• Pomme(s) nutritive(s) / PELT - 1994

    Pommes / Keriadenn

       Pommes de la variété (en attente) (hiver 2015-16)

     

       "Mais il est temps de croquer la pomme ! C'est tout d'abord un aliment parfaitement digestible. La compote de pommes représente pour les estomacs les plus paresseux, les plus indolents et les moins tolérants, un dessert aussi sain qu'agréable, et cela à toutes époques de l'année, puisqu'on peut la préparer soit avec le fruit frais, soit avec la pomme conservée.

       Il est conseillé de manger les pommes avec leur pelure, celle-ci contenant une part importante de vitamines. Quant à cette pelure elle-même, elle peut être prescrite en infusion, fournissant alors un breuvage diurétique et anti-acide urique. Comme beaucoup de malades verraient dans une telle prescription une thérapeutique par trop triviale, on aura soin de s'abriter derrière le vocabulaire idoine en prescrivant des "infusions d'épicarpes" ou des "apozèmes de Malus communis".

       Une pomme de 150 g apporte 18 g de sucre, soit 75 calories, l'équivalent de trois morceaux de sucre. La pectine contenue dans la pomme serait un excellent médicament anti-cholestérol, qui fait surtout baisser le taux en "mauvais cholestérol" (LDL) (1). Cette pectine était aussi à l'origine des premières "pommades", médicament à base de pomme devenu par la suite une forme pharmaceutique très utilisée. La pomme contient également des fibres dont on connaît l'utilité pour l'équilibre du côlon.

       On conseillera de consommer les pommes crues soigneusement lavées et non pelées. Fruit d'automne et fruit d'hiver, la pomme est longtemps disponible sur les tables, vérifiant l'adage anglais : "Apple a day, doctor away" - "une pomme par jour, plus de médecin". On conçoit que, avec une telle réputation, la pomme soit le fruit le plus consommé en Europe."

     

       (1) Dans le sang, le cholestérol circule sous deux formes, grâce à deux "véhicules" de nature différente : les lipoprotéines de haute et de basse densité. La première (High density lipoproteins ou HDL) s'appelle aussi bon cholestérol", car elle charrie, des tissus vers le foie, le cholestérol à détruire. A l'opposé, la seconde transporte le cholestérol de foie vers les parois artérielles où il y a tendance à s'accumuler : c'est le mauvais cholestérol (Low density lipoproteins ou LDL).

     

       In Des Fruits, Jean-Marie PELT, Fayard, 1994, pp. 107-108.

     

       Notes :

       - Cette partie diététique consacrée aux pommes est sans doute la plus faible du chapitre. Nous l'avons tout de même recopiée en ce qu'elle parachève notre balade pomologique, et permet de pointer des manques ou des tournures gênants (hum, hum ! oui). Parmi les lacunes, le peu sur les vertus de la pomme pour les humains et certainement encore ignorées de la science, sont à souligner. Nous comblerons, à l'occasion, celles qui sont accessibles.

       - L'équivalence en morceaux de sucre utilisée par Jean-Marie PELT est retorse, à son corps défendant sûrement. Ce sucre naturel et d'origine vivante qui nous est vital, qui est tranquillement mais obstinément remplacé par des artéfacts hyper-transformés dans notre alimentation dite moderne... 

       -  De la qualité actuelle des pommes de consommation courante ? Sans ajouter la faible valeur nutritionnelle qui serait dégagée par les pommes "industrielles" et qui a fait un tabac médiatique l'an 2015 - et qui n'a peut-être pas besoin de savants pour être validée (les pommes du grand commerce sont tellement souventnt gorgées d'eau et insipides) :

       " Les pommes figurent parmi les fruits les plus chargés en résidus." Constat du 17-06-2015 (Ouest-France / Greenpeace).

       Source : http://www.ouest-france.fr/economie/consommation/consommation-les-pommes-de-la-grande-distribution-chargees-de-pesticides-3484803

       Voir aussi, pour les aliments de même infortune ou de meilleure fortune :

    http://www.dur-a-avaler.com/une-pomme-par-jour-peut-vous-tuer/

       - Laver soigneusement les pommes, nous conseille Jean-Marie Pelt, sans expliquer pourquoi (la raison de sa "saleté" chimique supputée). D'autres auteurs ou curieux amateurs de l'aliment végétal soutiennent autre chose. Raymond DEXTREIT souligne l'importance de manger la peau en l'état, pour la richesse du microcosme qu'elle recèle (information de mémoire, qui serait à confirmer). Patrick BURENSTEINAS ouvre la voie d'un végétal doté d'esprit, la présence d'eau épidermique riche en valeur.

       - Peu intéressée par le cholestérol, nous savons qu'un âpre débat existe aujourd'hui à son propos (et les statines médicamenteuses, sensées remédier à sa mise en cause, notamment). Jean-Marie Pelt a écrit son livre il y a plus de vingt ans, et cela se lit, pour cette molécule comme sur d'autres aspect. Son livre n'en reste pas moins intéressant : écrire un livre à la gloire des fruits n'est pas si courant. Nous apporterons des nouvelles médicales si du temps ou des discours éclairants nous parviennent facilement !

       En attendant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cholest%C3%A9rol

     

    Pommes à couteau / Moyen Age

       "Les entremets simples, Paris, BnF, Département des manuscrits, Français 6185, folio 211."

       Source : http://expositions.bnf.fr/gastro/grands/135.htm

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