• MONNAIE & SYSTEME MONÉTAIRE

       DES OUTILS & CRÉATIONS DE TOUTES... PIÈCES

    MONNAIE & SYSTEME MONÉTAIRE / FOUCHER 

       Source : http://dor24.com/anecdotes/un-tresor-en-pieces-dor/

       Qui nous mèneraient au gouffre. Fortiches les "choses" !?

      Gérard FOUCHER en Mini-show, puis  Bruno BERTEZ finira par quelques convictions sur l'or... L'OR.

     

       La monnaie, créée ex nihilo par les banques privées, ramenée au système monétaire, surtout celui que nous pratiquons aujourd'hui, témoigne de la complexité abusive et destructrice de ce dernier (elle est aux mains de pouvoirs qui se servent iniquement, facilement, quoique légalement), et des potentielles inutilité et facticité de celle-là !

       Gérard FOUCHER dans ce Mini-Show (11-09-2014) s'attache au seul système - monétaire, le dépouillant de ses oripeaux pour le dévoiler en simple système de comptabilité (avec des + et des - opérés sur un ensemble de comptes) tandis que la monnaie apparaît, surtout avec sa quasi-immatérialité actuelle, et déductivement : des unités de compte.

       Nota : pour que ces unités aient une valeur, ne leur faut-il pas un nom, toutefois, avec l'indexage à des valeurs réelles que ce nom implique ? La réponse résiderait-elle dans l'étendue géographique et le nombre de personnes concernées ? Entre soi, on peut jauger de la valeur d'un échange sans s'en remettre à un étalon consensuellement admis.

     

      Source : https://www.youtube.com/watch?v=JGyg_urKY30

     

       Remarques encore :

      Que la monnaie puisse simplifier les échanges de biens et de services, on s'en est aperçu depuis pas mal de temps. Qu'elle s'autonomise, rende fou et chaparde les richesses réelles (le vivant, la surface terrestre), voilà qui doit faire mesurer les dégâts - potentiels et effectifs - de l'artificialité.

       Francis COUSIN se plaît à répéter qu'on croit maîtriser l'argent, que c'est toujours lui qui nous possède.

       - Pourrait-on étendre ce pouvoir à d'autres champs de l'artifice ? (Question proprement Tuskeshoin !)

       La monnaie est absolument liée à la comptabilité, aux chiffres (on peut raisonnablement l'affirmer). Pas à l'évaluation.

       Historiquement, la monnaie apparaît et se développe dans les sociétés hiérarchiques (à vérifier !).

        - Peut-elle servir, être utile voire nécessaire dans d'autres types d'organisations sociales que les pyramidales ?

       -  Est-elle corollaire au nombre... d'humains ?

       - Peut-elle ne pas exister dans des sociétés très peuplées ?

       - La valeur de toute chose ne siège-t-elle pas dans l'entente des usagers ?

       - Valeur d'usage / valeur d'échange : on y arrive !

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_d'%C3%A9change

     

      Un peu de Bruno BERTEZ, aujourd'hui (2 janvier 2016), qui enchâsse des certitudes (on commence à se familiariser à la bête) :

       "Peut-être avez-vous compris où nous voulons en venir, peut-être avez-vous remarqué, noté, souligné le mot important. C’est le mot "équivalent". C’est l’échange d’équivalents qui est le point de départ de l’économie, dit MARX. Imaginer des équivalents, échanger, c’est la base de la pensée de l’homme et c’est, en un sens, la pensée même dit Nietzsche. Quand vous mettez un mot sur une chose, vous tracez une relation d’équivalence ; quand vous dites l’euro vaut 1,29 dollars, vous tracez une relation d’équivalence, vous créer, vous confirmez, vous confortez une équivalence. Quand vous dites une once d’or vaut, donc équivaut à 1729 dollars. Vous posez une équivalence. Quand vous dites l’inverse, à savoir le dollar vaut 1/1729ème d’once d’or, vous posez une équivalence. Une équivalence tout aussi légitime que la première. Car, par définition, les équivalences sont réversibles.

       Pour que cette équivalence soient acceptée, il faut qu’elle soit affirmée, dictée, validée. Car si vous venez de Sirius, vous allez rire au nez de celui qui vous dira, ce bout de papier vert, c’est la même chose que ce beau morceau de métal brillant, orangé, inaltérable, symbole de lumière, parure de toutes les fêtes, de tous les sacrifices, la même chose que ce métal  sacré, pour parler clairement.

