• Jacques FREDET / MODERNITÉ

     LES MAISONS DE PARIS, ARCHAÏSME...

    Jacques FREDET

       Source : http://vergue.com/post/701/Rue-du-Jardinet

     

       L'architecte Jacques FREDET a écrit et dessiné un livre des oubliettes, (donc ?) essentiel : Les Maisons de Paris, Types courants de l'architecture mineure parisienne de la fin de l'époque médiévale à nos jours, avec l'anatomie de leur construction. Edité en 2003 par les éditions - fondamentales - de L'Encyclopédie des nuisances, il s'arrête aux années 1990, quant au regard panoramique et critique stricto sensu.

       C'est la fin de ce blog, nous ne cessons de le répéter, en semblant traîner la savate : ressortant sous de grands feux Étienne Chouard, Howard Crowhurst, rempilant nucléaire (hélas obligé, lui), ressassant peut-être, comme ne sachant conclure, tandis que prime le jaune.

       De marque-page conclusif, ce sera au moins, avec notre dernier auteur, à propos du MODERNISME en architecture et de son opposition ou son doute, voulus dès la première entrée en Tsukeshoin, jamais prise en main, le sujet étant aussi simple (voir les résultats contemporains) que poignant [d'autant que nous y avons été formée à l'UP3 ou Unité Pédagogique n° 3 - tintant jeune ou englué, passés 50 ans - devenue ENSAV, exceptées deux années en école aux restants académiques aléatoires, la dernière revendiquée telle de la région parisienne (UP4) avec celle des Beaux-arts ou Malaquais d'alors], à ne pouvoir l'appliquer pour toutes sortes de raisons !, prix personnel compris.

       Un ou deux extraits finaux de la plume de Jacques Fredet, des images se rapportant à notre passé scolaire sous les couleurs les plus récentes possibles, notre choix risque d'être fait, avec soulagement foncier, appuyé sur la primauté de la Nature sur notre condition, et la remontée de son fait, sans catastrophe ! Bigre. Milieu, humanité, "retour", Tout. L'avenir est devant, aucun doute. Avec foi (du charbonnier : dans les fumées noires). Et tiens, notre dernier billet en est adjugé, sous les feuilles du jardin : http://tsukeshoin.eklablog.com/entrez-c27151260 !

       Nota : Par "maisons", il faut entendre immeubles à vocation résidentielle et davantage, comme la ville de Paris s'est principalement bâtie, autour des bourgeois, artisans et commerçants, particulièrement actifs.

       Amuse-gueule avec Juan ASENSIO, grand lecteur : http://www.juanasensio.com/archive/2008/04/03/la-ville-son-archange-de-misere-l-esperance-un-cauchemar-6.html

     

    Jacques FREDET

       Ensemble de logements, Patrick GERME architecte, 1998, Vitry-sur-Seine. Source : http://archi-guide.com/PH/FRA/IDF/VitrysSLogDoniGe.jpg

     

       Le livre de Jacques FREDET est imposant, pensé de A à Z, abouti, ferme. C'est une référence, textes et dessins.

       Pour qui s'est dédié à un site rural ancien ordinaire - amélioré (grosse métairie), cherche des savoirs et s'avère insatisfait, comme c'est mon cas, il a impliqué un saut décidé et un effort financier (d'ailleurs amoindri grâce à un vendeur soldeur), absolument comblés, que la lecture, avec quelques parenthèses (le nombre des détails techniques sera sollicité en temps voulu) a fait zigzaguer dans le passé personnel pour s'en rendre acculée de questions insupportables, un certain moment...

       La vue angulaire d'un projet de GERME (Patrick), dernier professeur du cursus projet (TPFE), est devenue la pierre d'achoppement, le truc à résoudre, pourtant volontairement fouinée, parmi d'autres émanations Internet des anciens maîtres ou guides passés (Henri GAUDINArnoldo RIVKIN en tête de liste médiatique et remémorée, Philippe PANERAI en continu souvenir, Patrick CELESTE, Casimir BOCCANFUSO)...

       A Vitry (non pas Paris, donc)  : à l'appréciation générale...

       C'est une vue sans sol. Fait coïncidant ?

       L'effet nous en a été appréciatif (attrait en sus, à quelques bisbilles comme sur les balcons plantés), et de familiarité. Puis le sens du tout a monté...

