• ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

     EN FRANCE, DANS LE MONDE (EN BREF ! sans Pépin)

        Extrait d'un état civil français.

        Du nom qui rend quelqu'un. Vues génériques.

     

    ORIGINE DES NOMS DE FAMILLEORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

       In Les Châteaux forts, Atlas junior, 1998, pp. 186-187.

     

       # "Origine des noms de famille" (en France)

       Source : http://www.geopatronyme.com/cdip/originenom/originedesnoms.htm

       Copie surlignée :

       "Il convient avant tout de définir la notion de nom. Les noms sont divisés en deux ensembles distincts. Les premiers à apparaître dans l'histoire de l'anthroponymie sont les noms individuels, répartis en trois sortes.

       - Les prénoms (ou noms de baptême) sont ceux que l'on a reçus à la naissance ; on peut en posséder un ou plusieurs.

       - Les surnoms (ou sobriquets) sont ceux que l'on peut recevoir au cours de sa vie.

       - Les pseudonymes sont ceux que l'on se donne soi-même, pour une raison ou pour une autre.

       Les noms individuels sont attachés aux personnes qui les portent. Ils disparaissent à leur mort sans être transmis à qui que ce soit.

       Apparus plus tardivement, les noms collectifs sont ceux qui nous intéressent ici ; il s'agit des noms de famille. A l'heure actuelle en France, ils sont généralement uniques et demeurent héréditaires.

       Afin d'avoir une idée précise du parcours du nom de famille, de ses origines à sa forme actuelle, plusieurs points sont à étudier. Dans un premier chapitre, l'histoire du concept d'identification d'une personne par un nom qui lui est attaché sera évoquée. Dans un deuxième temps, l'origine linguistique des noms fera l'objet d'une étude regroupant les origines des noms français, les origines spécifiques à certaines régions et les noms étrangers. Enfin, nous verrons les différents types de noms de famille : ceux formés à partir de prénoms, de surnoms, ceux exprimant la parenté et ceux d'origines incertaines, pour terminer en évoquant le cas des noms à particule.

       I - Histoire des noms de famille

       Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans être toutefois héréditaire.

       Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms : le prénom, le gentilice (nom du groupe de familles) et le cognonem (surnom, devenu nom de famille). Cependant, les gens du peuple ne portaient en général que deux noms : le prénom et le cognonem.

       Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment la Gaule.

       Les invasions barbares du Ve siècle détruisent l'Empire romain d'Occident et font disparaître le système à trois noms de la Gaule.

       En effet, les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui était la leur avant l'arrivée des Romains. (?) Il ne portent désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre. Ce système va perdurer jusqu'au Xe siècle.

       C'est en effet au Xe siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les famille nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population à partir du XIIe siècle.

       A partir du XVe siècle, un long processus de fixation des noms de famille s'amorce. Par ailleurs, le pouvoir politique s'intéresse à la question et réglemente progressivement l'existence des noms de famille.

       En 1474, Louis XI interdit de changer de nom sans une autorisation royale.

       En 1539, François Ier promulgue l'ordonnance de Villers-Cotterêt. Celle-ci rend obligatoire la tenue de registres d'état-civil. Cette tâche est confiée aux curés, le Clergé constituant la seule "administration" présente dans tout le royaume. En fait, la décision royale officialise et généralise une pratique déjà en usage depuis le siècle précédent, principalement dans les villes.

       Avec la Révolution française, la tenue de l'état-civil quitte le cadre de le paroisse. Elle passe désormais dans les attributions de l'État et se fait à la mairie de chaque commune.

       La loi du 6 fructidor de l'an II (23 août 1794) interdit de porter d'autre nom et prénoms que ceux inscrits à l'état-civil. Cependant, le Conseil d'État peut autoriser un changement de patronyme (ils sont actuellement environ 800 par an).

       En 1870, l'apparition du livret de famille fige définitivement l'orthographe de tous les patronymes.

       II - Les origines du nom de famille

       Les noms existants en France sont liés aux origines de la population française, formée par les colonisations, les invasions et l'immigration. Chacun a apporté avec lui sa propre langue et donc ses propres noms. En effet, l'onomastique est étroitement liée à la linguistique, la plupart des noms ayant une signification précise.

