• LONDRES 1834-1896

     Au temps de William MORRIS (et de PRÉCY ?)

    LONDRES 1834-1896

       Source : http://peccadille.net/2014/06/18/entre-mythe-et-realite-londres-vu-par-gustave-dore/

      "Gustave DORÉ, Pickle Herring Street, planche pour London, a pilgrimage, 1872, BnF/Gallica."

      "Mouvement d’affaires [Pickle Herring street], Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Adolphe PANNEMAKER. Fumé d'une planche publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard JERROLD, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 24. Adaptation française, Londres, texte de Louis ÉNAULT, Louis Hachette (Paris), 1876, p. 35. BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (H)-FOL © Bibliothèque nationale de France."

     

        "C'est qu'en effet tous les commerces et toutes les industries semblent s'être donné rendez-vous sur ce point du monde – unique au monde. De toutes parts, ils y viennent aboutir comme à leur centre naturel. La variété même de ce spectacle n'est pas son moindre charme : il change à chaque minute, avec la rapide mobilité des objets qui tournent dans le kaléidoscope entre les mains d'un enfant. On ne cesse un seul moment de trouver du nouveau. Chaque pas que vous faites vous ouvre une perspective inattendue, et vous donne un changement de scène.

       Ici toutes les marchandises s'entassent ou s'étalent ; les productions du Nord s'échangent contre celles du Midi, et les fruits des plus lointaines contrées et des climats les plus divers s'étonnent de se rencontrer sur un si étroit espace. Et, comme si toutes les sensations devaient s'éveiller en vous en même temps, vous humez dans l'air les arômes puissants du girofle, de la cannelle et du gingembre, mêlés à l'odeur moins balsamique des grands stocks de poisson salé." (ÉNAULT, p. 36)"

       "Un reportage en images consacré à la capitale anglaise à l’époque victorienne, London, a Pilgrimage, riche de 180 illustrations parait à Londres, chez Grant, en 1872, avec des textes de son ami Blanchard JERROLD, puis dans une adaptation française par Louis Énault, en 1876."

       Source : http://expositions.bnf.fr/orsay-gustavedore/expo/salle2/15.htm

     

    LONDRES 1834-1896

    LONDRES 1834-1896

       "Entrée du tunnel de Clerkenwell, près de Ray street et Farrington Road", puis "Under the arches (...)" ou "Gustave DORÉ, "Broken Down", planche inédite pour London, a pilgrimage, 1872, BnF/Gallica".

       Sources : http://abardel.free.fr/bibliographie/notes_underwood.htm & http://abardel.free.fr/index.htm

       http://peccadille.net/2014/06/18/entre-mythe-et-realite-londres-vu-par-gustave-dore/

     

       Promenade dans Londres (1840), Flora TRISTAN :

       Sources :

    http://classiques.uqac.ca/classiques/tristan_flora/promenandes_dans_londres/promenandes_dans_londres.html

    http://classiques.uqac.ca/classiques/tristan_flora/promenandes_dans_londres/flora_tristan_promenades_londres.pdf

     

       La lecture de la Promenade de Flora Tristan par Alain LAUZANNE. Source : http://cercles.com/n17/special/lauzanne.pdf

     

    LONDRES 1834-1896

       "In 1869 the journalist Blanchard JERROLD (1826-1884) joined forces with the famous French artist Gustave Doré (1832-1883) to produce an illustrated record of the ‘shadows and sunlight’ of London. As Jerrold later recalled, they spent many days and nights exploring the capital, often protected by plain-clothes policemen. They visited night refuges, cheap lodging houses and the opium den described by Charles DICKENS in the sinister opening chapter ofThe Mystery of Edwin Drood ; they travelled up and down the river and attended fashionable events at Lambeth Palace, the boat race and the Derby. The ambitious project, which took four years to complete, was eventually published as London : a pilgrimage with 180 engravings. 

       Contemporary critics had severe reservations about the book. Doré disliked sketching in public so there were many errors of detail ; it showed only the extremes of society, and Jerrold’s text was superficial. Both were transfixed by the deprivation, squalor and wretchedness of the lives of the poor, even though they realised that London was changing and some of the worst social evils were beginning to be addressed. Despite these criticisms, Doré’s work has become celebrated for its dramatic use of light and shade, and the power of his images to capture the atmosphere of mid-Victorian London."

      Source : http://www.bl.uk/romantics-and-victorians/articles/slums

     

    LONDRES 1834-1896

       "Room occupied by a military tailor and his family, at No. 10 Hollybush-Place. The Illustrated London News, 24th October, 1863."