       Quelle est cette construction, sortie de quelles mains ? Pour qui ? Pour quoi ? POURQUOI ? Et tant de... démonstration...  expressionnisme ? - urbain, d'une géométrie par faces, - pour du logement collectif, là où la rigueur nous fut enseignée, le devoir de justification, le refus du décor, le problème de la sémantique, le cas de la représentativité et le "fond" de la forme (soumis pour notre diplôme, autour d'un petit projet culturel "indien" à Paris) résolus par la porte de la contextualité (étendue) et le rudiment de la qualité (telle qualité élémentaire, telle autre) comme principes et ressources.

     

       "L'exercice de l'architecture est aussi une activité composite, associant des modes de pensée et des méthodes qu'on a fâcheusement l'habitude de séparer : pratique et théorique, technique et conceptuel, vernaculaire et savant, impliquant à la fois le respect des traditions et l'esprit d'innovations, leur dosage variant selon les moments du projet.

       (...)

       L'idée qui consiste à vouloir montrer directement, en tous lieux et circonstances, comment est construit un bâtiment s'imposa peu à peu sous le nom de "vérité de la construction", pour devenir un article de foi parmi les adeptes du Mouvement moderne. Elle convenait tout à fait aux techniciens et ingénieurs qui pensaient détenir en la matière des formules irréfutables. Le mot "vérité" signifie ici expression directe des nécessités de construction - c'est-à-dire comportant le moins de médiations possible -, celle-ci étant principalement réduites à la structure statique et à ses matériaux constitutifs dont la facture, dite sincère, est exposée à la vue. Au début, les habitants des maisons ordinaires ne se sentirent pas concernés par ce qui pouvait être considéré comme une querelle d'esthètes ; mais ils virent quelques années après, l'organisation et l'aspect de leurs demeures transformés de fond en comble selon les principes du nouveau dogme.

       (...)

       L'intégrité de la cohérence de la structure n'implique nullement la nécessité de son expression. Isoler un seul facteur dans l'ensemble de ceux qui donnent forme à un bâtiment, le désigner comme détermination exclusive, puis développer à partir de là toute une chaîne de déductions qui conditionne la mise en forme caractérise le fonctionnalisme univoque, devenu depuis une idéologie spécifique des sociétés industrielles. Parfois même, on se perd dans le sens de la relation causale, à la façon du raisonnement raillé par VOLTAIRE, selon lequel le nez aurait été conçu par le créateur prévoyant pour porter les lunettes.

      (...) (note 21)

      Lorsqu'une contrainte se présente, quelle qu'elle soit, deux attitudes sont envisageables : soit lui résister par une réponse lourdement technique, soit composer avec elle en la canalisant, la détournant, voir en l'utilisant à son avantage. Le système industriel sûr de lui et sa prétendue richesse est convaincu d'avoir à sa disposition des ressources illimitées : il pratique, de préférence, la première attitude et ignore généralement la seconde. Les sociétés pré-industrielles, conscientes de leur ressources limiitées, peu mécanisées, ont pour souci d'économiser la matière comme la main-d’œuvre ; la qualité d'exécution est recherchée plus que la performance quantitative, grossière et brutale, systématiquement valorisée aujourd'hui pour justifier une mécanisation aveugle qui oblige à un investissement en capital démesuré, hors de portée pour l'artisan ou même d'une communauté restreinte. Ces sociétés, moins arrogantes, nous ont légué dans ce domaine des trésors d'ingéniosité technique, qui peuvent laisser pantois de modernes professionnels de la chose.

       L'exigence de vérité constructive n'est pas la seule préconisée par le fonctionnalisme comme idéologie des sociétés industrielles. Traduire directement en termes de fonction la nomenclature détaillée du programme d'un bâtiment dont la validité ne dépasse pas le temps d'amortir le coût de son investissement est une autre source de contradiction majeure : il arrive souvent que cette manière de faire, le bâtiment apparaisse dès sa mise en service impropre à sa destination, la marge d'adaptation à des contingences plus durables dans le temps ayant été éliminée pour satisfaire au court terme (stricte optimalité de la structure, commodité réduite à l'utilité économique selon les normes des bureaucraties gestionnaires 22). En revendiquant l'application des principes de vérité et l'accord point par point avec les exigences instantanées de conformité et de performances dont le bâtiment est le support, les concepteurs vont paradoxalement bénéficier d'une liberté d'expression inattendue, débridée, que la plupart d'entre eux seront incapables d'assumer autrement qu'en se complaisant dans l'arbitraire d'une invention plastique prise pour fin en soi ; cela se fera selon un langage simpliste, prêt à l'emploi, élaboré par les avant-gardes constructivistes et néo-plasticiennes du premier quart du XXe siècle, langage entièrement étranger à la mentalité comme aux goûts des habitants destinataires.

