• LLEUWEN (STEFFAN) musicienne

     SONORITÉS MUSICALES, LANGAGIÈRES

       LLEUWEN, "Ar Goulou bev". Source : https://www.youtube.com/watch?v=gG7fPmQhqeY

     

       Crochet brittophile (avec francophobie ?) ! Musique et voix toujours déclinées. Pour la transversalité absolue du son, de certains d'entre eux, en sorte de labours aériens.

       Pour un appendice de chemin, sur le sol autre que le sang ?

       Nota : Jamais loin, Marie CACHET expliquera que les bois de cerf auraient servi à creuser le sol de la tombe de l'ancêtre convoité... Le geste est repris dans l'une de ses vidéos sur la carotte sauvage. Pour vérifier ? https://www.youtube.com/watch?v=eqPU1aCtzvc.

        INTERLUDE ... INTERMÈDE  

     

       LLEUWEN, Tachwed. Source : https://www.youtube.com/watch?v=wWRLIVzc4Zohttps://www.youtube.com/watch?v=wWRLIVzc4Zo

     

     

       LLEUWEN, "Ar Goulou bev" de nouveau mais avec Nolwenn KORBELL (un peu sœur),

     

       "Lleuwen STEFFAN, Galloise des monts d'Arrée, recueilli par Christian GOUEROU, Jactiv. Ouest-France, 17-12-2016.

       Source : http://jactiv.ouest-france.fr/ils-sactivent/initiatives/lleuwen-steffan-galloise-monts-darree-12745

       COPIE SURLIGNÉE :

       "LS : "Je suis des montagnes "Eryri" au Pays de Galles. C'est sans doute pour cela que j'habite dans les Monts d'Arrée."

       Samedi 1er décembre, à Gijon, dans les Asturies, Lleuwen Steffan a remporté l'Eurovision des langues minoritaires. La Galloise de 31 ans vit en Centre-Bretagne depuis 2009. Et chante en breton.

       Lleuwen Steffan est Galloise. Elle vient de remporter à Gijon l'Eurovision des langues minoritaires pour la Bretagne.

     Vous avez gagné l'Eurovision des langues minoritaires avec une chanson intitulée "Ar gouloù bev" "La lumière vivante". Expliquez-nous ce titre ?

       LS : En breton on ne dit pas "Éteins la lumière !" mais "Tue la lumière !". Logiquement si on ne la tue pas, la lumière reste vivante. Cette expression m'a inspiré le refrain d'une chanson d'amour jouant des différents sens de l'expression. Laissons la lumière allumée mais aussi vivante l'énergie, la passion.

       Avez-vous rencontré des médias au cours de la soirée ?

      LS: Rencontrer des locuteurs d'autres langues minorisées est source d'enseignement : on peut comparer les différentes situations, le degré de reconnaissance visible aux médias. Les journalistes des autres pays étaient surpris d'apprendre la faible représentation du breton dans les médias. Comme de constater le manque d'intérêt pour l'événement. J'ai répondu à de nombreuses interviews dont une pour Al Jezira mais je n'ai eu aucune sollicitation d'un média français.

       Étonnée de ce prix ?

       LS : Je ne m'attendais pas à recevoir le premier prix car je n'ai pas pu jouer avec ma formation au complet. J'étais accompagnée de Vincent GUERIN, à la contrebasse électrique. Je m'attendais à un choix du jury orienté vers la musique traditionnelle.

       Pourquoi avoir appris le breton ?

       En 2008, Nolwenn Korbel m'avait invitée à chanter avec elle au festival interceltique de Lorient. C'est à travers ses chansons que j'ai fait la connaissance de la langue bretonne. Je suis revenue l'année suivante pour participer à un spectacle théâtral Ur wech e oa Telo à Plogonnec et j'ai eu envie d'y rester quelque temps. J'ai décidé tout naturellement d'apprendre la langue du pays en suivant une formation de six mois avec l'organisme Roudour de Carhaix. Je suis des montagnes "Eryri" au Pays de Galles. C'est sans doute pour cela que j'habite dans les monts d'Arrée. "Tud Bro Gembre ha tud Breizh a zo heñvel a-walc'h..." (Bretons et Gallois sont assez semblables.)

       On vous a vu chanter le Bro Gozh ma Zadoù (hymne breton et gallois) à Guipavas en mai dernier : est-ce important pour vous ?

       J'aime la mélodie. Mais je la chante plutôt dans les pubs à la fin des matchs de rugby. Je suis plus intéressée par les musiques à venir que par celles du passé.

       Quel avenir pour la culture en Bretagne ? Sans la langue ou avec la langue bretonne ?

       L'avenir de la langue bretonne passe par sa reconnaissance officielle par l'État français en la dotant d'un véritable statut et des moyens financiers nécessaires à son développement. Mais, cela n'est pas suffisant. Le développement de la culture et de la langue bretonne passe par une prise de conscience des Bretons eux-mêmes. L'espoir de changement réside peut-être dans les avancées réalisées par d'autres peuples minorisés d'Europe, Catalogne, Écosse, Pays Basque qui peuvent servir d'exemple, décomplexer les Bretons et rendre difficilement tenable la position de la France, pays d'Europe qui respecte le moins ses minorités."

     

       Quand la langue irrigue le chant et la mélodie d'un extraordinaire remous.

     

       Parole à Nolwenn KORBELL, également musicienne, Bretonne et de langue maternelle bretonne (par choix résolu de ses parents) pour terminer, lors de la remise de son collier d'Hermines à Carhaix cet automne 2016. Sources : https://abp.bzh/nolwen-korbel-fait-pleurer-la-vieille-garde-des-militants-bretons-40894 relayée par Source celtiquehttp://sourceceltique.over-blog.com/2016/09/nolwenn-korbell-un-cri-du-coeur-rageur-a-propos-de-la-langue-bretonne-video-abp-bzh-18-09-16.html

     

    « CORDES & RAMURE : POMME ! (D'OR)RENAISSANCE DE LA LYRE / SKALD »