• Positions médicales (cas de la chimiothérapie)

     La "lutte" en tenace approche première.

    Cellules cancéreuses

    Cellules cancéreuses

       Ci-dessus, cellules cancéreuses, et plus haut, deux images de cellules saines d'un côté, pathologiques de l'autre : "À gauche, les cellules saines avec les récepteurs de glucose en rouge. Cellules tumorales à droite, avec glucose dans récepteurs rouges." Courtoisie d'IDIBELL-Bellvitge Biomedical Research Institute."

       "Jusqu'à présent, on savait peu sur la façon dont saine cellules qui ont une consommation d'énergie équilibrée dépendre de cette "fast food" calories dans la cellule tumorale. Aujourd'hui, un article publié dans Nature Communications dirigée par Manel ESTELLER, Directeur de l'épigénétique et de la biologie du cancer, Institut de recherche biomédicale de Bellvitge (IDIBELL), ICREA, chercheur et professeur de génétique à l'Université de Barcelone, fournit un indice important pour comprendre ce processus. Les études montrent que, dans une dans quatre tumeurs humaines, il y a un excès de récepteurs de glucose dans la face externe de la membrane cellulaire et cette protéine agit comme un aimant qui attire tout le glucose du sang."

       Nota : traduction approximative, semble-t-il, copiée en l'état.

      Sources : "Cellules cancéreuses © Fæ - Wikimedia Commons - 2014 / Fæ" & http://www.preemodj.com/mecanisme-qui-rend-les-cellules-tumorales-sucre-addicted-decouvert/

     

     La chimiothérapie comme la radiothérapie me sont toujours apparues guerrières, et criminelles, à l'échelle des cellules au moins. Sous le bombardement, que va-t-il va rester ?

       Un individu, organisme - organisation de cellules, de bactéries, et de bien d'autres "microbes", étant une personne, d'autres ressources peuvent prendre le relais et sauver la vie dans l'épreuve radicale et les traitements infligés...

       Ce ne fut pas le cas pour quelqu'un de proche, laminé par les méthodes en cours dans la "médecine pour tous". En dépit d'un espoir essentiel, - paradoxalement entretenu par l'encadrement médical diagnostiquant une situation quasi-désespérée et au vu des techniques ravageuses proposées, lors d'une séance de radiothérapie ordinaire (c'est-à-dire avec un traitement chimique déjà intense, et après une première opération chirurgicale d'urgence), la parole a sombré, en toute conscience. C'est sous le rayonnement qu'un cri est parti : quelque chose n'allait pas, ça n'allait pas du tout. Il fallait arrêter !

       La fin de la vie a été secoué de la souffrance d'un langage altéré, saccagé, en plus de la dégradation rapide des forces vitales. Le corps médical, de posture irréprochable, "avait fait ce qu'il pouvait"...

       (Oui, dans la douleur, on cherche sûrement un coupable. Mais un cadre dominant, qui vous "prend en charge" selon ses propres termes, médico-administratifs, peut-il parfois regarder ses faits et conséquences, et accepter son rôle dans l'accablement directement causé par ses décisions quasi-hégémoniques ?)

       Que des stratégies nuancées - comme une chimiothérapie moins dosée, plus courte et plus fréquente - apparaissent dans les chambres d'essais cliniques que sont les laboratoires à petits mammifères (T. Colin CAMPBELL souligne que les espèces rat et souris présentent des différences telles qu'elles devraient invalider l’opérationnalité des essais sinon la validité sur l'être humain qu'elles sont pourtant supposées et argumentées modéliser), il faut sans doute s'en réjouir (!?). C'est ce que fait Olivier SOULIER dans son introduction à l'article qu'il relaie dans sa dernière Lettre de la Médecine du sens : calquant peut-être un peu facilement, pour le coup sa propre vision de la maladie (article copié plus bas).

