• FUKUSHIMA

     AGNOTOLOGIE

    FUKUSHIMA

       "Cela fait presque 7 ans que ce magma mortel a été créé par l’imbécilité des hommes. 7 ans que l’on en parle sans jamais vraiment le voir. Et voilà que Tepco, en janvier 2018, nous dévoile, pour la première fois et de manière très discrète, des images très parlantes du corium du réacteur 2 de Fukushima Daiichi." Source : http://www.fukushima-blog.com/2018/01/le-corium-du-reacteur-2-de-fukushima-daiichi-est-bien-visible.html

     

       Le TAS DE MERDRRRRRRE (made by ?), et ses mouches (de même engeance).

          Au programme de ce billet. (Pour les agneaux pas tout à fait innocents que nous sommes.)

       (Et avec nos excuses pour la merde et les mouches, aussi nécessaires que parfois presque jolies.)

     

       Outre l'entrée dans l'antre du monstre - fabriqué de toutes pièces, qui vaut tous les films d'horreur, l'on pourra noter les éclats imprimés dans les images, comme trace de radioactivité intense, et que l'on retrouve dans le film fait à Pipriat, près de la centrale de Tchernobyl, au lendemains de la catastrophe. La caméra-robot japonaise a rendu l'âme précocement. Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=214&v=yTWCUOz8mYE (Tepco) relayée par Pierre FETET, http://www.fukushima-blog.com/2018/01/le-corium-du-reacteur-2-de-fukushima-daiichi-est-bien-visible.html

     

       "Le corium du réacteur 2 de Fukushima Daiichi est bien visible", Pierre FETET, fukushima-blog, 28-01-2018.

        Source : http://www.fukushima-blog.com/2018/01/le-corium-du-reacteur-2-de-fukushima-daiichi-est-bien-visible.html 

       COPIE SURLIGNÉE :

       "Dans un premier temps, tous les médias ont repris les photos fournies par Tepco, où l’on voit par exemple un morceau de poignée d’assemblage de combustible. On en déduisait que le reste avait fondu mais on ne pouvait rien affirmer de plus.

       Dans un second temps, 3 jours plus tard, Tepco a ajouté une vidéo de 3 min 34 qui montre une sélection de séquences filmées à l’intérieur de l’enceinte de confinement. Dans cette vidéo, on voit très précisément des coulures de corium qui se sont solidifiées sur des structures métalliques sous la cuve du réacteur.

       La caméra qui a filmé cette matière hyper-radioactive a été conçue pour supporter 1000 Sieverts. Mais cet appareil ne peut cacher les rayonnements ionisants qui forment de nombreux points clairs aléatoires sur le film.

      Les hommes qui ont manipulé la sonde à l’extérieur de l’enceinte de confinement ont certainement été irradiés car le débit de dose est toujours très fort dans le réacteur. Mais Tepco n’a pas encore communiqué ces informations.

       Pour résumer en image ce qui s’est passé en mars 2011, le corium du réacteur 2 a traversé la cuve du réacteur, puis a fait un gros trou de 1 m de large dans la plateforme située juste en dessous de la cuve (...).

       Ensuite, il a poursuivi sa route en rencontrant des obstacles, formant des stalactites dans divers endroits (...).

       Enfin, il s’est répandu dans le fond de l’enceinte de confinement en entamant le béton. Et là, on perd sa trace car les investigations n’ont pas pu aller plus loin. A-t-il été loin dans le radier ? A-t-il rejoint la piscine torique par les tuyaux raccordant l’enceinte et la piscine ? N’oublions pas qu’une explosion a été entendue par les techniciens le 15 mars 2011 à 6h10 provenant du réacteur 2. Explosion de vapeur ? N’oublions pas que l’eau qui est injectée en continu pour refroidir ce corium ne remplit pas l’enceinte car celle-ci n’est plus intègre. L’eau se souille en permanence au contact du corium, avant de rejoindre les tréfonds de la centrale et la nappe phréatique. N’oublions pas que cette nappe phréatique mouvante se jette dans le Pacifique, malgré le mur de glace dont l’étanchéité n’est pas parfaite.

