• EST-CE GRAVE DOCTEUR ?

     OUTRE LES DECISIONS POLITIQUES

       Franck LEPAGE, sur "Interdit d'interdire". Très valable échange au début, tout au long aussi mais avec des redites pour les habitués de Tsukeshoin. et de la circonspection dès que l'ambition politique entre en jeu... ("Les travailleurs prennent le pouvoir", Bernard FRIOT, "perspective révolutionnaire" : mouais tenace, qui oblige à mettre d'office dos à dos avec Pierre de BRAGUE ennemi de principe pour un choc pétaradant qu'on voudrait fertile). Article 16 de la Ve République en point d'orgue... ou sinusoïde sonore de sirène (pompier) : garde à M. MACRON d'ores et déjà angoissant. Source : https://www.youtube.com/watch?v=p6d82YwSFII

     

       Le dépistage est totalement insuffisant, en nombre clament certains, en QUALITE (fiabilité des résultats), ai-je surtout compris, et quand il est disponible donc.

       L'état de santé général des populations européennes et française est-il bon ? Préalable !

       Du "terrain". Des niveaux de santé.... Rase-motte soutenu ? Plutôt dans mon idée (remarque ambiante : on verra !)

          Quelle est cette maladie ? Grave, pas grave ?

       Après les coups de semonce triple-stress lus cette semaine (BONNAL, DOGNA...) largement repris ce jour, la réponse de sa faible dangerosité sanitaire qui me tient depuis le début finit par me tenailler relativement à ses effets sociaux, politiques - et économiques, et à l'avenir.

       Calme à l'épreuve.

      Vais-je rester cloitrée de peur, progéniture collée, derrière le canapé - à en mourir ! - d'avoir découvert, compris... l'horrible vérité ! Ou la métamorphose des villes en montages de coffre-forts (vides ou pleins) ressort d'une vaste illusion ordonnée autour d'un virus particulièrement intéressant (scientifiquement / politiquement) ?

     

       Source relayée par Michel DOGNA (https://newsletter.micheldogna.fr/view/a62e/ZrQj81e/r/email-message/z/XG0S) : https://www.youtube.com/watch?v=izzadeWl3b0

       Proche contenu :  https://www.lanceurdalerte.info/2020/04/08/coronavirus-les-chiffres-sont-faux/

     

       Le spectre est franchement étendu...

      Tatiana VENTÔSE aurait le covid-19 (souffrante mais sans certitude sur le mal) ? Pr Didier RAOULT sur-spécialiste ? A-t-on envie de les écouter ?

       # Oui, le mousquetaire, le 15-04-2020 : https://www.youtube.com/watch?v=5gMj6r9t-F4

      Introduction issue d'un relais sur Planète-homépathie plus facile : http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

       - Qui date un peu mais troussé, blousé - blanc - de "spécialistes" : https://strategika.fr/2020/03/30/douze-experts-sinterrogent-sur-la-panique-autour-du-coronavirus-strategika/

       - Davantage de recul, toujours blousé : https://strategika.fr/2020/04/08/10-experts-medicaux-de-premier-plan-critiquent-la-panique-autour-du-coronavirus/

       - De la situation italienne au 20-03-2020 sous la loupe : https://strategika.fr/2020/03/29/coronavirus-italie-le-profil-des-victimes/

     

    EST-CE GRAVE DOCTEUR ?

       Singes ours de Chine, dit aussi bruns ou à face rouge (Macaca arctoides), espèce en situation critique (disparition). L'ancien, le vieux, - la vieille !? - au centre captivant. Quelle tension aux antipodes de ce nous manageons en société contemporaine. Pas de trique (nécessité et/ou autoritarisme) comme pour l'obéissance traditionnelle - patriarcale !  non plus ? Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_mammif%C3%A8res_en_Chine

     

       Rob WALLACE ? Permet le balancier. Vers la grande forêt de nos rêves et profonds archaïsmes, en contemporaine coupe claire, soit féroce, les médiatiques et répétitives "coupes sombres" relevant de l'erreur de langage.

       "Rob Wallace est biologiste évolutionniste et phylogéographe pour la santé publique aux États-Unis. Il travaille depuis vingt-cinq ans sur divers aspects des nouvelles pandémies et est l’auteur du livre Big Farms Make Big Flu : Dispatches on Infectious Disease, Agribusiness, and the Nature of Science [Les grandes fermes font la grande grippe : considérations sur les maladies infectieuses, l’agroalimentaire et la nature de la science] (2016)."