       Le résultat est celui-ci : d'une part, on voit un mouvement qui se proclame fonctionnaliste produire des bâtiments qui ne fonctionnent pas ; d'autre part, la dissolution de la matrice stylistique-ornementale dans la deux autres * se traduit par la suprématie d'un beau officiel promu par l'industrie culturelle 23.

       Les acquis du XXe siècle.

       (...) (De l'art du trait, de le perte du dessin, de la CAO - le BIM en cours d'imposition généralisée propagande et bourrage de crâne en plus d'obligations professionnelles... pour contenu non copié)

       Le Parisien n'est plus chez lui : il n'a plus le droit d'intervenir sur son habitation. (...) Alors qu'on favorise dans les nouveaux bâtiments l'expression la plus appauvrie de l'esthétique vétuste du style international exogène des années 1920, les moindres modifications de façades existantes, entreprises par les habitants eux-mêmes, sont strictement encadrées par les autorisations et règlements, municipaux ou nationaux, ce qui veut dire réduites aux intérêts et caprices de ces administrations (elles doivent même faire l'objet d'une déclaration de travaux).

       La société parisienne était parvenue à maintenir jusqu'au milieu du XXe siècle une tradition quasi artisanale de qualité d'exécution qui assurait aux bâtiments une durée effective, bien plus que trentenaire.

       "Nous passons sous silence le travail exécuté au moyen de machines, considérant qu'à part la rapidité d'exécution, les prix de revient sont les mêmes pour le travail à la main. En effet, on doit tenir compte de l'achat de machines coûteuses, de l'intérêt du capital supplémentaire, de leur entretien, réparation et amortissement, personnel spécial, emplacements et bâtiments plus onéreux, surplus d'assurance accidents et incendie, maniements et manœuvre des bois plus difficultueuses et plus aléatoires, déchets plus forts, moindre utilisation des matériaux, obligation de faire travailler le capital machines, ce qui est souvent la cause de rabais plus élevés, etc.. Le bénéfice apparent est largement compensé par les inconvénients et la majoration de frais 25."

       C'est en ces termes qu'un professionnel du métré commentait les effets des débuts du machinisme dans les ateliers parisiens. Son point de vue rejoignait celui énoncé quelques années auparavant par William MORRIS.

       Alors que l'époque préindustrielle avait cherché à économiser la matière d’œuvre par une meilleure connaissance et une plus grande maîtrise de celle-ci ainsi que par une volonté de maintenir et développer la qualification de la plupart de ses praticiens - qui construisaient en même temps leur personnalité -, on assiste dans la seconde moitié du XXe siècle à un renversement de ce principe dont la logique peut se résumer ainsi : mieux vaut consommer plus de matière d’œuvre désormais produite  industriellement - et réduire les coûts de main d’œuvre en quantité comme en qualification 26. Mais l'exploitation sans limites de la nature, combinée à un traitement de la main d’œuvre plus brutal que celui que l'on réserve aux machines obsolètes, n'est pas sans conséquences pour l'avenir d'une organisation sociale que l'on présente comme la seule et la meilleure possible.

