extrême et permanent, doublé d'un état dépressif...

       Arrivé à un tel stade d'affaiblissement, si ce patient est bien traité (par homéopathie par exemple !), "il repassera par les mêmes étapes en sens inverse", et pourra recouvrer son niveau de santé initial !

       George Vithoulkas complète son descriptif par ce qu'il appelle la susceptibilité aux agents nosologiques et rafraîchit la vision de Hering (atteintes pathologiques à localisations et profondeurs relatives à l'état de santé). Autant l'état du système immunitaire (avec l'héritage génétique) prédispose à l'effet pathogène ou non de microbes, le niveau de santé va déterminer la nature des maladies potentielles. Il écrit : "Nous verrons plus loin que chaque niveau de santé est affecté par un type de bactéries, virus ou microbes différent. On a également observé que plus on descend dans l'échelle des niveaux de santé, plus les micro-organismes qui sont susceptibles de d'affecter l'organisme et créer un état inflammatoire accompagné de forte fièvre deviennent virulents  et résistants.

       Dans les niveaux inférieurs à six, où le système immunitaire est déjà très altéré, l'organisme n'a plus la capacité de produire un maladie aiguë avec forte fièvre."

      La suite du livre est édifiante, et si l'ouvrage s'attache également à montrer de nombreux cas significatifs et intéressants - même pour le lecteur sans vocation médicale (oui ?) et mérite (impose !) une ou des lectures complètes, nous ne pouvons résister à citer la note illustrative sur la grippe espagnole de 1919, celle dont on dit que John D. Rockefeller (déjà suspect d'avoir participé à la marginalisation de l'homéopathie aux États-Unis) a profité pour tâcher d'imposer certains de ses produits chimiques aux effets suppressifs, rapides et notoires. Cette pandémie a en effet tué "presqu'exclusivement des sujets jeunes en bonne santé et épargné les malades porteurs de déficiences", au motif que leur système immunitaire a fortement réagi à l'agression, mais suivi de complications et/ou mal soigné, a été comme débordé (il s'agit de notre paraphrase, prudence donc). (pages 25 à 33)

       Avec une telle grille d'observation, à la fois souple et savante, il devient difficile de ne pas s'interroger sur les (nombreux ?) enfants qui ne sont plus vraiment malades, qui ne connaissent plus de maladies aiguës avec forte fièvre, ou qui le sont continument, sous des formes apparemment atténuées ou décidément invalidantes (asthme par exemple), le cas de graves pathologies, précocement subies finissant d'assombrir la perspective et soulever l'inquiétude. Jusqu'à fulminer et conserver cette accusation extrême et bouleversante du Dr Broussalian, d'un "crime contre l'humanité", que commettrait la médecine contemporaine, dans ses pratiques ordinaires, parfaitement intégrées, hautement socialisées ?

       Dans sa préface du livre Les Niveaux de santé qu'il a édité et adapté en français avec son confrère français Jean-Claude Ravalard, le médecin genevois dit encore, que ces derniers "n'offrent rien de moins qu'une compréhension claire des mécanismes de la santé et de la maladie. Ils permettent à tout praticien de situer le niveau de santé de son patient. Homéopathes et allopathes sont donc pareillement concernés par cette lecture qui s'avère être une véritable cheval de Troie pour introduire la logique de l'homéopathie dans l'esprit de tous ceux qui en ont été maintenus à l'écart. Ils devraient être lus par tous nos confrères interpellés par l'évolution inexorablement défavorable de tous leurs malades, condamner à consommer sans cesse plus de médicaments, et dont l'état de santé ne cesse de décliner d'année en année.

       L'ouvrage vous permettra de percevoir clairement le grave danger encouru par une humanité traitée depuis un siècle avec la chimiothérapie qui ne fait que refouler toujours davantage en profondeur la pathologie sous prétexte de soulager des groupes de symptômes arbitrairement choisis." (préface)

     

      Pour enchérir,  Erick von WOENSEL, homéopathe néerlandais co-auteur du livre Les Niveaux de santé (c'est lui qui expose les études de cas de l'ouvrage) souligne l'apport de George Vithoulkas, offrant "d'entrevoir les effets négatifs des traitements suppressifs sur le niveau général de santé de l'homme - tant sur le plan mental, émotionnel que physique - et l'augmentation extraordinaire  des maladies chroniques systémiques que nous voyons aujourd'hui, maladies qui surviennent chez des patients de plus en plus jeunes." (p.14)

     

       Nous nous demandions précédemment, à l'évidence sous la clarté induite de cette approche médicale, quel était au jour d'aujourd'hui l'état de santé réel de la population humaine, notamment dans les pays du Nord, dits occidentaux, alors que gloire y est entonnée, mais que des maladies nouvelles émergent, d'anciennes sont craintes de récidive - et lesquelles ?! (pour essoufflement des antibiothérapies, entre autres), des pathologies joliment appelées civilisationnelles explosent et témoignent de dégénérescences avancées.

