• Francis COUSIN : ICI PARFAIT ?

     Et de la violence (avec détour "fachosphère").

       "La rage de vivre, c'est que (...) notre auto-émancipation humaine nécessite l'abolition de l'argent, et la communauté humaine." Source : https://www.youtube.com/watch?v=fPsgInlsITk

     

        # Aux 4-17 octobre 2016, x-ième réécoute de la courte vidéo, après beaucoup d'autres visionnages, de Francis COUSIN et d'autres... Palim Psao (Critique de la valeur) s'est engagé cet été dans une sorte de petite "chasse" aux désignés fachos français du moment, ainsi qu'aux faux hérauts de l'émancipation - de gauche ? - que seraient des personnes comme Frédéric LORDON, Étienne CHOUARD (au nom, pour le dernier, de sa curiosité et "pire", de son acquiescement, supposé ou réel, à des idées d'Alain SORAL), tandis que nous (!) entrons un peu plus dans le discours survivaliste, autour de Piero SAN GIORGIO qu'écoute avec intérêt... Alain Soral (et réciproquement). Ainsi hier (03-10), avons-nous regardé un enregistrement de rencontre d’Égalité et réconciliation datant de juin 2013 à Nantes, réunissant les deux hommes...

       Nota : Nous connaissons assez bien les idées d'Étienne Chouard et de Frédéric Lordon, tous deux depuis le printemps 2011 pour être exacte, et de les avoir lus (Blog du Plan C pour le premier, Capitalisme, désir et servitude, Marx et Spinoza, La Fabrique, Paris 2010 pour le deuxième) et beaucoup beaucoup écoutés (vidéos disponibles sur Internet, parfois antérieures à 2011, selon notre logique de connaissance approfondie quand une personnalité nous séduit ou appelle notre curiosité). Les textes mis en ligne par Palim Psao nous ont paru mal renseignés et enclins à la conclusion facile, condamnante et... auto-valorisante. Ceci dit, la dialectique Cousin / Critique de la valeur continue de nous solliciter, la clairvoyance d'analyse (capitalisme), l'ambition humaine (entre universalisme, être, communauté sacrale, anthropocentrisme et... mutisme significatif !), les faiblesses (technologie par exemple) et les leurres (de la nature au moins) de ces deux "pensées" en véritables points d'auscultation, tandis que l'évolution d’Étienne Chouard et de Frédéric Lordon, désormais suivis de loin à très loin nous laissent penser en demi-teinte que l’État et son renforcement social peut être de leur attachement premier (alors qu'ils ont pu et peuvent le critiquer sévèrement).

       (Faut-il trancher ?)

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=fFluVWHUum4. A la suite : https://www.youtube.com/watch?v=6CHUgjcGSVU & https://www.youtube.com/watch?v=xlqpL1Ggkj8. Vue aussi, San Giorgio et Lucien CERISE : https://www.youtube.com/watch?v=UzVQgzbYGfw

     

       Deviendrons-nous facho ?! Nazie... (De l'oreille tendue, des heures d'écoute, pis : de l'intérêt)

       Bouboules max ! Crissement de lames et couteaux... De bottes disciplinées (ne pas oublier).

     

    Francis COUSIN : ICI PARFAIT ?

        "Karl Holtz - Hitler le boucher, Caricature pour Der wahre Jakob n° 53, 27 février 1932". Source : http://loeildeschats.blogspot.fr/2016/09/lart-de-la-rue-karl-holtz.html On s'amusera ou non des rayures des deux brassières précédentes (en l'occurrence issue de métiers, boucher / marin - étonnant mais aussi bouleversant vers l'habit rayé). Sens géométrique sensé et non. (Le rapport tendu de la France avec l'extrême-droite est passionnant. Impossible de nous souvenir qui mentionne le pouvoir ébranlant de l'accusation de facho pour la bonne conscience moyenne (Greg Tabibian ?*), ou la crispation discriminatoire qui s'oblige dès que la qualification menace. Le passé vichyste du pays y est sûrement pour beaucoup, son oblitération intellectuelle et sensible, d'autres facteurs rationnels tout autant (construction de l’État français, par exemple, ou l'épisode révolutionnaire post 1789 tandis que la "patrie des droits de l'homme", de la déclamation "Liberté égalité fraternité" fait toujours tousser, question de frontières et d'application). Quand l'aveuglement volontaire ou nécessaire produit d'autres réflexes ?

