• L'ARGENT... 02

     VERTIGINEUSE INVENTION (fin - ?)

    L'ARGENT... 02

       "Planche à billets". Toujours propre sur elle. Nappée de billets de 100 euros, 650 francs environ... Vrai-monnayeurs, faux-monnayeurs... Source : https://www.alvexo.fr/blog/economie/la-planche-billets-apres-leuphorie-la-deprime/

     

           (...)

       Il faut de l'argent, qui vaille, admis.

       L'équation mesure d'or pour mesure de réel étant possible mais généralement contraire à la vitalité du moyen superlatif que se prétend la monnaie, des systèmes de graduation, de quota, de part ont souvent pris le pas sur une équivalence ferme, fixe et infinie entre métal et monnaie. Des cours, des taux de change ont parsemé et parsèment plus que jamais les temps économiques.

      Des pièces d'or aux pièces en argent, puis en alliages, pour métaphore et... faits. Chiffres écrits toujours assurés et rigides dans leur mathématique, mais mouvances du cadre ?

       Constats sur la monnaie et sa valeur effective : il n'y en a jamais assez, après que l'indexation soit sujette à fluctuation... constante (si dure à pérenniser).

     

       Alors ?

      Le dollar, devise de référence mondiale, sur laquelle nombre de monnaies s'appuient est aujourd'hui "émancipé" de tout étalon : il n'est plus indexé sur l'or ou presque, ni sur rien d'autre, tandis que sa création semble illimitée, basée sur le crédit des banques commerciales et les émissions des Banques centrales...

       ...

       La Fed (Federal Reserv System) et NIXON ? Serait-ce le moment ?

       Version officielle, version alternative ?

       ...De l'argent, Le moyen, les moyens, toujours plus contemporain - et encore !

     

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       Siège de la Fed a Washington. Architecture respect.  Néo-temple ? Devoir d'inclinaison avant élévation ? Source : https://www.sott.net/article/306023-The-Federal-Reserve-Private-institution-installed-to-control-and-destroy-the-wealth-of-the-American-public

       "Le Federal Reserve Act, modifié en octobre 1978 par le Humphrey-Hawkins Full Employment Act, définit ainsi la mission de la Réserve fédérale : "Maintenir en moyenne une croissance des agrégats monétaires et de la quantité de crédit compatible avec le potentiel de croissance de la production, de manière à tendre vers les objectifs suivants : un taux d'emploi maximum, des prix stables, et des taux d'intérêt à long terme peu élevés."  Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis

       On ne peut qu'apprécier. Mais... Quadrature du cercle qu'aucun édifice de ce type ne saurait accomplir ? Façade...

     

       FED d'abord, avec Wikipédia à la narration historique (en partie).

       "En 1791, le gouvernement fédéral des États-Unis crée la First Bank of the United States chargée de l'émission de la nouvelle monnaie américaine et de la régulation du crédit. En 1816, après la seconde guerre contre les Britanniques, elle est remplacée par la Second Bank of the United States surtout pour mettre fin à l'inflation galopante consécutive à la guerre de 1812. Mais, en 1830, elle est dissoute par le président Andrew JACKSON * qui est hostile aux banquiers, non responsables devant le peuple américain. Les États-Unis ont eu à faire face à un système monétaire très complexe qui reposait sur un troc entre différentes monnaies régionales, les greenpapers, qui rendait toute régulation impossible.

       En 1908, à la suite de la panique bancaire américaine de 1907**, le Congrès forme une National Monetary Commission menée par le sénateur républicain Nelson ALDRICH pour étudier une réforme bancaire et monétaire. Les travaux de cette commission jetteront les bases du Federal Reserve Act adopté le 23 décembre 1913 par le Congrès et promulgué le 29 décembre 1913 par le président démocrate Woodrow WILSON, nouvellement élu. Si l'organisation (banques régionales + bureau des gouverneurs) est la même que celle d'aujourd'hui, le gouvernement place la nouvelle institution sous son autorité en y nommant comme membres le Secrétaire du Trésor et le Comptroller of the Currency ("Contrôleur de la monnaie"). Son but est alors de favoriser la gestion de la monnaie et l'économie du pays, de permettre l'escompte des effets de commerce et, de manière plus générale, de surveiller le bon fonctionnement des banques américaines.

       (...)"

       Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis

       Nota : L'histoire prouve-t-elle l'efficacité de cette institution... On attend la suite, la sienne.