       Sources : http://gerald-massey.org.uk/bezer/b_deprivation.htm

       Voir aussi : http://writingcities.com/tag/flora-tristan/

       http://writingcities.com/2014/11/17/walking-the-victorian-streets/

       http://www.bl.uk/romantics-and-victorians/articles/slums

     

    LONDRES 1834-1896

       Anachronie ! Photographie du film (humoristique) The Meaning of life (1983), MONTY PYTHON, avec les paroles de l'une des chansons (...)."

     Source : http://www.telegraph.co.uk/culture/comedy/comedy-news/10457379/Monty-Python-reunion-five-best-Monty-Python-songs.html

       Extrait vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=g8fheDIG_RA&nohtml5=False

     

       "(...) Londres est par excellence, au XIXe siècle, la capitale de la misère : "le triomphe du haillon : impossible de rêver de loques pareilles", écrit VERLAINE à LEPELLETIER (20 septembre 1872). Verlaine ne fait là que reprendre, le pied sitôt posé sur le sol britannique, un stéréotype diffusé aussi bien par la littérature anglaise (Dickens, par exemple) que par les voyageurs français contemporains. Voir notamment l'impressionnant et génial reportage graphique sur Londres procuré par Gustave Doré dans London, a pilgrimage (1872)  (...)

       Selon UNDERWOOD, c'est à cette ville, "triomphe du haillon", qu'aurait pensé RIMBAUD lorsqu'il évoque, dans Une Saison en enfer, la vie misérable de la Vierge folle et de l'Époux infernal :

       "Dans les bouges où nous nous enivrions, il pleurait en considérant ceux qui nous entouraient, bétail de la misère. Il relevait les ivrognes dans les rues noires. Il avait la pitié d'une mère méchante pour les petits enfants (Délires I). L'automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité énorme au ciel taché de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempé de pluie, l'ivresse, les mille amours qui m'ont crucifié ! (Adieu)"

       Pour évoquer le contraste entre la pauvreté d'une grande partie de la population et la magnificence de la société victorienne, Underwood reproduit une gravure de Doré où l'on peut voir des humbles semblant contempler avec admiration les horse-guards de Whitehall (...)

        Il est une autre sorte de trésors que les marchandises des grands magasins, sur lesquels la classe dominante veille aussi très jalousement. Ce sont "les atroces fleurs qu'on appellerait cœurs et sœurs". Ainsi, dans Métropolitain, à la faveur de ses périgrinations, le locuteur est amené à parcourir...

       "Des routes bordées de grilles et de murs, contenant à peine leurs bosquets, et les atroces fleurs qu'on appellerait cœurs et sœurs, Damas damnant de longueur, — possessions de féeriques aristocraties ultra-Rhénanes, Japonaises, Guaranies, [...]"

       Source : http://abardel.free.fr/bibliographie/notes_underwood.htm

     

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       "Parc du Crystal Palace". Source : http://abardel.free.fr/bibliographie/notes_underwood.htm

       "Parcs

       Les parcs représentent la nature primitive travaillée par un art superbe.

       Yves VADÉ note que la reconstitution d'espaces naturels, ou plutôt d'espaces "représentant" la nature, comme dit Rimbaud, au beau milieu de la ville, est une caractéristique des années 1860, tant à Paris (avec les divers "Bois", le Parc Montsouris, les Buttes-Chaumont) qu'à Londres (avec ses nombreux parcs et jardins).

       Ces espaces artificiels, hybrides (parsemés de jets d'eau, statues, monuments divers, lieux de loisir, d'expositions, de théâtre ou de concerts), éveillent simultanément l'admiration, l'imagination et l'ironie des contemporains. Rimbaud joue volontiers sur l'aspect à la fois spectaculaire et grotesque de ces installations...

       ..."en brouillant et abolissant d'autres frontières, plus fondamentales encore que celles qui séparent nature et culture : non seulement, ce qui va de soi, la frontière entre le réel et l'imaginaire, mais aussi entre passé, présent et futur ("pour l'étranger de notre temps la reconnaissance est impossible", lit-on dans Villes I), ainsi qu'entre ici et là-bas :

      La féerie manœuvre au sommet d'un amphithéâtre couronné par les taillis, — Ou s'agite et module pour les Béotiens, dans l'ombre des futaies mouvantes sur l'arête des cultures (Scènes).
      La cascade sonne derrière les huttes d'opéra-comique. Des girandoles prolongent, dans les vergers et les allées voisins du Méandre, — les verts et les rouges du couchant (Fête d'hiver).
      La comédie goutte sur les tréteaux de gazon (Soir historique)." (Yves Vadé, op.cit. p. 954)."

       Source : http://abardel.free.fr/bibliographie/notes_underwood.htm

     

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       ”A back garden in Nichol Street, Bethnal Green” illustration for "More Revelations of Bethnal Green" in The Builder, vol. XXI, no. 1082 (31 October 1863)" 

       Source : http://writingcities.com/tag/flora-tristan/

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