• L'ESPOIR FAIT VIVRE

     BEAUCOUP D'AUTRES RAISONS... (UN TOUT)

       Fin ar bed, feuilleton en 7 épisodes diffusé en 2017 sur Tébéo TV : http://www.tebeo.bzh/replay/210-fin-ar-bed

     

       Désespoir et détermination, chroniques ou aigus. Vivre avec l'idée ou pas. Un jour, un instant, agir.

       Un observatoire spécialisé étudie et sort régulièrement son rapport. Et conclut, ce 2018, avec la sempiternelle prévention...  Quand la société s'enfonce, la brutalité se fait loi... Temps de rire, oui.

       En ce qui me concerne, le spectre, le fantôme, le grand copain des mauvais jours, familier du secours, a quasiment quitté la place. Rien à voir avec la sacrée "prévention" dont on nous gave à toutes les sauces pour toutes les faims, indigestes à vomir, ni même les cadres usuels dits essentiels. Quoique... dans les grandes largeurs, soit : l'ancrage et l'air frais.

     

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=INKq3n1rEsY par Source celtique (http://sourceceltique.over-blog.com/2018/01/glen-hansard-roll-on-slow.html)

     

       COPIE SURLIGNEE :

       "Selon un rapport publié ce lundi, le nombre de suicide est en baisse en France, même s'il reste élevé. En Bretagne, il baisse aussi... mais la région reste la plus touchée du pays par ce type de décès.

       Le suicide, c'est une mort toutes les heures (près de 8.900 en 2014) et la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route, malgré une baisse ces dernières années, relève un rapport publié ce lundi. En 2014, le suicide a été la cause de 8.885 morts en France métropolitaine (6.661 hommes et 2.224 femmes), soit 24 par jour, selon le troisième rapport de l'Observatoire national du suicide (ONS). Et la Bretagne reste sévèrement touchée.

       La Bretagne loin, très loin devant

       La Bretagne est en effet - et de très loin - la région où le taux de décès par suicide est le plus important. Ce taux est en effet supérieur de 47,7% au taux moyen de la France. Largement devant la deuxième région la plus touchée, la Normandie, où le taux est supérieur de 22,9% à la moyenne nationale. Les Hauts-de-France et les Pays-de-la-Loire affichent aussi un taux supérieur à 20% par rapport à la moyenne en France.

       A l'inverse, les régions les moins touchées sont Auvergne-Rhône-Alpes et la Corse (taux de décès par suicide inférieurs de 19,4% et 32,3% à la moyenne nationale).

     

    L'ESPOIR FAIT VIVRE

       Source : https://www.breizh-info.com/2018/02/06/88616/sante-bretagne-taux-suicide

     

       Il faut toutefois noter que la Bretagne n'échappe pas à la baisse globale du taux de suicides en France. Sur la période 2012-2014, on comptait 25,2 suicides pour 100.000 habitants en Bretagne. Sur la période 2000-2002, on en comptait 31,7.

       "Malgré une baisse de 26% du taux de suicide entre 2003 et 2014, la France présente, au sein des pays européens, un des taux de suicide les plus élevés derrière les pays de l'Est, la Finlande et la Belgique", soulignent les auteurs de ce document publié tous les deux ans. Selon eux, le nombre de suicides est sans doute sous-estimé, dans la mesure où il ne prend en compte que les morts déclarées comme telles sur le certificat de décès. Le nombre réel pourrait avoisiner les 10.000.

     

    L'ESPOIR FAIT VIVRE

       Source : https://www.breizh-info.com/2018/02/06/88616/sante-bretagne-taux-suicide

     

       Deuxième cause de mortalité chez les ados

       Fait marquant, le suicide est "la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans", après les accidents de circulation, "et représente 16% des décès de cette tranche d'âge en 2014". Cette forte proportion s'explique par le fait que "peu de personnes décèdent à cette période de la vie". Pour autant, le taux de suicide chez les 15-24 ans reste relativement faible par rapport aux autres tranches d'âge (5 pour 100.000, hommes et femmes confondus). Dans cette classe d'âge, il est nettement plus important chez les hommes (7,5) que chez les femmes (2,5). 

       Selon des enquêtes citées par le rapport, près de 3% des jeunes de 17 ans ont déclaré avoir fait au cours de leur vie une tentative de suicide ayant entraîné une hospitalisation. Un ado sur dix dit avoir pensé au moins une fois au suicide au cours des douze derniers mois. 

       "Priorité de santé publique"

       Alors que les décès sont plus nombreux chez les garçons que chez les filles, "les tentatives de suicide sont deux fois plus fréquentes" chez ces dernières, "de même que les pensées suicidaires". Comment expliquer ce décalage ? "Le mal de vivre et la souffrance des filles se traduisent par des plaintes et des atteintes à leur corps (douleurs, troubles alimentaires, scarifications, etc.), dont les tentatives de suicide sont une forme d'expression", avancent les auteurs. Les garçons, eux, "extériorisent davantage leur souffrance par le recours à la force et à la violence (délinquance, alcoolisation, vitesse sur les routes, errance, etc.), dont les décès par suicide sont la forme ultime", poursuit le rapport. Le document qualifie de "priorité de santé publique" la prévention du suicide chez les jeunes. 

       Taux très élevé chez les hommes de + de 74 ans

       Si on prend en compte l'ensemble de la population, le taux de suicide est le plus élevé chez les personnes âgées, notamment chez les hommes. Il culmine chez les hommes âgés de 45 à 54 ans (33,4 pour 100.000) et, surtout, de plus de 74 ans (59,4 pour 100.000). Tous âges et sexes confondus, les modes de suicide les plus fréquents sont les pendaisons (57 %), les armes à feu (12%), les médicaments et autres substances (11%) et les sauts dans le vide (7%)

       Les femmes font plus de tentatives de suicide que les hommes en Bretagne

       Outre les décès, le rapport se penche sur les tentatives de suicide. En 2015, "78.128 patients ont été hospitalisés dans un service de médecine ou de chirurgie après une tentative de suicide". En Bretagne, on note qu'en 2015, c'est dans les Côtes-d'Armor qu'on recensait le plus d'hospitalisations après une tentative de suicide, aussi bien chez les hommes que chez les femmes (voir encadré ci-dessous). Les femmes ont par ailleurs fait sensiblement plus de tentatives de suicides que les hommes, en Bretagne, en 2015.

       L'ensemble de ces chiffres "taisent les conséquences de ce geste sur les proches", souligne le rapport, en citant le livre "Suicide, l'envers de notre monde" (2006), des sociologues Christian BAUDELOT et Roger ESTABLET : "Le deuil après suicide n'est pas un deuil comme les autres. C'est toujours un deuil aggravé, selon la formule du psychiatre Michel HANUS" ".

     


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