• LE DRAGON

     AEROUANT ! (en breton)

    Combat arturien

      http://www.maremurex.net/merlin.html

        "La légende :

       Il y a bien longtemps avant l’arrivé du Roi Arthur, un puissant dragon blanc envahit la Grande Bretagne. Il était mauvais et libéra beaucoup de mauvais esprits jusqu’à ce que le Y Ddraig Goch – le Dragon Rouge – ne s’oppose à lui. La bataille fut terrible, beaucoup de sang coula et les cris perçants des deux dragons se faisaient entendre dans tout le pays ce qui dérangeait beaucoup les villageois et les animaux des environs. Ludd, le Roi d’Angleterre ne savait que faire. Il appela alors son frère Llefelys pour l’aider. Ce dernier lui conseilla de creuser une fosse à Dinas Emrys, endroit symbolisant l’exacte centre du pays, de le remplir avec de l’hydromel et de le recouvrir avec des vêtements. Ludd s’exécuta. Plus tard, les dragons s’endormir et se retrouvèrent ensevelit dans le Dinas Emrys.
     
       Des siècles plus tard, Vortigern le Roi d’Angleterre de l’époque gravit les montagnes situées au Nord du Pays de Galles. Il avait emmené les Saxons en Grande Bretagne en tant que mercenaires mais ces derniers avaient changé leur plan et avaient commencé à envahir la moitié du pays dans le but de le coloniser. Vortigern qui ne savait où aller décida de s’installer sur une colline du nom de Dinas Emrys et d’y construire une fortresse. Ses ouvriers se mirent au travail et commencèrent à construire la première tour de la forteresse mais toutes les nuits, les murs construits par les maçons s’effondraient sans explication. Cette situation continua des semaines jusqu'à ce que Vortigern décide d’agir pour éradiquer le sort.
     
       A cette fin, l’enchanteur de Vortigern lui indiqua qu’il devait trouver un jeune orphelin et que seulement lui pourrait l’aider à construire sa forteresse. Le roi envoya alors ses hommes pour parcourir le pays et trouver un jeune homme qui correspondait à la description. Quelques jours après, ils trouvèrent un garçon qui répondait aux critères dans la ville de Carmarthen dans le Sud du Pays de Galles et il s’appelait Myrddin Emrys mieux connu sous le nom de Merlin. L’enchanteur lui indiqua qu’il devait maintenant sacrifier le jeune Merlin à l’endroit où il voulait construire sa forteresse de manière à apaiser les esprits.
     
       Mais Merlin avait entendu leur plan et décida de révéler la vraie nature de la montagne où Vortigern voulaient installer sa forteresse. C’est comme cela que les maçons découvrirent le bassin avec les deux dragons encore endormis à l’intérieur. Mais au moment même où ils furent découverts, ils se réveillèrent et se remirent à se battre. Merlin aurait alors donner la prophétie suivante :
     
    Alas for the Red Dragon, for its end is near.
    The White Dragon will overrun its lairs and cavernous dens.
    The rivers and streams will run with blood and the mountains will groan for the suffering people.
    The country will cry out in pain.
    Finally, a boar will come to end the strife and bring a time of peace.
    Then Britain will rejoice and cry out for joy.
    You are the Red Dragon, Vortigern.
    The boar’s name is Arthur.
     
    ...
     
    Hélas pour le Dragon Rouge, sa fin est proche.
    Le Dragon Blanc envahira ses repères et sa tanière caverneuse.
    Les rivières et les ruisseaux seront colorés par le sang et les montagnes gémiront des gens qui souffriront.
    Le pays pleurera en peine.
    Finalement, un sanglier viendra pour stopper le conflit et ramènera le temps de la paix.
    Puis la Bretagne rejoindra la joie.
    Tu es le Dragon Rouge, Vortigern.
    Le nom du sanglier est Arthur.
     
     
       Le Dragon Blanc immobilisa le Rouge et le jeta dans le fond de la caverne d’où il ne bougea plus. Cette victoire symbolisa la victoire de Pendragon sur Vortigern. D’ailleurs, la venue des Anglais, menés par Aurelius et Uther Pendragon était marquée par leurs bannières au Dragon Blanc. C’est aussi sous ce symbole qu’ils vainquirent l’armée Saxonne dans une bataille qui eut lieu prés de York."
     
     
     

      Autre source, autrement affirmative sinon partisane - déjà référencée en Tsukeshoin pour son article COCHON - et certainement bien renseignée (notre égo y mousse un coup de surcroît / serpent cependant !) : Emblèmes et symboles des Bretons et des Celtes (1997-2013), Divi KERVELLA, Coop Breiz, édition 2013, pp. 63-70.