       Nota : On pourra contester une fois encore et dans le texte de Jacques Fredet un parti pris binaire et  tranché qui fait exagérer le noir et le blanc d'un bord ou de l'autre, selon celui choisi. L'histoire des corporations est de celle qui peut assombrir par exemple le trop beau tableau général dressé sur les artisans par l'auteur (sujet méconnu en Tsukeshoin mais soulevé par Jacqueline et Raymond HUMBERT dans leur livre Métiers oubliés), tandis que la critique assidue du style international peut faire oublier qu'un langage propre à l'architecture existe, pas toujours amène, avec le risque d'échapper au goût immédiat (surtout s'il n'est pas parlé-écrit par ses récipiendaires ou proches) sans n'être qu'indigent ou gratuit. Avant que d'enfoncer les clous ! : Patrick Germe, soucieux de franchise et de complexité bien comprises, comme de composition et d'excellence fait œuvre d'architecture, la question du vieillissement et surtout de la résistance aux éléments naturels, entre autres, se posant drastiquement et singulièrement à tous ces projets penséss de faces et facettes (plans) savamment articulées, comme il en conçoit. Mis de côté, quoiqu'ils assurent du contraire en jouant des jeux d'ombres notamment, la pluie, le vent, le soleil, bruts, leurs effets se font agressifs sinon corrosifs, coulures et trainées souvent hideuses, mal placées, signalant le processus, quel que soit l'entretien qu'un édifice requiert a minima. Du bio-climatisme le plus basique, le plus... archaïque propre à l'art de bâtir.

       Sous forme de logement, la demeure ordinaire parisienne est devenue affaire d’État. La dissolution des limites physiques entre espace public et espace privé des ensembles résidentiels, tout comme la taille des opérations, conduit à un traitement monumental sous forme de continuum homogène, isotrope, ignorant du contexte, accompagné de combinatoires d'objets plastiques détachés les uns des autres comme de la réalité sociale vivante et imposés à celle-ci extérieurement (la forme bâtie force le contenu d'activité). Privés d'histoire, ces objets architecturaux le sont également d'avenir. Car en même temps qu'il se monumentalise, le logement devient bien de consommation renouvelable, même s'il ne peut être effectivement renouvelé, et c'est là un des nombreux legs dont les générations futures seront les bénéficiaires.

       Et lorsque l'utilisation ordinaire des moyens de la production industrielle est retardée ou ne trouve pas de débouchés qui conviennent à sa capacité, toujours croissante, ces moyens sont réorientés selon deux directions principales : l'obsolescence  accélérée des produits, qui permet leur renouvellement  forcé, et la guerre - militaire, économique - qui, par ses destructions, amène à reconstruire les territoires dévastés et renouvelle en même temps l'appareil de production sur des bases toujours plus modernes.

       L'archaïsme comme potentialité

       Étant donné ce que nous avons dit des puissants facteurs historiques qui concourent au bouleversement des manières de construire comme celles de d'habiter, le lecteur ne saurait s'étonner de ne point trouver ici, en guise de péroraison,  quelque aperçu consolant, voire optimiste, quant à l'avenir de la maison de ville elle-même. Face à de telles conditions d'annihilation de l'ancienne culture urbaine, prétendre formuler des conditions plus "positives" que celles que le constat des faits reviendrait forcément à aligner des vœux pieux. Notre propos n'étant pas de faire parade de bonnes intentions ou de bons sentiments, nous nous en sommes tenu à essayer de mieux faire connaître ce qui a été perdu ; afin que d'autres, peut-être, puissent y trouver un jour un point d'appui pour faire mieux.

       "Une des caractéristiques essentielles de l'esprit européen, a-t-on pu dire, semble être la manière par laquelle on détruit les choses pour les réintégrer sur des bases nouvelles, rompant  avec la tradition seulement pour retourner vers elle avec un point de vue complètement neuf - et c'est en cela qui produit "les renaissances" dans le sens du vrai terme." 27 Les destructions perpétrées à Paris au cours du XXe siècle sont, on l'a vu, d'une tout autre nature. Mais tant qu'elles subsistent, les anciennes demeures du commun, remaniées sans relâche au cours des siècles, témoignent de rapports originaux, locaux, entre décor, usage et construction. Cette tradition parisienne, reprise par chaque génération à partir de ses propres exigences, est aujourd'hui rejetée en bloc et taxée d'archaïsme. Le parti principalement descriptif adopté dans cette étude est ainsi rien moins qu'innocent : nous voyons en effet dans cet archaïsme décrié une sorte de réservoir pour des projets futurs - dont celui de s'émanciper des conditions présentes.

       Tout n'est donc pas dit sur l'architecture et la société qui la produit."

       In Les Maisons de Paris, Types courants de l'architecture mineure parisienne de la fin de l'époque médiévale à nos jours, avec l'anatomie de leur construction, Jacques FREDET, L'Encyclopédie des nuiisances, 2003, pp. 133-136 (conclusion).