       On observera que Tepco n’a pas encore osé fournir de photo du trou dans la cuve. C’est comme l’explosion du réacteur 4, il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas divulguer car elles ternissent l’image du nucléaire civil. De la même manière, les responsables de la communication ont préféré diffuser des images incertaines le 19 janvier plutôt que ces images très parlantes que j’ai extraites de la vidéo.

       Certes, la robotique en milieu radioactif a fait de réels progrès, mais cela nous cache la réalité : on n’a pas encore inventé les machines qui pourront démanteler la centrale. Et les quarante ans promis pour terminer ce démantèlement seront certainement insuffisants. N’oublions pas qu’il y a en tout 3 coriums à récupérer et 3 piscines pleines de combustible à vider. Pendant que la technique nous "amuse", Tepco espère rejeter 1 million de tonnes d’eau radioactive dans le Pacifique qu’il a amassées sur le site, comme si cet océan n’avait déjà pas assez souffert. Cela permet d’oublier également les milliers de personnes atteintes par des troubles de la thyroïde ou autres pathologies diverses dues à la radioactivité et les dizaines de milliers de personnes déplacées qu’on essaie de faire revenir dans des territoires contaminés.

       Attendons-nous désormais à de la grande communication de la part de Tepco : les sportifs de 2020 (JO Tokyo) doivent être ébahis par l'hyper-technicité nippone pour oublier les dangers de base de la radioactivité ambiante."

     

     

        "Fukushima, l’ignorance, c’est la force", Olivier CABANEL, Agoravox, 24-12-2015.

       Source : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/fukushima-l-ignorance-c-est-la-175774

       Voir aussi : http://libre-infos.eklablog.com/nucleaire-de-hiroshima-a-fukushima-c12231809

       COPIE SURLIGNÉE :

        "Cette expression, empruntée à George ORWELL, a été reprise récemment lors du COIN (COllège International du Nucléaire) qui s’est tenu à Paris, en novembre 2015, puisque c’était l’intitulé d’une de ses conférences.

       C’est dans le célèbre roman d’Orwell, 1984, que l’on pouvait trouver cette phrase : "la guerre, c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance, c’est la force".

       C’est aussi ce que reprenait Cécile ASANUMA-BRICE, chercheur au CNRS, l’une des invitées de l’émission Terre à Terre, de Ruth STÉGASSY du 19 décembre 2015, en rappelant que ce concept avait un nom : l’agnotologie, la science de l’ignorance, science régulièrement utilisée par les lobbys, qu’il s’agisse du tabac, de l’amiante, de la chimie, voire du nucléaire, notamment à Fukushima.

       Il s’agit donc de "fabriquer de l’ignorance" soit en masquant la vérité, soit en freinant l’enquête.

       C’est aussi ce qu’évoque Stéphane FOUCART, dans son livre La Fabrique du mensonge, comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger. (Édition Denoël).

      Dès 1953, des liens avaient été établis entre le tabac et le cancer du poumon, mais les cigarettiers dans l’ombre, avaient préparé une stratégie afin de retarder le mieux possible la communication sur ce sujet, acceptant finalement en 1998 de dévoiler l’ensemble de leurs archives afin de clore les poursuites engagées contre eux par 46 États américains.

       Documents passionnants démontrant avec quel machiavélisme, les cigarettiers ont instrumentalisé la science, en produisant du doute, de façon à ralentir les procédures, et à empêcher une communication objective.

       Mais le tabac n’est pas seul en cause, les mêmes pratiques ont été développées pour l’amiante, et aujourd’hui pour le nucléaire.

