• PHOTOSYNTHÈSE AVANT les cyanobactéries

     Et sans production d'oxygène.

    AVANT les cyanobactéries

        Source : http://www.eau-debat.fr/ferme-de-micro-algues-reponse-a-eau-et-rivieres-23286

       A Plouguenast (22), se contruit une usine de production de micro-algues. Nous sommes curieuse d'apprendre que le lisier des cochons élevés en batteries en sera l'une des matières premières du cycle de production. Il semble que l'on prête aux algues toutes les vertus purificatrices. Merveilleux, super !?

        Source : http://www.lecourrierindependant.fr/la-ferme-de-micro-algues-en-marche_1304/

       "Connus déjà par les Aztèques et certaines tribus africaines des Grands Lacs, utilisées depuis toujours en Asie, les micro-algues ne sont méconnues qu’en Europe. Leurs formidables propriétés nutritionnelles sont l’une des explications de leur succès dans les pays asiatiques depuis plus de soixante ans déjà, et aux États-Unis récemment.

       C’est le biologiste hollandais Martin  BEYERINK qui l’a  "découverte" en 1890 et baptisée Chlorella vulgaris –  du Grec "chloros "(vert) et du Latin "ella" (petit). La chlorelle est classifiée comme Chlorophycée.

       Elle est apparue sur Terre il y a 1,5 à 2 milliards d’année. C’est une algue unicellulaire d’eau douce qui se trouve à l’état sauvage dans les lacs et les mares partout dans le monde. La chlorelle mesure entre 2 et 10 microns (plus petit qu’un globule rouge) et il est possible de voir sa couleur verte et sa forme presque sphérique au microscope."

       Note : Spiruline et chlorelle, le duo de l'avenir en rose et en vert !? En pilules, bien sûr. Avec pureté marketing en terre polluée (bientôt asphyxiée ?).

       http://www.echlorial.fr/blog/differences-entre-chlorella-et-spiruline/

     

       "Aux origines de la photosynthèse moderne", Jean-Paul BASQUIAST (28-03-2016), Automates intelligents, Newsletter N° 137, avril 2016.

       Source : http://www.automatesintelligents.com/

       Copie intégrale :

      "La photosynthèse est le processus par lequel aujourd'hui les plantes, les algues et certaines bactéries, dites cyanobactéries ou photoautotrophes, utilisent l'énergie solaire dispensée par la lumière pour produire les sucres dont elles ont besoin. Pour ce faire elles utilisent l'eau et le CO2 de leur environnement. Elles prélèvent le carbone du CO2 et rejettent l'oxygène dont elles n'ont pas besoin. On dit cette photosynthèse "oxygénique" du fait qu'elle produit de l'oxygène.

        La photosynthèse oxygénique s'est généralisée il y a environ 2,4 milliards d'années et a permis le développement du plus grand nombre des formes végétales et subséquemment animales que nous connaissons aujourd'hui. Mais un plus petit nombre de bactéries utilisent une forme de photosynthèse plus simple qui ne produit pas d'oxygène. Elle est apparue la première. On la dit anoxygénique.

        Une étude qui vient d'être publiée par des chercheurs de l'Imperial College London suggère que cette forme primitive de photosynthèse serait apparue dans des bactéries plus primitives que celles jusqu'ici imaginées, que l'on datait d'environ – 3,5 milliards d'années.

        Ces bactéries plus primitives seraient apparues vers -3,8 milliards d'années autrement dit bien avant les bactéries photosynthétiques d'aujourd'hui. Elles ont fait appel pour ce faire à une forme de photosynthèse antérieure qui ne produisait pas d'oxygène. On la rencontre encore aujourd'hui sous forme de survivance, mais aux origines, elle était associée, sous une forme antérieure, disparue aujourd'hui, à toutes les premières formes de vie.

       Cette photosynthèse dite anoxygenique utilise à la place d'eau des molécules telles que l'hydrogène, le sulfure d'hydrogène ou le fer, très présentes dans l'environnement d'alors. Elle ne rejette pas d'oxygène. Les organismes primitifs dotés de cette propriété étaient sans doute capables d'occuper tous les milieux terrestres d'alors. Mais leurs capacités à se multiplier étaient vraisemblablement moindres que celles des bactéries dotées de la photosynthèse moderne.