       * Le plafond de verre du FN en France par Greg TABIBIAN : le tabou de l'extrême-droite, d'en être ou qu'elle s'impose, repoussoir de tout débat (réel ?). Source : http://www.dailymotion.com/video/x4w74bx_top-10-des-raisons-pour-lesquelles-donald-trump-peut-gagner-la-presidentielle-bonus-jspc-49_fun

     

       Accablement en vérité (d'une telle crainte par intériorisation, toujours possible même si c'était par dérision-simulacre ici, et surtout du contexte général de suspicion-condamnation agressif, généralement très idéologique et politique - un projet derrière, qui attaquerait faute d'impact réel pour certains ou pour toujours mieux asseoir son pouvoir, pour les dominateurs effectifs et qui permettrait en plus de dévier des problèmes réels, de l'essai d'analyse objective ?).

       Étienne Chouard, justement, avait dégoté pour l'un de ses billets assez récents (courant 2016 ? nous ne le retrouvons pas, de mémoire donc), un auteur (qui n'est pas Henri GUILLEMIN) définissant le fascisme comme la collusion d'un État fort (dans le sens de l'organisation centralisée d'un ordre supérieur, contrôleur et répressif, très répressif) et du capitalisme (le mot n'étant peut-être pas utilisé : il se fait rare dans les sphères critiques, ou trop sélectif, tendancieux / las !). Au foyer parental (le nôtre), le terme facho arrivait de temps en temps comme verdict super-critique, celui de l'autoritarisme coercitif et destructeur, sans que l’anti-fascisme ait de prise et de siège habituel (comme attitude réglée et presque automatique qu'il semble être caricaturalement devenu). Anti-fa, terme enlevé s'il en est, raide comme un clairon (le comble, à première ouïe ! au diapason réel, finalement), m'a demandé un petit travail de compréhension dernièrement tant il m'était étranger mais, semble-t-il cardinal pour certains ou récurrent ici ou là, et en croissance possiblement.

       Les temps se durcissent diablement (prémisses, de plus) et les définitions se parasitent non sans confusion. Les deux motivent à écouter tous azimuts et trouver des réponses. Réponses facho ? Encore faut-il savoir de quoi l'on parle, et qui (avec quel discours) pourrait prétendre au titre... Actuellement, en France (non sans parallèle aux pressions et dégradations sociales), les noms valdinguent, avec en arrière-plan, des articles qui visent la révélation accusatrice, donc. Francis Cousin a la tête de l'emploi (Palim psao en date du 03-10-2016 relaie une émission radio de Sortir du capitalisme consacrée à l'antisémitisme d'extrême-droite auquel il serait clairement affilié)... Certains des mots, certains des réflexes du philo-analyste nous ont déjà parus imprégnés d'une position d'extrême-droite telle que nous la concevons, en deçà de l'ensemble de son propos pour autant (ceci étant un premier avis, aussi fondé qu'ouvert), comme un terreau culturel voire familial qui serait le sien et que son simple prénom (Francis) pourrai évoquer : une sorte de traditionalisme français, formé de catholicisme profond (rites et morale), d'antisémitisme larvé ou déclaré (dans la logique d'un christianisme post-judaisme, conflictuel à sa matrice - le célèbre abbé Pierre a pu être épinglé pour cette position de rejet et d'accusation implicite mais classique -, mais tout autrement justifié, par les écrits de Marx lui-même, et son anti-capitalisme fondamental), de bon niveau de culture générale, de sens et morgue propres à une situation sociale privilégiée ou singulière, de références historiques précises et marginales ou marginalisées - assez catégorisées (comme la chouannerie), et encore de forte réactivité systématique contre des modalités sociales de gauche ou dites telles, de cuisine - ! saucisson, camembert, vin... pain !...

       Peut-on assimiler extrême-droite et fascisme (anti-sémitisme en surcroît) par ailleurs ? Il y a sûrement à dire, à développer, et nous nous sentons incapable et même inintéressée par la question maintenant (l'une plus complexe que l'autre a priori). Après notre introduction par le fascisme (mémorisée à la va-vite chez Étienne Chouard et débordant du cas italien du XXe siècle), nous nous en tiendrons à une définition unique et très brève (avec quelques tiroirs) que le qualificatif de réactionnaire par sa proximité, éclaire et nous suffit amplement pour l'instant, tout en catalysant notre problématique centrale (de natura  motrice de Tsukeshoin, en l'occurrence).

