• Olives symboliques / PELT - 1994

    Entrée dans Jérusalem Lorenzetti

       L’Entrée à Jérusalem, LORENZETTI Pietro (1320), Fresques de l’Église inférieure d’Assise.

       Source : http://www.jmrw.com/Abroad/Sienne/Peintres/Lorenzetti/pages/Lorenzetti_%20Pietro_4_jpg.htm

     

    Christ Rameaux Jérusalem

       "Fresque de GIOTTO représentant l'entrée de JÉSUS-CHRIST dans Jérusalem."

       Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dimanche_des_Rameaux

       "Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches coupées aux arbres, ou rameaux."

     

    Naissance d'AthénaAthéna, déesse de la guerre

       Source : http://mythologica.fr/grec/athena.htm

     

       "(...) L'olivier occupa dans l'économie de la Grèce une place prépondérante. Il arbitra même la rivalité qui opposait la déesse ATHÉNA, la MINERVE des Romains, et le dieu POSÉIDON, leur NEPTUNE, pour la possession d'Athènes. Les dieux décidèrent, en effet, que la cité appartiendrait à celui des dieux qui lui offrirait le présent le plus utile. Poséidon, dieu de la Mer, intervint le premier et, d'une coup de son trident, fit jaillir une source sur l'Acropole ; car la Grèce, déjà partiellement déboisée et désertifiée à l'époque, avait grand besoin d'eau. Hélas ! le dieu de la Mer, comme la plus fille du monde ne pouvait donner que ce qu'il avait : ce fut donc une source salée qui jaillit de l'Acropole, menaçant de stériliser les cultures. Le cadeau  de Neptune ne fut donc pas apprécié. En revanche, Athéna, déesse de la pensée, fit surgir le premier olivier. La victoire lui revint et la ville prit son nom. Les Athéniens vénérèrent longtemps le vieil olivier de l'Acropole qui fut brûlé, en tant que symbole de la cité, lors du sac de cette dernière par les Perses de XERXÈS. Mais on prétend qu'il repoussa sitôt après avoir été consumé... Une loi athénienne punissait sévèrement ceux qui endommageaient les oliviers. Au cours des guerres lacédémoniennes, les Spartiates qui saccageaient l'Attique épargnèrent les oliviers par crainte de la vengeance des dieux. Il était aussi défendu de se servir de leur bois pour le brûler.

       La promotion de l'olivier par Athéna rejoignait une ancienne tradition biblique rapportée dans le Livre de la Genèse : à la fin du Déluge, l'humanité rentra à nouveau en grâce auprès de l’Éternel lorsque la colombe envoyée par l'arche de NOÉ y revint avec un rameau d'olivier dans son bec ; c'était le signe de la réémergence et du reverdissement des terres englouties sous les eaux avant l'apparition de l'arc-en-ciel, symbole de la Nouvelle Alliance. Les Hébreux prêtaient donc à l'olivier la même signification symbolique que les Grecs : ils en faisaient un symbole de paix et de prospérité.

       Par ailleurs, l'olivier fut considéré de tout temps comme un "arbre lumineux", en raison de l'huile qu'on en tirait pour alimenter les lampes. C'est pourquoi DÉMOSTHÈNE se vantait d'avoir consommé dans ses nuits plus d'huile que de vin. L'huile, de, fait, n'est pas moins sacrée que l'olivier. On connaît les saintes huiles des chrétiens, plus particulièrement l'extrême-onction naguère administrée aux agonisants, symbole de vie éternelle. Il faut évoquer aussi l'huile divine dont les héros et les dieux de la Grèce antique aimaient à s'enduire pour préserver leur beauté immortelle.

       Un admirable verset du Coran (...)  c'est son huile qui alimente les lampes.

       L'huile d'olive vaut plus que tout, y compris pour l'olivier lui-même. On se souvient du récit biblique des arbres qui se cherchent un roi *. Pressentis, le figuier puis la vigne se dérobent, puis l'olivier en fait autant ; c'est finalement un buisson épineux qui accepte la couronne. Comment mieux exprimer que les prestations de l'olivier et de son huile dépassent en prestige et en utilité le pouvoir des prêtres et des rois ?

       L'huile d'olive se vit jadis reconnaître des vertus magiques : on la croyait capable de capter les radiations maléfiques. Le christianisme, qui reprit à son compte bon nombre de symboles païens, la fit entrer dans la composition des saintes huiles et du saint chrême (ce dernier étant un mélange d'huile d'olive et de baume) pour l'administration des sacrements. Durant les siècles de foi naïve, la croyance au pouvoir surnaturel du saint chrême fut si forte que les huiles sacrées étaient devenues de butins très recherchés par les voleurs et autres larrons. Ceux-ci pensaient que, s'ils s'en enduisaient, elles les protégeraient et leur éviteraient d'être jamais découverts..

       Mais l'olivier finit par se démocratiser ; il devint une denrée très recherchée par les Athéniens durant le siècle de PERICLES. (...)"

     

         In Des Fruits, Jean-Marie PELT, Fayard, 1994, pp. 88-91.

     

       Voir aussi : http://www.la-vie-du-jardin.com/pop-ups/olivier/olivier.html

     

    Colombe de la paix Picasso

    Picasso & colombe

       Sources : http://www.galerie125.fr/picasso-pablo-lithographie-colombe-bleue-50x65cm.html

       http://www.le-toaster.fr/culture-g/colombe-paix-authentique-pere-noel/

       Extrait façon désinvolte du blog Le Toaster :

       "Peu de temps après les horreurs de la Deuxième Guerre naissent différents mouvements dont l’ambition est de promouvoir la paix dans le monde. La fameuse année doit se tenir le Congrès Mondial pour la Paix, et le Parti Communiste Français, très impliqué, demande à son illustre membre, Pablo Picasso, de réaliser un graphisme pour l’affiche, éventuellement un symbole. Picasso souffle à son interlocuteur (on murmure qu’il s’agit d’Aragon) qu’il n’a qu’à regarder dans le carton au fond de la pièce, et qu’il devrait trouver son bonheur. Le visiteur s’extasie alors devant un dessin d’oiseau, et s’exclame devant la beauté de la colombe, animal symbolique dans de nombreuses cultures (chez les cathos, c’est le Saint-Esprit, mais aussi l’annonceur des bonnes nouvelles, c’est l’innocence chez les Égyptiens, la longévité et le calme chez les Chinois). Picasso sourit et lui dessine "la colombe" sur un beau papier, avec un rameau d’olivier dans le bec comme le veut l’iconographie chrétienne.

       Il précisera plus tard que la colombe en question est en fait un pigeon, et que son père, professeur de peinture et de dessin, l’entrainait à dessiner des pigeons lambda qu’il gardait en cage, et que Picasso a gardé cette habitude de dessiner des pigeons tout au long de sa carrière.

    Désormais, tu pourras expliquer dans les manifestations que le symbole en question est en fait un pigeon maquillé en image chrétienne, promue par un parti politique qui a soutenu Staline, et icône d’un mouvement qui a décerné des prix à peu près à tous les dictateurs communistes. Je propose en conséquence de remplacer la colombe par la banane de la paix."

     

    Colombe à pied/ Picasso

      Source : https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-bourges/blog/110615/l-indecente-colombe-de-la-paix

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