       Pour affirmer ce bout de papier c’est la même chose que ceci ou cela, il faut un pouvoir considérable,  celui d’aliéner les gens, celui de les névroser, de les rendre crédules, croyants comme dans les religions. Il faut que vous les fassiez douter d’eux-mêmes, de ce qu’ils voient. Il faut,  comme nous le disons souvent, que vous leur fassiez prendre des vessies pour des lanternes. Appréciez bien ce qu’il faut de pouvoir - et de mauvaise foi - pour oser dire : ce morceau de papier est identique à ce merveilleux métal dont le monde de tous temps a considéré qu’il était le summum de la valeur, le summum du précieux, du sacré, de la fête, du superflu. Quel rapport y a-t-il, sinon un rapport de forces, entre l’or sacré, inscrit dans l’âme humaine individuelle et collective de tous temps et toutes origines,  et ce dollar profane, quotidien, simplement utile, banalement utile ?

       Il faut un rapport de forces, de puissance terrible - au sens fort de terreur - pour dire cette forme monétaire parfaite, rare qu’est l’or équivaut à cet ersatz de monnaie, surabondant, créable et multipliable à  volonté des seuls États-Unis. Il faut une puissance cynique de démiurge pour oser imposer un bout de papier qui n’est qu’une promesse, mieux ou pire, une dette comme un actif en lequel on peut avoir confiance, un actif que l’on peut conserver, stocker. Il faut une puissance cynique et égoïste et en même temps, il faut que cette puissance ne soit pas contrée, qu’elle ne rencontre aucun contre-pouvoir.

       Le dollar n’est pas une monnaie, c’est une dette, une créance sur les États-Unis, sur leur richesse actuelle, sur leurs richesses et leurs productions futures. Ils en émettent et s’en servent comme d’une dette. La richesse des États-Unis est finie, au sens de finitude, limitée, mais leur pouvoir de création de dollar est infini, sans limite. Témoin la comédie du fiscal cliff produite par la seule évocation cosmétique de fixer une limite à la dette américaine.

       Or, que vous dit-on ? Avec la complicité, avec l’estampille de vos gouvernements et de vos banquiers et de leurs télés réunis ? On vous dit : les États-Unis ne peuvent pas faire faillite, ils disposent de la printing press, ils créent autant de dollars qu’ils le veulent pour vous rembourser !

       C’est le fondement, nous le signalons en passant, du keynesianisme radical à la KRUGMAN, les États-Unis ne peuvent pas faire faillite car ils ont  le pouvoir de vous ruiner en fabriquant autant de monnaie qu’ils en ont besoin pour honorer leurs promesses. Pensez-y quand vous saluez positivement les négociations sur le fiscal cliff qui n’ont d’autre but que d’augmenter la capacité d’endettement des États-Unis. En fait, quand vous faites confiance aux États-Unis comme refuge du risk-off, vous faites confiance à leur pouvoir régalien de vous ruiner. De vous dépouiller. Les Chinois l’ont compris qui ne prêtent plus à long terme aux Américains. En quelque sorte, les Chinois contestent l’équivalence. Et ils le font parce que leur pouvoir, leur puissance, montent. Ils constituent un contre-pouvoir qui émerge.

       L’équivalence dollar/or est fausse. Le dollar n’est pas une monnaie, il n’est pas alternative à la monnaie-or. Le dollar est un play, un jeu, une spéculation sur la dette américaine. Le dollar est un gigantesque play de leverage sur le stock d’or américain. C’est une pyramide de dettes construite sur la pointe que constitue le stock d'or de Fort Knox.

       Personne n’a inversé l’événement de 1971 et lu correctement ce qui s’est passé à ce moment-là. La faillite a conduit les États-Unis à fermer la vitrine de l’or. A mettre en sécurité ce qu’ils avaient de plus précieux. 1971, c’est le coup de force, non pas d’imposer le dollar, mais de préserver le stock d’or des États-Unis. De le mettre hors d’atteinte, hors de portée. En 1971, les Américains ont consacré l’or, ils l’ont sanctuarisé. Sacralisé. Pas touche à mon or.

       Les idiots de gouvernements européens ne l’ont pas compris, au lieu de faire comme les USA,  de protéger précieusement leur or, ils l’ont vendu, bradé à 260 dollars l’once !