     

       Incroyable connaisseur de l'architecture parisienne, érudit en histoire rapportée, esprit doté de finesse et d'expérience, Jacques Fredet nous offre un regard critique hors pair sur la modernité, qui pose clairement la problématique de l'architecture contemporaine directement liée et toujours plus (jusqu'à y faire disparaître sa cause et ses productions ?) à l'industrie et son corollaire systématique pointé par Lewis MUMFORD, l'administration.

       Architectes et chercheurs de tous poils ne sont pour autant pas de simples toutous, et si d'aucuns, sans se pencher avec une énergie comparable sur le patrimoine bâti et paysager ont su prendre conscience du trésor à portée de regard et d'usage que présente la ville, encore principalement historique, d'autres ou les mêmes ont "travaillé" la modernité avec autant de persévérance et de sagacité que Jacques Frédet son objet, pour la nourrir de connaissance et d'intelligence, allumer des flambeaux alors que ce dernier pouvait conclure (ou y était poussé) par l'énormité salvatrice de son œuvre avec un peu trop de catégorie.

       Le fait est, la conclusion de notre auteur reste imparable en justesse globale tandis que le projet de Patrick Germe, choisi parce qu'il a frappé notre œil dans le rapide parcours sur la "toile" de nos anciens profs, mais aussi parce que celui-ci, enseignant, déplorait que nous vivions une ère de destruction, "architecte-urbaniste parisien" devenu, phare de province ? (attention capitale bretonne à l'affut de signatures ?!), a dessiné la transformation du quartier de la rue de l'Alma à Rennes où nous avons habité, éliminant un pan de ville, au nom d'une... idéologie... (autoritaire), sensibilité, humanisme (avec éthique, prévenance, prévoyance), générosité irriguant la volonté de multi-polariser l'urbanité pondérément adjugés de pair.

       Écoutons Jocelyne BEHREND, très impliquée dans les programmes hospitaliers, louée par la profession (les malades, le corps médical ?) alors qu'elle n'hésitait pas à étayer le discours sur son travail de ses profondes motivations. Elle est décédée assez jeune et c'est une forme d'hommage que nous voulons aussi lui rendre par sa citation, l'ayant un peu connue (source : http://www.femmes-archi.org/projets/?c=469) :

        "L'architecture est une philosophie en action des relations humaines. Ce qui prévaut dans mon travail d'architecte, c'est l'engagement et la place de l'homme dans l'architecture, encore plus dans le domaine de la santé où notre démarche tente de rétablir un lien social, intergénérationnel et faire des établissements de santé, non seulement des lieux de soins parfaitement fonctionnels, mais aussi et plus encore, des lieux de vie. Privilégier une architecture ouverte sur le monde comme un rêve d'un univers dont chacun peut se sentir le centre."

       Miroir en creux de cette profession de foi, le problème n'est-il pas la "déshumanité" inouïe de nos constructions modernes rappelant que nombre d'entre elles sont de surcroît issues de contrats minimisant l'architecture à sa portion congrue (centre commerciaux ou boîtes à chaussures de zones commerciales par exemple, "splendides" entrées de villes, glissades routières inénarrables de métaphysique !) ?

       Point d'habitant, d'usager concepteurs de son lieu de résidence, ni d'aucun autre "espace" "fonctionnel", logement unidimensionnel, vies individuelles découpée en séquences et parts, moteur économique à la base et aux modalités de toute activité, temps de repos et de loisirs subordonnés, cadrés, et toujours plus innervés de kravail...

       (Le bonheur de ce monde-là qu'on ne saurait mépriser parallèlement... et des résidents vibrant de ce qu'il leur est donné, telle vue, un parcours séduisant et pratique, une alcôve en plus, suffisamment de largeur pour loger ce que bon, de l'air de la lumière au maximum... Tant d'activité-s, d'excitation ou de contemplation - en pose photo ?, ici et ailleurs, toujours. Création, normes supérieures, nouveauté, etc.).

