•  URBANISATION FLAGELLÉE

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=VFFAnbU_EvY

     

       Irma, frappant directement et violemment des îles ou portions d'îles françaises mi-septembre, a captivé toutes les attentions médiatiques de l'Hexagone, redoublées d'un lot de faits douteux (pillage, racisme). Outre les images enregistrant la violence de l'ouragan, celles des dévastations aiguisent la curiosité qui frise le voyeurisme.

       Ainsi va-t-on. Saint-Martin nous est complètement inconnue... Pas de vacances dépensées au lagon.

       A ne regarder que les constructions (debout), un urbanisme particulièrement touristique apparaît, d'une grande homogénéité générale, architecturalement typée "néo-coloniale" (aspect stylistique).

       Un article d'Actu-environnement permet d'appréhender l'histoire récente de l'île du point de vue urbanistique, tandis que la critique et les propositions qui animent l'interviewée, Virginie DUVAT, géographe, actrice du GIEC, relancent, très nerveusement pour nous, la réflexion sur ce qui se présente comme l'obligation de réorganiser les sociétés humaines aujourd'hui, au nom du changement climatique.

       La crainte d'une sorte de PHILANTHROPIE supérieure éventuellement très intéressée, sur un fond très autoritaire (totalitaire), quelles que soient les modalités ouateuses que l'ensemble peut prendre, nous agite une fois encore. Avec des personnes, des populations, des peuples, soit des êtres et des associations humaines plus ou moins complexes, vastes, historiques... remises en questions par des spécialistes de l'estampille classique (scientifique) dévouée à certaines causes, la Grande cause peut-être (impératives ? absolue ?) pour de (toutes) nouvelles pratiques, d'autres mœurs, remaniées, réinventées (!), vers un accès à...

       Ici, La géographe a l'intérêt de décrire comparativement une situation aux Seychelles, choisie positivement. Avec la critique d'un processus d'urbanisation jugé néfaste à Saint-Martin - dans une forme juridique au moins, se dessine une vision suffisamment claire et riche pour continuer de réfléchir sur ce qui nous hante véritablement (d'autant que notre attentisme sur la capacité d'erreur humaine connaît le facteur démultiplicateur des résolutions gouvernementales ou "supérieures"). Se tromper, massivement...

       [Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Martin_(%C3%AEle)]

     

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  •  SCIENTIFICITÉ, PRINCIPES & POUVOIR

    IMMIGRATION / TRIBALAT

       Une rue de Saint-Denis, commune au Nord de Paris. Source : http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/55-045-habitants-de-plus-en-cinq-ans-03-01-2017-6518328.php

     

      Michèle TRIBALAT, démographe (en retraite) concentrée sur les questions d'immigration jouirait-elle d'une réputation assez peu flatteuse, à moins qu'elle ne soit, invitée sur tel plateau médiatique, rapidement questionnée sur les intentions ou les effets suspects de ses études et conclusions (notre témoignage en tant qu'ex-auditrice désormais furtive de France Culture, de quelques Matins de Guillaume ERNER, en prise de pouls quasi-clinique de la nouvelle radio "bonne humeur"... carrément malaise). (Son confrère Hervé LE BRAS pourrait avoir un rôle cardinal dans la situation, lui pour lequel une affaire a eu pourtant de quoi ternir sa réputation, tandis qu'il n'hésite pas à donner son avis au-delà des conclusions objectives de ses travaux - comme beaucoup d'autres experts ou scientifiques, si vite loquaces et/ou promus sages par tant et tant de journalistes).

       Misère ?