       * Andrew Jackson (1767 -1845) ? "En 1829 avec l'augmentation de la population et la découverte d'or sur les territoires des Cherokees A. Jackson signe le "Indian Removal Act" votée par le Congrès pour l'utilisation de ces terres. La Cour Suprême en infirme la constitutionalité mais Jackson refuse d'appliquer le jugement. L'État de Géorgie attribue les terres Cherokee au cours d'une loterie et A. Jackson envoie des troupes pour déporter les Indiens à marches forcées au-delà du Mississippi. Cet épisode coûte la vie à environ 4.000 indiens Cherokee (25 % de la population) au cours d'un périple empruntant la piste connue sous le nom de "Trail of Tears" (Piste des Larmes). Source : http://medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_01_Biog_Presidents/nm_10_01_07_jackson_a.htm  (information relayée par Greg TABIBIAN, JSPC n° 121, 01-12-2017 : https://www.youtube.com/watch?v=PcaZOZzQbNY).

      ** Pour les événements de 1907 (déclenchés par une catastrophe naturelle, on y constate le rôle majeur de spéculateurs et de banquiers), et une présentation positive de la FED : https://www.edubourse.com/guide-bourse/panique-des-banquiers.php

     

       À qui appartient la Fed ? Bonne grâce, mauvaise grâce ? Allons ! Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=175&v=D0Ev8zDOa3M relayée par https://www.sott.net/article/306023-The-Federal-Reserve-Private-institution-installed-to-control-and-destroy-the-wealth-of-the-American-public

     

       Version alternative (ou complotiste !?), intégrant le président NIXON, par Eberhard HAMER. Version aux antipodes... Ou comment réunir ses pieds, où les mettre. Quadrature toujours ?

       "L’étape décisive menant à l’abandon de la monnaie d’État a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des États-Unis. Bien que la constitution américaine ne prévoie que l’or et l’argent comme monnaies légales, un cartel fondé par des banques privées et dirigé par les deux grands groupes financiers ROTHSCHILD et ROCKEFFER a créé une banque centrale privée ayant droit d’émettre sa propre monnaie, devenue moyen légal de paiement et garantie initialement (détenus ?) par le gouvernement des États-Unis. Après la Première Guerre mondiale, cette banque privée a racheté les réserves d’or mondiales. Il en est résulté que de nombreuses autres monnaies n’ont plus pu maintenir leur étalon-or et ont sombré dans la déflation (première crise économique mondiale).

       A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’instauration d’un nouvel étalon dollar-or a été donc décidée en 1944 à Bretton Woods. Pendant la guerre mondiale, les États-Unis ont exigé des belligérants le paiement d’armements en or. L’or de l’Allemagne a dû être remis comme butin. Ainsi, plus de 30 000 tonnes d’or venant du monde entier se sont accumulées aux États-Unis, soit davantage que dans tous les autres pays réunis. Cet or a servi de couverture au dollar. Mais comme les banques centrales du monde détenaient une grande partie des dollars à titre de réserves monétaires, les États-Unis ont pu émettre davantage de monnaie que leur quantité d’or. L’étranger avait en effet besoin de dollars pour acheter les matières premières traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu toujours davantage une réserve monétaire des autres banques centrales. Le règne du dollar sur le monde avait commencé.

       En 1971, le président des États-Unis, Richard Nixon, a supprimé l’obligation de convertir le dollar en or (étalon dollar-or) et, simultanément, la responsabilité de l’État à propos du cours du dollar. Depuis lors, la devise américaine n’est plus couverte ni par de l’or ni par la garantie de l’État, mais demeure la monnaie privée libre du Système fédéral de réserve (la FED). Le dollar et toutes les autres monnaies du monde ne conservent par conséquent plus de valeur, mais sont un simple moyen de paiement imprimé et légalisé.

       Si la loi peut obliger à accepter une monnaie non couverte comme moyen d’échange, elle ne peut en faire de même comme moyen de conservation de la valeur. Dans ce cas, la confiance du détenteur de billets que la valeur de sa monnaie est assurée à long terme est nécessaire. A son tour, le cours à long terme – la confiance – d’une monnaie flexible dépend uniquement de la rareté de cette monnaie ou du volume de la masse monétaire. Le problème est que la masse des biens n’a que quadruplé durant les trente dernières années alors que la masse monétaire s’est multipliée par quarante.

