• PROTEINE MON AMOUR... 01

     Diktat alimentaire ? Astre d'un mental narcissique ?

    PROTEINE MON AMOUR...

       "(en) Localisation de protéines marquées à la protéine fluorescente verte, apparaissant en blanc, dans différents compartiments cellulaires : noyau, nucléole, membrane nucléaire, réticulum endoplasmique (RE), appareil de Golgi, lysosomes, membrane plasmique, cytoplasme, centrosomes, mitochondries, microtubules, actine." Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Prot%C3%A9ine

     

       Jusque peu tout allait bien : je mangeais de concert et quelquefois de conserve-s... remisant aux calendes grecques une (ou la) question centrale : ce je négligeai. Je reproduisais à quelques personnalisations près, à l'économie et sans intérêt (sauf gustatif, et encore : "manger pour vivre" effaçait "vivre pour manger"), l'héritage familial et les habitudes générales (françaises) de consommation alimentaire.

       Heureux temps ? Temps fini. (Et je me répète et je vais continuer un peu ...)

       Fruits, légumes, verdures, noix... Les glucides - rapides (céréales abandonnées et "amidonneux" rares), les lipides, tous deux principalement crus et végétaux sont désormais de mon assiette tandis que les protéines officiellement recommandées, c'est-à-dire les aliments d'origine animale, - la viande, les produits laitiers -, l'ont désertée (à l'exception des œufs - miroirs mes beaux miroirs, qui ont été ré-adoptés depuis quelques mois). Après 2 années de "régime" très apprécié (et finalement davantage goûté que le précédent, au problème gênant d'un coût financier important), avec une activité très physique ces temps-ci, et un essai de jeûne intermittent très - trop vite amaigrissant, ces dernières appellent un nouvel éclairage.

       Les dernières vidéos de Thierry CASASNOVAS (sur le jeûne, et avec des sportifs) parlent évidemment des protéines. Les conseils publics basiques et prépondérants (récemment encore des intervenants sur France bleu Armorique - qui fait mon fond sonore domestique aussi souvent subi qu'attentif - n'ont pas craint de parler de carences graves envisageables, le fer étant cité ainsi qu'une autre substance que j'ai oubliée, et de la nécessité de "consulter un expert", un "diététicien" pour ses enfants en cas de tentation végétarienne) ont des allures culpabilisatrices et laissent une empreinte délétère, quoiqu'on y fasse...

       (J'ai vécu quelques années sans médias, car je ne pouvais plus les supporter : y résida incontestablement du bonheur. Du bonheur...)

       Le tout relance donc ce qui innerva modestement la mise en route (assez brutale, conviction faite) de mon changement alimentaire au printemps  2014 : l'importance des protéines.

       François COUPLAN, en lecture alors, avait été rassurant, héroïsant Claude COSTES et d'autres chercheurs français en pointe sur les feuilles comestibles (Protéines foliaires et alimentation, Gaulthier-Villars, 1981), Thierry Casasnovas entretenait déjà - comme d'autres hérauts de l'alimentation "naturelle", une vision très à la baisse des besoins, axée sur le modèle du lait maternel peu pourvu en l'essentielle substance (en faisant se développer extraordinairement un nourrisson en quelques mois) , mais aussi l'hypothèse de fabrication de protéines à partir de nos propres restes (?), en "synthétisation" interne donc - si, si, je me souviens, même si c'est lointain...).

      Lue, entendue plus tard, France GUILLAIN, prudente ou sage ?, curieuse et voyageuse, savait... et continue de savoir pointer, à mi-chemin entre convention et traditions, les menus de l'humanité à travers le monde (sociétés sédentaires uniquement ?, agraires ?), constituées à tous les coups ou presque des 3 grandes familles nutritionnelles reconnues (glucides, lipides, protéines), leur surprenante constance même. Elle suggère inlassablement, en vérité, de composer ses repas au regard d'une journée, sans sacrifier aucune famille ou macro-élément, mais dans la modération la plus aboutie (manger lentement -mastiquer ! -, et des quantités réduites).

       Veillaient et veillent aussi les tenants possiblement prosélytes du végétarisme pour le végétarisme (de plus en plus médiatisés ? Vers un avenir radieux ?) souvent présents dans ma constellation informative, sans qu'ils soient recherchés en tant que tels...

       Connus à l'usage, parfois lu passionnément (Colin T. CAMPBELL), ils vantent généralement les légumineuses (en grains ou non) en association avec les céréales (pour des plats légers et digestes !), dans le plus pur respect de ce qu'il est possible d'appeler le diktat social de la dose complète, ici recomposée, diktat d'autant plus autoritaire quand on n'y connaît finalement rien de bien sérieux, comme moi, mais que la pratique a conduit ailleurs que ce qu'il "conviendrait de faire" - impérativement, semble-t-il - avec enfant et sans expert diplômé sécuri-socialisé, tout en évacuant les maladies chroniques visibles (au seuil de ces deux ans, du moins), les dégradations subreptices, - sans tout résoudre !, mais avec enjouement et sentiment d'intégrité, et de justesse.