       La ville - de Paris ? - témoigne là-dessus de l'absence cruciale de Nature quelque peu végétale et animale (minérale et fongique ?) spontanée signalant le moindre équilibre à la mesure première de l'homme. Les crottes de chien sont abhorrées pour cause et récurées à l'eau potable. Les rats ?! on en parle avec frisson... fameux cafards, dont on ne vient pas à bout non plus quand reviennent les punaises... ou surgissent microbes  trop connus ou inconnus.... symptômes de peu d'harmonie, nos architectes urbanistes s'arrachent-ils les cheveux à composer soigneusement et ménager les espaces les plus aimables à leurs rêvés de destinataires (lieux).

       A côté, architectes ! Complices ? Irrémédiablement !?

       On se met ou mettra à intégrer la Nature ! Les problèmes sont entendus !

       (On a retenu Arnoldo Rivkin émettre dans la conférence citée plus haut que l'architecture est ce que la nature ne fait pas, ne peut faire - en terme de cadre habitable, je complète.)

       En excluant certaines espèces, en sélectionnant ce qui convient à la mode ou aux derniers rapports scientifiques sélectionnés, en versant dans le programme totalisant reproductible à l'identique d'abord, avec nuances et adaptation quand... l'intelligence artificielle aura fait ses preuves ?

       Dongtan ! Tianjin ? Liuzhou ? Ou Stockholm Royal Seaport, pilotes et "smart" ? (des projets pour Paris ne sont pas en reste, l'île de la Cité en modèle historico-écolo-...) :  https://www.lemonde.fr/planete/article/2006/04/15/la-premiere-ville-ecologique-sera-chinoise_762100_3244.html, https://www.demainlaville.com/cites-futuristes-les-projets-les-plus-fous-22/https://www.20minutes.fr/insolite/2096435-20170629-chine-liuzhou-ville-verte-batie-foret-diminuer-nuages-pollution & https://mrmondialisation.org/en-suede-une-ville-ecologique-du-futur-sort-de-terre/

       De pair, ce qui sera dit - sans excès - de sinistrose : https://chroniques-architecture.com/franck-gintrand-museification-villes/

       Toute cette énergie physique gaspillée à seulement pédaler : à connecter d'urgence ! : https://www.actu-environnement.com/ae/news/Velo-boulot-dodo-adage-prend-forme-Grenoble-33431.php4#xtor=EREC-107

           Pirouette cacahouète auprès d'un tenant - stimulant à lire - de l'une des faces de l'archéo-...isme sachant attiser la curiosité par distance : http://cafeducommerce.blogspot.com/2019/05/du-mal-trouver-un-titre-tant-pis.html

     

    Jacques FREDET, MODERNITE

    Jacques FREDET, MODERNITE

       Notre-dame choyée ! Des projets de combles. Sources : http://parisfutur.com/projets/les-projets-de-renovation-de-notre-dame-de-paris/ & http://parisfutur.com/projets/renovation-de-notre-dame-de-paris-par-miysis/

       Quels êtres humains et pour quelle raison déambulent-ils là ? Voir et être vus ? (On a installé des ascenseurs ?) Passage aux couleurs des pignons si gênants du transept : prétexte à création supplémentaire. Joie, jeunesse et variété. Triptyque de couverture pour un homme encore valable industriellement ?

     

       # Un billet "utile" sur le blog Marssfarm le 27-05-2019 (à propos d'une faucille - sans marteau, et d'une autre) : http://marssfarm.centerblog.net/6548394-2-outil-vrai-invente-le-geste-du-non-faire-p0k  

       # Au 28-05-2019, propagation du "nouveau" concept pour réappropriation "assurée" ! Pour assurer le crédit-vente, sûrement, redevenir maître chez soi, de pair ? Regarder l'ensemble résidentiel proposé et les vraies marges du postulant propriétaire. De l'innovation... économique, Les Castors, historiquement admirables quoique équivoques au regard d'une critique de la construction industrielle, ici conjoints : https://chroniques-architecture.com/o-slow-barre-lambot-immeuble-a-finir/

       La poussée de l' "habitat groupé participatif" (pour reprendre le titre d'un petit livre d'Yves CONNAN relève sans doute du même besoin d'habitation et de réalisation par soi-même accaparé précédemment par les promoteurs immobiliers en mal clients de plus en plus désargentés, et mérite une attention sérieuse, là "résident" où la question du financement et le désir de vies autres.

       # Et des framboises pour qui ? : https://www.gurumed.org/2019/06/01/commercialisation-dun-robot-capable-de-cueillir-la-bonne-framboise-toutes-les-10-secondes/

     

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