       L'extrême-droite relève à nos yeux et avant tout d'un attachement viscéral et pratique à un ordre social très organisé, sur le mode exclusivement hiérarchique, avec au moins un corps dédié au commandement (une élite, des chefs - si ce n'est un chef, suprême !) du reste de la population - elle productive de biens et services, établie sur une stratification plus ou moins complexe à son tour, le tout doté d'un culte de l'héritage, de la pérennité voire de la fixité du mode de fonctionnement et des têtes (descendances, patrimoines et legs à assurer). Le système agréé, convoité, parfois réalisé, et selon nous, tellement moins étranger à la société humaine (de masse ou non ?) qu'il est accepté de le dire, quels qu'en soient les discours autorisés, fait principalement reposer sa justification sur des arguments essentialistes où l'humain est présenté comme plutôt mauvais (violent, destructeur) parce que conquérant (simple curiosité avancée a minima parfois, dominateur, égoïste) et/ou fainéant (du faire le moins possible au plus facile), d'individus inégaux, et où la nature, en symétrique concrète, est la référence basique voire le ferment de l'humanité brute et réelle (cette nature dure, intraitable, contre laquelle il faut... "se battre" / expression aussi commune et répandue sous nos latitudes qu'étrange et significative au relevé), tandis que la religion ou encore l'affirmation d'un esprit ou d'une force d'émanation supérieure permet une transcendance immatérielle qui, par une implantation concrète, en chacun (diversement), entérine les sauts et les élévations de toutes sortes, très favorables pour certains (élus ou déclarés propres à gouverner les autres). Mesure, compte, degrés animent la société d'extrême-droite en écho troublant avec le profit capitalistique et son calcul permanent, en quête d'objets de transaction et de valorisation financières. (L'être et l'avoir, distingués et clairement séparés chez Francis Cousin, y trouvent-ils entente complice, emboîtement particulier dans une sorte de service de l'un à l'autre, avilissant à nos yeux, mais exposant le philo-analyste, soucieux de distinction mais point de séparation, de hiérarchisation mais pas de chefferie, dans des retranchements à explorer avidement ? L'être peut-il se passer de l'avoir par exemple ? Ce que dit la logorrhée du philo-analyste ne serait-elle possiblement aporie et/ou prêtant à confusion ?)

       L'extrême-droite doit-elle être localisée, territorialisée ? Occidentale, pour illustrer !? Historiquement, oui, et dans une version nationaliste, - dernière modalité à pouvoir lui être associée, alors que la société fasciste pourrait être l'avatar moderne en pays peuplé à millions d'une micro-société traditionnelle patriarcale, à fondement tri-partite indo-européen... La définition que nous tentons déborde un simple cadre géographique à l'évidence, et rejoint tant d'expériences collectives humaines... Recherche de vérité, ontologie, essentialisme ne peuvent que se croiser.

       Il semble que si un courant nationaliste comme celui d'Alain Soral (lequel préfèrera sans doute l'adjectif de patriotique, dans ses discours les plus rassembleurs), la participation de Piero San Giorgio à celui-ci (vieil adhérent à E&R, selon ses dires) affirment des faits et/ou des valeurs reconnaissables auxquelles nous souscrivons parfois (comme l'extrême... majorité des humains !), avec prudence d'autres fois ou rejetons clairement mais qu'il ne nous intéresse pas de ficher et d'étiqueter sur un échiquier politique dépourvu de sens - à l'aune de l'anticapitalisme et surtout d'une recherche fondamentale pour nous de ce qu'est la Nature, l'expression et la réflexion autour de notions cardinales qui jalonnent telle ou telle rencontre publique, telle revue de presse, telle vidéo-monologue nous intéressent grandement, d'autant plus si elles heurtent le propos fleuve de Francis Cousin... et que notre relation à ce flot verbal (et idéel) est très largement dans la submersion enthousiaste à ce jour.

       Ainsi deux prolongements aux mots de Francis Cousin via Soral et San Giorgio sont-ils à l'ordre du jour, complétés d'une remarque spécifique à l'un de nos écoutés-observés. La violence est leur battement (qu'elle soit fondement humain naturel ou non !).

     

     Karl Holz - Dessin pour Eulenspiegel

       Karl HOLZ (1899 - 1978), "l'homme qui découvrit un jour qu'il était encore plus dangereux de caricaturer STALINE que HITLER. - Dessin pour Eulenspiegel". Source :  http://loeildeschats.blogspot.fr/2016/09/lart-de-la-rue-karl-holtz.html

      - Lors de la rencontre à deux invités, Alain Soral a l'intérêt (à son habitude) de dire ce qu'il est et ce qu'il pense, ou certainement une grande partie, parfois dans une forme limite (un pathos, une exacerbation réactive qui semble plus ou moins contrôlée, pleine d'affect, de rudesse mais aussi d'honnêteté... et de récupération maline). Son inscription dans des valeurs estampillées traditionnelles explose ici (toute la partie 3, vers la minute 45 par exemple, mais aussi la partie 2, alors qu'il imagine une guerre civile en Seine-Saint-Denis, "bobos" face à "jeunes de banlieue") : hiérarchie, mérite, respect - de soi et mutuel, place, modestie, générosité, réciprocité, courage, virilité, autorité, père (ça se corse à la fin de la liste !). L'issue  qu'il dessine, en cas d'effondrement, appuyé par Piero San Giorgio, est de vivre à l'ancienne, avec son réseau familial, social, amical. Chacun fera son choix (il ratisse large, diront d'autres).