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       Annie THÉBAUD-MONY, sociologue et directrice de recherches honoraires à l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), expliquait entre autres dans l’émission Terre à Terre, pour quelle raison, on n’avait pas trouvé de plutonium autour de la centrale de Fukushima  : tout simplement parce qu’on ne l’a pas cherchéalors que chacun sait que d’importantes quantités de ce dangereux élément radioactif ont été relâchées après la catastrophe nucléaire, puisque le réacteur n° 3 dont le cœur à fondu, fonctionnait au mox, (produit dont la base est du plutonium). ’’

       (lien), (lien 27’00)

       Quant à la documentation que produit l’IRSN, elle est seulement la traduction des documents émanant de TEPCO sans qu’une contre-expertise puisse être conduite.

       On peut découvrir cette "culture de l’ignorance" dans un document récent de l’IRSN, qui, tout en publiant une étude mettant en évidence "des défauts morphologiques sur des populations de pins japonais autour de la centrale de Fukushima", invitent à la "prudence quand au lien de causalité avec le niveau de radioactivité ambiant".

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       Cette courte vidéo prouvant que 2 + 2 = 5 est l’exemple parfait de cette culture de l’ignorance.

       Aujourd’hui, au Japon, les autorités font le forcing, campagne de propagande à l’appui, détournant la vérité de la situation, afin de convaincre les populations à revenir en 2017, dans les zones évacuées après la catastrophe nucléaire.

     

      Oublier ce qui est invisible et terrible. S'amuser. Se "libérer". Cris. Rires. Source : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/fukushima-l-ignorance-c-est-la-175774

     

       Pour encourager les populations à revenir vivre dans la zone évacuée, les normes ont été largement relevées, mais comme l’on sait, la norme n’empêche pas le danger.

       Aujourd’hui, officiellement on comptabilise 2,5 millions de gros sacs noirs remplis de déchets radioactifs, stockés pour une durée de 30 ans, délai largement insuffisant pour permettre au césium 137 de perdre la totalité de sa radioactivité, puisque la période (ou demi vie) de cet élément est de 30 ans : la sagesse serait donc d’attendre au moins un siècle avant de libérer toute cette terre contaminée…

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       Certains sites sont situés au bord de l’Océan, à la portée du prochain raz de marée… et le Pacifique qui a déjà reçu largement au dessus de l’acceptable, ne devrait pas s’en réjouir.

     

        A proximité de l'océan, "des sacs de déchets radioactifs empilés les uns sur les autres pour économiser de l’espace". Sources : https://www.rougeframboise.com/buzz/images-jamais-vues-auparavant-revelent-nature-a-repris-droit-zone-dexclusion-de-fukushima/3 & http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/fukushima-l-ignorance-c-est-la-175774

     

       En effet, une grande partie de l’Océan Pacifique a été impactée par la catastrophe nucléaire japonaise, et les études menées en continu par l’AIEA sont tout, sauf rassurantes.

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       Mais concernant ces milliers de sac entassés, les comptes ne sont pas bons.

       Au delà de la vingtaine de millions de déchets radioactifs entassés à la hâte sous de simples bâches dans la campagne environnante, il y a erreur sur les chiffres.

       En septembre 2015 il y avait déjà 900 millions de tonnes entassées sur plus de 100 000 sites dans la seule préfecture de Fukushima, et 138 000 tonnes de ces 900 millions, ont un taux de radiation supérieur à 8000 becquerels par kg, et pour les autres préfectures, on comptabilise 166 329 tonnes de déchets radioactifs supérieurs à 8000 becquerels par kg.

       Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

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       De plus, nombre d’experts s’indignent de l’incinération des tonnes de déchets radioactifs dans une douzaine d’installations, sachant qu’incinérée ou pas, la radioactivité n’est pas pour autant détruite.

       Ajoutons pour la bonne bouche que les comptes ne sont pas bons non plus sur la quantité de déchets incinérés : sachant que ces 12 incinérateurs traitent chacun 500 tonnes par jour, on arrive à la conclusion assez facile qu’un peu plus de 2 millions de tonnes seront traitées en une année… soit près de 9 millions de tonnes depuis le début de la catastrophe.

