• Feu d'usage très ancien bis / WRANGHAM

     Ancienneté ré-énoncée et théorisations... abusives ?

    Feu d'usage très très ancien / WRANGHAM (2016)  "Fossiles d'Homo erectus et reconstitution. (Cleveland Museum of Natural History) By Hairymuseummatt. Source : http://www.dinosoria.com/homo_erectus.htm

       "Il y a au moins 500 000 ans, Homo erectus a apprivoisé le feu. Il a alors franchi une étape décisive qui allait le distinguer pour toujours des autres espèces animales."

       "La plus ancienne de toutes les sous-espèces d’Homo erectus a été mise au jour à Olduvai Gorge, en Tanzanie. Appelée Homo erectus olduwaiensis, cette sous-espèce est considérée par la majorité des paléontologues comme le seul spécimen d’Homo erectus en Afrique.

       D’autres fossiles ont été retrouvés en Algérie qui remontent à environ 900 000 ans. Le plus récent Homo erectus qui fait l’unanimité a été exhumé en Allemagne, à Bilzingsleben. Il est daté de plus de 300 000 ans. Les fossiles africains et européens diffèrent des fossiles d’Homo erectus de Java et de Chine. (...) Certains chercheurs classent les fossiles d’Europe dans une autre espèce : Homo heidelbergensis. Par contre, d’autres estiment qu’il s’agit simplement d’une sous-espèce : Homo erectus heidelbergensis. Cette controverse peut sembler futile mais elle a une importance considérable. En effet, si tous les fossiles sont considérés comme faisant partie de la même espèce, on peut alors considérer Homo erectus comme l’ancêtre de l’Homme actuel. Par contre, si ces fossiles appartiennent à des espèces distinctes, seule l’une d’entre elles serait notre ancêtre."

       "Homo erectus (l'homme debout) dérive probablement d'Homo habilis. Il vivait il y a environ 1,7 à 0,5 million d'années. Ses origines se situent en Afrique de l’Est. C’est le début du quaternaire. Cet hominidé va perdurer pendant presque 1,5 million d’années ce qui est un vrai record.
        Ce nouveau venu va cohabiter avec Homo habilis pendant des centaines de milliers d’années. Puis, il va le supplanter et occuper toute l’Afrique. Homo erectus quitte rapidement l’Afrique et en quelques dizaines de milliers d’années, on le retrouve au Proche-Orient. Par ce chemin, il atteint l’Eurasie.

       En France, l’Homo erectus est également appelé Anténéandertalien : Tautavel (450 000 ans), Montmaurin et Orgnac (300 000 ans), Le Lazaret, Biache-Saint-Vaast et de La Chaise (150 000 ans)."

       "Principales caractéristiques : face plus gracile, orbites basses,  crâne qui saille au niveau de l’occiput et sur le dessus en une sorte de crête, pas de fosses au dessus de la canine, mastoïde plus petite, dents assez proches de l’Homme moderne mais encore assez volumineuses, tête ronde sur un cou bien dégagé, bassin haut et étroit, jambes longues et bras courts."

      " Les aires du langage sont bien marquées sur les moulages. Cependant, Homo erectus n’était certainement pas un intellectuel car la partie frontale est très faible.

      Leur stature était proche de la nôtre en plus robuste. Il n’était probablement pas aussi velu qu’on l’imagine.
    Homo erectus était un excellent marcheur mais aussi un bon coureur."

       Source : http://www.dinosoria.com/homo_erectus.htm à partir des ouvrages : Berceaux de l'humanité, Larousse (2003) et La vie des hommes de la préhistoire, Ouest France (2003).

     

       Notes :

       - Avec une très grande ancienneté annoncée, fort différente de celle donnée dans le présent texte (volontairement édité / capture de foyers existants ou "fabrication" ex nihilo en distinctions partisanes, nodalité de la cuisson "brochée" dessus), l'article qui suit est à rapprocher d'un autre déjà rapporté en Tsukeshoin mentionnant une datation à 1,9 millions d'années d'usage. La valorisation de la cuisson est particulièrement présente. L'argumentation, due peut-être à sa transcription résumée et française, ne nous convainc cependant pas entièrement, par la validité des traces archéologiques telle que formulée du moins, et pour commencer. L'importance de la denture et de la taille des mâchoires est le maillon central, - ici comme pour les autres chercheurs (Chris ORGAN, Michael CHAZAN) relayés par Science et avenir -, d'un changement de comportement des homininés absolument déterminant, puisqu'il lie alimentation cuite et développement cérébral.

