•  L'UNE OU L'AUTRE, PLUSIEURS... FARCIES, etc.

    VIANDES A GOGO : NOEL

       "Cet étal de boucher (par Joachim BEUCKELAER, vers 1570) mélange des morceaux de bœuf (tête, pieds, côtes et carcasse), de mouton (têtes et pieds) et de porc (jambons, saucisses et boudins). Contrairement à l'étal  du charcutier, ici toutes le viandes sont fraîches, c'est-à-dire destinées à être cuites. Jusqu'au XIXe siècle, les images de boucherie se doivent de montrer des jambons, des saucisses, des boudins et des pieds de porc. Au fil des décennies,  cependant, la place de la viande de bœuf se fait de plus en plus envahissante et, à l'étal, la tête de bœuf commence à remplacer celle de porc. Le cochon cède peu à peu au bœuf son rôle d'attribut principal du boucher." Sources : http://ocf.xooit.fr/t4549-Pr%C3%A9paratifs-des-festivit%C3%A9s.htm et Le Cochon, Histoire d'un cousin mal aimé, Michel PASTOUREAU, coll. "Découvertes", Gallimard, 2009, p. 53, en commentaire d'une toile de motif similaire.

       Agressive image, on peut cependant douter de son ancienneté : minutie, réalisme très chatoyant, volonté d'exhaustivité suggèrent "bêtement" une imagerie pour enfant d'aujourd'hui. Le sanguinolent (ou paraissant tel) de la tête bovine ajoute la touche incongrue... Elle est d'un peintre baroque flamand (1534-1574, Anvers). "Ses compositions sont volontiers prétexte à de somptueuses natures mortes de fruits, de gibier et surtout de poissons. Sa technique, preste dans la touche, généreuse dans les empâtements, vive dans la couleur, annonce la truculence du baroque typiquement flamand de Jacob JORDAENS et Pierre Paul RUBENS. Dans ce XVIe siècle flamand qu'il représente bien, il est à la charnière de la Flandre du Moyen Âge, intériorisée et sévère, et de la Flandre festoyante et sensuelle du XVIIe siècle, tandis que la Hollande de REMBRANDT poursuit une méditation et une introspection luthériennes 1. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_Bueckelaer

     

      Les réveillons de fin d'année sont l'occasion de surexpositions et de consommations culinaires (et alcooliques) contrôlées et encore très ritualisées. La chair animale y occupe une place très importante où deux héritages grandiloquents se partagent le menu, distincts ou mêlés. L'un descend au moins de la table seigneuriale du Moyen-Age, riche d'une architecture gastronomique faite d'apparat et d'un festival gustatif et visuel (et olfactif, présumé) superlatif (quantité et qualité), l'autre d'inspiration religieuse ou sacrée, cultive le plat référentiel, la vedette, souvent dédiée à un animal privilégié, dont les associations peuvent enrichir la superbe. Le bœuf, mais aussi les morceaux ou les préparations habituelles du porc semblent exclues. L'extraordinaire doit marquer la soirée et la chair animale, jamais anodine (même si...), artistiquement cuisinée, trône. L'excès de bombance, une forme de débauche, sont tolérés ou recherchés en ce qu'ils marquent par les moyens humains les plus sensibles ces moments particuliers de l'hiver naissant, à partir de la nuit la plus longue, du solstice passé devenus jour christique fondateur et inauguration calendaire, ouvrant et fermant la "trêve des confiseurs" (vigilance s'impose politique d'autant autour de cette période mais aussi pendant...).

       C'est ce qu'un arrêt imagé sur nappes nous évoque, non sans mélancolies diverses, car ce moment de fêtes a pris de l'aile chez nous, involontairement, presque imperceptiblement. Après des années de "mauvaises relations", de sobriétés subies aussi (les pires à en croire les médias et les œuvres charitables), on dirait que l'indifférence s'installe, agrémentée de lointains souvenirs contrastés, où les tablées familiales relancent saveurs et ombres perdues, de la ville ou des champs. C'est l'enfance aussi, et les disparus.

     

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  •  Violence. Sous l'aile de l'absurde ?