       Or, une augmentation de la masse monétaire implique toujours de l’inflation. Et l’inflation entraîne une dévalorisation de la monnaie. (...)"

       Source Étienne CHOUARD : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Escroquerie_Monetaire_Mondiale.htm

       Nota : Quelle que soit la version historique que Gérard Foucher tranche avec bonne humeur, la Fed est aujourd'hui indépendante, comme la BCE (Banque Centrale Européenne, de création plus récente sur le modèle américain), et émet de la monnaie et/ou en donne l'aval aux banques sous sa gouverne.

       "Il est amusant de constater que c'est peu après la création de la banque centrale américaine, qui a fini par acquérir en 1913 (à la suite de trois années de négociations publiques et secrètes) le privilège exclusif de la gestion de la monnaie américaine, que l'impôt sur le revenu a été inventé aux États-Unis." (Les secrets de la monnaie, p. 89.)

     

       Inflation ? Mais non, nous radote-on !

       Un peu de longueur de vue ?

       "La création monétaire par la dette est responsable, depuis plusieurs décennies, d'une inflation accumulée considérable. L'analyse de l'augmentation des prix sur longue période révèle des résultats qu'on a du mal à croire.

       Depuis 1901 par exemple, les prix en France ont été multipliés par 2 400. Cette inflation est passée inaperçue grâce au passage eu nouveau franc en 1960 (les prix indiqués en francs ont été  divisés par 100 de jour au lendemain !) et grâce à l'instauration de l'euro en 1999-2002, qui a eu à peu près les mêmes effets psychologiques aveuglants.

       Aux États-Unis, c'est à peu près la même chose. Ce qui coûtait 1 dollar en 1913 en coûte aujourd'hui plus de 23. Autrement dit, la valeur du dollar par rapport aux biens réels a chuté de 2 300 % !

       Et attention, les chiffres ci-dessus ne prennent pas en compte le poste de dépense principal des ménages, le logement. L'évolution des prix de l'immobilier sur longue période est encore plus démesurée.

       L'indice des prix des logements parisiens, sur une période allant de 1900 à 2011, a subi une augmentation moyenne de 8,75 % par an. Ce qui signifie que le prix du logement à Paris à été multiplié par 10 000 sur la période ! (...)"

       (Gérard Foucher, Les secrets de la monnaie, p. 97.)

     

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    L'ARGENT... 02

       Sources :  http://echelledejacob.blogspot.fr/2017/12/perte-de-valeur-du-dollar-de-1913-2013.html (ajout du 17-12-2017) & https://www.latribune.fr/bourse/devises-forex/20150311triba3dbd9517/l-euro-toujours-au-plus-bas-face-au-dollar.html

     

       Le constat n'est-il pas à la démesure de la monnaie...

       Se vouloir moyen neutre et pratique, LE moyen... les moyens, de valeur matérielle propre, reconnue vraie, valable AUTANT que reflet chiffré et équivalent, séance tenante, des biens fort nombreux de ce monde, porte au grand écart et expose à l'extrémité critique. Et mènerait au délire quand le contexte s'y prête ? En situation hyper-économique et hyper-peuplée comme la nôtre, pour beaucoup déjà échappée du milieu naturel contre des villes et des territoires toujours plus artificiels et dépendant de l'industrie et des services basés sur le capital financier, assise sur l'échange monétarisé, où quiconque n'a pas d'argent peut crever...

       Manger, se loger, se vêtir, et même travailler (en médiation continue) requièrent aujourd'hui de l'argent... Beaucoup d'argent, sans cesse...

       Sans argent ?

       Argent nécessaire, vital en effet... argent de quelle valeur ?

       A la monnaie, invention abstraite humaine dénombrant et mathématisant les valeurs du monde pour les faire circuler d'une personne, d'une collectivité l'autre, se pose définitivement la question de sa création matérielle ou du moins usagère, et de sa valeur... Immatériel tenu au matériel...

       A vouloir conserver le mouvement amorcé il y a à peine quelques milliers d'années, celui d'une monnaie moyen suprême d'échange et valeur intrinsèque indexée sur un métal solaire, décrocher de l'étalon-or est un pendant régulièrement admis, généralement forcé, couramment pratiqué. Déduire la création de la monnaie de sa demande est une autre réponse, visée, consentie mais sous contrôle difficile. Au prix d'une monnaie dévaluée... qui ne peut l'être ! (Que signifie en effet de l'argent qui perd ou n'a plus sa valeur... ou... qui ne vaut rien... dans un paradigme conceptuel qui a réglé son existence par SA valeur.)