       - Un autre article, repris deux fois en Tsukeshoin, cite les travaux de Richard WRANGHAM en s'interrogeant également sur la validité de ses conclusions. La cuisson en est au cœur : http://tsukeshoin.eklablog.com/sucres-comperes-a124722422 ou http://tsukeshoin.eklablog.com/alimentation-des-debuts-d-homo-sapiens-a119629150

       - La raw food (alimentation crue) se voit directement mise en cause, par à un décompte calorique qui s'avérerait insuffisant sans cuisson (beaucoup plus énergétique aux mêmes effets masticatoires, conduisant par ailleurs à l'aménorrhée des femmes). C'est donc fort intéressant... et ne peut en laisser là. Dominique GUYOT à venir sous peu et à ré-examiner sous cet angle, notamment.

       - Pour un aperçu de l'assiette de nos ancêtres (avant les Gaulois) avec le détail du régime "paléo" au goût du jour (où les huiles sont étrangement admises) : http://tsukeshoin.eklablog.com/alimentation-des-debuts-d-homo-sapiens-a119629150

     

    Homo erectus en actions

       Source : http://www.yorku.ca/kdenning/2140tut15Nov.htm

     

      "L'évolution des hominidés et la découverte du feu", Claude Marcel HLADIK, François MAUGIS, 11 août 2016, Automates intelligents, Newsletter n°142, septembre 2016.

       COPIE SURLIGNEE :

       "L'article ci-dessous de Claude Marcel HLADIK (en retraite du Laboratoire d'Ecologie Générale, Museum National d'Histoire Naturelle, Brunoy) a été écrit en réaction à notre article L'hypothétique mutation à la source du succès évolutif des hominidés daté de 2011. Il nous a été transmis par François MAUGIS, chercheur ayant complété les travaux de WRANGHAM cité dans l'article. Il nous adresse un texte présentant certains de ses travaux : "La merveilleuse histoire de la pomme en l'air."

       François Maugis est Président de l'association Energie Environnement,  Référent développement durable et agenda 21 pour les projets territoriaux (Ministère de l'écologie,du développement durable et de l'énergie). Il est aussi membre du Conseil économique, social et culturel du Parc national de la Réunion. (...)

     

       L'évolution des hominidés
      
    Claude Marcel Hladik

       Il y aurait une explication, sans doute complémentaire à toutes les autres, concernant le passage de l'animal à l'homme. Il s'agit des travaux de l'américain (?) Richard Wrangham auteur de Catching Fire. How Cooking Made Us Human, Basic Books (2009).

       C’est toute l'’histoire de l’'émergence de l'’homme qui est remise en cause par ce livre et par les articles récemment publiés par Richard Wrangham dans des revues scientifiques incluant la très célèbre Current Anthropology. Jusqu’à présent, la plupart des anthropologues et des paléontologues s'’accordaient pour faire remonter à environ 500.000 ans les premières utilisations du feu pour la cuisson des aliments par le genre Homo. Cela se situait donc déjà bien avant l’'apparition d'’Homo sapiens. Mais les données soigneusement documentées et les arguments présentés par Wrangham dans son dernier ouvrage nous font faire un spectaculaire bond en arrière et remonter aux deux derniers millions d'’années. Plusieurs espèces auraient, à la suite d'’Homo erectus, très vraisemblablement utilisé le feu et inventé la cuisson des aliments, ce qui explique la pression de sélection vers une mâchoire réduite et un encéphale dont le volume n'’a cessé d’'augmenter.

        L'’argumentation de R. Wrangham - qui devrait amener beaucoup de scientifiques à ré-écrire la plupart des ouvrages concernant l’'évolution de l’'espèce humaine - est basée sur la paléontologie, l’'anthropologie physique et culturelle, et surtout sur des données biologiques incontournables mises en évidence au cours de la dernière décennie.

