• HUGO DESSINATEUR (ENCORE)

     AVEC VENDEUR / ACHETEUR (DIGRESSION)

    Absence

      Source : http://www.museevictorhugo.fr/la-collection-de-dessins.html

     

    HUGO DESSINATEUR (encore)

    Source : http://masmoulin.blog.lemonde.fr/2013/12/16/dendrites-aquagraphie-et-autres-histoires-de-taches/

     

    HUGO DESSINATEUR (encore)HUGO DESSINATEUR (encore)

       Sources : http://nuagedencre.free.fr/doc_hist_art.htm

    http://www.bibliorare.com/products/hugo-victor-ruines-gothiques-vers-1855-dessin-sur-papier-180-x-220-mm-non-signe-plume-lavis-a-lencre-noire-et-a-laquarelleavec-rehauts-dor-et-de-gouache-encadre-sous-verre/

       COPIE INTÉGRALE pour la deuxième encre (site commercial ! qui a vendu) :

       "HUGO, Victor. [Ruines gothiques]. Vers 1855. Dessin sur papier, 180 x 220 mm, non signé ; plume, lavis, à l’encre noire et à l’aquarelle, avec rehauts d’or et de gouache ; encadré sous verre.

       Superbe dessin original de Victor Hugo : il représente une tour gothique en ruine entourée de restes de mur et d’arbres noirs, à la tombée de la nuit.
    Quelques parties du monument – muraille lézardée, vitrail, volée de marches, toit pentu, lucarne – émergent à la lumière d’un soleil exténué. Le reste – arches, ruines indistinctes, dépendances – est comme menacé par les ténèbres tombant d’un ciel nuageux, qui ne conserve du jour qu’un halo entourant le bâtiment. Seul le mur en ruine situé au premier plan, à gauche, recueille pleinement le jour mourant et en restitue généreusement l’éclat : une véritable explosion de lumière dorée qui éclaire de façon surprenante cette mystérieuse composition gothique.

       “Alors, surgissent les images. Nombreuses, vastes, extraordinaires de beauté, de densité. Villes mortes, fantômes d’architectures, espaces vacants, ce sont elles qui disent cette indicible profondeur, ce désarroi, cette angoisse, cette obsession de la mort, devant lesquels le langage ordinaire se tait, dérisoire. Elles disent cela parce qu’il faut que cela soit dit ; elles le disent obscurément parce qu’il n’est pas dans leur nature d’analyser et d’éclairer, mais de montrer ce qui, ne s’expliquant pas, s’impose” (Pierre GEORGEL).

       La remarquable composition semble faire écho à l’un des poèmes d’Odes et Ballades, “Aux ruines de Montfort-L’Amaury” :

       " Je vous aime, ô débris ! et surtout quand l’automne
        Prolonge en vos échos sa plainte monotone.
        Sous vos abris croulants je voudrais habiter,
        Vieilles tours, que le temps l’une vers l’autre incline,
        Et qui semblez de loin sur la haute colline,
        Deux noirs géants prêts à lutter.
        Lorsque, d’un pas rêveur foulant les grandes herbes,
        Je monte jusqu’à vous, restes forts et superbes !
        Je contemple longtemps vos créneaux meurtriers,
        Et la tour octogone et ses briques rougies ;
        Et mon œil, à travers vos brèches élargies,
        Voit jouer des enfants où mouraient des guerriers."


        Par l’invention graphique, la maîtrise des techniques employées, le sens des nuances et du mystère, la densité de la matière picturale, ce dessin très achevé peut être considéré comme un des chefs d’œuvre
    du poète qui fut aussi un des grands dessinateurs du XIXe siècle.

       Non reproduit par Massin & Grynberg in Victor Hugo, Œuvre graphique, II, Paris, 1969.- Le dessin a été vu et authentifié par Pierre Georgel, le spécialiste de l’œuvre graphique de Victor Hugo, qui l’inclura dans le catalogue raisonné. Qu’il trouve ici l’expression de notre reconnaissance."

     

       Notes :

       - Estimé à la vente, chez le commissaire-priseur Pierre-BERGE et associés, entre 5 et 80 000 €, le lot numéroté 82 a été vendu 400 000.

     "Le 11 décembre prochain, l’homme d’affaires Pierre Bergé mettra aux enchères, via sa propre maison de vente Pierre Bergé & Associés, et en collaboration avec Sotheby’s, sa bibliothèque personnelle. Cette dernière est si riche qu’une sélection de 60 ouvrages phares font déjà l’objet d’une exposition itinérante à travers le monde. Après Monaco en juillet, ce sera New York en septembre, puis Hong Kong en octobre et Londres en novembre.

       Cette collection unique, construite sur plusieurs décennies, rassemble 1.600 livres,  partitions musicales et manuscrits précieux du XV e au XX e siècle : depuis l’édition princeps des "Confessions de Saint Augusti", imprimée à Strasbourg vers 1470, jusqu’au "Scrap Book 3" de William Burroughs, paru en 1979. Les estimations s’échelonnent de 1.000 euros à 2,5 millions d’euros pour le manuscrit "Nadja" d’André Breton, qui pourrait même s’envoler jusqu’à 3,5 millions. Six autres ventes suivront en 2016 et 2017 pour disperser ce trésor.

       Une sorte d’autobiographie

      La bibliothèque est à l’image de son propriétaire. "Une telle collection, c’est en quelque sorte une autobiographie ; elle reflète mes choix, mes goûts, s’affranchit de tout passage obligé, reflète toutes les cultures du monde", explique Pierre Bergé. Le premier livre qui l’a marqué a été "David Copperfield" de Charles Dickens, lu à l’âge de neuf ans ; il possède aujourd’hui l’édition personnelle de l’auteur, avec même une dédicace de ce dernier.

       L’homme d’affaires, qui fut au début de sa carrière courtier en livres, a attrapé le virus de la bibliophilie grâce aux libraires de la rue de Seine. "Au numéro 22, l’un d’eux m’a fait découvrir ce qu’était une édition originale, la première fois qu’un ouvrage est mis dans le commerce", se remémore Pierre Bergé. Contrairement à la collection d’œuvres et d’objets d’art constituée avec Yves SAINT LAURENT et vendue en 2009 au Grand Palais par Christie’s (373,5 millions d’euros), le styliste ne s’est jamais intéressé à cette bibliothèque, constituée par son compagnon et par lui seul.

       Pierre Bergé se dit heureux que d’autres passionnés puissent à leur tour profiter de ces perles rares accumulées pendant toute une vie. "J’ai 85 ans et je n’ai pas d’héritier. Dans mon testament, j’avais prévu d’en léguer le produit à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent." C’est le commissaire-priseur Antoine Godeau, de la maison de vente Pierre Bergé, qui tiendra le marteau. Pour l’accompagner, l’homme d’affaires a choisi cette fois Sotheby’s, qui dispose d’un excellent département livres dirigé par Anne HEILBRONN, fille d’un grand bibliophile. (...)"

       Source : http://www.bibliorare.com/pierre-berge-prepare-la-vente-aux-encheres-des-1-600-livres-rares-de-sa-bibliotheque/#more-280928

     

       # Au mois de novembre 2017, le feu Pierre Bergé est définitivement mieux connu, sur ses affres et saloperies. Entre autres sources d'information : https://www.youtube.com/watch?time_continue=499&v=q_KHUyOP0sQ

     

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