       Difficile alors de justifier les déclarations des autorités affirmant que sur les 43 millions de tonnes à traiter, il ne resterait plus que 9 millions de tonnes.

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       C’est au compte goutte, et toujours tardivement, que Tepco, distille quelques nouvelles informations, nous apprenant récemment qu’il n’est plus question de donner une date de "fin de démantèlement" de la centrale dévastée.

       C’est en effet ce qu’a déclaré, le 20 décembre dernier, Masuda NAOHIRO, responsable du chantier de la centrale, à l’agence Associated Press, estimant qu’il est impossible aujourd’hui de prévoir la date de la fin des travaux, tout autant que le coût de la sécurisation du site.

       Il dit travailler en "zone de guerre", affirmant que les débris des réacteurs sont impossibles à localiser, que les nappes phréatiques continuent d’être polluées jour après jour, ignorant si les nouveaux robots seront capable d’examiner les réacteurs fondus, ajoutant que les cuves inondées contenant le combustible atomique génèrent une chaleur d’environ 100°c.

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       On se souvient pourtant que les autorités japonaises avaient décrété sans hésitation au début de l’année 2012 "l’arrêt à froid" de la centrale dévastée.

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       Au sujet des nappes phréatiques, c’est le 9 décembre 2015 que Tepco a annoncé que la radioactivité en césium 134/137 des eaux retenues dans les fondations à gravement augmenté depuis l’an dernier.

       Il s’agirait de 420 tonnes d’eau contaminée pour laquelle des mesures effectuées ont révélé 92 millions de Bq/m3 en ce qui concerne le césium 134, et 390 millions de Bq/m3 pour le césium 137, soit 4000 fois plus qu’en 2014.

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       L’exploitant ne pense pas que cette eau ait pu fuir à l’extérieur de la canalisation, mais on n’est pas à l’abri de surprises…

       Et puis, ce n’est que le 17 décembre 2015 que nous avons appris que, vers le 15 mars 2011, les réacteurs 2 et 3 ont relâché d’énormes doses de radioactivité directement dans l’atmosphère (100 Sieverts/h).

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       Pour se faire une idée des conséquences de ce lâcher, il faut savoir qu’on estime que 10 000 millisieverts en une seule fois correspondent à une mort certaine dans les semaines qui suivent l’exposition.

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       Quittons le Japon pour la Russie, ou l’on apprend discrètement qu’une centrale nucléaire connaitrait quelques soucis.

       Là aussi, on est en pleine agnotologie, puisque le rédacteur de l’article ajoute en sous titre : "si on n’en parle pas, ça n’existe pas".

       C’est à la centrale nucléaire de Leningrad, à 80 km de Saint-Pétersbourg, que, le 18 décembre 2015, une tuyauterie du circuit primaire a explosé laissant échapper des vapeurs peut-être radioactives provocant la mise à l’arrêt du réacteur n° 2 afin de stopper le flux de vapeur.

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       Les avis sur la radioactivité de cette vapeur qui s’est échappée ne fait pas l’unanimité : les responsables locaux affirment en chœur qu’il n’y a pas de problèmes, ce qui est étonnant, puisque cette vapeur passe directement au contact du combustible dans le cœur du réacteur.

       Rappelons au passage que cette centrale, située à proximité de Sosnovy Bor est du même type que celle de Tchernobyl, et qu’elle comptabilise 40 longues années d’existence.

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       Quant aux habitants du secteur, ils se sont rués dans les pharmacies et ont dévalisé le stock de pilules d’iode, apparemment peu rassurés par le discours officiel… ils n’ont manifestement pas oublié Tchernobyl.

       Affaire à suivre donc, car comme dit mon vieil ami africain et Anatole FRANCE : "on croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels".

       L’image illustrant l’article vient de libre-infos.eklablog.com. (...)"

       Articles anciens d'Olivier Cabanel : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/fukushima-l-ignorance-c-est-la-175774

     

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