• "KERIADENN"

     

       Ici, "me", "mé" - en gallo ! Florence Kerouanton.
       Née en Haute-Bretagne, j'y suis encore et...
       ... je suis aventurée
    quotidiennement sur le fil de l'agro-écologie, pour prendre le terme le plus policé, versants naturelle (Masanobu FUKUOKA), humaniste (Bio-dynamie) et enfin permacole (globalement et vitalement, tenant en respect technicité - "technologicité" bannie ! et scientificité), fil entremêlé à l'architecture : l' "idole" de mes gestes et perception, formée, déformée, transformée que je suis par son apprentissage et son exercice, ce dernier sciemment  "marginal", visant la moindre l'intervention en situation généreuse comme le bâti patrimonial (la bonne, bien sûr !) et le bonheur de la création.
        Un rien suffit parfois
    , si les formes sont la joie du monde.
        La NATURE, loin de l'objet quasi-végétalisé (le "fond vert" de François TERRASSON) agrémenté d'animaux, de champignons, de bactéries, etc., toujours trop vivants, qu'elle semble être majoritairement devenue, ("l'environnement" comme fustige Fabrice NICOLINO) est mon espace définitif (quête et absolu).
        Que les définitions se déchaînent !

        Cependant, dans mon élan, je suis intranquille.
        Par tempérament peut-être (aux autres d'en juger). Parce qu'humaine ?
        Je suis intranquille, inquiète même (l'effroi se rameute aussi), devant le réel qui m'enserre, me traverse, et me ravit trop rarement en société humaine, ce que j'en comprends et l'évolution que je pressens et/ou constate, à une échelle qui me dépasse, très largement le plus souvent.
        Je dois aujourd'hui exprimer ce qui ce passe, passe ou ne passe pas. (Impératif passif, rien de moral a priori). Je suis agie.
        "Ne pas pouvoir ne pas faire", aimait à réfléchir Jean-Marie FLOC'H.

       Tenir un blog - un mois, deux mois, un an, des années ?, c'est aussi la réponse que j'ai trouvée pour mettre un peu de cohérence et de synthèse entre tous les chemins que j'emprunte depuis longtemps. Je crois en effet atteindre une "zone", encore confuse, où un faisceau de lumière se balance et grandit. Je sais le soleil sur le delta océanique, aux confins de la houle et de l'oxygène.

      Ramasser en articles, couturer ici et là, tricoter les vides en format public, alors que la plate-forme du blog fournit toutes sortes d’interconnexions, de rattrapages, retouches et révisions voilà qui va précipiter le fleuve du soleil, me dis-je.

       Et qui sait, les méandres - nécessaires - pourront attirer d'autres papillons !

       Que nagent, volent, marchent, végètent (telles admirables plantes) les peuples, les êtres, les idées !

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=siQWEjeDfqA&index=10&list=PLD9F9163809231E28

      Ce blog signé Keriadenn est enfin un hommage à la beauté, à la force des mots, aux avatars et aux polysémies, à l'indicible aussi. J'en parle ailleurs, autrement. Si je connaissais la langue bretonne, je lui aurais donné tout son "coffre". Car c'est "du Village" que je voudrais traduire, du village et de là seulement (que ça baragouine), keriadenn ne signifiant que "village", pour ce que j'ai appris (en cherchant dans les documents facilement accessibles).

      D'autres informations à ce propos sont ou seront disponibles dans les billets de Tsukeshoin.

      C'est au plaisir de vous savoir par chez moi, de me faire signe si le cœur vous en dit.

     

      (Je ferme les commentaires car je n'ai pas le temps de m'investir au-delà des billets, le contact étant ouvert,  autant dire permis et chaleureusement bienvenu.)

     

        Écrit le 23-12-2015, enrichi le 25-12-2015 de An Hani A Garan (par Alan STIVELL - 1973)     

    "An hani a garan, gwechall bihan er gêr  
    Pa oamp tostik an eil, an eil ouzh egile..  
    Ma ch'alon ne gare, ne gare nemet unan,  
    Pa oan bihan er gêr an hini a garan.  

    An hani a garan, gwezharall ma ch'are,  
    Kanañ a rae pa ganen, pa ouelen e ouele,  
    Hon div galon ne raent, ne raent nemed unan,  
    Pa oan bihan er gêr an hini a garan.  

    An hani a garan, bremañ, he deus ma laosket  
    Aet eo da broioù pell, d'ur vro n'anavezan ket  
    Aet eo d'ar broioù pell, da c'hounit he bara  
    Kollet, kollet eo din an hini a garan.  

    D'an hani a garan, ne ran nemet hirvoudiñ  
    Penaos, ken pell diouti, e ch'ellin-me beviñ ?  
    Met petra a lavaran-me ? Turlebaniñ a ran  
    Dre hir soñjal atav en hini a garan.  

    D'an hani a garan, mar kollan-me ma fenn,  
    Evnedigoù ar c'hoad, kanit c'hwi ho kanenn  
    Evned, kanit er c'hoad kanit kenti-kentañ  

    D'an hani a garan, ne ran nemet huanadiñ  
    Huanadiñ noz ha deiz, deiz ha noz hirvoudiñ  
    Rak-se em eus savet ha rak-se e kanan  
    Kanennig ma c'halon d'an hini a garan."