       Concernant la paléontologie, Wrangham et ses collègues avaient publié, dès 1999, les résultats de fouilles au cours desquelles des charbons de bois, datant de 1,7 million d’années, étaient présents sur des sites à Homo erectus. L'’interprétation d'’une maîtrise du feu très précoce fut alors remise en cause car la présence de traces de feu peut évidemment être le résultat du passage des incendies naturels. Cependant je fus moi-même tout à fait convaincu de son interprétation, au cours de discussions avec l’'auteur, connaissant les campements des Pygmées dans les forêts africaines, sur lesquels la trace des feux est rapidement effacée après leur abandon  ; car cela correspond bien aux restes ténus pouvant subsister pendant des millions d'’années, que nos collègues archéologues ont découverts.

        Depuis cette époque, Wrangham a continué à se documenter, et, comme les longues et difficiles fouilles des archéologues n’'apportent toujours pas de résultats suffisamment convaincants, ce sont les arguments biologiques qui constituent la plus grande partie de son dernier ouvrage. Ce livre passionnant, basé sur les comptes-rendus d'’expérimentations rigoureuses, se lit comme un véritable roman policier. Dans les premiers chapitres, l’'auteur part à la recherche des "raw foodists", ces amateurs actuels des nourritures crues qui pensent revenir à la nature et rester en bonne santé en ne cuisant pas leurs aliments. Les résultats significatifs d’'une vaste expérimentation sur des volontaires (avec un lot témoin) ont montré l’'impossibilité d’'obtenir un apport calorique suffisant, le régime à 100 % de crudités étant d’'ailleurs une excellente méthode pour perdre du poids… De plus, un tel régime, bien qu’'incluant les variétés actuelles de plantes cultivées beaucoup plus riches que leurs homologues sauvages, s'’est avéré totalement inapte à la reproduction d'’une population humaine actuelle, car les sujets féminins étaient en aménorrhée.

        De nombreuses autres observations à propos de la nécessaire cuisson des aliments sont passées en revue, incluant les aventures d'’explorateurs perdus et des références à des textes peu connus. C'’est notamment l'’histoire d’'un chirurgien américain qui, après l'’avoir sauvé d’'un accident, a pu observer sur son patient la digestion des aliments par une ouverture partiellement cicatrisée permettant de voir directement l’'intérieur de l'’estomac !

        En définitive, Wrangham démontre une fois de plus que la cuisson des aliments permet d'’obtenir, grâce à une meilleure utilisation digestive, une énergie beaucoup plus grande qu'’à partir de crudités. En cassant les liaisons des molécules d'’amidon des tubercules ou en gélifiant les fibres conjonctives des viandes, la chaleur permet une mastication plus facile et plus efficace d'’aliments devenus plus facilement assimilables. C'’est d'’ailleurs souvent l’'effet physique de réduction en fines particules qui est évoqué, un effet qui fut mis en évidence par le simple broyage mécanique de la nourriture distribuée à des rats : ceux dont la nourriture étaient passée au mixeur sont devenus obèses, alors que les témoins —nourris des mêmes aliments qu’'ils devaient mâcher— ne grossissaient pas.

        Réduction de l'appareil masticateur

        Et cette observation constitue un argument-clé dans la démonstration de Wrangham car la réduction de l’'appareil masticateur (dents et maxillaire) observée chez les différentes espèces du genre Homo qui ont suivi H. erectus n'’aurait pas permis de couvrir les besoins en énergie à partir des aliments crus disponibles dans leur environnement. D'’autant moins que l'’accroissement du volume de l’'encéphale - un tissu gros consommateur d'’énergie -— qui accompagnait cette réduction de la mâchoire augmentait considérablement le métabolisme de base.

        L'’argumentation s'’appuie donc sur des données métaboliques, en ajoutant d’'ailleurs que de la réduction du tractus digestif aurait diminué les possibilités d'’absorption. Toutefois, je réfute cette dernière remarque qui fait référence à mes propres travaux cités dans cet ouvrage, car les mesures des surfaces absorbantes du tractus digestif des hommes actuels sont très comparables (compte tenu des rapports allométriques des surfaces et des volumes) à celles des chimpanzés sauvages : notre appareil digestif a conservé sa forme primitive, ce qui permet la grande flexibilité du régime alimentaire. Nobody is perfect, et je reste admiratif devant tout le reste du travail de documentation effectué par Richard Wrangham et pour son interprétation globale de l’'évolution du genre Homo.