       - Sur la violence physique... Incluse dans le titre de la vidéo de Francis Cousin, et largement abordée à Nantes par Alain Soral, un peu par Piero San Giorgio (le survivalisme l'intègre complètement), il est plus que temps de lui accorder du temps. La perfection énoncée d'emblée par nous pour le laïus du philo-analyste, comporte son sériel point d'interrogation et les beaux-parleurs avérés de l'ensemble des vidéos ne sont pas au même fait... Lancinante, la révolution, la destruction sont au cœur des paroles de Francis Cousin, dans la notion même de radicalité d'une part (posée comme profonde et totale opposition en plus d'être originelle), quasi-continue dans ses analyses et les nombreux exemples historiques mettant en scène des conflits, des révoltes, des jacqueries, des règlements de compte sanglants d'autre part.

       Aussi tripale se propose la vision de Francis Cousin (son être lui-même très expressif, corps, visage mobiles, charnus), elle reste abstraite chez lui, et se pourrait... idéalisée. Présente et avancée comme aussi inévitable que nécessaire en sursaut de vie et possibilité de riposte (ponctuelle, absolue ou définitive, en panel implicite), mais plutôt absente comme réalité et échec ou bourrier sanglant, atroce, sordide, dans les vues qu'il déploie, elle pose problème et sollicite ce qu'Alain Soral dit connaître, pratiquer (il boxe, possède des armes à feu et décrit - non sans ambiguïté de jouissance - le moment du "bourre-pif" explosif), et juge comme fait, pour la pointer comme phantasme spectaculaire et esthétisé chez nombre de penseurs pro-rebellion, inconscients, séducteurs orateurs sinon manipulateurs...

       Francis Cousin ne pousse-t-il pas au crime, plus ou moins pris, entraîné par sa propre glose, sur sa chaise pivotante, comme celui qui indique, conseille, attise le brasier... extérieur en restant au bureau, les mains propres, hématomes et traumatismes pour les autres ? Comment imagine-t-il un tant soi peu l'insurrection à ses yeux nécessaire ? L'imagine-t-elle ?

       A sa décharge, au profit de son attitude - somme toute très confortable -, son analyse et ses anticipations par le moment d'action idoine, issu du cycle capitalistique (qui doit aller à son terme humain-déshumanisant pour trouver son remède cathartique, le sursaut salvateur), invite à une position engagée mais par l'alerte, l'explication seules en attendant. Même la préparation est exclue de son propos, si la destruction des villes, par exemple, sûrement longue, est au programme véritablement destructeur... Lorsque le moment sera venu, celui de la chute de l'argent et des maîtres affidés, des esclaves inconscients, l'insurrection surgira aussi (mais pas forcément ! si l'on s'en tient à la vidéo sélectionnée : une alternative existe à l'effondrement, c'est le chaos entretenant un certain maintien. Sous quelle forme ? est la question évidemment en suspens.

       - Alain Soral laisse lui planer, à l'issue de la rencontre nantaise, un goût palpable pour la violence, la confrontation directe, lutte à la vie à la mort ?, le verdict par le nettoyage frontal, physique et si possible expéditif, goût qu'il aurait malgré lui (ses mots, sa condamnation) par réalisme ou même par idéologie (devoir, morale d'arrêt ou encore besoin de sentence définitive ou nette), ou ancré en lui (quand l'énergie humaine charrie verbe et actes indistinctement, torrentiellement). L'attrait, la foi en une violence purificatrice (dont notre patriote peut tout à fait se défendre et tout autant arguer), nous l'alléguons allègrement devant sa franchise et sa grâce d'honnêteté... clignotante) s'apparente à l'idée du sacrifice nécessaire. Elle nous semble également être intimement liée à l'idée que les mesures physiques détiendraient le pouvoir de trancher, de dire vrai... que seule la chair et son action la plus énergique saurait juger... Elle nous transporte au cœur de l'humanité, ou du moins de l'Histoire humaine ! Au cœur d'une pensée d'extrême-droite aussi ? Sous un aspect que nous n'avons pas aussi clairement développé ?

       Notre savoir insuffisant (pas de curiosité sur la violence humaine "aboutie", directement traumatique, pour l'instant), les raccourcis comme les caricatures ambiants ne nous satisfaisant plus, l'argument darwinien par la rivalité, la "sélection naturelle" dans son biais monolithique de la victoire par supériorité intrinsèque, - le contexte souvent négligé de pair -, est la fausse béquille qu'il est toujours aussi nodal d'explorer...

