• FORÊT, MORTS, NAISSANCES... PAN !

     CHARIVARI DE VISIONS : CŒUR D'ANALOGIES

    FORET, CAVERNE, MORT & NAISSANCE

    FORET, CAVERNE, MORT, NAISSANCE, FEU

       "Midsummer bonfire", Malene THYSSEN, 2005, Danemark,  après "Sunset", 2007, Danemark, de la même photographe. Sources : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Golden_and_pink_sky_tree_silhouette.jpg & https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Stort_b%C3%A5l_sankthans.jpg.

       Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%81sgard & https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%81sgard#/media/File:The_twilight_of_the_gods_by_Willy_Pogany.png.

     

    PAGANISME DU NORD / VIKERNES

       "Forêt de Chênes (Quercus robur) taillés par le pâturage à Langå, au Danemark. (...) un jour très froid de janvier, avec du brouillard givrant. Photographie de Malene THYSSEN. Sources : http://data.abuledu.org/wp/?LOM=3888 ou https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Langaa_egeskov_rimfrost.jpg

     

    PAGANISME DU NORD / VIKERNES

       "Plantule de gui d'un an sur un rameau de pin sylvestre. A ce stade de développement, le gui ne possède que deux feuilles." Le gui poussé sur du chêne est à l'origine du mythe de BALDR (ou BALDUR ou BRAGI), fils d'ODINN et de FRIGG... N'est-il pas cette plante toujours verte qui défie les mois froids sur l'arbre puissant, le plus souvent frappé par la foudre, l' "arbre le plus sacré de la forêt" ? Sources : http://biologie.ens-lyon.fr/ressources/Biodiversite/Documents/la-plante-du-mois/le-gui-une-plante-parasite-au-cycle-de-vie-original & Varg VIKERNES dans son livre Magie et religion en ancienne Scandinavie, Rubicon, 2016, pages 20 & 38*).

     

    PAGANISME NORDIQUE / VIKERNES

       Représentation contemporaine très nervurée de l' "Arbre du Monde", l'arbre d'ODINN ou ODIN, Yggdrasill, d'inspiration plus New Age que nordique, selon l'auteur de l'image. Source : http://www.veterancraft.net/forum/creations/yggdrasil/

     

    HAUT PASSÉ : CACHET / VIKERNES

       Très belle photo d'un placenta avec cordon ombilical (et pourtour de poche amniotique) : côté fœtal. Les ramification sanguines (extérieures) sont particulièrement visibles sur cette vue à inscription cordiforme. Elles ressemblent aux branches et aux racines des arbres, en principe formel comme en fonction, règne animal, expression et proportions mis à part. L'imagination humaine, violentée par la puissance de l'organe utérin et la naissance des mammifères, a pu prendre facilement son envol pour dresser de savantes croyances. C'est ce à quoi nous enjoint Marie Cachet dans son livre Le Secret de l'ourse et ses nombreuses vidéos. L'arbre sacré Yggdrasil, au cœur de la religion païenne occidentale, en est probablement le descendant religieux direct. Source : http://mybodymybaby.com.au/your-placenta/

     

    FORET, CAVERNE, MORT, NAISSANCE, FEU

        Nouveau-né, enduit de son mucus blanc protecteur, le vernix caseosa. Blanc de parement, rouge de peau (parmi les sanguines du placenta, des plaies diverses de la mère), les couleurs de la "libération" marquent la rétine et parsèment la chromatique des mythes, des contes, nous indique Marie CACHET, et de l'alchimie, ajouterai-je.  Blanche-Neige (page 161 du Secret de l'ourse) ! Et beaucoup beaucoup d'autres personnages, personnes (!?) dans tant de scènes où morts et vivants apparaissent si proches, se relaient... Source : http://www.ibtimes.co.uk/myth-busted-scientists-show-eating-placenta-has-no-health-benefits-humans-1504436

     

       Évasion concrète : boule d'or.

       Deux extraits surlignés du livre fourmillant de Marie CACHET, Le Secret de l'ourse, 2016.

       "Chapitre quatrième

       La lionne sanglante

       Dans la nature, l'animal qui met à mort le taureau est, par exemple, la lionne.