       On en est là. C'est aussi simple.

       C'est donc possible...

       Et cela marche...

       A l'air de marcher, persiste au-delà du compréhensible.

       Souplesse et mystère de l'argent ?

       Ruse ? Astuce ? Mensonge ? Illusion ? Abus ? 

       L'argent joue des apparences, miroitant, acceptant de représenter tout ce qui passe dans son giron réflectif dès lors que les chiffres mathématisent sérieusement sa valeur, que l'évaluation est partagée et que la confiance règne sur son indiscutabilité. Chiffres seuls suffisant ? Matière derrière, pas forcément qui sait ?

       L'actualité la plus criante dit vrai, si l'on tend son oreille et examine les faits...

       Une trouvaille fort légale (et parfaitement inégale) en France (Union européenne et gouvernement aux manettes de nouvelles institutions remplaçant notamment et substantiellement la Banque de France, particulièrement en 1973, certains aiment-ils à le relever), différemment appréciée pour les États-Unis (entre illégalité et légalité, si l'inégalité double la mise), a rendu les BANQUES, - celles, occidentales par exemple, qui ont d'origine conservé les trésors et les richesses monétaires des uns, pour prêter à d'autres dans le besoin ou pour leur investissement entrepreneurial -, les acteurs principaux de la création et de la régulation monétaire, le sur-développement du scriptural puis des ordinateurs aidant. Acteurs encadrés, est-il soufflé. BCE, FED, etc..

       Création monétaire et régulation...

       "(...) on peut décrire le rôle des banques de plusieurs façons contradictoires. La version la plus simple, c'est que les banques reçoivent l'argent des épargnants, et le prêtent  aux emprunteurs. Mais nous savons que ce n'est pas du tout comme ça que ça marche. Les banques n'ont pas besoin d'attendre que quelqu'un fasse un dépôt pour prêter à quelqu'un d'autre. En fait, c'est exactement le contraire : c'est le montant du prêt fait par l'emprunteur qui devient un dépôt sur son compte.

       Si l'on approfondit un peu la question, on découvre le système de réserve fractionnaire, qui autorise les banques à prêter plusieurs fois le montant qu'elles ont en dépôt d'épargne ou en réserves de monnaie de base à la Banque Centrale. Grâce à ce système, avec 100 de réserves, on peut "prêter" 1 000.

       Cette description pourrait laisser penser que la Banque Centrale, en définissant le taux de réserve obligatoire, peut contrôler le montant des prêts accordés, et par conséquent la quantité de monnaie injectée dans l'économie. La Banque Centrale dirige, les banques commerciales s'adaptent.  

       Ce n'est pas le cas.

       En fait, c'est la Banque Centrale qui s'adapte. Le système de réserve fractionnaire, qui était censé limiter la quantité de monnaie que les banques commerciales peuvent créer en accordant des crédits, fonctionne en réalité dans l'autre sens. Ce sont les banques centrales qui sont tenues, quand les banques créent des crédits, d'ajuster les montants de monnaie de base que ces banques détiennent chez elles. C'est ainsi que les banques centrales sont obligées de "créer des réserves" pour compenser les pertes potentielles de leurs clientes.

       Il n'y a donc aucun moyen de limiter les crédits accordés, notamment en période d'euphorie, et donc aucun moyen d'empêcher les bulles, notamment immobilières, de se former. La Banque Centrale ajuste à la demande le montant des réserves en monnaie de base. Ce qui inverse les rôles et rend l'effet limitateur inopérant."

       (Gérard Foucher, Les secrets de la monnaie, p. 75.)

     

       Ainsi, de nos jours, la monnaie est-elle créée par la demande et régulée par des lois indépendantes des organisations démocratiques, mais sa valeur matérielle est douteuse (pour rester optimiste et dans l'optique adoptée historiquement), et la DETTE - par et envers les banques - est son ressort...

       Monocratie de la MONNAIE-DETTE est son régime.

       Histoire pluri-séculaire, nous y revoilà ? (Dette, 5000 ans d'histoire ? David GRAEBER.)

       La complication règne, devenue dérive sur des principes aussi abracadabrants que simplissimes. Moment magique.

       La monnaie, entre réel et immatériel se chercherait-elle toujours ?

       On y croirait toujours plus, surtout quand elle "fout le camp" ?