       Tous alertés que la migration humaine - de masse est l'avenir pour cause de terreur climatique ou toute autre raison plus ou moins catastrophiste, migration (annoncée) potentiellement enrichissante, tous informés que la France sait et a su se faire hospitalière depuis... plusieurs siècles ? (on oubliera les périodes glaciaires et ante-diluviennes qui "négligent" frontières de nation) à sa manière (principes éthiques suivis de clauses, submergés d'opportunisme économique beaucoup moins soucieux de morale, exceptions généralement déclamées), alors que les embarcations surchargées de volontaires au départ de bon ou mal gré et les camps de réfugiés proches de l'enfer continuent de faire la une pour le lointain comme pour la métropole, et que le taux de profit économique ainsi que la diversité des êtres, des croyances, des mœurs (jusqu'à l'opposition de fait) animent encore et plutôt bruyamment la planète humaine, la parole de Michèle Tribalat s'avère importante pour le "petit grand" pays (ou "grand petit" pays ?).

       Tendances à la subjectivité ou au parti-pris de la scientifique à ausculter de pair - péripéties médiatiques et maturité pouvant façonner. L'islam sous ses feux privilégiés ? Au moins parvenir à quelques données sur fond de questionnement pour aborder calmement le réel remuant et/ou promis à ruée.

       [Michèle Tribalat tient un blog, avec une note de lecture instructive : http://www.micheletribalat.fr/435549315]
     

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  •  AILLEURS : LE PLUS LOIN DES YEUX.

    ACCUEIL, HOSPITALITES

       Les PINÇON-CHARLOT (Michel et Monique), sociologues des "riches", se sont "amusés" avec Étienne LÉCROART, à étudier et dessiner l'arrivée d'un centre d'hébergement pour "sans-abri" dans le XVIe arrondissement de Paris, à la lisière bois de Boulogne. A l'idée même, les réactions d'habitants ont été d'une grande violence. L'équation n'est-elle pas : comment adapter source de revenus et absence totale de "nuisances", soit bénéfice / risque plein-pot / 0. Accommodements hélas obligés ?

       Source : https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/comment-degentrifier-les-beaux-quartiers relayé par http://pierrebourdieuunhommage.blogspot.fr/2017/09/ecoutez-monique-pincon-charlot-panique.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+PierreBourdieuUnHommage+(Pierre+Bourdieu+un+hommage)

     

       De l'ACCUEIL, de l'HOSPITALITÉ...

       N'est-il pas une noblesse que d'ouvrir sa porte et de rendre hommage à son hôte en le recevant de belle (voire plus) manière ?

       S'agit-il d'une possibilité propre à un cadre bien précis ? Un milieu en capacité ?

       - Rareté, brièveté, minimum de confort à partager, à sublimer. -

       Animée par des intentions éventuellement moins louables ?

       - Se faire apprécier, obtenir quelque chose chèrement ambitionné ?

       Hospitalité qui n'aurait rien à voir avec le réel contemporain ? Ou pour une population donnée ?

       Ou qui relèverait d'une attitude absolue dépendant d'un autre absolu, social et humain ?

     

       Avec ou sans grâce, avec les pires ou les meilleurs arguments, d'aucuns refusent clairement la modalité humaine auréolée de grandeur.

       Parole à eux, médiés ou non (sociologie). L'une des questions latentes à se poser et que labourent les Brigandes dans un scénario parisianiste tressautant, restant : et moi, vais-je ouvrir ma porte à qui va se présenter, demandeur-s imprévu-s ou prévu-s (par la loi). Loi du soi, du chez-soi, loi du nombre, loi du droit, etc, etc..

      [Combien de contes requièrent l'hôte - de passage, généralement. Déclenchement, révélation.]

     

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  •  GESTION AVEC ET (AVEC) SANS "PAPIERS".

    MAYOTTE MECONNUE DES METROPOLITAINS

       Source : http://www.la-croix.com/France/Mobilisation-contre-gratuite-visa-entre-Mayotte-Comores-2017-09-25-1300879553

     

      Coup de projecteur sur l'île de Mayotte pour laquelle la situation est particulièrement compliquée, "assaillie" (est-ce un verbe connoté, ou le mot juste !? - ironiquement et pire, car le choix verbal frémit désormais devant l'accusation potentielle d'injure ou d'incitation à la haine) de migrants illégaux venus principalement des Comores et visée par des résolutions de son État... français, quand ce n'est pas par le président de la même UC (Unité Centrale) qui blague plutôt très cyniquement (et vulgairement, ne lui en déplaise), quelque temps avant (le dossier venait-il d' "échoir" sur le bureau élyséen ?).