       La lionne, c'est le symbole du carnivore.

       (...)

       En somme, la lionne est l'autre côté du placenta, le côté qui dévore, qui est maculé de sang, le côté maternel. C'est bien cela qu'elle représente partout. Et de même pour le bien connu sphinx, qui est généralement féminin.

       Vous n'êtes pas convaincus ? Alors regardons l'étymologie du mot sphinx : du grec ancien Σφίγξ, Sphí(n)gx, et du sanscrit (...) sthag signifie "dissimulé".

       Dissimulé ? Pourquoi si ce n'est le placenta ? Les sphinx ne sont pas dissimulés... Sauf si... C'est bien d'ailleurs la raison pour laquelle l'étymologie de ce mot n'est pas comprise.

       Le lion, le chat est l'attribut de la sorcière (la sage-femme), il est aussi l'attribut de FREYA (la vierge, le fœtus), qui en possède deux, dont elle se sert pour tirer son char (le placenta). Ce sont deux gros chats, des lynx, en d'autres termes des prédateurs très silencieux et discrets. Nous avons ici un autre  une autre explication à ce symbole : le côté maternel dévorant est remplacé par des félins car, non seulement il est un prédateur hors pair, mais en plus il est très discret et silencieux, invisible pour ainsi dire : comme le placenta.

       Il y a aussi des déesses lionnes. Parfois les déesses lionnes ont une crinière, comme les lions. En fait, ce n'est pas étonnant car elles sont humanisées, et cette crinière devient les cheveux. Et justement. L'autre côté du placenta (le côté fœtal) est souvent représenté dans les contes et la mythologie, par un arbre, un serpent ou dragon, ou des cheveux, entre autres. Ce sont les cheveux de MÉDUSE, avant magnifiques, puis transformés en serpents. Ce sont aussi les cheveux de RAIPONCE. Mais nous y reviendrons.

       Et puis, il y a deux images de ce même côté du placenta : la dévoreuse, et la mère nourrissante. On a l'exemple dans la mythologie égyptienne avec la déesse lionne SEKHMET, et son autre version, la déesse chat BASTET. (...)." (pages 123-125)

     

       "Chapitre cinquième

       L'automne, la clé et la couronne

       HEIMDALL souffle dans le cor le moment venu, ce qui, dans l'image de la naissance représente les cris de la mère, puis ceux de l'enfant ; dans nos symboles fauniques : le brame du cerf avant le combat ; et sous le point de vue de l'ancêtre : le fait de souffler de manière rituelle dans le cor de chasse pour annoncer la sortie de la tombe, en le déterrant avec des bois de cerf.

       On dit d'Heimdall qu'il garde l'Asgard, et qu'il habite à Himinbjorg : le château du ciel, près du pont Bifröst   qui relie l'Asgard au Midgard. Asgard, ce fort, ce monde entouré de murailles, l'utérus, est aussi appelé, dans la mythologie nordique Troie.

       Vous l'avez compris, le château du ciel, l'Asgard (Troie !), comme l'Atlantis, est à la fois l'utérus et le ciel, l'espace. Nous y reviendrons.

       Pour résumer, l'automne retient l'image du combat final du fœtus pour sortir du ventre et naître, ou ici, puisqu'il s'agit d'une grossesse symbolique et rituelle, du combat de l'ancêtre pour sortir de sa tombe (ou être tiré hors de sa tombe par lui-même enfant) et ainsi revivre. Cet événement est à rapprocher du cerf ou du renne (et plus généralement de tout animal à corne qui frappe, comme la chèvre, le bouquetin, le bélier), car les bois étaient utilisés comme pelle à la préhistoire, mais aussi au dieu PAN, CERNUNNOS, VIDAR, qui par l'adrénaline donne la vie. Le cerf est le chasseur, le prêtre, et bien sûr le druide, qui coupe le gui, avatar du cordon (le gui est "mordu" dans l'arbre comme un serpent), avec la faucille d'or sacrée... 