     

       Héritiers d'une tradition dominée par un métal choisi et puissamment symbolique, longtemps privilèges des rois et seigneurs, grands-prêtres, maîtres des cieux, des terres et des règles sociales supérieures (pour leurs facilités d'imposition, de soldes militaires, de décorum et de magnificence princiers) au risque de la chasse invétérée, des conflits et violences débridées, du décrochage permanent et des dévaluations effectives, les réserves et stocks d'or maintenus jusqu'au bout étalon de production monétaire n'ont pas tenu le choc des sociétés d'économies expansives, toujours plus peuplées, toujours plus vastes, où le médium monnaie s'est fait indispensable.

       Et la dette a trouvé son nid. Les banquiers, leur trésor... le vrai !

       Par un jeu de passe-passe discret mais terrible, efficace en apparence seulement (ou pour certains seulement), l'argent a changé de modalités de création et d'émetteurs au cours du siècle dernier. Presque ni vu ni connu.

       Passé passe-passe des politiques-clergés aux banquiers. Sans rire mais bidonné : c'est leur métier.

       Danger ?

       Et il a continué de circuler, plus que jamais, témoignant au passage de la force de son inscription humaine, et de son essence scripturale et comptable.

       Et du bla-bla de ses formes matérielles, voire de la valeur matérielle de sa valeur propre ? L'or, on peut même oublier !

     

    L'ARGENT... 02

       La banquière sur grand fauteuil, le "client" (et lequel, pigeonnant !) sur chaise rouge, lors d'une conférence gesticulée de Gérard Foucher, à Dinan (22) début novembre 2016, - accessible aux enfants. Le dossier de prêt va-t-il être accepté ? Le chapeau de magicien est tout près.

     

       Le crédit bancaire fait monnaie. Crédit = monnayage, vrai-monnayage - car légalisé, faux-monnayage - car illusoire : monnaie sortie de nulle part ou du chapeau de magicien gesticulé par Gérard Foucher (chiffres tapés sur un ordinateur d'une autorisation officielle généreuse) prévue y retourner, - au néant, toutefois complétée d'intérêts (dont la somme exacte devrait être calculée in fine au lieu de mirer les gentils petits pourcentages pluri-annualisés : surprise encore !), intérêts trouvés comme pus, et surtout empochés par le créancier, pourtant jamais réel PRÊTEUR.

       L'argent est devenu et se perpétue aujourd'hui (jusque quand ?), en France et dans les pays dominés par l'empire américain fondé sur le dollar (lesquels  parviennent-ils à résister  et vivre en paix ?), ÉMISSION BANCAIRE - tout juste tenue de respecter un minimum de fonds réels par le jeu des réserves fractionnaires aux environs de 8% -, émission majoritairement produite EX-NIHILO, donc, de frappes rapides sur le clavier dédié, - touches à zéros multiples intégrées, est-il soufflé -, directement attelée aux crédits délivrés, tributaire des emprunts pour exister, sommée de produire du bénéfice appelé intérêts, eux-mêmes issus de crédits (des "intérêts manquants") pour abonder la masse en circulation nécessaire à entretenir la multitude d'échanges économiques commerciaux, quotidiens, permanents, tandis que le moindre remboursement et ses intérêts, exigés des contrats bancaires, retire autant de ses parts, sur les marchés effervescents et demandeurs de liquidités. Une spirale infinie et jamais satisfaite est lancée, nourrie de cette insatisfaction structurelle, création-destruction de moyens, secouées de phases d'euphorie ou de crises, un temps gonflée d'argent (crédits faciles, confiance en l'avenir, dépenses généralisées) - toujours à rendre, c'est signé et contractualisé, déprimée d'austérités, de remboursements ôtant autant de moyens des activités dépendantes à 100%, et elles toujours bien réelles, parties prenantes de la création de richesses, bien réelles, quoique...

       Voir en registre autorisé : https://fr.slideshare.net/PaulAngles1/la-cration-montaire

     

       QUI émet l'argent détient un indéniable pouvoir, - LE pouvoir ? - lorsque cet argent se fait médium contraint et/ou indispensable (quitte à l'être devenu par infiltration commanditée par le prétendant à la domination ou déjà établi !).

       Qui émet sur trésor éblouissant se fait prisonnier et guerrier de son volume. Conquêtes attachées.