      "Étranges étrangers" sifflotait à moins qu'il ne les marmonnât PRÉVERT, Jacques, au milieu du siècle dernier... (Pour le titre particulièrement adapté à Mayotte, ce jour, où l'immigration concerne des habitants, immigrés ou non, de grand voisinage géographique mais peut-être de plus grand éloignement culturel que jaugé... et pour le texte, chargé de commisération et de flash-back à mémoriser tant l’entrelacs de ces deux attitudes est symptomatique de notre monde et de ce qui est devenu instruments si ce n'est bombe).

     

       "Le sujet est revenu dans l'actualité le mois dernier, à la faveur du mauvais mot du président Emmanuel MACRON. "Le kwassa-kwassa pêche peu", lance-t-il lors d'un déplacement dans le Morbihan, en référence à ces petites embarcations de pêche typiquement comoriennes. "Il amène du Comorien, c'est différent", tente-t-il. La blague est de mauvais goût, mais elle reflète une forme de réalité. Mayotte, 101e département français depuis mars 2011, est littéralement submergé par l'immigration clandestine. Une situation qui passe sous les radars, puisque cette immigration n'est pas prise en compte dans le décompte national, pointe Mayotte 1ère.

       Les chiffres de l'Insee sont éloquents. En 2015, 41% des adultes étaient de nationalité étrangère sur cette petite île française de 230.000 habitants, située à l'ouest de Madagascar. Un record absolu qui place Mayotte devant la Guyane. Cette proportion est particulièrement importante parmi les 25-34 ans, où les étrangers représentaient 52% de la population. Et parmi ces étrangers, la moitié étaient des migrants illégaux. Ils viennent pour l'essentiel des Comores, un archipel dont est issu Mayotte, et qui n'a jamais reconnu le rattachement de l'île à la France".

       Sources : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/07/12/01016-20170712ARTFIG00204-mayotte-un-departement-francais-sous-pression-migratoire-extreme.php

     

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  •  LE TRÉSOR DE LA MUTUALISATION CENTRALISÉE, ETC.

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=Tu-cYyiGn3I. Le 24 octobre 2016, dans une opération officielle hyper-médiatisée, le camp de Calais (59) est vidé de ses "migrants" avant d'être (définitivement ?) démantelé. Les 6 ou 9 000 personnes (sait-on combien dès lors que la louche du millier dénombre... et l'on répète ici comme partout) qui s'y trouvaient, sous abri de plastique ou de tôle, vont être dispersées dans 84 communes françaises. Alors que l'été a été émaillé d'autres "placements" de personnes également désignées migrantes (et dont l'origine est plus floue ou non spécifiée), deux réactions opposées chez les Français géographiquement concernés ont donné lieu à quelques rubriques d'information (main stream ou parallèle) : le refus et la colère d'une part, l'accueil hospitalier de l'autre. Quelle que soit sa propre position (de préférence en se transposant voisin direct), le caractère effectivement autoritaire du choix des communes (des maires se sont offusqués de l'absence de toute concertation et d'une information à l'orée du fait s'accomplissant), la réaffectation certes temporaires d'établissements publics, les organismes ou association impliqués dans la gestion de ce qui est présenté comme une étape transitoire, l'ensemble des faits... sont des réalités plus que troublantes.