       Les druides et les prêtres portent des robes car ils sont les remplaçants des... sages-femmes dans les accouchements réels. Ils sont ceux qui font accoucher l'enfant du savoir de l'ancêtre, ceux qui les  guérissent de l'amnésie. Ce sont aussi, avec les dieux, les seuls qui peuvent s'approcher de Bifröst et le franchir." (pages 163-165)

       Un peu de maïeutique, ensuite, et... et !

     

    FORÊT, CAVERNE, MORT, NAISSANCE, FEU

    FORÊT, CAVERNE, MORT, NAISSANCE, FEU

       "Krysings drawing of the smaller of the two golden horns (cornes d'or) of GALLEHUS, published as a fold-out in the 1734 treatise on the artefact by J. R. PAULLI. See File:Copenhagen - Nationalmuseet - Golden horns of Gallehus.JPG for an uncropped view of the fold-out." Puis  "Ole Worms drawing (1641) of the larger of the two golden horns of GALLEHUS, Denmark. The golden horns are from around the 4th century. The copies can be seen at Nationalmuseet in Denmark." Photographies de Malene THYSSEN. Sources : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Guldhorn_paulli.jpghttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Guldhorn_worm.jpg.

     

    FORÊT, MORTS, NAISSANCES... PAN !

        "Copies of the two Golden Horns of Gallehus from around the 4th century. The copies can be seen at Nationalmuseet in Denmark.". Sources : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Guldhornene_DO-10765_original.jpg & https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Guldhornene.jpg

     

       * "La première fête de l'année était le jour du Nouvel an, plus connu en anglais sous le nom d'Halloween ("le soir de l'initiation"), et en gaélique Samhain ("fin de l'été"). Les mages et plus tard les dieux (i.e. les rois sacrés) et leurs rivaux s'habillaient en diverses créatures avec un accès au royaume des morts. Ils jeûnaient et pendaient leurs vêtements dans un arbre ou à une potence, pour faire comme s'ils s'y étaient eux-mêmes pendus. Ils se blessaient avec une lance pour saigner, frottaient des cendres ou de la boue blanche sur l'ensemble de leur corps pour ressembler aux morts, portaient des masques et sacrifiaient une vache ou un bœuf sur le tumulus, afin que le sang s'écoule sur le sol et dans la tombe en-dessous, au sein du royaume des morts. Ils soufflaient ensuite dans un cor, un lur à l'Âge du bronze, pour ouvrir l'entrée du royaume des morts. Puis, ils voyageaient au travers des arbres creux, des cavernes dans la montagne, des trous dans le sol, ou plus souvent par des tumulus : on voyait tout ceci comme les entrées du royaume des morts. A l'intérieur dans l'obscurité de la tombe, une femme les attendait, aspergée du sang de l'animal sacrifié et habillée comme la reine de la mort. Ils ramassaient pour finir quelques objets  enterrés avec leurs ancêtres et les rapportaient.

       La mythologie scandinave nous raconte beaucoup de choses à propos de ces voyages, l'un d'entre eux étant effectués par HEIMDALLR. Avant d'en parler, il me faut vous en dire plus au sujet de ce mystérieux dieu. Il était à l'origine l'esprit de l'Arbre du Monde, l'arbre qui croit sur le tumulus, et lorsqu'il devint une divinité à l'âge du Bronze, il reçut le nom d'HAIMADALATZ¨("Arbre du Monde", arbre au-dessus du lit"). On le connaissait aussi comme Yggdrasill ("qui exige la révérence", ou le "cheval terrible"). A l'origine, il n'était en effet qu'un arbre mais pas n'importe lequel : l'arbre du sacrifice. Sa cime était céleste (Asgardr), son tronc reposait sur le tumulus (Midgardr, qu'ils visitaient le jour du Nouvel An), et les racines au royaume de la mort (Hel), à l'intérieur du tumulus. Par conséquent, il était en contact avec tous les mondes. Aux temps mythologiques, on le considérait comme un gardien entre le Ciel et la Terre, et il demeurait là où l'arc-en-ciel finissait - au-delà du pôle Nord. Il avait le pouvoir d'ouvrir tous les mondes en soufflant dans sa corne, nommée Gjallarhorn ("cor retentissant", "cor au son perçant")." (Varg Vikernes, pp. 37-38)

     

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