       [Une unité pour jeunes malades d'Alzheimer s'est ouverte en 2015 en France. L'article vanterait-il le service public préoccupé de soigner les plus jeunes au lieu de s'interroger sur la jeunesse des patients ?

    http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/c-est-le-premier-centre-pour-jeunes-malades-d-alzheimer-12-02-2015-4525953.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr]

       La conception médicale par "niveaux de santé", simple et vérifiée par des décennies de pratiques, propulse les questions et assoit rapidement le jugement. Gardez raison doit prévaloir, l'interrogation et l'observation. Elle chavire l'édifice médical contemporain, principalement allopathique (avec focalisation symptomatique et intervention médicamenteuse de "nettoyage" hard des symptômes pointés).

       George VITHOULKAS édicte volontiers que le SIDA n'a pu apparaître que dans une population dont le niveau de santé était très très bas, très faible. Le Pr Luc MONTAGNIER, celui qui a isolé le virus de cette pandémie terrifiante, corrobore à sa manière cette certitude, dans la vidéo suivante, s'il ne parle que de l'infâme situation africaine (et veuillez pardonner le générique qualificatif "africain" que nous réitérons ensuite, par grossière facilité).

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=bAPZnPuPuwc

     

       Notes :

      - Sur le SIDA en Afrique, sur la recherche de son origine et l'empressement qu'il suscite aujourd'hui, nous avons repris deux articles en Tsukeshoinl'un mentionnant des conditions de vie des pires et des pratiques médicales dramatiques, l'autre un habillage caritatif, à nos yeux hyper-douteux (qui n'est pas sans rappeler une fois encore Rockefeller, et sa Rockefeller foundation, fort bien référencée sur Google : Le seul patronyme et ça balance).

       - Un site compulsif à souhait (et forcément "complotiste" !) permet de retrouver, entre autres, le contenu - en texte - d'une vidéo qui a existé un moment sur Internet, débutant sur l'exploitation pétrolière américaine et  le règlement sanglant des conflits ouvriers qui l'inaugura, l'ébullition pétro-chimique (dont pharmaceutique) s'ensuivant : https://medicamentpoison.wordpress.com/

       -   L'approche par niveau de santé s'appuie fondamentalement sur le système immunitaire de l'organisme. Ce dernier y est perçu en capacité ou force réactive voire défensive capitale, en sorte de propriété vitale, inséparable du cours organique. L'art homéopathie, comme ébahi des résultats inouïs qu'il peut obtenir, en fait reposer ses hypothèses d'explication sur l'immunité naturelle et une complexité certaine... Niveaux de santé, homéopathie ne peuvent que renforcer la circonspection de la manipulation pourtant de plus en plus anodine de cette fabuleuse immunité, communément réduite à des anti-corps, objets caractérisés d'une indigente pensée dualiste (et guerrière). Le Dr Broussalian, sachant mesurer son langage quand il le faut (oui dame !), ne craint pas d'aller très loin à ce propos également... A découvrir sur Planète-homéo et son forum par exemple ! L'homéopathie attend son billet en Tsukeshoin, par ailleurs !

       - Absents dans ce billet, les "miasmes", énoncés par Samuel Hahnemann, recoupent les niveaux de santé de George Vithoulkas. Le mot français ne doit pas être interprété à l'habitude, mais comme la typologie de sensibilités ou fonds pathologiques. Appelés psore, tuberculose, syphilis, sycose (d'autres sont proposés de nos jours), les miasmes peuvent selon les cas se chevaucher, s'additionner (superpositions variées), se succéder... Du nom de fameuses et plus ou moins graves maladies, ils sont les stigmates et/ou les symptômes dérivés en sortes d'héritages, et traduisent des états de santé plus ou moins dégradés. Selon le Dr BOUDARD, homéopathe, les niveaux de santé de George Vithoulkas "correspondent aux 4 états de la psore : primaire, latente, secondaire et tertiaire".

       Source : http://www.planete-homeo.org/les-maladies-chroniques-les-miasmes/

     

       Enfin, une vidéo en anglais, qui appelle traducteur-s :

       Interview de George Vithoulkas en 2012 par Planète-Homéo (Dr E. Broussalian).

       Sources : https://www.youtube.com/watch?v=KNdK7Q_VXaA

       http://www.planete-homeo.org/product/les-niveaux-de-sante-george-vithoulkas-et-erik-van-woensel/

     

       # Ajout du 24-03-2016 : Recrudescence significative de la syphilis en France (dans les métropoles) signalée ce jour par le Journal de Culture matins. Alerte des spécialistes.

       Autre source, antérieure : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/02/05/24586-progression-syphilis-se-poursuit-france

     

        # Une vidéo assez récente permet d'entendre le Dr Broussalian sur les niveaux de santé.

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=BTy8YvCDqpw

     

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