       Dernières remarques :

        - A la minute 6:19 de la vidéo vedette, Francis Cousin dit : "Il faut participer, mais pas narcissiquement, mais pas dans les prisons de l'imposture du moment."

       - Facho Cousin ? Et marxien (qualificatif que nous lui portons généralement !) ? Évasion-digression et réponse lors de la seconde émission organisée par le Cercle critique marxien, là où la conclusion serait trop parfaite pour d'aucuns : https://www.youtube.com/watch?v=mUm9OYkBLKM

       La vidéo ayant est retirée du circuit (24-10-2016), la réponse... écrite de notre homme ! http://www.paris8philo.com/2015/08/du-fascisme-interieur-francis-cousin.htmlhttp://www.paris8philo.com/2015/08/du-fascisme-interieur-francis-cousin.html

       "Ce faisant, je me place à l’opposé de cette lignée de penseurs "marxiens" péri-universitaires et éclectico-confusionnistes, qui n’ont pas su voir que l’anti-Étatisme de Marx, s’il était bien une des constantes fondamentales de sa pensée anti-politique, était radicalement anti-anarchiste au sens où l’État ne s’abolit pas par décret (contrairement à ce qu’imaginaient les clowneries bakouninistes lors de la Commune de Lyon !) mais par le mouvement social pratique de la communisation vécue de l’espace-temps, et ceci en relation avec le fait que l’État n’a jamais rien eu à craindre de l’anarchisme historique officiel qui n’a abouti en sa plus grande extension qu’à simplement produire les polices ministérielles de la CNT étatique. CNT d’Espagne qui, et ce n’est pas un hasard, dans les années 1920, louait le grand flic capitaliste Lénine après avoir décidé d’ailleurs en décembre 1919 à son congrès au Théâtre de la Comédie de Madrid d'adhérer à l'Internationale Syndicale Rouge du capitalisme concentrationnaire alors que les groupes maximalistes allemands ou italiens qui donneraient plus tard naissance aux Communistes de conseils, au réveil communiste ou à L’ouvrier communiste percevaient déjà fort bien que le marxisme (léniniste ou pas…) n’était finalement que l’ensemble des contre-sens effectués sur Marx lorsqu’au lieu de regarder vers la critique de l’économie politique l’on se laisse coloniser par l’économie politique critique…

        Il serait temps d’en finir avec ce leurre du parabolchévisme de Karl MARX. La théorie de Marx expression du mouvement réel des luttes de classe contre le fétichisme de la marchandise et pour l’abolition du salariat, d’après ses propres principes dialectiques, est l’antithèse absolue de ce que sont historiquement devenu les pays capitalistes d’État du vingtième siècle. Je me permettrai seulement de renvoyer, concernant ce processus anti-étatiste proprement dit, à la géniale formule d’Engels dans l’Anti-Dühring : "L'État moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste : l'État des capitalistes, le capitaliste collectif en idée. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété, et plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens. Les ouvriers restent des salariés, des prolétaires." Ce qui renvoie pleinement aux premiers textes de Marx de 1843 précisant que l’émancipation humaine est anti-politique…"

       Lors de sa rencontre enregistrée avec le Cercle critique marxien, Francis Cousin précisait que s'il devait se définir ce serait par le communisme radical plutôt que par l'usage du nom de MARX. (De mémoire, donc, désormais.)

       # Au 01-11-2016 : le Cercle critique marxien a réuni ses deux vidéos initiales en une seule, il est donc loisible de connaître sa réponse : https://www.youtube.com/watch?v=__TLTtehsIE

       - Et, grâce au relais de Pièces et Mains d’œuvre, sur le technicisme, la violence et la "chefferie" comme pourrait dire Francis Cousin, le blog Hors sol herbes folles offre un morceau de texte d'une autre perspective aux réflexes et justifications de la violence organisée, et par le point branlant de nos penseurs préférés du moment : la technologie, ici alliée inespérée du dogme religieux. Source : http://hors-sol.herbesfolles.org/2016/05/

      "Les sociologues relèvent une sur-représentation d’ingénieurs et de techniciens parmi les djihadistes, plutôt que de philosophes, d’historiens, de représentants des belles lettres et des sciences humaines et sociales. Cette disproportion se retrouve dans les mouvements d’extrême-droite européens. Ce nouvel aspect de la querelle entre Les deux cultures (C. P. SNOW trouve son explication dans l’étude de Theodor ADORNO sur La Personnalité autoritaire, 1950). Contrairement aux intellectuels, les bigots de la science et les techniciens du sacré ont les réponses. Il suffit de se reporter au dogme établi. Ce sont des hommes machines, incapables de pensée autonome – et donc horrifiés par la pensée, saisis de vertige à l’idée de se pencher sur leur propre vide. Des hommes d’action, avides de fonctionner, de remplir les rites et les procédures pour combler leur gouffre intérieur et calmer leur panique. Dans le camp de concentration comme dans la centrale nucléaire, il n’y a pas de pourquoi ? Il n’y a que du comment ? "Hier ist kein Warum", jette un gardien à Primo LEVI qui lui demande pourquoi il n’a pas le droit de regarder par la fenêtre de sa baraque. (Si c’est un homme) C’est comme ça et ça ne peut être autrement.