    Nous allons donc étudier les différentes origines des noms présents sur l'ensemble du territoire ; puis les origines spécifiques à certaines régions ayant eu une histoire ou un peuplement particulier ; enfin, nous terminerons en évoquant succinctement les origines des noms apparus avec l'immigration.

     
     
     
     
     
     
       
       


    Typologie des noms de famille

     
     
     

     

       La particule et la préposition "de".


       Le cas des noms précédés de la particule "de" est particulier dans l'onomastique française. En effet, la particule "de" est réputée caractériser un nom de famille noble.

       Lors du processus de formation des surnoms, beaucoup étaient des noms de lieux précédés de la préposition "de". Ce cas de figure se rencontrait à la fois chez les nobles et à la fois chez les roturiers. Certains aristocrates se passaient même de la particule. Elle était pourtant de rigueur lorsqu'un nom de terre était joint aux appellations "seigneur" et "monsieur". C'est ce qui fit naître la croyance que la particule "de" caractérisait l'appartenance à la noblesse.

       Par la suite, les personnes nouvellement anoblies cherchèrent à s'intégrer à leur nouveau milieu en rajoutant la particule à leur nom, même si celui-ci n'avait rien à voir avec un nom de fief.

       Enfin, certains porteur de noms de lieux, commençant par la préposition "de", les modifièrent. Cherchant à asseoir leur réussite sociale, ils transformèrent la simple préposition en particule, sans pour autant faire partie de la noblesse."

     

       # "L'origine des noms de famille dans le monde entier"

       Source : http://www.lavoute.org/Menu.htm

       Copie surlignée :

       "Historique

       Bien que votre nom de famille vous fournisse les indices les plus substantiels sur l'histoire de votre famille, les prénoms et les pseudonymes éventuels peuvent également être très précieux pour tracer votre arbre généalogique. On décompose souvent les noms en trois parties : les prénoms, ou noms de baptême, sont ainsi désignés parce que les premiers chrétiens, lors du baptême changeaient leurs prénoms païens pour des prénoms de saints chrétiens.

       La plupart des prénoms employés aujourd'hui dans le monde occidental provient de cinq langues : l'hébreu, le germain (qui comprend l'allemand), le grec, le latin et le celte (qui comprend l'irlandais, le gallois et l'écossais).

       Il est incroyablement facile de classer les prénoms dans des catégories distinctes. L'hébreu a engendré les noms bibliques et environ la moitié de la population de langue anglaise porte des prénoms issus du Nouveau Testament comme Elizabeth, Mary (Marie), John (Jean) et Joseph. Les langues germaniques nous ont donné des noms liés à des caractéristiques guerrières, comme Charles (devenir adulte), ou Ethel (noble). Les langues grecque, latine et celte nous ont également donné des noms qui décrivent des caractéristiques physiques et des qualités abstraites. Par exemple, le nom grec André signifie "Viril", et le nom grec Dorothée signifie "don de Dieu". En latin, Victor veut dire 'Victoire à la bataille" et Laura "laurier". Les noms d'origine celtique sont surtout poétiques. Ainsi, Kevin signifie "doux et aimé" et Morgane "habitante de la mer".

       Alors qu'il existe des quantités de prénoms, le processus de sélection a, en fait, été un peu limité. Il faut savoir qu'en 1545, l’Église catholique a ordonné que l'on baptise les enfants sous le nom d'un saint, si bien que pendant des siècles les prénoms se sont plus ou moins limités à Jean et Marie. En fait, dans tous les pays occidentaux, au Moyen Age, il n'y avait qu'environ 20 prénoms courants pour les petits garçons et les petites filles. Dans les années 1600, les protestants ont rejeté tout ce qui avait trait au catholicisme et des prénoms de l'Ancien Testament comme Elijah, Priscilla et Joshua sont apparus.

       On n'a pas utilisé de second nom avant le XVe siècle. On a alors ajouté un second prénom comme symbole de la noblesse germanique. De nombreuses années ont passé avant que cette pratique soit très répandue, et, aux États-Unis, elle ne s'est vraiment installée qu'après la guerre de sécession, quand la mode a été d'utiliser le nom de jeune fille de la mère.