       Qui émet sur crédit et usure sans compte à rendre, si ce n'est chiffres et calculs comptables justes, et quelques principes contournables (ou trafiqués) ne domine-t-il pas l'humanité baignée d'échanges monétarisés agrippés sur les richesses de la Terre ?

       Et arbitre. Sélectionne ses amis, choie ses parents, affiliés, affidés. Ponctionne. Possède... Pousse au travail et récupère les profits, ESCLAVAGISE...

       Et si rien ne change à l'échafaudage en cours, peut acquérir, au prix de quelques querelles intestines, l'entièreté des biens naturels ou humains...

       N'est-ce pas ce qu'indique la tendance planétaire ?

       Avec ses riches qui s'enrichissent et ses pauvres qui s'appauvrissent. Ah oui, et c'est la tendance.

     

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       "L'intérêt entraîne de fait un transfert permanent de richesse de la majorité pauvre vers la minorité riche. Par définition, les pauvres n'ont pas assez d'argent, et les riches en ont trop. Dès que l'on établit un système économique où l'emprunt devient obligatoire pour compenser le manque de monnaie, on se lance dans un processus qui tend à appauvrir indéfiniment ceux qui empruntent de la monnaie au profit de ceux qui en possèdent. Les débiteurs travaillent et s'appauvrissent. Les créanciers  dorment et s'enrichissent. En France en 2010, les 10% les plus nantis ont reçu 16 milliards d'euros de la part des 90 % restants. Dans le monde, les 400 personnes les plus riches possèdent plus quele PIB de l'Afrique tout entière, qui compte plus d'un milliard d'habitants. La disparité grandit d'un jour à l'autre, elle tend vers l'infini." (Les Secrets de la monnaie, pp. 79-81.) Source du graphique : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/16/20002-20150216ARTFIG00203-pourquoi-les-inegalites-se-creusent-dans-le-monde.php.

     

       De la fameuse et vantée classe moyenne (middle class) ?

     

    L'ARGENT... 02

       Des marges en Europe ! En France notamment, pays riche et favorablement doté par la nature, très endetté (au "sommet"), où les biens sont encore assez équitablement répartis dans la population, en dépit des crises récentes ? Poursuite de la chute savonneuse ou prochain spasme économique, "innovations" bancaires et fiscales, et sociales, largement préparées par l'Union européenne (UE), vont-ils affirmer l'accaparement mondialisé en cours, alors que le Président de la République nouvellement élu est réputé proche des banques ? Du souci à se faire ? Peut-être ? Sources : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/16ratiquement/20002-20150216ARTFIG00203-pourquoi-les-inegalites-se-creusent-dans-le-monde.php & https://www.informaction.info/image-problematique-sociale-inegalites-de-richesses-en-europe

       Ajout du 16-12-2017, par L’Échelle de Jacob : http://www.liberation.fr/planete/2017/12/14/pourquoi-prosperent-les-inegalites-mondiales_1616327

     

       De détenir le droit de créer et distribuer ses signes à partir de rien, la monnaie-dette usurière, telle une pompe à biens, dévore le monde et ses richesses, au profit de la poignée d'humains qui a a su se placer aux commandes, incroyablement vorace, d'autant plus vorace qu'elle sait que tant que les signes qu'elles manient sans acteurs productifs ou propriétaires matériels, sa monnaie... ne vaut que ce que les débiteurs et usages quotidiens lui accordent, immense mais... très fragile : leur crédit mental, cette fois.

     

       A titre illustratif, et actuel : l’État indien a décidé la suppression de deux coupures couramment utilisées, avec en prime un commentateur (journaliste) enthousiaste en diable. Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=280&v=-KK2crN9Ku8 relayée par http://echelledejacob.blogspot.fr/2017/11/etat-voyou.html

     

      Que conclure de l'argent et de sa définition, une fois l'horreur parcourue textuellement ?

      (La réalité ne se faisant jamais attendre. Les nouveautés horrifiques non plus.)

      Outil de chiffrage des valeurs matérielles (valeurs aux limites mal définies, d'ailleurs) que des coquillages ramassés sur les plages ont su validé dans de petites communautés hier ou là, l'argent procure des facilités littéralement merveilleuses pour qui veut échanger ses biens, des siens contre d'autres, - utiles, choisis, désirés -, produits ailleurs.

       Elle permet la DIFFÉRATION dans le TEMPS et l'ESPACE de ce qui n'est pas "pareil" mais peut se valoir par la grâce mathématique de l'unité comptable à sa base, à multiples, décimales, et suit la dynamique de la vie, mouvementée, circonstancielle, négociable aussi.