        Extraits surlignés à ne pas laisser hors leur texte d'origine, même si beaucoup a été repris. Source relayée indirectement par la revue de presse de Lieux communs ("covid-free" !)  : https://sniadecki.wordpress.com/2020/03/23/coronavirus-wallace-fr/

       "(...) Les sceptiques de la pandémie affirment que le nombre de patients infectés et tués par le coronavirus est largement inférieur à celui de la grippe saisonnière classique. Que pensez-vous de cette assertion ?

       Rob WALLACE : Je serais le premier à me réjouir si cette épidémie était contrôlée rapidement. Mais ces efforts pour écarter le danger potentiel du Covid-19 en citant d’autres maladies mortelles, en particulier la grippe, sont un artifice rhétorique pour faire comme si l’inquiétude concernant le coronavirus était déplacée.

       La comparaison avec la grippe saisonnière est donc trompeuse…

       RW : Il n’est pas très logique de comparer deux agents pathogènes sur des parties différentes de leur courbe épidémique. Oui, la grippe saisonnière infecte plusieurs millions de personnes dans le monde, tuant, selon les estimations de l’OMS, jusqu’à 650 000 personnes par an. Cependant, le Covid-19 ne fait que commencer son voyage épidémiologique. Et contrairement à la grippe, nous n’avons ni vaccin, ni immunité collective pour ralentir l’infection et protéger les populations les plus vulnérables.

       Même si la comparaison est trompeuse, ces deux maladies sont des virus et ils appartiennent même à un groupe spécifique, les virus à ARN. Les deux peuvent provoquer une maladie. Tous deux affectent la bouche et la gorge et parfois aussi les poumons. Enfin, ils sont tous deux assez contagieux.

       RW : Ce sont des similitudes superficielles qui manquent un élément essentiel dans la comparaison de deux agents pathogènes. Nous en savons beaucoup sur la dynamique de la grippe alors que nous en savons très peu sur le Covid-19. C’est un saut dans l’inconnu. Il y aura beaucoup d’éléments sur le Covid-19 qui demeureront inconnus jusqu’à ce que l’épidémie se manifeste pleinement. En même temps, il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas de comparer le Covid-19 à la grippe. Il y a le Covid-19 d’une part et la grippe d’autre part. L’émergence d’infections multiples capables de devenir pandémiques et de s’attaquer conjointement aux populations devrait constituer la préoccupation principale.

       Vous menez des recherches sur les épidémies et leurs causes depuis plusieurs années. Dans votre livre Big Farms Make Big Flu, vous tentez notamment d’établir des liens entre les pratiques agricoles industrielles, l’agriculture biologique et l’épidémiologie virale. Quelles sont vos conclusions ?

       RW : Le véritable danger de chaque nouvelle épidémie est l’échec à – ou, pour le dire plus précisément, le refus opportun de – comprendre que chaque nouveau Covid-19 n’est pas un incident isolé. L’augmentation de l’occurrence des virus est étroitement liée à la production alimentaire et à la rentabilité des sociétés multinationales. Quiconque cherche à comprendre pourquoi les virus deviennent plus dangereux doit étudier le modèle industriel de l’agriculture et, plus particulièrement, de l’élevage animal. À l’heure actuelle, peu de gouvernements et scientifiques sont prêts à le faire. Bien au contraire.

       Lorsque de nouveaux foyers apparaissent, les gouvernements, les médias et jusqu’à la plupart des établissements médicaux sont tellement pris sur l’urgence qu’ils écartent les causes structurelles qui poussent de multiples agents pathogènes marginaux à devenir soudainement des célébrités mondiales, les uns après les autres.

    (...)

      Dans de nombreux médias, on prétend que le point de départ du coronavirus était un "marché d’aliments exotiques" à Wuhan. Cette description est-elle fondée ?

       RW : Oui et non. Il existe des indices spatiaux en faveur de cette hypothèse. La généalogie des contacts a permis de relier les infections au marché de gros des fruits de mer de Hunan, à Wuhan, où des animaux sauvages étaient vendus. L’échantillonnage de l’environnement semble permettre de désigner l’extrémité ouest du marché où les animaux sauvages étaient conservés.