       Pour notre part, l'utilisation de la théorie de l'évolution sur le versant unique et persistant de la "lutte" pour la vie et contre tant d'autres, alourdi d'une compétition radicale nous désole (sans pouvoir définir ce qu'est la vie, celle-ci ne nous apparaît pas de cette manière basiquement, ontologiquement combative / l'élan, la poussée vitale seraient antérieurs, 100 % originaux et actifs, consommation et disparition induites par la rencontre d'êtres en correspondance nourricière - l'un consommable, la lutte et plus encore l'intention de mort et les stratégies "attaque - défense" que la version convenue de l'exposé de DARWIN assène étant, à nos yeux, une interprétation, une vision idéelle (objectivation anthropomorphique en quelque sorte) même si la peur ou la faim - réflexes ou instincts forts - en sont le ressort, même si l'évolution naturelle compte aujourd'hui un tableau de comportements et de morphologies complexes et plus ou moins déterminées), et nous ne pouvons que lire dans cette nouvelle qu'une marche de plus dans l'escalier du service clinique mercantile : plus séduisante avec moins d'artillerie, elle n'en reste pas moins offensive, et guerrière (avec une personne au centre des tirs). Elle évite une fois de plus d'interroger le pourquoi de la prolifération de cellules cancéreuses, la nature, toujours elle, n'amenant, n'ajoutant jamais d'organismes qu'à milieu, contexte particuliers (conditions qui ne signifie par déterminisme complet !) - selon notre compréhension, inspirée elle aussi de Darwin, un Darwin certes pas encore lu dans le texte (GOULD)...

       (Cœur de notre réflexion, on l'a compris, en route : notre formulation n'est pas forcément idoine.)

     

    Cellules saines (modélisation 3d)

       Image de cellules saines (sans autre précision) extraite d'une modélisation 3d en vidéo consacrée à la chimiothérapie orale.

       Source : http://blausen.com/?Topic=7858

     

       COPIE INTÉGRALE de l'article commenté :

       "Une nouvelle stratégie contre le cancer s’inspire de la théorie de l’évolution", Revue de presse de Mediscoop, 03-03-2016.

        Science et Vie annonce qu’ "un succès remarquable contre le cancer du sein a été obtenu par une équipe américaine grâce à une approche de traitement radicalement nouvelle. Plutôt que de tenter d’éliminer à tout prix les tumeurs par de fortes doses de médicaments, mieux vaut les garder sous contrôle sans les détruire, avancent Pedro Enriquez NAVSA (Moffitt Cancer Research Institute, Floride) et ses collègues » dans Science Translational Medicine.
       "Ce qui justifie une telle stratégie ? La théorie de l’évolution ! Une tumeur n’est pas un tout homogène, mais plutôt une population de cellules mutantes différentes entre elles, et en compétition pour les ressources", note le magazine.
      Science et Vie explique qu’ "à la manière des animaux d’une population avec un accès limité à la nourriture, les cellules d’une tumeur ont besoin, par exemple, d’être alimentées en sucre et en oxygène par les vaisseaux sanguins".
       "Cette lutte pour la survie entre cellules tumorales expliquerait pourquoi il est si difficile de les éliminer à l’aide de la chimiothérapie. Lorsque de fortes doses de médicaments toxiques sont administrées, certaines cellules sont tuées, alors que d’autres résistent. Une résistance qui leur donne un avantage de taille !", poursuit le mensuel.
       Science et Vie indique en effet qu’ "après une chimiothérapie, les cellules résistantes se retrouvent largement majoritaires dans la population tumorale. Et puisque toutes les autres ont été tuées, elles prolifèrent et prennent le dessus. De fait, la chimiothérapie agit comme la sélection naturelle, en favorisant les cellules résistantes !".
       "Problème : la tumeur devient alors de plus en plus difficile à éradiquer… puisqu’elle n’est plus sensible aux médicaments. Voilà pourquoi les rechutes sont si fréquentes", observe le magazine.
       Le mensuel note donc que "l’équipe de Pedro Enriquez NAVAS propose une approche radicalement différente, appelée “thérapie adaptative”. Soit une chimiothérapie plus courte mais plus fréquente, où la dose est considérablement réduite (jusqu’à 50%) et évolue en fonction de l’évolution de la tumeur. Dès que celle-ci se développe, de petites doses de chimiothérapie sont administrées pour quelques jours ; puis elles s’arrêtent, avant de reprendre à nouveau si le volume de la tumeur augmente".
       Science et Vie relève que "cette thérapie adaptative a été testée sur des souris de laboratoire ayant reçu des implants de tumeurs du sein de deux types différents. […] Alors que les souris traitées par des doses massives de chimio faisaient des rechutes à la fin du traitement, la thérapie adaptative permettait de freiner très fortement la progression de la tumeur ! Dans 6 cas sur 10, la tumeur s’est stabilisée (elle ne grossissait plus) même après l’arrêt du traitement".
       Le magazine souligne que "ces résultats très encourageants s’expliquent par le fait que la thérapie adaptative ne tue pas les cellules sensibles à la chimiothérapie. Ainsi, les tumeurs maîtrisées peuvent être vues comme des mini-écosystèmes où cohabitent des cellules résistantes et des cellules sensibles au traitement".
       "Or, en en l’absence de médicaments, ce sont les cellules non résistantes qui sont avantagées ! En effet, leurs besoins énergétiques sont inférieurs à ceux des cellules résistantes, dont les mécanismes de défense sont fort coûteux", continue l’article.
       Science et Vie ajoute que "lors des périodes sans traitement prévues par la thérapie adaptative, les cellules sensibles sont libres de proliférer à grande vitesse et empêchent aux cellules résistantes de prendre le dessus… Du coup, l’écosystème-tumeur reste sensible à la chimiothérapie, et peut être maîtrisé par de petites doses régulières de celle-ci".
       Le magazine conclut toutefois que "quelques années nous séparent encore de l’application de cette thérapie à notre espèce…".