       L’homme, selon Jacques ELLUL, ne peut s’empêcher de sacraliser la puissance qui lui est extérieure. La technique ayant détruit la nature, c’est la technique qu’il sacralise. (cf. Le Système technicien) L’islam technolâtre et le transhumanisme sacralisateur incarnent aujourd’hui les deux pôles de ce monde sans pourquoi, mais saturé de comment où nous sommes condamnés à résister."

     

       # Le 03-11-2016, une foire aux questions "live" et rediffusée de Greg Tabibian (du moins ce jour-là, car elle semble avoir été écartée depuis), toujours, avec Franck BRUSSET, a l'avantage de parler, dans le débat sérieux et le comico-foutoir, d'Alain Soral, du fascisme et de l'extrême droite, à partir d'une affaire entre you-tubeurs sur l'affirmation de la position nationale-socialiste du fondateur d’Égalité et réconciliation. Sans que le fin mot de l'empoigne soit clairement décrit (vidéos référencées), Franck Brusset pose à partir de la minute 9:30 qu'il serait plus simple et clair de pouvoir se dire ou dire d'autrui une inscription d'extrême-droite, fasciste, voire national-socialiste, comme Soral le dit explicitement de lui-même (toujours selon Franck Brusset), de ne pas identifier fascisme et "camp du mal" (même si lui ne se pense pas de cette tendance et ne la défend pas), assumer (et connaître finalement) sa propre position. C'est intéressant et rejoint l'importance que nous posons à clarifier les réalités, dans un champ trop boueux (et passionnel)... même si la "décomplexation" (pardon, pardon) qui peut en sortir risque d'obscurcir encore le miroir que se tendent les bien-pensants à priori de gauche, sur leurs propres fondements idéologiques, mais aussi leurs pratiques... Ne serait-ce pas à la gauche de se regarder, et dans son rapport à la Nature ? (Revenir à Francis Cousin, à notre expérience personnelle, aller toujours vers les penseurs, les savants ou les sages de la Nature, les pratiques qui iont fait leurs preuves...)

        Greg Tabibian, dans ce même live - en différé quand visionné, à une question - en direct, dresse un portrait intéressant de Soral (vers 14:00 mn) confirmé ou contredit par son invité. Il parle d'un "personnage fictif", calme "au naturel" (Greg Tabibian annonce l'avoir rencontré "pour de vrai" et insiste sur l'écart constaté avec la face très publique), homme d'une "pensée extrême" et donc provocante, d'une époque aussi années 80 - 90  qui l'imprègne et le façonne véritablement, celle de la mode puis du people télévisuel, et, dans la foulée qualitative : d'un "queutard", alcoolique, drogué peut-être, athée de plus (mal entendu)... et qui n'a pas changé, pertinent ou inculte selon les domaines qu'il aborde.

       Greg Tabibian lui prête sa plus grande sagacité dans l'assimilation qu'il effectue entre capitalistes et libertaires gauchistes, et leur mariage consommé à partir de 1968, ainsi que dans son analyse marxiste par lutte (ou échelle, c'est nous qui ajoutons) des classes.

       Nous sommes aussi tentée d'ajouter provocateur, joueur sérieux dépassé par lui-même et ses frasques passées, et auto-rattrapé de l'échec - cuisant paradoxalement, viscéralement dépendant du spectacle et de l'audience, et peut-être attaché à un mode de vie rassurant, traditionnel (qu'il le vive et pratique réellement ou non), celui de ses origines anciennes (de notoriété très compliquées), avant celles du show-biz. Il a à l'évidence de l'ambition et du mordant... Mais quelle ambition ?

       Quelle place vise-t-il aujourd'hui ?