      "DRAGON :

       C'est à la suite de la conquête de l'île de Bretagne par les Romains que le dragon fit son apparition dans l'emblématique brittonique. C'était à l'origine un emblème utilisé par les auxiliaires sarmates des armées romaines. Ces auxiliaires étaient réputés pour leur redoutable cavalerie qu'ils avaient eux-mêmes héritée des Scythes. Cet art de la guerre fut transmis aux Bretons qui servirent dans l'armée romaine, et l'on sait combien la puissante cavalerie de guerre des Bretons continentaux du Haut Moyen-Age était redoutée.

       Les Scythes avaient un drôle d’emblème : un poisson à tête et à queue de bélier. Très proche donc du bélier à corps de serpent des Celtes, animal composite que l'on retrouve représenté en compagnie des cavaliers et des divinités guerrières. C'est l'adaptation de cet emblème par les Sarmates, où les cornes devinrent des petites pattes et où, par la suite, on adjoignit des ailes, qui donna le dragon, emblème d'autant mieux adopté par les cavaliers bretons qu'ils connaissaient déjà quelque chose de très proche.

       Il est probable que la formule "Pendragon" qui suit le nom d'Uther, le père du roi Arthur, signifie "le chef des cavaliers" (penn = tête, chef). De nos jours, on appelle encore "dragons" les soldats des corps de cavalerie.

       A l'origine le dragon était une sorte de manche à air en tissu léger, tenu en haut d'une perche. Il était souvent muni d'un dispositif émettant dans le vent un son aigu. L'air qui s'engouffrait par la gueule béante faisait tordre le tout et le faisait claquer à la moindre brise ; ses ondulations au-dessus des masses de cavaliers chargeant, accompagnés de ses sons stridentes, semaient la terreur dans les rangs de l'ennemi, et galvanisaient les guerriers qui le suivaient. L'image et le terme ont perduré en langue bretonne dans le nom de cerf-volant qui se dit sarpant (autre nom du dragon avec aerouant).

       En Irlande, on trouve un mystérieux animal, caché sous le nom d'onchu, dans les textes médiévaux, qui était l'animal totémique de l'Irlande, et ce nom avait également l'acceptation secondaire d' "étendard". D'après les description, cet onchu pourrait être une sorte de dragon marin du même acabit que certaines des variantes des dragons brittoniques. On retrouve peut-être cet onchu sur la proue de certaines harpes emblématiques.

       Le dragon avait également un rôle symbolique puissant : dans la légende arthurienne, on assiste à un combat entre un dragon rouge et un dragon blanc ; pendant longtemps le dragon blanc semble prendre le dessus, mais à la fin c'est le rouge qui l'emporte. On demande l'explication de ce prodige à Merlin, et lui de prophétiser que le dragon rouge représente les Bretons, le dragon blanc les envahisseurs saxons de l'île de Bretagne. Les Saxons gagneront presque toute l'île, mais, à la fin, ils seront défaits et un jour rejetés à la mer. Cet épisode se trouve dès le IXe siècle dans les textes.

       Toujours d'après les textes, c'est le père d'Arthur, Uther Pendragon, qui ayant aperçu dans le ciel un dragon lui prédisant qu'il serait roi, institua ce symbole. Ce dragon qui apparut dans le ciel avait deux rayons qui sortaient de sa gueule, l'un dirigé vers l'île de Bretagne et l'autre vers la Bretagne continentale, montrant qu'il serait souverain des deux Bretagnes (sic). Dès le lendemain, il fit confectionner deux dragons d'or. L'un fut confié à la cathédrale de Kerwent (ville qui devint plus tard le Winchester anglais), et il garda l'autre pour aller au combat.

       Le plus fameux dragon était celui utilisé par son fils, le roi Arthur, dont il ornait le casque ; il était aussi arboré par son lieutenant Merlin. Mais on trouve des mentions de dragons dans tout le domaine brittonique, aussi bien en Écosse, où il figurait encore en 1138 sur la bannière royal à la Bataille des Étendards, qu'en Petite Bretagne, où l'on voit par exemple sur un bas-relief de l'église romane de Perros-Guirrec un personnage, identifié à Arthur, précédé d'un porte-enseigne brandissant un tel vexilloïde (nom que l'on donne à un objet qui n'est pas un drapeau, mais qui jour le même rôle). En Bretagne, il était l'emblème de maints souverains, comme ceux de Domnonée (royaume double alliant le nord de la péninsule à la Cornouailles insulaire) et le roi de Vannes. On sait aussi que c'est derrière un emblème de dragon qu'Alain II Barbe-Torte reconquit la Bretagne sur les Scandinaves au Xe siècle. Sa symbolique royale était d'autant plus forte que son nom aerouant en breton était compris comme se décomposant en aer-rouant, c'est-à-dire "serpent royal".