        Ainsi, avec une énorme mâchoire comparable à celle d'’un chimpanzé, les pré-humains que Wrangham nomme ‘habilines’ (pour éviter de prendre position sur leur statut d'’Homo habilis ou d'’Australopithecus habilis) trouvaient un équilibre énergétique en ne consacrant qu'’une faible partie de leur temps à une mastication efficace de nourritures crues. L'’auteur étant un spécialiste de l’'observation des chimpanzés dans leur milieu naturel, il connaît parfaitement leur régime alimentaire incluant des fruits, des graines et des feuillages, et probablement des tubercules sauvages facilement accessibles et généralement comestibles à l'’état cru, comme ceux que l'’on connaît actuellement. Un appareil masticateur de plus faible taille ne peut fonctionner, d’'un point de vue de l'’équilibre énergétique, qu’'avec des aliments ramollis par le feu (ou éventuellement broyés avec un pilon).

       Wrangham cite des observations récentes de chimpanzés qui, après le passage d’'un feu de brousse, vont collecter dans les cendres, pour les manger, des graines de légumineuses qu’il serait quasi impossible de mâcher à l'’état cru. Le goût amélioré de l'’aliment cuit peut être ainsi occasionnellement découvert. Homo erectus qui, avec un cerveau sensiblement plus développé, a succédé aux ‘habilines’, pouvait évidemment avoir la même expérience alimentaire de graines accidentellement cuites et il a certainement été beaucoup plus loin dans son utilisation du feu, ce qui aura permis de subsister aux individus dont la taille de la denture était sensiblement réduite.

        La maîtrise du feu s'’applique nécessairement à d’'autres domaines que la cuisson des aliments pour ces premiers ancêtres des hommes qui ne grimpaient aux arbres que difficilement et devaient se protéger des prédateurs. Dans leur ouvrage ‘Man the Hunted’ paru juste avant celui de Wrangham, Donna L. HART et Robert W. SUSSMAN ont insisté sur les dangers que les prédateurs font courir à tous les primates. Les petits groupes d’'Homininae qui ont peuplé l'’Afrique au cours des deux derniers millions d’années étaient des proies particulièrement exposées aux grands carnivores nocturnes ; et l'’idée que la maîtrise du feu en vue de leur protection fut très précoce permet aussi de comprendre en quel sens la pression de sélection était en faveur des formes dont le volume de l’'encéphale correspondait à une maîtrise des techniques.

        Vers la fin de son livre, à propos des conséquences socioculturelles impliquées par la cuisson des aliments, Wrangham a repris les arguments qu'’il avait présentés dans Current Anthropology avec des collègues ethnologues, à propos de la nécessité du groupement et des associations entre mâle et femelles afin d'’éviter le vol des aliments cuits dans le campement. C'’est une discussion ouverte qui restera sans doute du domaine des hypothèses.

        Néanmoins, le traitement des aliments par la chaleur d’'un feu nous apparaît, à la lueur de la démonstration de Richard Wrangham, comme l'’élément clé de notre évolution. La réduction de la denture - que la cuisson des aliments autorise - est liée à l'’accroissement du volume de la boîte crânienne chez tous les fossiles qui ont précédé les néandertaliens et Homo sapiens, avec des apports caloriques permettant le développement d’'un tissu cérébral gourmand en énergie. L'’observation de la réduction de la denture des fossiles permet de dater, en fait, le début de l’'utilisation d’'une alimentation cuite.

        Charles DARWIN, ainsi que le fait remarquer Wrangham, n’'avait pas envisagé cette hypothèse car il ne disposait pas des données adéquates. Il se référait à un usage du feu relativement récent et culturel. Mais il faudrait aussi revoir les idées de Claude LEVI-STRAUSS à propos du cru et du cuit : la cuisson des aliments est davantage un phénomène biologique que culturel et symbolique, bien que l'’humanité ait vraisemblablement évolué à partir ce phénomène vers les formes actuelles et ses diverses cultures.