       A l'heure 2:36, Soral réapparaît, dans une vidéo d'émission TV connue de Franck Brusset (l'extrait choisi n'est pas le même... Ce serait celui-là. On voit l'homme, jeune dans ce qui serait son contexte public et médiatique d'origine tel que précédemment décrit (table animée par Patrick DREVET avec également Violaine de la BIGNE en autre narrateur d'histoires drôles / La chaîne de Franck FACIAL est instructive...). Franck Brusset parti, Greg et un autre intervenant (caché de la caméra jusque là), réaborde le cas Soral. Heure 2:59. De la déclaration national-socialiste ? Provocation gratuite et troll dans le cas d'un homme poursuivi en justice de multiples fois pour anti-sémitisme pour Greg Tabibian. Pour ce qui est de vrais nazis, rupture totale du comique, euh, de l'humoriste !

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=OmSM4Cr_HhI&feature=em-lss

       L'une des vidéos buzz de Franck Brusset : https://www.youtube.com/watch?v=T9ImxyxQxxM

       Soral dans ses mots et ses "provocations". Les hiérarchies dans toutes leurs splendeurs...

       On va en arrêter-là... (pour la dite émission, très longue et d'ailleurs arrêtée avant sa fin) et continuer à mieux discerner pour ce qui nous intéresse vraiment et qui replongera dans ces débats fa... tidiques.

     

       # Au 27-11-2016, du nazisme d'Alain SORAL... Décidément dans l'air du temps ou réponse qu'attendait Franck Brusset... L'averse dans le bouillon général permet au moins d'entendre certaines définitions et positions, d'autant plus  intéressantes que les "primaires" de la droite (présidentielles 2017) ont sorti François FILLON et engendré des analyses par révolution conservatrice... : http://www.dailymotion.com/video/x1lb10g_national-socialiste-soral-repond_news

       Relayé par E&R : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Ardisson-et-Baffie-font-la-publicite-d-Alain-Soral-et-E-R-dans-Salut-les-Terriens-42790.html

     

       # Au 12-12-2016 : Nous avons découvert Varg VIKERNES, par Marie CACHET son épouse (et l'Homme de Neandertal) avec son idée d'un "génocide blanc"... Si cet homme s'appuie sur le paganisme (archaïque ?) pour regarder le monde contemporain et le critiquer radicalement (anti-monothéisme et particulièrement anti-christianisme, ainsi qu'anti-capitalisme et anti-socialisme), un autre, Daniel CONVERSANO, parle - en français - avec la même expression très forte et impropre, en soi au moins, pour désigner ce qui serait une réalité en cours. Invité avec Alain Soral par les "bons soins" de Dieudonné (M'BALA M'BALA), le coup poing dans le nez jaillit rapidement, d'autres coups un peu plus tard, dans les gencives et sous la ceinture... avec, avant, après, le déversement de provocations et l'entrechoc d'idées davantage criées ou jetées que dialoguées, d'insultes, de bêtises, chacun de son côté, séparé (totalement inégalement répartis et animés) après les premières minutes.

       Source disparue lors du visionnage (plus de 270 000 passages décomptés) : https://www.youtube.com/watch?v=w4lK0KxWYvM mais disponible ailleurs : https://www.youtube.com/watch?v=EoXyG0bJe78

       Pour les premiers "échanges" seuls : https://www.youtube.com/watch?v=sz0X1EZC3Oo

       ... Le "Papi gentil" a fait "leçon", violente ("petit pugilat" à "vertu pédagogique", "petite fessée") selon Alain Soral lui-même. De "l'artiste raté" dans la bouche du bientôt sexagénaire, de plus... Illustrations inespérées des longs propos précédents ? Spectacle en ligne et manipulateurs chevronnés, et maîtres, ou pas ? Nous insérons le plateau filmé en dernier écho de la thématique... Pas vraiment de notre intérêt, la veille va devoir s'exercer, Varg Vikernes compris (si ce dernier refuse toute organisation supérieure autre que le clan et ne se réclame d'aucune religion prédominante donc), tandis que les tensions polico-racialistes ou politico-religieuses (on en est là) sont probablement loin d'être périphériques dans la situation française - et mondiale - actuelles, et les sites critiques sont de plus en plus concernés, avec des camps parfois manifestement joueurs-animateurs d'autres violences, le tout augurant du pire.

       (https://www.youtube.com/watch?v=kyN7wW8jRVo & https://www.youtube.com/watch?v=y7y68LFl4VY)

       Vu le 13-12-2016, Oleg de L'esprit viking propose une très bonne vidéo sur le faux débat vraie castagne, riche d'une expérience de lecture (Soral) ou avec E&R (association hautaine) : https://www.youtube.com/watch?v=pfaJ5awzd3E

       On aura remarqué que tous les liens menant au cirque Niveau Zéro (tel est le titre de l'émission de Dieudonné), sont devenu caducs. Les droits d'auteur sont défendus strictement.

      Un autre visionnage (Daniel Conversano avec Piero San Giorgio) débride le tout...