       Peut-être avez-vous, ou allez-vous rencontrer le nom d'un ancêtre qui ressemble à un titre. Par exemple, "Esquire" (Monsieur, titre donné autrefois aux chevaliers et licenciés es lettres), après un nom, indiquait que l'homme était un personnage respecté, un degré en dessous du chevalier. "Gentleman" (gentilhomme) était encore un degré en dessous de l' "Esquire". Le titre "Goodman" (ou "Goody" ou "Goodwife" pour une femme), s'appliquait au maître de maison.

       De nombreux autres termes du passé ont changé de sens. Les titres d'Esquire et de Gentleman se sont répandus au fil des ans pour inclure les personnes qui ont une position sociale particulière dans la communauté (les médecins, les hommes d’Église, les juristes). Les mots "Senior" et "Junior" placés immédiatement après un nom n'impliquent pas forcément un lien de parenté direct (père-fils). Il pouvait s'agir d'un oncle et d'un neveu qui portaient le même nom et demeuraient l'un près de l'autre. Le terme cousin était très utilisé pour désigner la famille étendue, et pas seulement l'enfant légitime d'une tante ou d'un oncle.

       (...)

      France

      Les noms de famille français ont des origines diverses qui s'expliquent par la diversité des influences qu'a subie la France : influence romaine, musulmane et méditerranéenne, normande et anglo-saxonne, israélite, huguenote, allemande, etc..

       Jusqu'à l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), la plus grande anarchie régnait au point de vue du port et de la transmission des noms, l'ordre public étant préservé par d'autres moyens, tels la difficulté des communications et la petitesse des villages. Avec cette ordonnance, l'inscription des individus fut imposée, chacun ayant pris l'habitude de prendre un prénom auquel il accolait les noms de son père et de sa mère. C'est ainsi que l'on trouve des Jean Marcabrus dérivé des noms de ses père et mère Marc et Bruna. Puis, petit à petit et par désir de simplification, ce fut uniquement le nom du père qui fut porté : Jean Le Boiteux, Jean Bègue, André Le Galois, etc.

       C'est ainsi que les noms propres semblent s'être fixés en France vers 1350, mais il n'en est pas de même pour l'orthographe de ces noms. Pour nos aïeux, les mots avaient essentiellement une valeur auditive. Ce n'est que peu à peu que l'orthographe s'est fixée. Et ce n'est guère l'ordonnance de 1539, qui rendait obligatoire la tenue des registres paroissiaux, qui a pu fixer l'orthographe.

       L'orthographe est une notion qui a échappé à l'Ancien Régime et qui n'a commencé à apparaître qu'avec le dictionnaire de l'Académie pour les noms communs ; mais, si celle-ci en 1740 supprima le s dit "muet" qui ne se prononçait plus depuis le XIe siècle devant une consonne sonore et depuis le XIIe devant une sourde (beste, teste, etc, écrits désormais bête, tête ...), le s a persisté dans les noms de famille Lasnier (l'ânier), Pescheur, etc. L'académie pouvait agir sur les noms communs, mais guère sur les noms propres. Chaque curé avait sa manière d'écrire, influencée soit par la prononciation, soit par des formes latinisantes, voire parle pédantisme.

       Ceux qui savaient signer adoptaient parfois plusieurs orthographes. C'est ainsi que Malherbe (mort en 1628) signait Malerbe, Mâle-herbe, ou même Malesherbe. C'est seulement à partir de la Restauration que l'orthographe est devenue un signe de bonne éducation ; encore les bévues ne manquent-elles pas, le cas extrême cité par Dauzat étant Zoézédoé dû à une faute d'enregistrement : le déclarant avait épelé Zoé : zed, o, é, sons que le préposé avait transcrit d'affilée...

       Les altérations qui se produisent au XIXe siècle sont cependant assez rares et proviennent soit de la négligence des déclarants qui ne portent pas attention à l'orthographe du nom déclaré (surtout dans les déclarations de naissance faites par des tiers), soit de bévues de l'officier d'état civil. Il en est parfois résulté des scissions de nom entre branches d'une même famille.

     Liste des 300 noms de famille les plus fréquents en France ici."

     

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