       Source :

    http://www.mediscoop.net/index.php?pageID=db5949d31f40cd1448260ce5751657ee&id_newsletter=8134&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=medi_2_31928&midn=8134&from=newsletter

       Relayée par Olivier SOULIER, in La Lettre de la médecine du sens, n° 107, 03-03-2016 :

      http://www.lessymboles.com/une-nouvelle-strategie-contre-le-cancer-sinspire-de-la-theorie-de-levolution/

    http://www.lessymboles.com/?wysija-page=1&controller=email&action=view&email_id=139&wysijap=subscriptions&user_id=1162

     

       Voir aussi l'approche des cellules cancéreuses, définitivement orientée sur leur garde-manger :

        http://fr.sott.net/article/14252-Cancer-et-Sucre-Strategie-pour-affamer-le-cancer

     http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140808.OBS5905/cancer-les-metastases-sont-elles-dues-au-sucre-consomme-par-les-tumeurs.html

       Le sucre, simple (glucose), comme ressource numéro une des cellules cancéreuses, aliment consommé avec un empressement et un volume immodéré (besoin qui serait de 20 fois supérieur aux autres cellules)... La théorie a du succès et l'un de ces derniers articles permettent de pointer l'excès de sucre de synthèse dans l'alimentation commune (de plus en plus industrialisée : massive et transformée). L'approche n'en reste pas moins accusatrice d'un élément vital (le sucre est de nos macro-nutriments essentiels) et promet des applications toujours guerrières : apeuré, faudrait-il ne plus manger de fruits pour affamer et détruire les cellules pathologiques ? Comment vont se débrouiller les cellules saines privées de leur nourriture ?

       Intéressant : http://www.cancer-et-metabolisme.fr/category/non-classe/

      Note :

      Phagothérapie, thérapie adaptative... Derrière des mots simples que l'on pourrait accorder à beaucoup d'autres méthodes (! / peu précis et savants les "nouveaux savants ?" : bigre !), la complexité de la trame du vivant commence à investir les laboratoires et les pratiques médicales. Ces nouvelles approches n'en posent pas moins la question de l'interventionnisme humain dans les processus naturels, la capacité que celui-ci a de comprendre et savoir ce qu'il fait vraiment, de commettre d'inconséquents impairs. Le champ clinique veut encore se parer de nos jours du respect de son objet, de la personne humaine, au moins verbalement et quelque peu légalement, alors que lui-même comme d'autres domaines de recherche et d'application (l'INNOVATION !) se montrent imprudents, aventuriers. L'impression que tout ça nous laisse : la confusion totale, le bordel, l'effroi - évidemment, que la moindre prospective a le talent de crisper davantage.

    « DU PARASITISMELes phages passent à l'attaque ! »