       Le cas du Groupe SOS est "magnifique". Il est pour nous particulièrement symptomatique des véritables "trésors" que la mutualisation de la santé ou des actions sociales notamment, centralisée par l’État au tournant de la deuxième guerre mondiale, offre aux appétits voraces, appétits d'argent, de pouvoir (Big Pharma dans le même giron, toute fondation caritative US d'origine millionnaire si grande cousine), assez lointains de la responsabilité humaine, de la souveraineté dialectique individuelle / collective - en situation la plus liaisonnée avec la Nature, etc, etc... Ce cas dévoile de pair la mentalité nouvelle qui semble devoir nous étreindre jusqu'à l'étouffement, alors que le business se travestit des mêmes oripeaux (qui "schlinguent" en plus, pardon).

     

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  •  DE LA LIBERTÉ, DE L’ÉGALITÉ (DEVANT...)

    DE LA REVOLUTION / LE FOU DU ROY

       Source :  http://www.cartesfrance.fr/carte-france-departement/carte-france-departements.html

     

       2017. Communes en voie de restructuration, nouvelles régions champignonnées en 2016... Départements ? La sellette tangue et hésite encore (sur les ondes médiatiques...) à leur sujet. A force de volonté et d'actes pécuniaires, on en revient fondamentalement, après que leurs découpage et fonctions aient rendu les services attendus par le pouvoir de leur temps. Une autre échelle de centralisation, complexe, très ambiguë à cerner dans les représentations est advenue... Régis CHAMAGNE résumerait l'affaire en toute puissante Commission de Bruxelles. Francis COUSIN pourrait pousser la chansonnette rédigée ci-après une centaine d'années avant (Joseph de MAISTRE), où les notions et dynamiques générales créent des agents asservis (du capitalisme dans sa "splendeur").

     

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  •  JUSQU'AU BOUT DU GOULOT (avec PENN-BAZ)

    REGARD SUR LE PAYSAN / LEFOUDUROY

       C'est à lui qu'on pense, ci-dessus, avec notre imaginaire aussi ignare qu'idéalisant ! Source : http://la-rose-couverte.over-blog.com/pages/Le_Penn_Baz-1670395.html

       Je n'ai pas lu plus de quelques pages de l'auteur français CÉLINE. Pas accroché aux temps des essais (velléitaires). Son style tant vanté par certains, mais aussi sa lucidité pour les mêmes ou d'autres inspirent peut-être Le Fou du Roy, en plus de détenir des références historiques choisies. En tous cas, la défense qui est faite ici d'une longue tradition d'hommes de pays est notable. Point de femmes... Une "certaine" virilité... à satiété. Du fiel sûrement. Des horreurs. D'habituelles insanités, facilités. Des vérités aussi. Ça dégorge sérieusement. Accrocher les amarres. Trier. C'est le portrait fort (caricatural ? boursouflé ?) et rationnel (qui ne signifie pas juste) qu'on garde. (D'une mise en contexte idéologique d'hommes qu'on connaît encore... Et même que trop, en "honnête femme" a minima qu'on s'veut sûrement.)

     

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  •  BÉRÉNICE LEVET, "CONSERVATRICE".

       Bérénice LEVET sur le plateau de TV Libertés, le 11 mai 2017 à l'occasion de la sortie de son ouvrage Le Crépuscule des idoles progressistes. Source : https://www.youtube.com/watch?v=azNdHcSbLmY

       "(...) docteur en philosophie et professeur de philosophie au Centre Sèvres (Facultés Jésuites de Paris - NDLR), son dernier livre La Théorie du genre ou le monde rêvé des anges, publié chez Grasset en novembre 2014, vient de sortir dans une version "Poche" chez Hachette avec une préface inédite de Michel ONFRAY. Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/09/01/31003-20170901ARTFIG00265-berenice-levet-qui-arretera-les-grands-epurateurs-de-l-histoire.php

     

       "Un être humain ne peut pas se construire en dehors d'un héritage." (10:26mn)

       Et du JE et du NOUS (à partir de Maurice BARRÈS, insuffisant pour la philosophe - définitivement moderne).

       Non réactionnaire, mais conservatrice.

       De la culture (objet, disposition par la vertu), Hannah ARENDT référence.

       Le nouveau Président français comme homme de la déliaison, du hors-sol (de partout et de nulle part).

