• "ICI PROCHAINEMENT" / LÉCUYER

     DEPUIS HIER (AVEC ARCHITECTES DERRIÈRE)

    "ICI PROCHAINEMENT" / LECUYER

       "17_allee_beau-rivage_1_nantes_france-1100x652", Alban LECUYER photo-monteur. Source : http://www.albanlecuyer.com/portfolio_page/ici-prochainement/

     

      Toi, architecte, tu les as choyées tes images de projets, tu les as composées, colorées, cherché les meilleures pers-(pectives) avant de les confier à quelque équipe externe spécialisée ou stagiaire émoulu 3d plus habile ou informé des enjeux à atteindre (séduire, convaincre).

       Promotion immobilière... ou pas.

      Toujours sous le ciel bleu. Digoin, Cuba, Sarajevo, Paris, Nantes, etc..

     

    "ICI PROCHAINEMENT" / LECUYER

       "18_rue_sarajevska_cesta_sarajevo_bosnie-herzegovine-1100x652", Alban LECUYER, photo-monteur. Source : http://www.albanlecuyer.com/portfolio_page/ici-prochainement/

     

    "ICI PROCHAINEMENT" / LECUYER

    "ICI PROCHAINEMENT" / LECUYER

    "ICI PROCHAINEMENT" / LECUYER

      "12_rue_de_cantal_saint-herblain_france-1100x652", puis "03_route_de_siboney_santiago_cuba-1100x652". Enfin : "04_rue_antoine-watteau_1_nantes_france-1100x652", Alban LECUYER. Source : http://www.albanlecuyer.com/portfolio_page/ici-prochainement/

     

        "La ville contemporaine permet-elle de se projeter dans un avenir tangible ? Est-elle conforme aux plans imaginés par les architectes ?
       
    La série Ici prochainement transpose la réalité d’un habitat collectif ordinaire et d’une pratique quotidienne de la ville dans l’esthétique des vues projectives destinées à promouvoir les projets immobiliers de standing.

        Une esthétique d’inspiration publicitaire, qui contient la promesse qu’une réécriture de l’architecture ou d’un plan de circulation peut engendrer une ville nouvelle, dépourvue de nuisances et peuplée de personnages majoritairement blancs, blonds et féminins. Tout ce qui se dresse entre le spectateur et le projet arbres, véhicules, piétons, etc. apparaît en transparence, traduisant la place d’un individu partiellement absent du décor.
       
    Les photomontages de la série Ici prochainement, réalisés à partir de prises de vues réelles, laissent entrevoir les inscriptions sur les murs, le linge ou les paraboles aux fenêtres, les objets abandonnés sur les trottoirs, l’usure – tout ce qui atteste qu’une civilisation produit des traces et marque les espaces qu’elle s’approprie. Au premier plan, la présence des usagers du quartier contredit la valeur prospective des mises en scène à  travers l’irruption d’une mémoire des lieux et de trajectoires éprouvées."

      Source : http://www.albanlecuyer.com/portfolio_page/ici-prochainement/

     

       Notes :

       - Nous ne souscrivons pas au texte explicatif fourni par le photographe et "monteur".

       Inutile ?

       Sa lecture reste édifiante. En plus d'être abusif ou inadapté (faible, dommage), il invoque une position critique facile, convenue voire exagérée : idéologie bien-pensante, faisant feu et largesse du dyptique répété à l'envi dominants - dominés.

       (Oui, les vues de promotion immobilière et tant d'autres préalables à la réalisation bâtie, enjolivent, irisent et proposent les situations les plus appétentes possible sur le fil de la crédibilité et du réalisme pour ce qui n'est pas encore sorti de terre, mais conçu et dessiné. Objectif : vendre à bon prix tous les appartements - s'il s'agit de résidentiel - prévus, et rendre l'opération profitable. De la publicité pour la "pierre" - devenue béton.)

       - Le "Photoshopping" des images aurait-il pu aller plus loin ?