       "Never never gonna give you up", Barry WHITE (1973), Stone gon. Sources : https://www.youtube.com/watch?v=K5zP7eQltDE & https://www.youtube.com/watch?v=VoSK_jFyvrc

        [Remarque : Le colosse est mort assez jeune, blindé de maladies "civilisationnelles". De sa voix exceptionnelle, je retiens une obstruction additionnelle que je crois désormais reconnaître chez d'autres, souvent associée à de l'embonpoint (ou davantage) et/ou des pathologies respiratoires, signes d'une "alimentation inadaptée" à mes yeux (production anormale de mucus) et d'autres "maltraitances" physiologiques avant tout, symptômes accentués dans les périodes de pollutions aériennes (comme à Paris et surtout Grenoble cette fin d'année 2016). Dans ce climat tussif (?), ce sont les techniques et les outils en vœu d'obsolescence pour les pouvoirs en place qui sont en cours d'accusation (feux de cheminée, voitures fonctionnant au diesel, à l'essence ou de fabrication ancienne) pour connaître probablement une législation répressive, accélératrice d'élimination à terme.]

       Barry (1944-2003) et Stanley... Deux itinéraires talentueux, "glorieux" au monde mondial du spectacle de la marchandise (!).

       Le film Eyes wide shut (jamais vu) révèle-t-il l'importance de la Voie de l'ourse ? Et des égarements pour qui s'en éloigne abusivement ou définitivement ? Quelle que soit l'exigence de rituel associé ce "culte" que nous préférons "voie", une vérité profonde y réside... que KUBRICK aura peut-être éperdument cherchée, et seulement effleurée, tout en engrangeant les errances des perdus, parfois féroces croyant se sauver.

       Maestro Barry WHITE en intro. Paroles et musique. Une manière de dire et d'être pour l'un qui entendit sa voie un peu tard, en prison - "It's now or never" (Elvis PRESLEY). (http://www.biography.com/people/barry-white-9542507#synopsis & https://fr.wikipedia.org/wiki/Barry_White

     

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  •  Du sensationnel, absolument. "Revivals" compris.

    Louve Menez Meur Keriadenn

       Grillage sur loup, seul (où est la meute ?), s'élançant énergiquement et comme irrémédiablement stupéfait de son enclos, domaine (public ! et touristique) du Menez Meur (29), août 2016. (Spectacle oppressant, insoutenable. De gros morceaux de viande fraîche donnés rythmiquement sauraient-ils effacer ce qui louche vers la torture.)

       C'est le treillis galva (ou inox...) qui va d'abord primer dans ce nouveau billet hors programme mais riche en protéines telles qu'on aime à se les figurer caricaturalement, à savoir musculaires, charnues et veinées. L'adrénaline va vite monter, de pair, jusqu'à l'apothéose, sagement achevée en écriture par John ZERZAN, parachevée de propos puissants tenus par Bernard CHARBONNEAU, auteur méconnu (inconnu pour moi), contemporain de Jacques ELLUL, autour de l'être humain, de la liberté...

      Linky, vous connaissez ? Pas encore assez, j'en suis certaine (dossier d'étude en cours ici, avant d'aller sur le terrain *. Josh DEL SOL arrimage premier). Prenez 15 minutes et continuez, lisez la suite !

       (Urgence oblige de déposer ma gangue d'effroi après visionnage et faciliter le rattrapage aux branches disponibles pour repartir sereinement. Les Pièces et Main d’œuvre viennent de faire paraître un excellent rapport de rencontre publique, à Mirepoix, à lire conjointement : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/un_soir_a_mirepoix.pdf)

     

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  •  Chaîne (humaine) d'abattoir / LEPETIT et d'autres

    CHAÎNE A L'ABATTOIR / LEPETIT (2016)

       Source : http://www.ouest-france.fr/charal-depuis-labattoir-jusqua-lemballage-521692

       Autre industriel de la viande : Charal. Mots du discours commercial :

       "Notre matière première est très complexe", confie Bruno AURIEUR, directeur du site de Cholet.

       "... phase de désassemblage"  " "sensibilité" du produit"

       "Pas de robotisation à outrance, d'ailleurs, "nous restons une industrie manufacturière". Une heure environ se passe entre l'abattage de l'animal et la mise au frigo, dans des chambres froides où la température est comprise entre 0 et 2 °C."

     

       Entrée du personnel : http://neptunya.fr/entree-du-personnel-un-documentaire-sur-les-abattoirs/

     

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  •  AU BOUT DU MONDE IONISÉ. FUKUSHIMA 2016.