       On sait encore par les Plantagenêt, maîtres d'une bonne partie de l'extrême-ouest du continent européen dont la Bretagne et le pays de Galles, utilisèrent beaucoup le dragon rouge dans ces contrées pour se faire bien voir des populations locales. La Bretagne tomba dans l'escarcelle des Plantagenêt en 1166 et eut même un duc au nom très évocateur d'Arthur. Cet emblème semble disparaître par la suite de l'avant-scène.

       Les souverains bretons garderont pourtant la couleur de cette antique marque de pouvoir. L' "habit royal" - c'était le terme utilisé - des ducs était rouge doublé d'hermine, et le magnifique rubis qu'on nomme la "Côte de Bretagne", le plus important des bijoux du trésor d'Anne de Bretagne, a la forme d'un dragon. Ce bijou se trouve de nos jours au musée du Louvre à Paris, annexé aux joyaux de la Couronne, institution étatique créée par le roi de France François Ier par lettre patente signée du 15 juin 1530. D'après l'inventaire qui en fut dressé à cette date, les plus belles pièces provenaient du trésor d'Anne de Bretagne. L'accaparement de ces joyaux était tout à fait illégal tout comme l'était également la confiscation du Trésor breton, quelques années plus tard, par ce même François Ier de sinistre mémoire pour tous les Bretons. 

       Le dragon rouge était utilisé également par les Bretons du Nord, territoire de petits royaumes indépendants s'étendant au sud de Glasgow et coupé du Pays de Galles après la défaite de Chester en 615 et récupéré par le roi d’Écosse. Pour rappeler ce fait, on retrouve le dragon rouge dans les armoiries de Carlisle et du Lake District par exemple.

       Les bardes gallois, tout au long du Moyen Age, comparaient leurs leaders à des dragons, tel le dernier prince de Galles, Llywelyn ap Gruffudd, dont on dit élogieusement qu'il avait "une tête de dragon". Il en était de même en Petite Bretagne où l'on utilisait allégoriquement ce terme de dragon pour un chef de guerre, comme dans ces vies de saints où l'on voit des gens d'Angers se plaindre auprès du saint breton Méen parce qu'un "dragon" vient régulièrement du pays des Bretons exercer ses ravages sur leurs domaines. Grâce à l'ambassade du saint, le "dragon" cesse ses attaques. C'est un écho de ces razzias menées par les troupes bretonnes que l'on trouve maintes fois mentionnées dans les annales franques.

       Mais c'est au pays de Galles que l'utilisation du dragon rouge breton se maintient le mieux. On sait que le chef de guerre Cadwaladr Fendigaid utilisait un vexilloïde au dragon en 678. C'est encore un dragon qui figurait sur le drapeau du prince Owain Glyndwr, qui menait le soulèvement de l'an 1400 contre les Anglais. C'est aussi vers cette époque que commença l'ascension de la famille Tudor vers le trône royal d'Angleterre. C'était une famille galloise complètement anglicisée qui se disait descendre de Cadwaladr. Henri Tudor, largement aidé par le duc de Bretagne, débarqua au pays de Galles en 1485 et appela les Gallois à le soutenir. C'est derrière la bannière galloise au dragon rouge qu'il battit l'armée du roi Richard III afin d'en prendre la place. Sous son règne, le dragon apparut comme support sur les armoiries royales jusqu'en 1603, où il fut remplacé par la licorne d’Écosse. Il réapparut en 1807 sur le badge royal pour le pays de Galles. Le drapeau au dragon rouge sur fond blanc et vert fut officiellement reconnu en 1959 par la reine d'Angleterre à la demande du Gorsedd des Bardes de l'Île de Bretagne. Il faut toujours noter que, bien évidemment, l'administration anglaise avait essayé avant cela d'imposer un autre dessin de ce drapeau.

     (...)

       Ailleurs, le dragon disparut, victime sans doute de considération politique ou de l'imagerie chrétienne où il fut assimilé au diable (en breton les mots aerouant et serf, sarpant qui désignent le dragon, ont pris également le sens de démon). C'est ainsi que l'on vit se multiplier les représentations de Saint Georges, saint Michel... terrassant le dragon (souvent de couleur rouge dans le cas de Saint Georges, saint patron de l'Angleterre, pour symboliser la victoire des Anglais sur les Celtes) et tenant des "bannières de victoire" à croix. L'heure était venue des drapeaux à croix (voir drapeau Bretagne). Seul le pays de Galles a su conserver l'antique emblème breton qui ferait également un emblème pan-brittonique des plus acceptables, en cela le pays de Galles possède un des plus anciens drapeaux au monde.

       - Tafod y Ddraig (la langue du dragon) est l'emblème de Cymdeithas yr Iaith Gymraeg, l'association de défense de la langue galloise.

       - Le dragon est également une des quatre bêtes magiques celtiques du Moyen Age, qui a souvent été remplacée ultérieurement par le griffon.