       Mais jusqu’où faut-il remonter et jusqu’où faut-il enquêter ? Quand exactement l’urgence a-t-elle réellement commencé ? En se concentrant sur le marché, on passe à côté des origines de l’agriculture sauvage dans l’arrière-pays et de sa capitalisation croissante. À l’échelle mondiale, et en Chine, l’alimentation sauvage est de plus en plus formalisée comme secteur économique. Mais sa relation avec l’agriculture industrielle va au-delà du fait de tirer les mêmes sources de revenus. À mesure que la production industrielle – porcine, avicole et autres – s’étend à la forêt primaire, elle fait pression sur les exploitants d’aliments sauvages pour qu’ils s’enfoncent davantage dans la forêt à la recherche de populations sources, augmentant ainsi l’interface avec de nouveaux agents pathogènes et, par là leur propagation. C’est le cas pour le Covid-19.

       Le Covid-19 n’est pas le premier virus à se développer en Chine que le gouvernement a tenté de dissimuler.

       RW : Oui, [en 2002, le SRAS provenait d’une autre région de Chine, et avait la même origine, un marché d’animaux sauvages et domestiques ; NdE] mais il ne s’agit pas d’une exception chinoise. Les États-Unis et l’Europe ont également servi de terrain d’essai pour de nouveaux virus de grippes, récemment H5N2 et H5Nx. Leurs multinationales et leurs intermédiaires néocoloniaux ont été à l’origine de l’émergence d’Ebola en Afrique de l’Ouest et de Zika au Brésil. Les responsables étatsuniens de la santé publique ont couvert l’agrobusiness lors des épidémies de H1N1 (2009) et de H5N2.

       L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenant proclamé l’ "urgence sanitaire de portée internationale". Cette étape est-elle correcte ?

       RW : Oui. Le danger d’un tel agent pathogène est que les autorités sanitaires ne maîtrisent pas la distribution statistique des risques. Nous n’avons aucune idée de la façon dont l’agent pathogène peut réagir. Nous sommes passés en quelques semaines d’une épidémie dans un marché à des infections qui se sont répandues dans le monde entier. L’agent pathogène pourrait tout simplement s’épuiser. Ce serait formidable. Mais nous ne savons pas. Une meilleure préparation augmenterait les chances de réduire la vitesse de fuite de l’agent pathogène.

       La déclaration de l’OMS fait également partie de ce que j’appelle le théâtre de la pandémie. Les organisations internationales sont toujours mortes de leur inaction, comme par exemple la Société des Nations. L’ONU est toujours préoccupée par sa propre pertinence, son pouvoir et son financement. Mais cet activisme peut aussi converger et permettre la préparation et la prévention réelles dont le monde a besoin pour perturber les chaînes de transmission de Covid-19.

       (...)

       Dès que le virus est découvert dans un pays, les gouvernements réagissent partout par des mesures autoritaires et punitives, comme la mise en quarantaine obligatoire de zones entières de terres et de villes. Des mesures aussi drastiques sont-elles justifiées ?

       RW : Utiliser une épidémie pour tester le dernier cri en matière de contrôle autocratique est une catastrophe : le capitalisme a déraillé. En matière de santé publique il me paraît a priori plus judicieux de s’appuyer sur la confiance et l’empathie, qui sont des facteurs épidémiologiques décisifs. Sans eux, les autorités perdent le soutien des populations.

       Un certain sens de la solidarité et du respect forment des aspects essentiels pour susciter la coopération dont nous avons besoin pour survivre ensemble à de telles menaces. Des quarantaines autonomes avec le soutien approprié – vérifications par des brigades de quartier formées, des camions d’approvisionnement alimentaire faisant du porte-à-porte, la suspension du travail et l’assurance chômage – peuvent susciter ce type de coopération, et créer le sentiment que nous sommes tous dans le même bateau.

       Comme vous le savez peut-être, en Allemagne, avec l’AfD, nous avons un parti de facto nazi avec 94 sièges au parlement. La droite nazie dure et d’autres groupes associés aux politiciens de l’AfD utilisent la crise du coronavirus dans leurs campagnes d’agitations. Ils diffusent de faux rapports sur le virus et exigent du gouvernement des mesures plus autoritaires : restriction des vols et des arrêts d’entrée pour les migrants, fermeture des frontières et quarantaine forcée…

       RW : L’interdiction de voyager et la fermeture des frontières sont des exigences avec lesquelles la droite radicale veut racialiser ce qui sont désormais des maladies mondiales. C’est évidemment un non-sens. À ce stade, alors que le virus est en train de se propager partout, la chose sensée à faire est de développer une santé publique résiliante qui ait les moyens de traiter et de guérir toutes celles et ceux qui sont infectés.

