• Les origines du SIDA

    Une sorte d'enfer

    Les origines du SIDA

       Dessin de RUZENA.

       Source : http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/10/infos-miettes-5.html

     

       "La question de l’origine du sida a suscité de nombreux travaux. À distance des thèses complotistes ou culturalistes, Guillaume LACHENAL montre qu’il s’agit moins d’identifier une cause que de reconstituer le contexte colonial, épidémiologique, sexuel qui a favorisé la propagation du virus."

       http://www.laviedesidees.fr/La-quete-des-origines-du-Sida.html

       

       REMARQUES :

       Que de littérature et de passion. Le SIDA prend aux tripes.

       Nous avions une curiosité relative a priori, due à la connaissance des conclusions de deux praticiens sur la question. Le professeur MONTAGNIER, célèbre pour sa découverte du virus it-self (là où le virus s'est propagé, le cadre et les conditions de vie humaines étaient déplorables, pathogènes par excellence) et l'homéopathe grec George VITHOULKAS (un tel virus ne peut se développer que sur une population en état de santé extrêmement critique).

       En dépit d'un tel préjugé et tous les autres nôtres (!), la lecture de l'article s'est avérée instructive.

        - Ainsi, selon Jacques PEPIN, auteur d'une étude respectable, "les injections médicales non-stériles ont joué un rôle décisif dans le « démarrage » de l’épidémie de VIH en Afrique centrale – en bref que les origines du VIH sont en partie « iatrogènes » (du grec iatros, médecin)". C'est joliment dit, mais la pratique médicale, certes approximative et réprouvée ici, en prend un coup, autant que ce qui semble se dessiner toujours plus comme solution sanitaire aux heurts et malheurs humains de nos jours : le soin de masse généralisée ou "santé globale", initiée, contrôlée par des pouvoirs principalement exogènes et/ou très intéressés par des résultats économiques.

       L'article semble confirmer jusqu'à la fin l'hypothèse.

       Détail des opérations qui ont pu se dérouler au Congo Belge, au Cameroun et en Afrique Équatoriale Française pendant une grande parte du XXe siècle :

       "En zone rurale comme dans les centres urbains, des dizaines de millions d’Africains étaient soumis, à la chaîne, à des prélèvements sanguins et à des séries d’injections, dans des conditions où la réutilisation des aiguilles et des seringues d’un patient à l’autre était presque automatique."

       L'on apprend que les interventions étaient en effet intrusives, quel que soient le degré de banalisation dans lequel sont considérés aujourd'hui les vaccins ou même la prise sang, par exemple, et indifférente à l'individualité des "patients" traités.

       - La description de Léopoldville comme camp de travail forcé à son origine, sera notre dernier relevé de cet article décidément très instructif et (très) inquiétant, pour nous.

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