       Sources : http://aloneinfukushima.com/en/index.html  & http://aloneinfukushima.com/en/index.html

     

       En recherchant samedi dernier (23-04-2016) davantage d'information sur l'irori illustrant le billet attaché aux foyers de Masanobu FUKUOKA, le site Un pied japonais a surgi et m'a bouleversée par son image d'en-tête. Envoutée (et c'est troublant, bien évidemment, tant pis, je le dis), j'ai compris (mais je n'en pas la confirmation définitive) que la scène prenait lieu dans les environs de Fukushima. Par quelques articles, la figure de Naoto est revenue... Figure bien connue chez les écologistes tendance bavarde et sentimentale, je cède aux visages que j'avais exclus volontairement jusqu'ici. Arrive ce qui arrive.

       Sources : https://unpiedjaponais.wordpress.com/2015/01/06/il-reste-un-homme-a-fukushima/

    https://unpiedjaponais.wordpress.com/2016/02/18/comemoration-cinematographique-de-fukushima/#more-2609

       Nota en le 2 octobre 2018 : l'en-tête a été remplacé par la blogueuse peut-être effarouchée par sa propre audace. Grand dommage. Pour elle ? Pour nous. Le saisissement était parfait en son profond dérangement.

     

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  •  Utopiste praticien (en pays) victorien.

     "L’étude de l’histoire, l’amour et la pratique des arts m’ont imposé de prendre en haine la civilisation."  In "Comment je suis devenu socialiste", in Contre l’art d’élite, op. cit., p.173, cité par Anselm JAPPE.

    William MORRIS politique

       "Frontispice des Nouvelles de Nulle Part réalisé en 1892 dans son imprimerie de Kelmscott Press." Source : https://lib54.wordpress.com/2013/03/03/william-morris-socialisme-et-beaute/

    William MORRIS politique

       "This book describes Morris’s vision of a better society. It first appeared in his socialist newspaper Commonweal, encouraging readers to continue the revolutionary struggle.

        Its hero William Guest (based on Morris himself) is a time-traveller who visits London in the future : free of pollution, with neither money nor private property, where people live communally and make decisions collectively, with no central government. Everyone delights in the pleasures of making beautiful things by hand.

        Morris’s story was later published as a book which circulated widely in a cheaply-printed edition. This copy comes from the more expensive edition produced by Morris’s Kelmscott Press. The illustration shows his country house, Kelmscott Manor in Gloucestershire. Morris wanted everyone to enjoy the peaceful happiness such beautiful surroundings could bring.

        News from Nowhere is now seen as the first ‘ecotopia’, a tribute to the continuing relevance of Morris’s utopian vision of sustainable living. "

       Source : http://www.wmgallery.org.uk/collection/themes/william-morris/object/news-from-nowhere-k5-1893/page/10

     

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  •  Au temps de William MORRIS (et de PRÉCY ?)

    LONDRES 1834-1896

       Source : http://peccadille.net/2014/06/18/entre-mythe-et-realite-londres-vu-par-gustave-dore/

      "Gustave DORÉ, Pickle Herring Street, planche pour London, a pilgrimage, 1872, BnF/Gallica."

      "Mouvement d’affaires [Pickle Herring street], Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Adolphe PANNEMAKER. Fumé d'une planche publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard JERROLD, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 24. Adaptation française, Londres, texte de Louis ÉNAULT, Louis Hachette (Paris), 1876, p. 35. BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (H)-FOL © Bibliothèque nationale de France."

     

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  •  "...comme par magie, un ordre heureux." (p. 24)

    JARDIN MIRACLE / de PRECY (1912)

    JARDIN VIE HUMANITE

       Le jardin de Brigitte - Alsace, blog et jardin, accueille des grenouilles. Photographie de l'une d'elles par des visiteurs blogueurs : http://arrosoirs-secateurs.com/Le-jardin-de-Brigitte-a-Bernwiller

       Au-dessus, photographie de son jardin - très beau (extraordinaire ?) sur ses pages virtuelles -, par Brigitte elle-même : http://lejardindebrigitte.blogspot.fr/search?updated-min=2010-01-01T00:00:00%2B01:00&updated-max=2011-01-01T00:00:00%2B01:00&max-results=22

     

       "Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminé par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m"invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit - oui, "m'envahit" est le mot juste, car ce sentiment pénétra en moi." (p. 23)

     

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  •  Comme un fleuve naissant au grand jour

      "L'horizon", L'Horizon, 2006. Source : https://www.youtube.com/watch?v=0lbfe4m7j2k

      Comme un fleuve naissant au grand jour   Au pied de grands barrages, ils s'arrêtent et s'endorment   Ils rêvent de fruits et de baies, de charbon posé sur le feu à ciel ouvert   Ils rêvent de fruits et de baies

    ("Le convoi, Vers les Lueurs, 2012)

     

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