       Le décorum apporté par Alban Lécuyer, en plus (ou pas) de la fatidique atmosphère lumineuse type saison douce (ou pas) irrémédiablement ensoleillée que les vues promotionnelles se doivent de comporter, est finalement assez maigre. Le remplacement des habituels usagers copiés-collés censés lisser et séduire (dits "majoritairement blancs, blonds et féminins" dans le texte) par des gens du cru ou supposés associés aux bâtiments et quartiers choisis renvoie assez bêtement au réel le plus criant... et "heureusement" parlant.

       Trop d'animation séductrice pourrait même casser l'effet escompté en assimilant définitivement construction de standing, immeubles contemporains  "ordinaires" - pour de vrai et... HLM (ceux de la réputation, car il en est de grandes sophistication et pensée)...

      Imaginons voitures neuves et brillantes, famille 4 membres souriants, blonds bruns ou châtains etc., mère dévouée sur poussette joyeusement occupée, affairiste stylé,  toutou à sa... maîtresse, élégante ou seulement mais si simplement sympathique, jeunes agiles enjoués, etc etc. au pied de l'entrée du bloc C écrasé de soleil ou coincé parmi d'autres, A, B, Molière, Debussy ?

       Un bon ravalement, des menuiseries apprêtées ? L'ombre portée d'un arbre séculaire, un bosquet chamarré.... Tour joué ou presque.

       - Les expressions architecturales captées sont jusque très violentes, certaines empruntées au style international façon brutaliste qui a marqué l'après-guerre assez longtemps partout dans le monde. Quelles que soient les modifications livrées par... l'artiste (allez !), elles mènent à comprendre la planche ou l'écran de l'architecte comme gouffres... potentiellement mégalomaniaques, toutes rationalités penchées dessus (celles du "professionnel de l'espace" et de ses commanditaires).

       (Alban Lécuyer a peut-être trouvé une façon de faire parler de lui. Il souhaite ou se sait être photographe. Les images restent fondamentales. Oui. Mais les places professionnelles sont très chères.)

       A mettre et remettre en spectacle. Un personnage déplacé, importé, deux ou trois arbres en fleur, frétillant dans la brise et surgit le trop tu.

       Que construisons-nous ?

      (Sous appellations "habitat urbain", "collectif", au pire "barres, tours.)

       Où vivons-nous ?

       Le voyons-nous ?

       (Nous, société humaine, française, cubaine, nantaise, etc...)

       Mais aussi et central : à quoi ressemblons-nous, aujourd'hui ? Basiquement ?

       (Attention que les images proposées n'inspirent paradoxalement la viabilité, la continuité du processus de sur-urbanisation, de concentration et de sur-humanisation, à quelque effort près que bienveillance et optimisme - diktats en bourgeons - vont emporter à l'aise. Happyness in the city.)

     

       PS : Une architecte qui détruit les créations de son champ de droit (privilège) d'intervention ?

      Il s'agit d'ouvrir les yeux (en littéral et figuré). Les images parlent d'elles-mêmes. Et de poser les deux approches souvent distinguées alors qu'elles sont imbriquées, l'une généralement ignorée au profit de l'autre pourtant relative, de la perception esthétique d'une part et sensible d'autre part.

       L'architecture ressort des corps, animés, inertes, du nôtre et de ce que l'on conçoit et/ou dessine, estampillé Ordre (CNOA) ou non. 

       La vision est capitale, elle juge de l'ensemble et des finitions. Le parcours et l'usage physiques (et donc également mentaux) des lieux sont plus encore déterminants, vision... comprise.  Échelle, relations volumiques, vides-pleins, service-gêne, imaginaire : volumétrie et de plus en plus (Modernité passée par là), compositions (vieilli !) articulations (actuel !, attention démode) chromo-graphiques traversé de disponibilité.

       La ville comme forêt... La forêt ? Quelle forêt ?

     

       # Au 07-10-2017, loi Photoshop : https://www.contrepoints.org/2017/10/06/300335-photos-retouchees-cest-officiel-letat-francais-prend-abrutis

     

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