       [Ok, lipides et glucides copains de bouche et d'estomac peuvent aussi faire rigoler, surtout si l'on connaît certaines thèses d'incompatibilité grave, thèses (ou thèse ? je l'ignore) qu'a d'ailleurs longtemps soutenue(s) Thierry Casasnovas pour la nuancer et la contextualiser ensuite : référence à retrouver et davantage]

        2016, année des légumineuses ! m'apprend le numéro de mai de la revue Bio-Contact (n° 268).

       Lentilles et saucisses au déjeuner ? Haricots sur tranche de pain ? Ne pas hésiter à en reprendre pour être sûr d'ingérer la "dose" vitale (par jour voire par repas ?).

     

    PROTEINE MON AMOUR... 01

       Pas de soja, ni de lentille ici, qui n'émet "que" les habitudes à respecter (et que les cantines scolaires ont même devoir de suivre). Source : http://www.nutriting.com/comprendre-la-nutrition/la-nutrition-en-7-lecons/les-proteines/

     

       Pragmatiquement, insidieusement, les protéines m'apparaissent de plus en plus comme un objet totémique de la pensée humaine et scientifique ("occidentale" donc, de nos jours ?), un objet qui s'adapte et modélise furieusement une vision du monde, où la raison est célébrée bien avant toutes les autres qualités et capacités humaines (sans que son primat ne soit réellement appliqué et sans doute applicable socialement ni même individuellement !, scientisme de mise, émotions, créativité, productivité largement exploités eux, "rationalisés" ou non, faut voir comm' et le sens de ce mot pour finir), où l'élément est le principe "réflexif" fondamental, erroné ou non (puisque les protéines cachent les acides aminés eux-mêmes polymères de molécules...) la base adorée, à partir desquels tout est, fort profitablement, échafaudable, surtout si la même pensée analytique et l'autre, argentière s'en emparent, communément.

       (Où l'on retrouve, de pair, l'angle réductionniste. La synthèse et la vérité sont probablement le parent pauvre de ce type de pensée qui sévit... Holisme grand absent ? Ce mot-ci à son tour gênant.).

       Derrière la conceptualisation classique par l'élémentaire jusqu'au fameux "complexe" (incontournable dans nos sociétés, - tout l'est), une autre poindrait, de surcroît, d'ordre définitivement magique, ou franchement représentative, consistant à imaginer l'importance du même et de son appropriation (dans un aplatissement sémantique de l'assimilation - rendre soi, identique, seulement). C'est manger de la viande animale, acte tellement soutenu, encouragé en haut-lieu officiel, viande humaine en écho lointain et devenu exotique (tragique en tous sens, jugé ou réel), qui incite cette dernière réflexion... (ou de l'hétérotrophie : du "nous ne pouvons fabriquer notre énergie et devons consommer autrui pour en disposer" au "sommet de la chaîne alimentaire" que l'humain tendrait à se vouloir - affirme parfois, en passant par la consommation de tel organe d'un ennemi ou défunt pour acquérir ses vertus).

       Les protéines sont certainement essentielles, importantes (?), mais sûrement (très ?) insuffisantes à la bonne tenue vitale, à son dynamisme, et leur excès (de valorisation numéraire et qualitative) est à observer avec dubitation. Tel est mon bilan actuel, - ayant abandonné définitivement le précepte des protéines alimentaires quotidiennes absolument nécessaires, "dosées" et "sourcées" drastiquement (l'hymne nutritionnel international) et sans avoir jamais pu céder aux sirènes des végétariens voire végétaliens, ou encore végans, trop souvent politiquement injonctives (et flippantes ?) -, le serpentin de l'ADN systématiquement conçu anhydre que souligne Marc HENRY en mémoire, ainsi que les rappels du même chercheur ou de Guillaume SUING : de la scène scientifique, de ses fourvoiements et emballements, de ses passions, de ses chambres et dépendances...

      L'alimentation me concernant désormais interrogativement, et plus que jamais avec la dernière "vision" coup de poing exposée par Thierry Casasnovas avec le sportif Sylvain (l'attachement aux repas y est montré à la limite de la drogue par la confusion de la faim et du simple arrêt de la digestion, celle dernière possiblement quasi-continue aujourd'hui, en société post-industrielle, à renfort d'aliments peu digestes ou inadaptés, sucres lents compris à l'évidence), la suite de cette série sur les protéines alimentaires va feuilleter quelques documents le plus souvent très engagés, fermes... (du bord des "minimiseurs protéiniques") après un peu de neutralité (celle qu'ambitionne la science, la vraie, l'étiquetée !), pour tâcher du recul, une énergie accrue et une nouvelle insouciance : la santé, quoi !

     

       Déjà en Tsukeshoin :

       http://tsukeshoin.eklablog.com/soupe-sources-hydrothermales-a125493544

       http://tsukeshoin.eklablog.com/carnivores-car-omnivores-a124722484

       http://tsukeshoin.eklablog.com/proteines-animales-pour-males-de-taille-a119535708

       http://tsukeshoin.eklablog.com/pyramide-alimentaire-a124748030

       http://tsukeshoin.eklablog.com/proteines-dont-les-vegetales-a119489278

       http://tsukeshoin.eklablog.com/proteines-vegetales-vegan-bio-a120885716

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