       Elle mémorise et comptabilise ce que dû contre acquisition, paye la cession de biens en pouvoir d'acheter d'autres biens, libérant acheteurs et vendeurs d'un marché trop serré, trop étroit. Elle aère et disperse les possibilités d'échange, grâce à la médiation de ses signes, mathématiques à priori incontestables.

       Mais elle implique davantage que la pureté des chiffres, et des opérations comptables associées. Au carrefour des biens réels de principe vital, elle se doit de représenter dans l'accord ces richesses, que le référent, étalon, convenu, historiquement admis et usité pourvoit en malmenant le réel.

       Quel est cet étalon ?

       Cet étalon possède-t-il une valeur intrinsèque, réelle, matérielle ?

       Qui le crée ? Qui le régule ? D'où vient-il et comment répond-il adéquatement en volume et en valeur aux besoins des usagers, devenus exponentiellement dépendants de son existence ?

      Ces deux questions sont au point d'achoppement des écoles et pratiques économiques dites MÉTALLISTES et CHARTALISTES qu'aime à citer Michel DRAC.

       [Métallisme : "Théorie économique basant la valeur d'une monnaie sur la valeur des métaux composant ses pièces." Ou encore : "Théorie qui explique la valeur de la monnaie par la valeur du métal contenu dans les instruments monétaires en circulation." Sources : https://www.cordial.fr/dictionnaire/definition/m%C3%A9tallisme.php & http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/m%C3%A9talliste/50845

       Chartalisme : "du latin charta signifiant "papier, écrit" est une formalisation théorique permettant d'expliquer le fonctionnement d'une économie moderne. Dans le chartalisme, la monnaie est principalement considérée comme un bon, un avoir, un coupon pour des taxes à payer." Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chartalisme]

     

      L'argent, agent de service, historiquement transformiste, intégré progressivement jusqu'au massivement dans les sociétés par l'aura de l'or émancipé aujourd'hui, disponible temporairement et chèrement par le biais monstrueusement injuste et crisique du crédit bancaire usurier ne cesse de questionner sur ses modalités, attendues vertueuses, autant que sur son intérêt social et écologique (au sens rationnel et philosophique) fonciers que les conséquences dramatiques du système actuel ne peuvent que renchérir (Gérard Foucher décrit avec force analyses les rouages destructeurs holisitiques de l'argent-dette dans son livre)...

       La situation contemporaine permet de comprendre noir sur blanc que l'argent, création intellectuelle, abstraite, vient du vide et peut en venir... très concrètement (par l'émission bancaire ex nihilo) - sans problème matériel majeur, au diapason des nombres qui l'incarnent avant tout et qui permettent de chiffrer ce que voulu, tout comme le mètre va mesurer des distances. Il peut aussi y retourner facilement, dans sa logique absolue et effectivement pratiquée (par le remboursement des crédits bancaires) non sans poser... tous les problèmes que tous connaissent et que l'option de l'intérêt ne fait qu'aggraver magistralement.

       On peut toutefois constater que la création monétaire ex nihilo est en vérité très mal connue des usagers (et victimes bancaires), ce qui entache la facilité d'acceptation du phénomène créatif pourtant "tellement possible" que pratiqué à échelle mondiale...

       Confiance. Crédit. Illusion. Biens. Réalité.

       Autour de ces notions, l'argent se balade et peut finir par détruire ce qu'il veut promouvoir. Voir nos jours, majoritairement noirs, ajoutant aux fardeaux de la vie naturelle, et l'avenir, douteux en dépit de l'espoir.

       Gérard Foucher touche-t-il juste lorsqu'il énonce que l'émission d'argent sans nulle attache matérielle et éthique est le TABOU de l'affaire monétaire, et LE tabou humain ?

       Au vu des concepts et réalités en jeu, alors que l'argent frise l'idole (pas que "des jeunes", Johnny), admettre le tabou est tentant pour pas dire irrésistible.

       Rivaliser avec la création terrestre, divine...

       Savoir s'arrêter. Maîtriser.

       L'Homme là-dedans.

       Des capacités certaines, des capacités paraît-il aussi.

      Gérard Foucher y va de ses enthousiasmes pour imaginer de rationaliser le tabou pour mieux l'épingler et vanter la MONNAIE LIBRE, entouré de compères savants et politiques, tandis que des monnaies toujours plus virtuelles, mais valorisées, enflamment les titres et les conversations, salonardes et profiteuses.