       Plus profondément, il faudrait évidemment commencer par cesser de voler les terres des gens à l’étranger et de favoriser les exodes. Ainsi nous pourrions empêcher les agents pathogènes d’apparaître.

       Que faudrait-il faire pour procéder à des changements durables ?

        RW : Pour réduire l’apparition de nouveaux foyers de virus, la production alimentaire doit changer radicalement. L’autonomie des agriculteurs combinée à un secteur public fort pourraient freiner les effets de cliquets environnementaux et les fuites en avant infectieuses. Il faudrait également réintroduire des variétés diverses d’animaux et de cultures – dans le cadre d’un ré-ensauvagement stratégique – tant au niveau des exploitations agricoles qu’au niveau régional. Puis permettre aux animaux destinés à l’alimentation de se reproduire sur place pour transmettre les immunités développées. Relier la production à la circulation. Subventionner des programmes de soutien des prix et d’achat par les consommateurs pour soutenir la production agroécologique. Défendre ces expériences à la fois contre les contraintes que l’économie néolibérale impose aux individus et aux communautés et contre la menace d’une répression étatique menée par le capital.

       Quels mots d’ordre porter face à la dynamique croissante des épidémies ?

       RW : Il faut mettre définitivement fin à l’agrobusiness en tant que mode de reproduction sociale, ne serait-ce que pour des raisons de santé publique. La production alimentaire capitaliste repose sur des pratiques qui mettent en danger l’humanité tout entière, contribuant en l’occurrence à déclencher une nouvelle pandémie mortelle.

       Nous devons exiger que les systèmes alimentaires soient socialisés de manière à empêcher l’émergence d’agents pathogènes aussi dangereux. Pour cela, il faudra d’abord réintégrer la production alimentaire dans les besoins des communautés rurales. Cela nécessitera des pratiques agroécologiques qui protègent l’environnement et les agriculteurs qui cultivent nos aliments. En gros, nous devons combler les fossés métaboliques qui séparent nos écologies de nos économies. En bref, nous avons un monde à gagner."

       Source  : https://sniadecki.wordpress.com/2020/03/23/coronavirus-wallace-fr/

       Autres aspects, connexes :

      Importance des pesticides ? Piste soulevée par Jean UMBERT en toute modestie, sur Planète-homépathie : https://planete-homeopathie.org/forum/viewtopic.php?f=9&t=6898&start=30

      Le rôle de la qualité de l'air par L'Echelle de Jacob : L'Échelle de Jacob: Ozone et Covid-19

     Sensibilisation aux ondes, dont la 5G menaçante : http://www.docteurpascaleminiou.com/pages/coronavirus-sars-cov-2-et-infection-covid-10/oem-et-confinement.html & https://fr.theepochtimes.com/le-5g-est-lidee-la-plus-stupide-de-lhistoire-du-monde-selon-un-professeur-emerite-816422.html?fbclid=IwAR28Z3BW5S2sR-rqWn2ErVqdCZ-L-ejfDcfp6phg3pc4-RfQRRDwFjlHkUM

     

       On enfonce le clou par trop pointu (c'est-à-dire trop-plein personnel devant tant d'évidence et accusation globale - lien Nature/exploitations-pollutions du moins - qui fabrique manipulateurs en chaine pyramidale) : https://www.actu-environnement.com/ae/news/dereglement-climat-coronavirus-augmentation-propagation-virus-pandemie-35212.php4#xtor=ES-6

     

    EST-CE GRAVE DOCTEUR ?

      Image du virus relevé sur un patient américain. "This undated electron microscope image made available by the U.S. National Institutes of Health in February 2020 shows the Novel Coronavirus SARS-CoV-2. Also known as 2019-nCoV, the virus causes COVID-19. The sample was isolated from a patient in the U.S. (NIAID-RML via AP)". Source : https://www.ctvnews.ca/health/is-covid-19-spreading-because-we-didn-t-heed-the-lessons-of-previous-viral-outbreaks-1.4816167

     

      Bruno CANARD "directeur de recherche CNRS dans le laboratoire "Architecture et fonction des macromolécules biologiques", à Marseille".

