• L'abstraction humaine en strates pyramidales

     Fonctionnement supposé (scientifiquement)

    L'abstraction en strates pyramidales

       Source :

    http://jeanzin.fr/2015/12/29/l-agregation-hierarchisee-au-principe-de-l-abstraction-dans-le-cerveau/

    https://www.umass.edu/newsoffice/article/how-brain-architecture-leads-abstract

     

       TEXTE INTEGRAL DE JEAN ZIN

       "L'agrégation hiérarchisée au principe de l'abstraction dans le cerveau

       Ce travail d'observation de l'abstraction dans le cerveau (IRM) comme agrégation de sensations de plus bas niveau m'a paru assez important pour en faire une brève, essayant d'en restituer les conclusions qui confirment largement pour une fois nos intuitions sur le sujet.

      La fonction cognitive et la pensée abstraite viendraient de l'agglomération de plusieurs sources corticales allant du cortex sensoriel aux zones beaucoup plus profondes du connectome (diagramme du câblage des connexions du cerveau).

       Cela démontre non seulement le principe de base de la cognition mais que tous les comportements cognitifs suivent une hiérarchie qui part des comportements les plus corporels, tangibles, comme un tapotement des doigts ou la douleur ressentie, et va jusqu'à la conscience et les pensées les plus abstraites comme la nomination des choses ou des concepts. Cette hiérarchie d'abstraction reflète la structure du connectome de l'ensemble du cerveau humain.  L'observation semble établir que la structure hiérarchique du connectome révèle un continuum de la fonction cognitive, une abstraction fonctionnelle progressive en fonction de la profondeur du réseau, ce qui serait une caractéristique fondamentale du cerveau qui s'observe aussi dans les réseaux artificiels.

       Les régions les plus profondes du cerveau représenteraient ainsi les fonctions les plus abstraites. Le degré de connectivité d'une région avec les entrées sensorielles se trouve bien corrélé à l'abstraction des fonctions cérébrales effectuées par ces régions, avec des fonctions concrètes figurant dans les zones les plus connectées à des entrées sensorielles et des fonctions abstraites apparaissant dans les zones les moins connectées aux entrées ou enfouies plus profondément dans le cortex.

       Notre définition formelle de la hiérarchie (ou la profondeur du réseau de la théorie des graphes) a simplifié les phénomènes de récurrence en un continuum statistique de connectivité avec les entrées sensorielles. Cette notion de hiérarchie était essentiellement probabiliste, la profondeur étant supposée influer sur la probabilité des connexions neuronales, plutôt que les nécessitant. Nos méthodes ont débouché sur une structure pyramidale du connectome humain, avec à la base de la pyramide les entrées sensorielles alors que le sommet de la pyramide se trouve au plus profond du réseau cortical.   Plus précisément, les résultats illustrent deux constatations interdépendantes : 1) une structure de réseau hiérarchique sur la base de l'architecture corticale qui part du cortex sensoriel et se prolonge jusqu'à des régions éloignées moins reliées aux entrées sensorielles, 2) une hiérarchie correspondante des fonctions cognitives qui vont des sensations primaires jusqu'aux fonctions cognitives supérieures. Enfin, les résultats de l'étude indiquent que notre hiérarchie cognitive basée sur la profondeur du réseau correspond bien à nos intuitions en matière d'abstraction de l'information.

       Les éléments comportementaux impliquant les zones du cerveau les plus connectées au monde extérieur, à la base de la pyramide, étaient liées à des perceptions simples, au traitement sensoriel ou des actions physiques. Par contre, les éléments comportementaux sollicitant les zones du cerveau les moins connectées au monde extérieur, au plus profond du réseau, dans la partie la plus éloignée des entrées sensorielles, étaient bien liées à des concepts et des symboles plus abstraits. Par exemple, "l'humour" est apparu comme l'élément comportemental le plus abstrait.

       L'abstraction est définie comme suit : un processus de création de concepts généraux ou de représentations extrayant ​​les caractéristiques communes de cas particuliers, où les concepts englobants sont dérivés de situations réelles, concrètes, littérales, de l'observation ou de premiers principes concrets, souvent dans le but de compression du contenu d'information d'un concept ou d'un événement observable, en ne retenant que les informations pertinentes pour un objectif ou une action précise.