       - En Bretagne, le dragon est également l'emblème totémique de saint Tudwal, patron du Trégor, et de saint Aurélien, patron du Léon.

       - Une légende dit également que la Bretagne serait le corps d'un dragon tué par saint Michel, qui n'est lui qu'un avatar de Lùgh, le dieu suprême des Celtes.

       - Il semble toutefois qu'il y ait eu confusion à l'origine entre deux sortes de dragons. Certaines versions parlent de "vers", êtres souterrains qui se tiennent sous les terres de Bretagne. Il faut savoir qu'il existe deux dragons différents dans le firmament nocturne qui, dans la tradition brittonique, reprend en grande partie la mythologie arthurienne. En effet, il existe une constellation dite du Dragon proprement dit (Draco, en latin), entre les constellations du Char d'Arthur (Ursa major) et de Merlin (Cepheus), et plus bas sur l'horizon un autre dragon (Hydra) qui porte sur son dos le Grall (Crater) accompagné du corbeau (Corvus)."

     

       Notes :

       - Le dragon terrestre fait bien évidemment penser à la vouivre, force tellurique par excellence. Odile JACQUEMET a posté en 2014 une vidéo du passionné Robert REGOR :

       http://cheminfaisant.eklablog.com/la-vouivre-energie-tellurique-a107184192

       http://vivrevouivre.over-blog.com/

      -   Patrick BURENSTEINAS, dont l'écoute toute récente a suscité cet article consacré à des terres mieux connues, développe d'autres versions du dragon, toutes aussi stimulantes : de la Vouivre aux forces intermédiaires entre ciel et terre (la FEmme ayant une part belle si on l'en croit, le mot en cl-E-F, comparé à celui d'HOmme), avec également le démon, Lucifer en particulier. Le signe des alchimistes reprend lui-même deux dragons...

       Quelques illustrations pour... le plaisir, le frisson, l'affection.

    LE DRAGON LA FRANCE

       "Les Morales sur Job de Cîteaux est un manuscrit enluminé datant du début du XIIe siècle, réalisé à l'abbaye de Cîteaux. Le manuscrit se trouve à la Bibliothèque municipale de Dijon. Il est célèbre pour ses lettrines historiées et drôleries présentes dans les marges du texte."

       http://naissancedelafrance.vraiforum.com/t2666-Les-Morales-sur-Job-de-C-teaux.htm

      France, Angleterre, Saint Michel, Saint Georges : mêmes combats ("terrassement" reprécise Patrick Burensteinas).

      

       Et le plus critique ? VERT !

       Dernier d'un couple ou d'une paire (je n'en ai jamais connu qu'un) de coupe à... fruits, il ne tient... qu'à l'équilibre. (Nous ne tenons pas à le coller pour l'instant).

    Dragon coupe

       Dernière remarque:

          - La puissance de la cavalerie bretonne aux temps "galop-romains", de fameuse et longue existence (mystérieux et captivant Haut Moyen-Age !) nous est aujourd'hui assez familière, et nous avons succombé à leur citation réitérée par Divi Kervella (une des raisons de la copie au clavier SVP du texte que chacun saura apprécier et remercier, l'auteur aussi - merci monsieur Kervella de votre excellent livre). Mais d'autres motivations nous ont entraînée à l'exercice.

       Le dragon, quasi-co-équipier des cavaliers brittons y endosse une forme très charnelle, et particulièrement violente qu'il est bon d'apporter au verbe de Patrick Burensteinas. Chevaux, force, puissance, cavaliers, guerre ou razzias... bientôt une civilisation de chevaliers se forge...

       C'est encore un relais de Chemin faisant (Odile Jacquemet / Jacques LUGAN) qui nous revient en mémoire avec cette évocation anté-diluvienne, avec ce qui nous semble fondamental pour la Bretagne et sa relation à la France : un affrontement d'égal à égal originel, aussi ridicule cela puisse-t-il paraître à d'aucuns mais que Jean-Jacques MONNIER explicite dans le premier CD audio de son  Histoire de la Bretagne, et peut-être à la suite une longue agonie, ou celle d'un long paiement, similaire à celle d'une dette infinie (?), celle du vaincu (de la province).

       Des tréfonds de l'âme humaine encore...

       Achever en dépit de la victoire visible...

       Quelle victoire ?

       Le dragon de Merlin est-il vif ? rugit notre patronyme brisé, qu'un "ton" final déchoit d'un cran pour certains ! Prochain numéro avec le "sortilégique" Jean-Pierre Le MAT (en lecture étrange depuis quelque temps / insomnies, chapitres en saute-mouton, vortex présent).

      Passionnant, nan ? A PLUS.

    http://www.skolvreizh.com/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_images.tpl&product_id=208&vmcchk=1&option=com_virtuemart&Itemid=3

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