• "GRAND EST" NUCLÉAIRE

      Le 27-07-2018

     POUBELLE OFFICIELLE (OU CROISSANCE DÉPOTOIR )

       Source : http://www.lest-eclair.fr/23165/article/2017-05-02/bienvenue-au-paysdes-dechets-radioactifs

     

       "Bienvenue au pays des déchets radioactifs", Benoît SOILLY, L'Est-éclair, 02-05-2018.

       Source : http://www.lest-eclair.fr/23165/article/2017-05-02/bienvenue-au-paysdes-dechets-radioactifs

       COPIE SURLIGNÉE :

       "Le Grand Est devient la région d’implantation privilégiée des centres de stockage de déchets radioactifs et de ses satellites industriels. L’Aube est particulièrement concernée.

       Notre région Grand Est est-elle la "poubelle" de l’industrie nucléaire française ? Oui, si l’on en croit la carte ci-dessous qui illustre la concentration des centres de stockage de déchets radioactifs existants ou en projet, ainsi que leurs satellites industriels.

        Trois centres dans l’Aube ?

       Au sein de la région, l’Aube est le département le plus concerné. Elle accueille depuis 1992 le centre de stockage de l’Aube (CSA) basé à Soulaines-Dhuys et, depuis 2003, le Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) à Morvilliers. Ces deux sites, les seuls en phase d’exploitation en France à ce jour, en appellent un troisième.

       (Lire aussi Pourquoi chez nous)

       Des investigations géologiques sont actuellement menées par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) sur le secteur de Soulaines. Un travail effectué en prévision d’un nouveau centre de stockage, encore plus étendu que le CSA, pour enfouir des déchets de faible activité à vie longue (FA-VL).

       Ce projet pourrait voir le jour dans les années 2030, entre Crespy-le-Neuf, Juzanvigny et Épothémont. Le Soulainois compterait alors trois centres de stockage exploités en simultané.

       Cigeo attire la lumière

        À cela s’ajoute la présence de l’usine Daher. Lancée en 2011 à Épothémont, elle est spécialisée dans le traitement, l’analyse, le reconditionnement et la caractérisation des déchets issus du nucléaire.

       Malgré cette forte concentration, le secteur de Soulaines fait peu parler de lui au plan national. Depuis plusieurs années, les lumières sont braquées vers le projet Cigeo. Situé à Bure, à la frontière entre la Haute-Marne et la Meuse, ce futur centre de stockage prévoit d’accueillir des déchets radioactifs de haute activité à vie longue (HA-VL).

       Du fait de leur dangerosité, ces déchets issus des installations nucléaires actuelles seront stockés à près de 500 mètres sous terre. Une profondeur inédite. D’où un débat très tendu entre l’Andra et les opposants au projet.

       Satellites industriels

       À l’image de Daher, de nombreux satellites industriels devraient voir le jour dans les années à venir en Haute-Marne. Une présence qui s’explique par l’accompagnement économique lié au projet Cigeo. Une façon de récompenser les territoires et les élus qui concèdent à accueillir ces déchets radioactifs par des créations d’emplois et des retombées fiscales. Pas négligeable dans une région où l’industrie souffre.

       EDF, via sa filiale Socodei, a choisi Saint-Dizier pour créer sa future base de maintenance de ses installations nucléaires. Le bâtiment de 18 000 m² devrait être mis en service au second semestre 2017. Une cinquantaine de salariés permanents y travailleront. Montant de l’investissement, environ 45 millions d’euros.

       Projet Bison

       À Gudmont-Villiers, c’est une Base intermédiaire de services opérationnels nucléaires (Bison) qui est en projet. Portée par l’industriel Derichebourg, l’un des leaders mondiaux de recyclage des métaux, cette installation doit trier, traiter et conditionner des déchets radioactifs FA-VL (faible activité à vie longue) et TFA (très faible activité) avant de les expédier vers les centres de stockage aubois. Son implantation est très contestée par des habitants du village haut-marnais.

       Laverie nucléaire

       À proximité de Joinville, la première laverie française dédiée aux vêtements portés dans les activités nucléaires, contaminés ou non par la radioactivité, devrait être lancée fin 2018. La filiale française de l’américain Unitech Services Group prévoit d’investir 12 millions d’euros, avec 40 emplois à la clé.

       Enfin, la plate-forme de Void-Vacon est opérationnelle depuis 2009. Censé être une zone de transit pour les poids lourds transportant des matières radioactives, le site a fait parler de lui en 2015, quand des habitants ont indiqué qu’il servait également d’aire de repos prolongée pour des camions chargés de matière radioactive."

       (Lire aussi Macron, Le Pen : ce qu’ils en pensent)"

       Voir en complément :

       - http://www.leclaircit.net/2016/11/09/une-jungle-nucleaire-en-champagne/

       Avec Palim-psao et Robert TRENKLE, lapidaire : http://www.palim-psao.fr/2018/07/pourquoi-l-abolition-de-l-imperatif-de-croissance-ne-peut-se-faire-sans-l-abolition-de-la-production-de-marchandises-par-norbert-tre

       "Les marchandises et l'argent ne sont pas seulement des moyens techniques pour organiser et faciliter la division sociale du travail. Au contraire, ils créent des contraintes objectives qui dominent la société et rétroagissent sur les humains comme des contraintes apparemment naturelles. Marx appelle cela le fétichisme de la production marchande.

       Une de ces contraintes n'est pas la moindre : la fameuse "croissance obligatoire", qui est vénérée et suivie comme une sorte de dogme religieux dans toute la société. Ce n'est rien d'autre que la manifestation de la dynamique d'accumulation capitaliste dont le seul but est de faire plus d'argent avec de l'argent. Le contenu matériel de la production de richesses est toujours un moyen indifférent pour augmenter la richesse abstraite (exprimée en argent). La destruction écologique qui en résulte devient de plus en plus extrême dans la crise fondamentale en cours du capitalisme. De plus en plus imprudemment, les fondements naturels de la vie sont détruits, afin de maintenir en quelque sorte l'accumulation de capital, même si cela ne fait que retarder l'effondrement économique et social."