       (DESCARTES, PASCAL, CAMUS, VEIL, autres références de l'essayiste).

     

       Avant d'en venir peu à peu aux termes les plus violents de la passion critique, à travers la fachosphère française notamment, Bérénice LEVET permet de repositionner sereinement en Tsukeshoin les deux images très fortes récemment mises en ligne, sur lesquelles des femmes et plus encore leurs corps nus, exposés, incendiaient le regard (pour nous, de plus en plus acquise à l'idée de la détonation immanente formidable de la chair blanche avec courbes animées...) et questionnaient la culpabilité en plus d'illustrer, d'élargir les problématiques de l'opinion et de l'anonymat.

      Bérénice Levet a le mérite d'être claire et convaincue, passé et histoire cardinaux (ici pas question de territoire, de sol toutefois, à nos yeux majeurs) et où la France existe fondamentalement (nation, civilisation, contradictoirement à d'autres / lu récemment mais oublié où et par qui). "Embarquée" plutôt qu'engagée précise-t-elle (en référence à Albert CAMUS et non Jean-Paul SARTRE). (Les temps cahotant de plus en vite, les caméras, les radars et autres technologies de flicage proliférant, on peut là comme ailleurs tâcher de garder ses distances et continuer à réfléchir. Avec elle, grâce à elle.)

     

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  •  DÉLITS D'OPINION NON-PUBLIQUE & AUTRES SPHÈRES

    NEW NEW NEEW NEW & VIEUX COMME LE MONDE

       "Puisque la sorcellerie est issue de l’imagination de gens vivant dans une culture de la peur, aucune des personnes exécutées n’a jamais été prise en flagrant délit." Source, sans précision iconographique : http://www.rts.ch/decouverte/monde-et-societe/histoire/sorcellerie/2630701-histoire-de-la-chasse-aux-sorcieres.html

       Note sur l'image (incroyable) : Un homme étrangement seul, muni d'une fourche, face à "la" sorcière, seule aussi, presque nue et attachée sur les bois du brasier. Ce n'est pas sans rappeler une autre image récemment et très volontairement mise en avant. Quelles figures ici... où la nudité, plus que jamais, illumine un flan de l'image et innocente d'emblée la suppliciée, tandis que les cheveux baroques, le fléchissement du corps entier chaussé de rouge et noir, et la satisfaction crochue du visage assombrissent définitivement les intentions et le profil du bourreau proche d'un Satan de chair et d'os, appliqué, si humain. Masculin ? Un bon dossier de psyché collective et genrée en actes... L'ombre sadienne en plus.

     

       Pas de recherche forcenée (!) ce matin pour illustrer un DÉCRET passé cet été et relayé par certaines revues de presse de l'Internet auxquelles nous sommes abonnée ou que nous consultons plus ou moins régulièrement.

       L'un des premiers sites trouvés en ligne sur l'originelle chasse aux sorcières, qui s'y apparente un tantinet (!) (ce fut notre réflexe, la deuxième - américaine - laissée au garage, à chacun d'élargir si besoin), propose une introduction qui donne le frisson, extraite brute et plongée dans le bain actuel. On imagine l'admirable prospérité que la DÉLATION peut ré-entamer, une fois encore, en notre société tant civilisée, la sérénité collective et privée prête à s'épanouir... outre l'étrange prison (anti-droit d'expression) dans laquelle on entre de plain-pied, par son revers doucereux et pestilentiel (oui) en proie au totalitarisme de velours (celui du célèbre et tant désiré Bien... tu sais celui que tu reconnais au premier coup d’œil au coin de la rue, celui qui dispense le bonheur à pleines brassées, aime à s'appuyer sur des codes et des clergés de toute obédience, chuchotant, aboyant à l'occasion le DROIT et UNIQUE CHEMIN).

      "Injure non publique" en est l'énoncé de base. DÉLIT FORTEMENT PUNI... POURCHASSÉ.