       La protéine BchF

       L'étude conduite par le Dr Tanai CARDONA, du Department of Life Sciences à l'Imperial College London, montre qu'aux origines de la photosynthèse anoxigénique se trouve l'évolution d'une protéine dite BchF (3-vinyl-bacteriochlorophyll hydratase) qui est la clef de la biosynthèse d'un élément dit bacteriochlorophylle a, essentiel pour la photosynthèse anoxygénique. Il ne se trouve que dans les bactéries anoxygénique. Sans lui la chlorophylle bactérienne, ancêtre de toutes les autres formes de chlorophylle, ne peut être produite.

        Or selon l'étude citée, la photosynthèse anoxygénique est apparue et à évolué avant l'apparition des premières bactéries, c'est-à-dire avant l'apparition de la bactériochlorophylle a indispensable à celles-ci. Elle était donc présente partout sur Terre. Les premières bactéries photosynthétiques l'ont donc utilisée. Ainsi l'ensemble des bactéries existantes était doté de capacités de photosynthèse anoxygénique.

        Les différents groupes de celles-ci étaient en compétition. Une première bactérie photosynthétique oxygénique est alors apparue. Ses descendants ont progressivement éliminé les bactéries anoxygéniques, moins bien adapté pour une multiplication rapide, à l'exception des rares formes existant encore.

        L'étude a montré que la protéine BchF était antérieure à toutes les formes de vie bactérienne existant aux origines. Autrement dit un élément essentiel à la photosynthèse était antérieur à l'apparition des bactéries photosynthétiques, quelles qu'elles fussent, la protéine BchF évoluant initialement indépendamment de celles-ci.

        Il paraîtrait donc, pensons-nous, indispensable d'étudier plus en profondeur la BchF et ses modes évolutifs. Pourrait-on parler d'une forme de vie, si l'on peut employer ce terme, extrêmement primitive, puisque capable de propriétés d'évolution que n'ont pas les molécules chimiques. Ceci devrait semble-t-il pouvoir être vérifié en laboratoire.

       Abstract
    "Photosynthesis originated in the domain Bacteria billions of years ago; however, the identity of the last common ancestor to all phototrophic bacteria remains undetermined and speculative. Here I present the evolution of BchF or 3-vinyl-bacteriochlorophyll hydratase, an enzyme exclusively found in bacteria capable of synthetizing bacteriochlorophyll a. I show that BchF exists in two forms originating from an early divergence, one found in the phylum Chlorobi, including its paralogue BchV, and a second form that was ancestral to the enzyme found in the remaining anoxygenic phototrophic bacteria. The phylogeny of BchF is consistent with bacteriochlorophyll a evolving in an ancestral phototrophic bacterium that lived before the radiation event that gave rise to the phylum Chloroflexi, Chlorobi, Acidobacteria, Proteobacteria, and Gemmatimonadetes, but only after the divergence of Type I and Type II reaction centers. Consequently, it is suggested that the lack of phototrophy in many groups of extant bacteria is a derived trait."

       Références
        * Bactérie (Wikipedia)
        * Chlorophylle (Wikipedia)
        La chlorophylle a (symbole : "chla") est le pigment photosynthétique le plus commun du règne végétal. Il est présent chez tous les végétaux aquatiques et terrestres.
        * Bactériochlorophyll. Il s'agit de pigments utilisés par les bactéries pour produire différents types de chlorophylle, dont la chlorophylle a, la plus commune https://en.wikipedia.org/wiki/Bacteriochlorophyll
        * Photosynthèse Wikipedia
        * Protéine BchF
        * Page personnelle du Dr Cardona

       On y trouve les indications suivantes, qui résument bien les questions que pose encore aujourd'hui la photosynthèse. Elles montrent bien tout ce qui reste à découvrir dans une fonction que tout le monde croit connaître :

