• "INTEGRISME OCCIDENTAL"

     PORTE DE L'ENFER : CHAPELLE/ST-DENIS

       Document de l'AFP datant de 2017. Qu'en est-il début 2020 ? Les "migrants" ont-ils été évacués pour quelle destination qui ne leur aura jamais été demandée ? Et l'encadrement social et humanitairea-t-il continué ses bonnes œuvres hélas lourdes d’ambiguïtés ? Source : https://www.youtube.com/watch?v=EACUNpAOPUQ

       "Démantèlement", "évacuation" 2019, pour 2020 ? : http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-500-migrants-evacues-porte-de-la-chapelle-et-porte-d-aubervilliers-11-04-2019-8051169.phphttps://actu.fr/ile-de-france/paris_75056/carte-camp-migrants-demantele-porte-la-chapelle-routes-fermees-bus-devies_29219740.html, http://www.rfi.fr/france/20170818-migrants-porte-chapelle-15e-arrondissement-paris-refugies, https://www.huffingtonpost.fr/entry/1600-migrants-evacues-de-campements-porte-de-la-chapelle-et-maintenant_fr_5dc3cfdfe4b0d8eb3c8fdd1e

       Si ce n'est plus là, ce sera ailleurs, ou de nouveau là ? Déjà ?

        (...) Anne HIDALGO, officialisant sa candidature à sa propre succession à la Mairie de Paris, courant janvier 2020, galvanise ses troupes en annonçant une ville toujours plus "écologique". Le parvis de l'Hôtel de ville devrait se transformer en bois (avec des vrais arbres, semble-t-il, en petite forêt, ou en gros bosquet oui, le discours ne craignant pas la "forêt urbaine", nouveau concept-valise où un tout tient en une part) et la Porte de La Chapelle concurrencer la place des Invalides.... Bigre. Que ne l'a-t-elle pas déjà fait ? Quant à "l'expérience architecturale", il est évident qu'elle a tout compris aux dédales riches en sensations seules amours de la population citadine, et ceci dès l'origine de son premier mandat. (Mesdames, messieurs les paysagistes, au travail final. Cachez cette ville que je ne saurais voir ! Architectes, rompez ! Oubliez votre métier, votre connaissance patrimoniale et votre éventuel sens de l'harmonie ! Haro la ville, vive la ville.. écologique !)

     

       "Arriver dans le quartier de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, c’est d’abord passer une frontière invisible marquant une séparation nette entre ici et le reste de la capitale, entre ici et la normalité. Dès la sortie du boulevard périphérique, sur les talus bordant la route, un spectacle hallucinant s’offre au regard : des dizaines de tentes et de cabanes de bric et de broc et des amas de détritus jonchant le sol. Au milieu de ce chaos, des silhouettes décharnées vont et viennent sans but jusqu’à ce qu’une voiture s’arrête au feu rouge. Le malheureux conducteur est aussitôt assailli par une horde de zombies en guenilles. Ils s’accrochent aux portières, frappent à la vitre pour mendier de façon plus ou moins agressive un peu d’argent destiné à se payer leur dose de crack, cette drogue dure qui ronge les corps et les âmes."

     

       Choc personnel et choc du réel. A ne jamais minimiser.

       Le 14-01-20120 par L'Echelle de Jacob : "(...) "La situation est dramatique", confirme une source à la Mairie de Paris. "Il a des lieux où nos équipes ne vont pas", ajoute Pierre HENRY, de France Terre d’asile (FTDA).

       D’après le décompte effectué par l’association, le 7 janvier, entre 900 et 1 800 personnes se trouvent à cet endroit de la capitale, auxquelles s’ajoutent entre 300 et 500 personnes installées porte de La Villette, non loin, dans un campement plus récent, dont l’apparition est liée à l’évacuation d’un précédent campement porte de la Chapelle et à Saint-Denis, le 7 novembre, et qu’une présence policière empêche de se reconstituer.

       L’évacuation du 7 novembre avait aussi eu pour effet de déplacer la population de la "colline du crack", ainsi nommée du fait de la présence d’usagers de drogue. "Aujourd’hui, les deux publics se mélangent porte d’Aubervilliers", remarque Louis BARDA. Conséquence de cette promiscuité, "la traumatologie augmente beaucoup dans notre clinique mobile, note M. Barda. On n’arrête pas de soigner des gens qui ont pris des coups suite à des bagarres à l’arme blanche". (...)"

       Source (par L'Echelle de Jacob) : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/13/au-nord-de-paris-les-campements-de-migrants-deviennent-des-bidonvilles_6025686_3224.html

     

       Jean BAUDRILLARD par Nicolas BONNAL à la suite. Et quelques réflexions finales.