       La structure hiérarchique par agrégation est très robuste, résistante aux perturbations puisque l'agrégation élimine les détails, et elle est de même nature que ce soit à partir de la vision, des sons ou des odeurs. Cette structure hiérarchique qui part des entrées sensorielles expliquerait de plus le rôle de l'insula dans la conscience (ou l'anesthésie) comme plaque tournante des sens, servant à l'intégration multi-sensorielle.

        Avec un siège présumé de la conscience ou de l'attention positionné structurellement dans un endroit qui lui permette d'être le coordinateur des entrées sensorielles et de la cognition, ces études pourraient modifier nos conceptions de la conscience, de l'apprentissage automatique et de l'intelligence artificielle."

     

    L'abstraction en strates pyramidales

     

       Notes :

       - Révolutionnaire ou basique ?

       Désolée de poser cette affreuse question. L'enthousiasme saisit quand l'annonce d'une vérité advient (de la vérité ?), et sur l'ABSTRACTION, quand finalement une déception échoit. Car c'est une fois encore, tout le reste qui rapplique ! Et l'article nous échappe aussi par beaucoup.

       Il faut dire que la pyramide et la hiérarchie nous sont particulièrement détestables, quelles que soient nos amours géobiologiques et électro-culturales (elles y sont reconnues efficientes). Nous leur préférons le déroulement (succession) et l' "océan" (houle, écumes, fosses, vagues qui s'enroulent, ou s'écrêtent et pour l'emplissage imagé des "vides" d'un sol, d'une "ferme" couche terrestre minérale, végétale, animale et humaine - notre milieu, perçus comme tels) comme notions fondamentales du fonctionnement vital, en tant que métaphores conceptuelles ( ' sommes profane, dame !), modélisation, objet formel, représentation. Mais nous sommes d'une présomption, d'une outrecuidance incroyables. Mille et sincères excuses. Nous ne pouvons nous taire, à nos risques et périls. (Quoique la gomme soit parfaite en Tsukeshoin).

      - Jean ZIN ! Rus et canaux. Croisement aussi raté qu'heureux (René THOM). Abonnement pris.

     

       Aux 9 & 10 janvier 2016 : De la pyramide comme modélisation de principes scientifiquement démontrés...

       La pyramide systématiquement choisie à 5 faces et de pied carré (les faces triangulaires visiblement équilatérales) ne supplanterait-elle pas, de nos jours, le simple triangle équilatéral... Nous pensons ici à la pyramide alimentaire ou encore à celle de l’Évolution - des êtres vivants (que remet en cause Stephen Jay GOULD par exemple, dans L'Éventail du vivant). Cette préférence tridimensionnelle viendrait-elle de la meilleure projection mentale attendue qu'introduit ce volume "pur" : celle d'une architecture - donc dotée de complexité a priori supérieure, celle de dimensions encore inconnues mais probabilisées existantes, d'épaisseurs, de circuits internes - et externes, en attente de résolution...

       - Ce choix, qui vise une certaine neutralité, et sans doute l'objectivité par sa sécheresse, sa "pureté" et sa simplicité, n'en a aucune pour nous (attention, profane et  insatisfaite qui redémarrent !).

       - Est-il parfaitement adapté à l'information édictée ici ? Le moindre cône ne répondrait-il pas, à minima, à cette dernière question ? (Ok, c'est moins facile à dessiner en 2 dimensions ! Perspective, ombres !)

       - Que reflète la pointe de la pyramide ? La rareté ? Glups ! Le peu de place occupée réellement par ces fonctions, la difficulté de mise en activité ?

       - Ne serait-il pas prudent et basiquement rigoureux de rappeler avec l'exposé qu'il s'agit d'une convention de représentation, induisant notamment une sorte de sur-sens. La notion de hiérarchie y étant... capitale. Tête, chef.... L'au-dessus généré ici s'avérant ce que nous nommons peut-être maladroitement sur-signification : l'au-dessus acceptant rapidement sinon simultanément le supérieur donc. De la valorisation implicite. Jean Zin parle d'ailleurs et forcément de "bas niveau". Bas niveau, pour ce qui relève du primordial, j'ai mal...

       - Dans notre ignorance des sciences neurologiques et cognitives, comparer avec l' "homoncule de PENFIELD" et une information récente de Sciences et avenir relayée ici. L'intuition n'est pas répertoriée dans le tableau ou la pyramide...

       - En bref, SHCRON-GNEU-GNEU ! Objet très sensible en vérité. Que la pause Alchimie à venir va peut-être assagir. A plus évidemment.

       - A lire et relire !

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