       (L'injure est un délit, on l'apprend au passage...) Merdre !

       Personne ne s'est-il pas soulagé de propos rugueux, et "mieux encore" contre autrui, quitte à les regretter (ou pas) ensuite, car cela devait être dit (et absolument nécessaire d'en passer par là, tous excès compris) ?

       Nous rappelant qu'il s'agit ici de mots. de MOTS, proférés comme ils le sont par nature.

       Qu'en est-il de la blague, de l'humour, du brassage des atavismes "défoulatoires" ? Pas forcément gracieux, souvent abominables mais... Où un humoriste comme Dieudonné est littéralement hilarant parfois d'exprimer ce qui n'est pas digéré, suinte et fait mal, à gros hoquets de rire, disloquant les repères sur fond de bourbier vaseux, lourd, grave (et qui voit sortir de ses horreurs, de ses hantises, remugles et haines, tels des miasmes s'évaporant, une chance aussi formidable que paradoxale avec de libérer le plus indécrottable, le plus ignoble). 

       Qu'en est-il de propos non honorables a priori, alimentés intuitivement et possiblement fondés (mais non argumentables facilement ?) De vérités sales, abominables mais réelles ?

      Le survol de la loi de janvier 2017 ne craint pas de parler d'éducation. L'homme nouveau encore et encore. L'homme rééduqué. Dans les camps ou ailleurs... (partout...)

       Vive l'été et sa camisole du verbe haut en couleur, terrible mais vital... Verbe d'autant plus terrible qu'il relève de temps mauvais. VERBE HUMAIN.

       Où cela va-t-il conduire ? Qu'est-il attendu ? (Qui imaginerait de tels décrets d'intention anodine quand le soin y crève les yeux du lecteur et suspect potentiel ?)

       (A noter que l'existence seule de ce contenu officiel a mobilisé notre désarroi - un de plus après celui de Manuel VALLS en décembre 2016 / de la dépendance de la justice - et a décidé de ce billet. Un premier texte préalable y est cité, puis un autre en date de janvier 2017 donc, corrigé par ce décret. Il est toujours bon de s'y référer.)

      Autre introduction enfin, celle du texte de loi d'ores et déjà d'application (depuis le 5 août dernier) :

       "Publics concernés : personnes poursuivies ou condamnées ; magistrats.
       Objet : renforcement de la répression des provocations, diffamations et injures non publiques à caractère raciste ou discriminatoire.
       Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
      Notice : le décret améliore la lutte contre les manifestations de racisme, de sexisme et d'homophobie (et d'handiphobie) pouvant se produire dans des lieux non publics, comme au sein des entreprises ou des établissements scolaires. Il renforce à cette fin la répression des contraventions de provocation, diffamation et injure non publiques à caractère raciste, sexiste, homophobe ou handiphobe, dans des conditions similaires à ce qui a été prévu dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et la citoyenneté pour les délits de provocations, diffamations et injures racistes ou discriminatoires commises de façon publique.
       Il prévoit que ces diffamations et injures non publiques constitueront, comme les provocations, des contraventions de la cinquième classe, punies d'une amende maximale de 1 500 euros ou 3 000 euros en cas de récidive, et non plus des contraventions de la quatrième classe punies d'amendes inférieures de moitié.
       Il élargit ces infractions aux cas où elles sont commises en raison de l'identité de genre de la victime, afin de mieux lutter contre la transphobie, et il substitue à la notion de race, qui n'est pas applicable aux êtres humains, celle de "prétendue race" comme cela a été fait dans les dispositions législatives du code pénal par la loi du 27 janvier 2017.
       Il ajoute pour ces infractions la peine complémentaire de stage de citoyenneté, qui existe désormais pour les délits prévus par la loi du 29 juillet 1881.
       Références : les dispositions du code pénal et du code de procédure pénale modifiées par le présent décret peuvent être consultées, dans leur rédaction issue de ces modifications, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr)."

       Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035373907&dateTexte&categorieLien=id

     

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