      Fasciste ou nazi (au choix SVP !) est désormais une revendication décomplexée sur le Net français... Nous sommes en retard !

       Et ceux qui ne sont pas d'accord, ceux cultivent des valeurs et horizons distincts et contraires, ne feraient-ils que les autruches ou les censeurs ? Anti-fas, à nos yeux, en deçà de l'analyse et surtout cause de chocs plus graves encore (en étant eux-mêmes identiques à leurs ennemis, et sans aucune graduation de l'usage de la violence en milieu encore pacifié).

      Une certaine nausée nous prend devant les propos des graves compères San Giorgio et Conversano pendant l'interview interrompue de la consommation régulière de vin et de saucisson (sanglier-truffe)... que l'écran ne permet évidemment pas de partager. Outre leurs suffisance et complaisance, on peut qualifier leurs idées de "criminelles" tant la portée intentionnelle est forte dans : que disparaissent ceux qui sont d'un faible QI et/ou inutiles : "trop de tubes digestifs ambulants", "trop de gens à bas QI qui ne servent à rien" (à écouter dans les dernières minutes, réponses san-giorgesques à ce que serait ses premières actions en tant que décideur pour l'Europe).

       Et eux et eux-mêmes ? Qui sont-ils ? (Des inquiets qui préfèrent la lutte violente dans l'effondrement que promouvoir le doute et les complexité-simplicité de la nature humaine ?)

       [San Giorgio depuis, "assumant" et contredisant ses propres déclamations anti-socialistes puisque prêt à aider le pouvoir institué pour le bien de tous (nous concluons des faits et dits) : https://www.youtube.com/watch?v=ch0ticd0k_Y & https://www.youtube.com/watch?v=N1-5INUD_ow]

       L'intercation Conversano - Soral et l'émission inter-minable (!) de novembre 2016 ont le mérite majeur de faire sortir des cercles privés la parole et des pensées aussi sordides que fausses (celles-ci surtout qu'existerait une hiérarchie intangible et éternelle inscrite chez les humains - avec en prime des juges auto-proclamés, et que la force serait seul moteur positif).

       Il y a un an et un mois à peu près, nous ouvrions un blog avec une charge à déposer, à exprimer ainsi que des pistes à poursuivre, aussi noires que lumineuses. Ces événements en dernière date, micro-périphériques à première vue, amènent à préciser notre position, imaginer le réalisme d'un avenir particulièrement affreux (hordes en violences, génocides, dénuements) que l'organisation par la masse humaine ainsi que les outils technologiques de communication et de contrôle permettent de concrétiser avec un pouvoir super-hiérarchique. On aimerait que ces état et moyens soient vertueux, tant ils semblent apporter de richesses. Ils pourraient tant porter l'horizon d'un tombeau sans fond.

       Voir la dite "écologie sociale" (C'est E&R qui relaie, étant proche de Rebellion, d'après ce que nous avons compris) ? http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-ecologie-sociale-l-autre-ecologie-radicale-43124.html

       Croire que le "social" hyper-territorialisé est l'issue, alors que l'individu et son rapport à lui-même, à la nature et aux autres est estompé d'emblée (projet collectif par un groupe pensant isolé) ne nous convainc pas, si l'échelle humaine de réflexion est nécessaire. A voir donc avec d'autres pensées comme celle du paganisme, et de... Francis COUSIN (avec Annie LE BRUN, sans prétention politique, elle).

       (TEXTE ENCORE A L’ÉTUDE)

     

       # Le 27-04-2018, comme le texte (de légende) idéal au dessin inséré au-dessus : http://www.metropolitiques.eu/La-conquete-d-une-petite-ville-par.html

       Le seul résumé du livre réédité Une petite ville nazie est exemplaire. Attention ! Simple et glaçant. Toute projection contemporaine susceptible...

       EXTRAIT SURLIGNÉ :

       "(...) En ce sens, le choix de cette ville-ci est intelligent : la petite bourgeoisie protestante et nationaliste constituait le cœur de cible du national-socialisme. Le livre reste donc, 50 ans après sa parution, d’une lecture très enrichissante, y compris du fait de son protocole scientifique. L’auteur s’est fondé non seulement sur des archives, mais aussi sur des entretiens avec la population locale qui lui ont permis de donner une image vivante et incarnée – d’autant plus tragique – de cette conquête. On y voit le caractère évitable de la victoire nazie, car peu de choses disposaient une ville fondée sur les traditions et la respectabilité bourgeoise comme Thalburg à plonger dans un fanatisme bruyant, violent et vulgaire. Cela ne fait que mieux mettre en lumière la progression dramatique de la contagion nationale-socialiste."

     

    « DU PEUPLE A LA NATION (et à la République)TOURS EN BOIS »