     

    BAUDRILLARD BONNAL

       Porte de la Chapelle, où nous avons habités, un temps, dans l'une des deux grosses tours - piteux poteaux monumentaux aux couronnes de pub chagrine - de l'entrée-sortie Paris (75) Saint-Denis ("9 3"), avec si peu de joie, au-dessus des bruyantes et innombrables voies ferrées (immeuble d'une succursale immobilière de la SNCF, très gros propriétaire foncier de pair), si c'est n'est de "me" trouver, côté sud, côté soleil, Sacré-coeur en silhouette moyenne, à hauteur d'épervier, ce dernier, un congénère sous la gouttière de ma maison désormais, chacun énivré, nichant, filant, fusant, sonorisant l'air ambiant de nos cris et... sifflements : https://www.tribunejuive.info/france/lenfer-aux-portes-de-paris (par L'Echelle de Jacob).

       Nota : De mon temps (il y a plus de 20 ans), drogue et prostitution y sévissaient à l'abri aux heures les plus sinistres, et un ou deux campements, quelques squats se trouvaient dans les recoins . C'est le sordide, la grande misère humaine qui a gagné en surface et en visibilité. A Paris. POING.

     

       "Le quartier est devenu le point de fixation des dealers et des consommateurs, raconte Sabine, une habitante. C’est terrible, les migrants arrivés en masse à partir de 2015 forment la majorité de ces accros. Ils ont fui la misère pour une vie meilleure. Ils ont échoué ici sans perspective, et sont tombés dans le piège de la drogue. Des associations et des bénévoles organisent régulièrement des distributions alimentaires. C’est une bonne chose de leur tendre la main, mais cela crée un appel d’air. Ils se concentrent tous dans notre quartier et on se retrouve avec des sans-papiers devenus toxicomanes à nos portes. Cette drogue les rend violents, ils sont prêts à tout pour une dose quand ils sont en manque. La nuit, c’est pire. Les femmes enchaînent les passes en pleine rue, se cachant à peine pour se prostituer et pouvoir se payer un caillou. Cela me remue de voir toute cette souffrance et cette déchéance au pied de chez moi. D’ailleurs, je ne regarde plus à la fenêtre, même le soir quand j’entends des cris de détresse ou d’agression. C’est beaucoup trop dur à vivre et à supporter."

        Source : https://www.tribunejuive.info/france/lenfer-aux-portes-de-paris

     

      "Jean Baudrillard et la troisième guerre mentale", Nicolas BONNAL, le 08-01-2020.

       Grâce au Lupus.

       Sources :  https://nicolasbonnal.wordpress.com/2020/01/08/baudrillard-et-la-troisieme-guerre-mentale/ & https://leblogalupus.com/2020/01/10/jean-baudrillard-et-la-troisieme-guerre-mentale-par-nicolas-bonnal/

       Copie surlignée :

       "Notre société anglo-américaine et démocratique matinée de gnosticisme techno (voyez notre Internet) et de messianisme militaire semble folle et intégriste. On le sait depuis 1914, lisez HUDDLESTON et GRENFEL  traduits par nos amis de lesakerfrancophone.fr. Le duo anglo-saxon aura détruit l’Europe et établi partout le communisme pour anéantir l’Allemagne.

       Pour lutter contre le terrorisme, on a tué/bousculé/déplacé trente millions de musulmans avec l’assentiment des loques européennes submergées de pauvres réfugiés (jusque-là pas de simulacre…).

       Ici on veut une troisième guerre mondiale et une extermination de l’Iran ; là on nous dit que tout est simulacre et conditionnement, guerre mentale et non mondiale. Notre Lucien CERISE avait résumé cette position : "Pour Baudrillard, la véritable apocalypse n’était pas la fin réelle du monde, sa fin physique, matérielle, assumée, mais son unification dans ce qu’il appelait le "mondial", ce que l’on appelle aujourd’hui le mondialisme, et qui signait la vraie fin, le simulacre ultime, le "crime parfait", c’est-à-dire la fin niant qu’elle est la fin, la fin non assumée, donnant l’illusion que ça continue. La Matrice, comme dans le film, si vous voulez."

       En 1991, dans sa très pointue Guerre du Golfe qui n’a pas eu lieu, Baudrillard se lâchait en fin de texte. Je retraduis de la version espagnole :
       "Il s’avère malgré tout digne d’admiration que nous traitons les Arabes, les Musulmans, de fondamentalistes, avec le même dégoût avec lequel nous traitons quelqu’un de raciste, alors que nous sommes en train de vivre dans une société typiquement fondamentaliste, bien que simultanément sur la bonne voie de désintégration."

       Puis le maître, depuis traîné dans la boue par les analphabètes-système, ajoute – sur cet intégrisme démocratique, cet incessant djihad médiatique :

       "Nous ne pratiquons pas l’intégrisme fondamentaliste dur, mais nous pratiquons l’intégrisme démocratique doux, subtil et honteux, celui du consensus. Cependant, le fondamentalisme consensuel (celui des Lumières, des droits de l’homme, de la gauche au pouvoir, de l’intellectuel repentant, de l’humanisme sentimental) est aussi féroce que tout religion tribale ou société primitive."