        Claude Marcel HLADIK"

     

       Nota bene : Les recherches de Wrangham ont donné lieu sur le Web à d'autres textes plus contemporains de son livre phare Catching Fire. How Cooking Made Us Human, comme

       http://thomas.lepeltier.free.fr/cr/wrangham-catching-fire-how-cooking-made-us-human.html ou http://e-sante.futura-sciences.com/_forum/cuisson-feu-direct-proteine.html

    Feu d'usage très ancien bis / WRANGHAM

       Le livre est disponible en pdf, en langue anglaise : https://archive.org/stream/pdfy-DDoNCJJ_Wt0qOH7e/Catching%20Fire%20[How%20Cooking%20Made%20Us%20Human]_djvu.txt 

     

       Notes :

       - Dans l'article d'Automates intelligents, facilité masticatoire, transformation chimique des aliments et meilleure assimilation des nutriments sont associées dans un cycle vertueux autour de la cuisson, laquelle n'est source que de bénéfices, jusqu"à l'augmentation des capacités cérébrales (et la réduction des mâchoires). L'hypothèse ou le credo  brille d'une rare perfection à laquelle toute donnée contradictoire de poids (tout de même) va se faire un devoir de parution... d'autant que le cru nous a convaincue (avec nombre de documents et idées qui décrient la cuisson, soulignent l'importance des micro-nutriments et des apports "vivants", bruts).

       - Intéressants ce témoignage de fonctionnement stomacal en vue directe, cette étude de laboratoire sur des rats obèses de manger des aliments broyés... Le premier surtout aimerait détail voire film (sans trop d'ironie).

       - Au fait : pourquoi, comment en sommes-nous arrivés à Homo sapiens ? Les outils articulent la théorie régnante. "Vers environ -3 à -2,5 millions d'années, ce fut l'usage des outils qui a permis une séparation de plus en plus marquée entre des hominidés utilisateurs d'outils et leurs cousins n'ayant pas acquis la pratique systématique de ces mêmes outils." Automates intelligents nous permet de découvrir la thèse additionnelle de la biologiste américaine Pat SHIPMAN émettant le rôle (tardif, vers -32 000 ans) de la domestication d'animaux comme le loup. Existent certainement de nombreuses hypothèses, toutes plus excitantes les unes que les autres.

       http://www.automatesintelligents.com/echanges/2011/juil/lascaux.html

       - Les critiques négatives de Wrangham, déjà présentes dans le texte de Science et avenir, sont résumées par Wikipédia : "Critics of the cooking hypothesis question whether archaeological evidence supports the view that cooking fires began long enough ago to confirm Wrangham's findings. (6) The traditional explanation is that human ancestors scavenged carcasses  for high-quality food that preceded the evolutionary shift to smaller guts and larger brains. (7)"

        Ou, traduit par nous (sans garantie d'absence de contre-sens) : "Les critiques de l'hypothèse de la cuisson mettent en doute l'évidence archéologique qui soutient l'idée que les feux culinaires commencent suffisamment longtemps avant pour confirmer les trouvailles de Wrangham. L'explication traditionnelle est que les humains ancestraux se nourrissaient de charognes pour une nourriture de haute-qualité, ce qui a précédé le tournant évolutif de plus petits appareils digestifs et de plus gros cerveaux."

       La nourriture animale ! L'autre maillon théorique bon pour le gril !

       - Voir aussi pour une conclusion temporaire pleine de piquant puisque non seulement l'accroissement volumique du cerveau des hominés aurait précédé les premiers feux humains mais la boîte crânienne de l'homme moderne serait définitivement la plus volumineuse de la lignée (si celle-ci existe).

       https://clairetlipide.wordpress.com/tag/richard-wrangham/ avec : https://clairetlipide.wordpress.com/2016/06/05/le-bien-manger-sur-netflix-cooked/ & surtout http://www.evoanth.net/2016/04/21/cooking-didnt-help-big-brains-evolve/ citable par "du plomb dans l’aile, notre cerveau ayant grossi avant l’avènement du feu"...

    Feu d'usage très ancien bis / WRANGHAM

       Des moyennes, des moyennes dimensionnelles tout cela ?, basées sur des restes plus ou moins rares, le tout à saupoudrer de la maxime que la quantité ne fait pas la qualité. On observe ici avec curiosité que le volume cérébral de l'homme de Neandertal est classé juste avant celui d'Homo sapiens. Un débat houleux se tient parfois à ce propos (Jacques GRIMAULT & La tête en biais !), le discours classique soutenant l'exact inverse du graphique. Qu'on se le dise et qu'on poursuive. Source : http://www.evoanth.net/2016/04/21/cooking-didnt-help-big-brains-evolve/

    « PROTÉINES MON AMOUR... 19 (Menez-Dregan)PROTEINES MON AMOUR... 20 (Neandertal) »