• Maison JARDIN / de PRÉCY (1912) ?

     Sans trace d'elle, voyons moderne... Avec archi ?

    Maison jardin / Jorn de PRECY (1912) ?Maison jardin / Jorn de PRÉCY (1912) ?

       Avec archi (architecte), oui, ici ! "C’est la rénovation d’un petit garage abandonné, dépendance d’une maison de week-end sur les versants des Alpes rhétiques qui a donné naissance au projet   “Green Box” ou boîte verte en français, mené par le studio italien d’architectes ACT ROMEGIALLI." Source : http://www.maxitendance.com/2013/05/green-box-petite-maison-vegetation-act-romegialli.html

     

       "C'est surtout dans les prairies que la vie spontanée s'épanouit. A l'abri de l'herbe haute, les renoncules, les marguerites, les véroniques, les bleuets et les coquelicots fleurissent jusqu'à la fauche d'été. A côté d'eux, le tableau le plus beau, le plus frémissant de mouvement et de couleur d'un peintre impressionniste vous paraîtra figé et sans vie. Mais ce qui me remplit d'orgueil, c'est la présence de six variétés d'orchidées sauvages que j'ai vues arriver au fil des ans. Dans cette prairie, on se promène comme si on traversait une terre vierge, au milieu d'un fourmillement de vies invisibles, innombrables, d'insectes de rongeurs, de lézards et Dieu sait quoi d'autre.

       La grande maison se trouve en contact direct avec cette nature en liberté. Les cimes des arbres la surplombent, les murs sont couverts de rosiers, glycines, clématites, lierre et chèvrefeuilles qui cachent l'absence de caractère de la maison du notaire. Le résultat est, j'en conviens, singulier. Il est vrai que je devrais les tailler plus souvent. Certains volets sont désormais pris dans l'enchevêtrement des tiges et il m'arrive parfois de trouver des lianes de jasmin dans ma chambre à coucher. Certains sarments de glycine s'amusent souvent à arracher des tuiles qu'il faut réajuster patiemment. Mais c'est comme cela que je l'aime, cette maison, et la compagnie de ces plantes m'est devenue indispensable. Là aussi, le visiteur qui aime les jardins conventionnels sera quelque peu désarçonné. Dans ce mélange de bâti et de végétal, il ne verra que l'éternelle lutte qui oppose l'homme et la nature, avec un avantage net, et inquiétant, pour la nature. Oh mais quel ennui que cette vieille lutte, qui n'existe d'ailleurs que dans l'esprit des êtres humains ! Non, dans l'architecture végétale de ma maison, lisez plutôt un accord, une étreinte, la forme visible d'un amour fraternel retrouvé. Ainsi, j'ai fait en sorte que l'intérieur de ma maison ressemble le plus possible à un espace en plein air. Mon amie Gertrude JENKYLL m'aide de temps en temps à décorer les salons avec les fleurs et les fruits du jardin. Ensemble, nous nous amusons à disposer des branches mortes de telle sorte qu'elles semblent sortir des murs, comme si le jardin s'était frayé un passage vers l'intérieur de la maison. J'ai transformé une salle avec des grandes baies vitrées, au rez-de-chaussée, en jardin d'hiver. Des fougères arborescentes, des gardénias, des hibiscus y poussent en pot. Et toujours, de l'autre côté des fenêtres, le jardin frappe à la vitre, comme s'il voulait entrer.

       Derrière le bâtiment, commence un autre secteur du jardin, la forêt. (...)"

       In Le Jardin perdu, Jorn de PRÉCY (1912), trad. Marco MARTELLA, Actes sud, coll. "Un endroit où aller", 2011, pp. 121-123.

     

    Maison jardin / Jorn de PRECY (1912) ?

       Maison contemporaine, Rudy RICCIOTTI architecte. "Le principe de la maison est de se fondre dans la nature. Ainsi, le toit végétal et la glycine, qui envahit la pergola, intègrent la maison à son environnement, tout en préservant la fraîcheur intérieure. Appuyée contre d'anciens murs de restanque, la construction du bâtiment a contribué à la restauration de ces murs pierres sèches servant à retenir le terrain. © Journal des Femmes / Élodie Source : http://deco.journaldesfemmes.com/villa-par-rudy-ricciotti/un-toit-vegetal.shtml

     

       Et toujours Masanobu : cité, re-cité pour la fin, vu et revu, tant d'affection et de respect pour cet homme.

    Masanobu FUKUOKA glycine

        Masanobu (Fukuoka) dans la plus belle maison du lot !, même si la première a de la "gueule" à nos yeux ! Source : http://tsukeshoin.eklablog.com/masanobu-fukuoka-en-ses-demeures-a119621418

       Nota : Quel que soit l'effet sensible que les maisons d'architectes nous produisent ici, elle nous semblent trop fonctionnalistes, et surtout détachées d'une connaissance en plus d'une mise à distance de la nature. Le conceptuel règne encore et toujours (imposant, sous prétexte d'idée et de novation, une manière de vivre et de penser ? Se reporter aux projets de Tintagel ou du Mont-Saint-Michel, avec une ébauche de réflexion qui reste vive pour nous).

     

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