       En Tsukeshoin, trop intéressée par le discours de Francis COUSIN et de la Critique de la Valeur (Palim-psao) aux postes de refus radical, viandée par le Blogalupus, n'augurant de rien quant à l'humanité, ses idées et ses faire, nous préférons rester sobre à l'affût, sachant que les richesses du monde peuvent ne rien valoir contre l'imaginaire, mais que jusqu'ici, toutes théories décoiffantes et produits ondulatoires en propension galopante de nos jours, âmes incarnées, corps pensants se rencontrant restent fondement de survie et de plaisir roboratif.

       Quand le vrai prix de l'argent actuel est le BESOIN de ce dernier...

       Quand l'argent est un crédit ex nihilo aux mains de la banque privée.

       Et l'interdépendance règne, en des places parfois opposées.

          ?

     

        En complément :

       - Wikipédia, Histoire de la monnaie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_monnaie

       - Odile LAKOMSKI-LAGUERRE, maître de Conférences à la faculté d’économie et de gestion de l'Université de Picardie-Jules-Vernes (Amiens), chercheuse au CRIISEA, auteur des Institutions Monétaires du Capitalisme. La Pensée Économique de J.A. SCHUMPETER, L'Harmattan, 2002.

       Interrogée sur le bitcoin aux Matins de France Culture le 4-12-2017, par Guillaume ERNER : https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/auriez-vous-du-investir-dans-le-bitcoin

       - Jean-Baptiste BERSAC, néo-chartaliste : https://frappermonnaie.wordpress.com/a-propos-contact/

       - En Tsukeshoin, rubrique Blé, flouze (pèse, fric, etc.) avec http://tsukeshoin.eklablog.com/l-italie-monetaire-du-moyen-age-a119423138 ou au hasard : http://tsukeshoin.eklablog.com/ca-va-mal-finir-a119691058

       - HYPER-ACTUALITÉ : le Lupus, "one again", avec une analyse claire comme un éclat de canine sous la lune.

       "Dans les années 2000 on a beaucoup glosé et ironisé sur l’extrapolation possible d’un Dow Jones à 36000 points. Aujourd’hui avec un Dow à 24000 les 2/3 du chemin ont été faits et plus vraiment question d’en rire. Si l’on admet ce que nous faisons ici bien volontiers que la valeur de toute chose se mesure désormais  à son cours de Bourse étalonné en Dollar US, on peut raisonnablement penser qu’un Dow Jones à 36000 points n’est plus un objectif irrationnel et qu’il devient surtout réalisable…  Cela d’autant plus que réforme fiscalet trumpienne aidant, les Multinationales oligarchique US vont rapatrier at home  les 1 000 milliards de dollars dormants dans leurs comptes off shore et procéder ainsi à de massifs rachats d’actions destinés  à contrebalancer  le fameux sell off tant attendu des affamés du crédit (la fameuse dette sur marge)….

      Dans un contexte de resserrement des taux visant à diminuer la liquidité ambiante, ces rachats d’actions massifs viseraient aussi à entretenir une certaine forme de rareté et à magnifier ainsi le désir d’achat de parts d’actions de "belles entreprises technologiques" car comme chacun devrait commencer à le savoir : le désir et la rareté sont les nouvelles mamelles de la montée des cours !"

       Source : https://leblogalupus.com/2017/12/05/paradoxe-10-bons-mois-apres-linvestiture-de-donald-trump-lindice-dow-jones-a-gagne-plus-de-23-une-bonne-nouvelle-avec-le-commentaire-du-lupus/

     

       Du MONÉTARISME pratiqué à la suite de la crise de 2008, et beaucoup sur cet après-crise. Michel DRAC ! Source : https://www.youtube.com/watch?v=Ar2djBcS8vI

      On peut faire tenir un système simplement sur le fait que tout le monde a peur d'être en avance sur le moment critique... ou quelque chose comme cela nous dit-il.

     

       # Encore un du Lupus et consorts, au 06-01-2018, avec l'origine des espèces expliquées ! (épices, selon Nicolas BONNAL - non, ce n'est pas trivial)  : https://leblogalupus.com/2018/01/06/la-spiritualite-perdue-de-la-monnaie-temoin-sans-baton-de-la-perte-de-sens-du-monde/

     

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