       Source : https://www.frm.org/coronavirus-virus-emergents/itw-coronavirus-bruno-canard

       Copie surlignée (au 13-04-2020) :

       "Comment le Covid-19 est-il apparu ?

       Bruno Canard : Le Covid-19 est une maladie infectieuse respiratoire due à un virus qui était jusqu’ici caché dans la nature. Comme tous les virus qu’on qualifie d’émergents, il a réussi à passer la barrière des espèces, c’est-à-dire de l’animal à l’homme, a réussi à s’adapter à son nouvel hôte et se propage en ce moment dans la population. Son incidence qui était très faible jusqu’ici a brusquement augmenté. Le COVID-19, pour CoronaVIrus Disease 2019, c’est le nom de la maladie. Le virus appartient à la grande famille des coronavirus, il s’appelle SAR-Cov-2. C’est un parent proche du virus responsable du syndrome respiratoire aigu, le SRAS, qui a sévi en 2003, mais ces virus sont différents".

        Pourquoi ce virus se propage-t-il aussi vite dans la population ?

        BC : Le virus du Covid-19 a une capacité exceptionnelle à se multiplier. Dans "un dé à coudre" de sécrétions nasales, il y a des centaines de milliards de particules virales. Et comme tous les virus respiratoires, il se transmet principalement dans des gouttelettes expulsées lorsqu’une personne infectée éternue ou tousse. Il est donc extrêmement transmissible. Ces gouttelettes peuvent aussi se retrouver sur des objets qu’on peut alors toucher, et comme on a tendance à porter la main au visage, on peut de cette manière contracter le virus. La durée de vie d’un virus sur des surfaces est difficile à estimer, cela dépend de la quantité expulsée dans les gouttelettes, de la surface — si, par exemple, la surface est absorbante — de la saison, s’il est en plein soleil ou à l’ombre… D’où les recommandations de se laver souvent les mains avec du savon ou avec une solution hydroalcoolique, pour tuer le virus et couper la transmission.

       Est-ce qu’il y a déjà eu des épidémies similaires ?

       BC : Si on se concentre sur la famille des coronavirus, oui, c’est la 3e épidémie grave à laquelle nous sommes confrontés. Ce fut le cas en 2003 avec le SRAS-CoV, responsable du syndrome respiratoire aigu sévère, qui est apparu en Chine. Puis en 2012, les premiers cas d’infection par le MERS-CoV sont apparus en Arabie Saoudite ; ce virus continue à se transmettre mais on compte peu de cas. Le SARS-CoV-19 a émergé en Chine mi-décembre 2019 et se propage dans le monde depuis début 2020. En tout cas, le COVID-19 n’est malheureusement ni la première ni la dernière épidémie de ce type.

       Où en est la recherche en termes de vaccin et de traitement ?

       BC : On ne connait pas bien le SARS-CoV-2, car il vient d’émerger, donc on ne peut pas fabriquer un vaccin rapidement. Dans le meilleur des cas, un vaccin sera produit d’ici 12 à 18 mois. Mais j’alerte sur plusieurs points. Certains vaccins sont difficiles à développer, rappelons qu’on attend depuis 30 ans celui contre le sida ! Et si un vaccin anti-SARS-CoV-19 est développé, il ne servira à rien si le virus a totalement disparu dans quelques mois. En 2003, c’est ce qui s’est passé avec le SRAS. Enormément d’argent a été dépensé pour faire un vaccin, pour se rendre compte en 2004 et 2005 que le virus avait disparu. Et c’est là que la recherche fondamentale est capitale : l'’option du médicament, surtout en prophylaxie autour des premiers cas, est à privilégier. Contrairement à un vaccin qui sera efficace sur un type de coronavirus connu à l'avance, un médicament antiviral s’attaquera aux parties conservées de tous les coronavirus présents et à venir, celui du SRAS en 2003, celui qui sévit actuellement, et ceux que l'on ne connait pas encore.  C’est en étudiant son mode d’action et aussi sa structure que nous réussirons à mettre à disposition de tous les partenaires les données scientifiques nécessaires à l'élaboration d'un candidat médicament pour lutter contre tous les coronavirus.

      Peut-on prévoir l’émergence de nouveaux virus ?
     