       La forme monnaie est dans l’âme humaine. La seule monnaie est l’or, même pas l’argent. Seul l’or est l’équivalent général, universel, international, éternel et donc a les caractéristiques de la monnaie telle qu’elle gît au fond de l’âme des hommes et des peuples. L’or est objet suprême du désir, en lui-même. Les marchandises, les monnaies des dictateurs passent, l’or reste, sa force d’attraction persiste. Indépendamment de sa valorisation.

       Les fausses monnaies peuvent faire usage, être utiles, c’est pour cela qu’elles sont acceptées, mais l’or, au contraire, n’a pas besoin de faire usage pour être recherché.

       Jean-Jacques ROUSSEAU disait que le vice, pour ceux qui le pratiquent, c’est "de disposer à leur gré de tout le sexe, sous toutes ses formes". Les fausses monnaies, c’est cela, la jouissance immédiate polymorphe, vicieuse ; l’or, c’est la jouissance différée, reportée, comme c’est le cas dans le désir. La fausse monnaie s’inscrit dans l’ordre de l’usage, du besoin, dans l’ordre régressif, l’or s’inscrit dans l’ordre plus profondément, plus spécifiquement humain du désir. 

       Tout le reste n’est que crédit, dette, confiance. Seul l’or bénéficie de cette empreinte, de cette gravure inaltérable dans la psyché. Nous avons déjà dit, ce n’est pas l’or en tant que tel, physique, qui est inaltérable, mais son empreinte, sa forme universelle que l’on retrouve partout. L’or est lié à la symbolique des échanges, à ce qui a pris naissance quand les hommes ont commencé à échanger, puis commercer, puis épargner… L’or physique, c’est l’or physique, tel qu’en lui-même, l’or, forme monétaire suprême est ailleurs, là où il est intouchable, indestructible, comme nous le répétons, inaltérable. Chez les hommes, il y a quelque chose de plus, qui fait qu’ils sont ce qu’ils sont, ce quelque chose de plus, c’est l’accès, la prise dans le symbolique. Et l’or est là dedans. Et c’est ce qui fait qu’il est monnaie. Authentique monnaie, authentique selon la racine grecque : qui ne s’autorise que de lui-même.

       Le dollar circule, il n’est qu'utile, nous verrons avec BERNANKE que le dollar est comme la pile Wonder, il s’use quand on s’en sert. L’or, on le garde, on le met à l’abri comme la Fed, comme les Chinois, les Russes, les princes arabes intelligents, les émergents qui ont compris les origines de leur émergence, à savoir qu’ils n’émergent que grâce au laxisme du crédit et du dollar américain qui vient alimenter leurs réserves et permettre leur expansion.

       L’or, on le veut intact, pur, non souillé, comme les Allemands viennent de se souvenir. C’est en lui même qu’il est objet du désir des hommes, donc il doit être parfait. Tout est argent éphémère, moment de circulation, l’or, lui, est l’extincteur unique, final, des dettes.

       Il n’y a pas de ciel des monnaies : dans le ciel, il n’y a qu’un Dieu, c’est l’or. Tout le reste n’est même pas, même plus demi-dieu, ou demi-dieu déchu comme dans les mythologies.

        L’argent-métal n’est pas monnaie, même pas monnaie de pauvre. Il n’est qu’autre auxiliaire, dérivé vulgaire. Forme inférieure de l’or, déchu de l’or. (...)"

       Source :

    http://leblogalupus.com/2012/12/03/ledito-du-lundi-3-decembre-2012-lor-horizon-des-monnaies-par-bruno-bertez/

       Pour la fin de la réflexion - logorrhée : http://leblogalupus.com/2012/12/10/ledito-du-lundi-10-decembre-2012-lor-horizon-des-monnaies-la-globalisation-etait-lextension-du-systeme-des-equivalences-par-bruno-bertez-2eme-partie/

     

        Ce qui n'a pas de prix ?

     

       "Un être vous manque et tout est dépeuplé."

        Alphonse de LAMARTINE, "L'Isolement", Premières Méditations poétiques (1820).

     

        La DÉPOPULATION anime le Tout, étrangement... Horrifiquement quand l'humain s'en mêle.

     

        # Depuis le dimanche 3 janvier 2016 : Écouter Patrick BURENSTEINAS, alchimiste !

     

       # Au 27-02-2014, l'on apprend que le Vénézuela braderait de l'or en Suisse (relais Liberté Hebdo !, Gérard Foucher) :

       http://www.letemps.ch/economie/2016/02/26/venezuela-brade-t-discretement-une-partie-or-suisse

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