       " The main questions I want to solve are :
        How did photosynthesis emerge in the earliest forms of life?
        What was the nature of the earliest form of a photosynthetic reaction center?
        What was the nature of the first photosynthetic organism?
        What drove the divergence between different types of reaction centers?
        How did oxygenic photosynthesis evolve?
        How can we explain the intricate distribution of reaction centers in the tree of life?
        I will answer these questions by attempting to obtain structural and functional information about the photosynthetic reaction center of photosynthetic organisms which have not been studied and characterized in detail, and which make an essential component in the evolution and diversification of photosynthesis. These organisms are the Heliobacteria, the Chlorobi, and the Chloroflexi.
    My ultimate mission is to expand our knowledge of photosynthesis in these unusual and unexplored photosynthetic creatures. Though unusual and poorly understood, these photosynthetic bacteria are ubiquitous on earth, found in all sorts of places, from the Himalayas to your backyard. Heliobacteria, for example, seem to thrive in rice fields around the world and are powerful nitrogen fixers, however their environmental impact and ecological relevance have not been estimated yet."

       @ Automates Intelligents"

     

    AVANT les cyanobactéries

       Source :  http://www.echo62.com/article-chez-roquette-a-lestrem-des-microalgues-dans-nos-assiettes

       "Les microalgues sont un sujet de recherche et un devenir passionnants pour l’industrie. Naturelles, renouvelables, d’une grande diversité, elles ont mille usages. Certaines traitent les eaux usées, d’autres sont attendues sur le marché des biocarburants, d’autres encore arrivent dans l’alimentation, le domaine de la santé, de la pharmacie, de la cosmétique… Le groupe Roquette à Lestrem s’y installe confortablement. Allié à une entreprise californienne Solazyme, un des leaders des technologies microalgues, il produit et vend des ingrédients extraordinaires.

       Roquette est un géant. C’est un groupe familial de dimension internationale. Il déploie un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros et compte plus de 7 800 "collaborateurs". Le site dit de Lestrem, près de Béthune, est implanté sur trois communes et deux départements. Il emploie une grande partie des effectifs du groupe. C’est là que se situent le siège, la plus grosse amidonnerie de blé au monde, et le centre de développement et de recherche qui emploie environ 300 chercheurs. L’entreprise est présente sur trois continents, dans plus de 100 pays. Elle transforme chaque année 7 millions de tonnes de matières premières végétales (maïs, blé, pomme de terre et pois) en 700 produits et solutions, et depuis quelques années se passionne pour une matière première tout à fait étonnante : les algues microscopiques.

       (...)

       La chlorelle
     
    La chlorelle qui est une petite plante aquatique, microscopique, unicellulaire, se cultive notamment en photo-bioréacteur (photo ci-dessus). En termes simples, elle se multiplie dans des tubes remplis d’eau, exposés à la lumière. Aucune pollution extérieure ne vient l’altérer, et l’eau est retraitée, recyclée. L’usine Roquette Klötze, en Allemagne, en est un bel exemple.
        À Lestrem, avec Solazyme-Roquette Nutritionals, une unité de production ultramoderne est en construction. Elle produira de l’Algalin, une farine complète à base de microalgues qualifiée d’"ingrédient alimentaire révolutionnaire". Cette unité industrielle devrait avoir à terme une capacité annuelle de plusieurs milliers de tonnes."

       Source : http://www.echo62.com/article-chez-roquette-a-lestrem-des-microalgues-dans-nos-assiettes

     

    AVANT les cyanobactéries

       Source : http://chlorella-echlorial.com/2011/08/22/chlorellas-composition/

     

       # Au 18-03-2017 sur Tsukeshoin,  "Comment les végétaux gèrent le trop-plein d'énergie solaire", Adrien, 12-2016. : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=15775

       # Le 28-06-2019 : https://www.gurumed.org/2019/06/27/des-mtorites-ont-dvers-du-cyanure-sur-la-terre-ses-dbuts-ce-qui-aurait-pu-contribuer-lmergence-de-la-vie/

     

    « MOUSSE, tu pousses.JARDIN, le MODELE / de PRÉCY (1912) ? »