• Manger, miam, mmm... 05

     Allaiter assise.

    Près du feu

       Source :

      http://cuisine-medievale.over-blog.com/article-l-alimentation-des-bebes-au-moyen-age-38472577.html

     

    Chaise de nourriceChaise de nourriceNourrice avec enfants

       Sources : http://www.leblogantiquites.com/2012/11/chaise-de-nourrice.html

       http://les8petites8mains.blogspot.fr/2014/02/la-veture-des-enfants-trouves-4-la.html

       En bas à gauche, peinture de Pierre DUVAL LE CAMUS, La Nourrice, vers 1831, Musée du Louvre ; à droite, "extrait d'un livret de placement du Conseil général des Hospices civils et secours de Paris, Musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris."

       Note :

       Étrange scène : étrange pièce. De grande dimension, pour ce qu'on en voit, la salle n'est occupée que par quelques meubles, dont l'un, contre le mur gauche, est très haut et ouvragé. Le coin de la cheminée est empli d'un gentil fatras, du linge est nettement tendu devant le foyer, et un gros tas de légumes attend sous la table. Ce serait la pièce de la nourrice, dans un logement assez cossu ? Avec un droit, ou même un devoir  de cuisine ?

       Les enfants encadrent tendrement la jeune femme. Un chien, un chat, des objets usuels posés ou accrochés apportent une note chaleureuse au cercle humain ramassé près de la cheminée (une bulle de refuge ?), alors que l'ambiance architecturale est plutôt "distante".

       Assise sur une chaise de hauteur classique, la nourrice possède un repose-pied, qui soulage ses postures quotidiennes.

      

       COPIE INTÉGRALE de la page du Blogantiquites :

       "La chaise de nourrice se caractérise par une assise très basse (environ 30 cm) et un dossier haut.

       On les appelle ainsi car jadis, la nourrice utilisait cette chaise pour nourrir l'enfant au coin du feu ou d'une façon plus générale, pour être à sa hauteur.

        C'est bien évidemment, un élément de mobilier de la bourgeoisie qui jusqu'au siècle dernier, faisait appel à des "nourrices" pour s'occuper des enfants; certaines régions, telles la Bourgogne (Morvan) et la Bretagne (Bécassine) ont été durant de longues décennies pourvoyeuses en jeunes femmes bien portantes acceptant d'allaiter d'autres enfants que les leurs.

       Ces chaises sont parfois appelées par certains,  "Chaises coin du feu", car leur assise basse est tout à fait adaptée pour profiter pleinement de la chaleur du foyer.

       Dans certaines régions, les cheminées étaient tellement grandes et il y faisait tellement froid l'hiver que pour avoir chaud, durant les veillées, on pouvait carrément installer sa chaise dans la cheminée.

       Certaines de ces chaises pouvaient également servir de "Prie Dieu" ; le haut du dossier était alors surmonté d'une tablette.

      Aujourd'hui, ce sont toujours de pratiques petits sièges pour être aux côtés des jeunes enfants quant on joue  avec eux à des jeux de société ou aussi pour profiter au bon niveau, de la chaleur d'une cheminée à feu ouvert."

     

    Ferme XVIe

       Source : http://les8petites8mains.blogspot.fr/2014/02/la-veture-des-enfants-trouves-4-la.html

       "La veille à la ferme pendant l'hiver (détail), par Jacques STELLA d'après Claudine BOUZONNET-STELLA, 1667, BnF, Paris."

       Note :

       Avec un enfant affectueusement appuyé sur son épaule, l'allaitante est ou bien directement passée de la tétée à emmaillotement, ou bien emmaillote avant de nourrir...

       Point de siège pour elle, mais une grosse couverture ou matelas, directement posée au sol, sur laquelle elle étire ses jambes pour la tâche. Une des assistantes aux soins de l'enfant, apparemment plus âgée, dispose d'une chaise très basse, elle.

       Que de sérénité et de paix dans cette gravure. Une grande simplicité générale en émane, des actes, de l'ordre et des masses dessinées. Des détails, des faits dénotent, cependant, et mitigent l'idée d'une scène complètement réaliste (notre regard ignorant pouvant être la cause de la perception de décalages).

       Vêtements, coiffures, mobilier, vitrages, modénatures, espace, nombre de femmes (!)... concourent à imager un intérieur nobiliaire, différent de la une ferme énoncée (un manoir ?). Le feu qui flambe est énorme, les personnes à son pied en sont illuminées. Les flammes doivent rugir, contrariant sans doute le calme imagé de l'ambiance. Et quelles fumées s'en échappent - parfaitement chassées dans le conduit, en l'occurrence.

       "Là, tout n'est qu'ordre et beauté." (Charles BAUDELAIRE, L'Invitation au voyage)

       L'étrangeté, toute différente du tableau antérieur, ajoute une attrayante touche.

     

       Voir : http://www.latribunedelart.com/l-exposition-jacques-stella-a-lyon-enjeux-et-commentaires

       ou Wikipédia, pour l'auteur Jacques Stella (que nous découvrons ce jour), extraits :

       "À la fin de sa vie, il se consacre de plus en plus aux dessins. Il enseigne la gravure à ses trois nièces, filles de sa sœur Madeleine. Celles-ci reproduisirent une part importante de ses dessins.

       L'art de Jacques Stella, audacieux et varié, passe avec aisance du réalisme de l’observation directe à l’esprit antique ou à l’inspiration religieuse la plus élevée.

       (...) Son œuvre a également inspiré de nombreuses gravures, permettant une large diffusion de son art, en particulier après sa mort, sous l'impulsion de sa nièce et héritière Claudine Bouzonnet-Stella qui cède les gravures et trente de ses tableaux à Michel-François DEMASSO."

     

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