       Oui, c’est aussi un féminisme débile et militant, celui dont a parlé TODD à propos de CLINTON dans son livre Après l’Empire. Baudrillard ajoutait :

       "Il signale l’autre exactement de la même manière comme le Mal absolu (ce sont les termes employés par François MITERRAND faisant référence à l’affaire Salman RUSHDIE ; allez, mais où trouve-t-il une façon de penser aussi archaïque ?)."

       Tout en étant humanitaire-doux, l’intégrisme occidental est dangereux car il hérite des siècles de suprématie militaire. La Bible dans une main, le fusil de l’autre, la bombe atomique dans une main, la Déclaration des droits de l’homme dans l’autre.

       "La différence entre les deux intégrismes (dur et doux) est que le nôtre (le doux) détient tous les moyens de détruire l’autre, et ne se prive pas de le faire. Par coïncidence, il s’avère que c’est toujours l’intégrisme des Lumières qui opprime et détruit l’autre, qui ne peut que le défier symboliquement. Pour nous justifier, nous donnons corps à la menace, la fatwa sur Salman Rushdie suspendue comme une épée de Damoclès sur le monde Occidental, gardant une terreur disproportionnée, avec une ignorance totale de la différence qui sert de médiateur entre un défi symbolique et une agression technique. »

       On verra si notre VAUTRIN, alias TRUMP-la-mort saura se limiter au virtuel ou s’il déclenchera une énième apocalypse démocratique pour satisfaire ses commanditaires… Une proche me dit que l’Amérique anéantirait l’Iran comme elle a anéanti le Japon. La planète applaudirait et retendrait son cou à ce clown-bourreau décidément amusant…

       Ou nous aurons un règlement de comptes numérique : veni vidi twitti, et non plus vinci, qui mettra un terme à l’histoire. Les mollahs y vont mollo (comme notre Donald) et c’est dans les Leslie NIELSEN qu’il faudra chercher les plus sophistiquées évocations des bouffonnades de ces messieurs enturbannés ou pas…"

     

       En complément partiel et dans la suite logique de quelques pages antérieures, la grandeur, la folie (et la douleur) de notre monde se ne résumant pas à la problématique migratoire aussi terrible soit-elle, "à nos pieds" soit dans notre "illustration" - ou islamique, pour extraire le biais d'attaque comparatif du texte de Nicolas Bonnal aligné sur l'intégrisme de l'Occident selon Jean Baudrillard, nous insérons des propos de Jean-Paul GOUREVITCH, lui aussi en lisière (fine limite), mais sur le fil de l'acrobate : https://www.youtube.com/watch?v=OXXZhwF-48Q  & https://www.youtube.com/watch?v=LN9NVLf4jrg &

     

       NOTAS :

       - L'intérêt du mot intégrisme réside aussi dans l'intégration plausible (socialisation).

       - LE CAPITALISME DANS TOUT CELA.

       Parmi les grands mouvements qui charrient notre monde, ou que notre monde charrie, les interprétations ou les points d'explication vont bon train, et tendent à s'organiser dans la confrontation le plus souvent duale (binaire), les tentatives de solutions synthètiques s'avérant souvent (indubitablement ?!) pires que le mal...

       Gauche, droite. Révolution, réforme, conservation, réaction. Progrès, consensus. Résistance, défense, héroïsme verbal - et toujours plus physique ? Etc.

       Personne ne peut dire où cela va nous mener sans pouvoir imaginer un bon arrangement général, et surtout pas selon une méga-structure érigée sur certaines capacités humaines où un avatar de rationalisme et de science l'emporterait, management à l'appui - à moins qu'une autre religion, - monothéiste, panthéiste finalement ? -, grandeur planétaire s'impose, ou que ce ne soit le "savoureux" mélange (amalgame !) des deux (assez connu !?), en dimension totale, mondiale... (La grande nouveauté super-fantastique !)

       Mais la SUPERPOSITION exponentielle du capitalisme sur [le... principe (!?, au sens fondamental mais non idéologique, si c'est possible !) de] la FORCE VITALE (dans une acceptation large) des Hommes - pour atteindre à une substitution ? - ne nous lasse pas d'étonnement.

       (Crochet retour vers DARWIN, sans faire du monsieur LA Référence :

       - DARWIN / GOULD

       - QU'EST-CE QUE LA VIE / SUING.

       Le 14-02-2020 : https://fr.sott.net/article/34881-La-theorie-incoherente-de-l-evolution-et-ses-effets-pernicieux-sur-notre-mode-de-pensee)

     

       A l'ombre de Günther ANDERS, l'historien Johann CHAPOUTOT présente des figures pratiques, analytiques, synthétiques du nazisme dans la filiation de celui-ci à une tendance de l'Occident (dénommé par lui libéralisme - économique s'entend). La question de l’État sera relevée au passage, ennemi de ce régime, et pour tenter de cerner la divergence entre centralisation et totalitarisme. Source : https://www.youtube.com/watch?v=04LT2GUMpgs

       Pour un complément écrit, grâce à la revue de presse de Lieux communs : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/du-crime-nazi-au-management-moderne-une-histoire-commune

     

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