       BC : C’était justement l’objet d’un projet européen collaboratif que j’ai monté au début des années 2000, avec Christian CAMBILLAU. L’objectif était de se préparer au niveau scientifique à l’émergence de nouvelles épidémies virales. Théoriquement, on peut assez rapidement préparer à une épidémie les hôpitaux, la population, les diagnostics… mais quand on veut développer un médicament, c’est en s’appuyant de la recherche au long cours, cela prend des années et ne se fait pas du jour au lendemain. Avec Christian, nous avons imaginé d’étudier un virus à ARN de chaque grande famille : un coronavirus, un flavivirus — représentant Zika ou la Dengue —, un filovirus — représentant Ebola —, un virus de la famille de la rougeole, un alphavirus — représentant Chikungunya —, etc… Nous voulions notamment déterminer les structures tridimensionnelles de leurs protéines les plus conservées, classer leurs fonctions... collecter des données nécessaires à l’élaboration de médicaments. Nous nous étions dit que lorsqu’un nouveau virus apparaîtrait, il serait nécessairement proche de ceux que nous avions étudiés. Et comme l'étude portait sur les protéines les plus conservées, des médicaments auraient alors été prêts pour faire face aux prochaines épidémies, et un médicament élaboré 10 ou 15 ans à l'avance aurait fonctionné contre le COVID-19. Puis en 2009, l’Europe et l’Etat français se sont désengagés de cette problématique.
     
       En quoi le soutien de la FRM (Fondation pour la Recherche Médicale) est-il crucial pour vous ?
     
       BC : Nous sommes peu de laboratoires français experts sur le coronavirus et j’ai eu beaucoup de mal à maintenir des financements sur le long terme. Mon équipe a la chance d’être financée actuellement par la FRM. C’est un des rares organismes qui permet ce genre de recherche, celle qui prend des années. Les projets financés sont sélectionnés en toute indépendance, hors mode et urgence, avec une solide vision scientifique.

        Quelles recherches menez-vous actuellement grâce à ce financement ?

        BC : Mon équipe travaille sur 3 virus émergents : un coronavirus, un flavivirus et le virus Ebola.

       Nous cherchons à comprendre comment leur machinerie réplique leur matériel génétique. Plus précisément, nous essayons de comprendre comment certaines enzymes virales reproduisent à l’identique aussi rapidement et avec autant de précision le matériel génétique viral, pourquoi certaines mutations virales apparaissent et permettent au virus de s’adapter, et comment ces enzymes, en "décorant" le matériel génétique du virus, lui permettent de se camoufler et leurrer le système immunitaire.

       Cette machinerie à l’origine de la synthèse du matériel génétique du virus est très conservée entre les virus d’une même famille. Donc si l'on peut en déterminer précisément la structure et mieux comprendre son fonctionnement, on pourra réussir à trouver des molécules pour perturber le fonctionnement de cette machinerie. Ces molécules pourront ensuite être développées et améliorées par ces mêmes laboratoires ou d’autres collaborateurs pour en faire des candidats médicaments.

       C'est la mission de la recherche fondamentale."

       Source : https://www.frm.org/coronavirus-virus-emergents/itw-coronavirus-bruno-canard

       Vidéo d'une conférence très spécialisée : https://www.youtube.com/watch?v=DjZR3TUW87I

       # Au 15-04-2020 et peu avant : https://class.alternative-academy.net/confirmation-nawrocki/ (Dr Tadeusz NAWROCKI) & https://planete-homeopathie.org/forum/viewtopic.php?f=9&t=6926 avec pour même origine https://www.youtube.com/watch?time_continue=425&v=PgaRJPL8cmE&feature=emb_title

       (Le 17-04-2020 : http://www.cielvoile.fr/2020/04/le-covid19-empeche-les-globules-rouges-de-transporter-l-oxygene.html)

     

       Florian PHILIPPOT dans un propos équilibré, disons minimal ! (pragmatique, et sans aller trop loin pour encourager l'alternative réelle (le dépistage, le traçage ?... et l'incontournable ré-industrialisation des dits "patriotes", "souverainistes" etc.). Source : https://www.youtube.com/watch?v=PqNB79QUiRM

     

       Politique pure encore, François ASSELINEAU, énergique, entrainant. Histoire de renvoyer le balancier, sans grand coup. Source : https://www.youtube.com/watch?v=hoh0dHx_YtI

     

       "Dire qu'on en est là..."

      Annexe : https://sniadecki.wordpress.com/2019/12/21/revue-centraliens/

     

    « GRANULES DE GUÉRISON LE MES DE L'UE »