• PROTEINES MON AMOUR... 04

     Avec Norman W. WALKER (1971)

    Mouvement New Santé

       Source : http://www.vitaality.fr/sante-jus-norman-walker/

     

       Dans son livre Votre santé par les salades crues et la diététique (traduction de Nadine GASSIE, éditions d'Utovie, 2008), le feu médecin américain Norman W. WALKER, créateur d'un - du ?  - premier  extracteur de jus, décrit longuement les protéines et les acides aminés, sans négliger la viande, et il ajoute les végétaux dans lesquels on peut les trouver avant de proposer de multiples recettes de... salades.

       EXTRAIT SURLIGNÉ : 

       "Les protéines sont composés d'acides aminés, ou aminoacides. Les aminoacides sont des chaînes d'atomes qui, lorsqu'ils se combinent, agissent non seulement comme des briques pour la construction des protéines, mais exercent aussi des fonctions si la vie est présente dans les atomes qui les constituent.

       En d'autres termes, si l'on compare les acides aminés à des blocs de construction, la protéine sera l'immeuble, et les acides aminés représenteront toutes les activités et tous les services qui s'y trouvent. De la même façon que nous avons dans un immeuble non seulement des briques et du ciment, de la charpente, etc., mais aussi des ascenseurs, de l'eau chaude et froide, une circulation d'air, de l'électricité, des téléphones, etc., nous trouvons dans les protéines animales et humaines d'un être vivant des acides animés qui sont les agents d'un champ d'activités si vaste qu'aucune fonction physiologique n'est possible s'ils ne s'y trouvent pas présents sous forme organique, vivante et vitale.

      L'importance de la vitalité dans les atomes composant les acides aminés pourra être mieux mesurée si l'on sait que dans les 6 minutes qui suivent la mort du corps, tous les atomes cessent de vivre d'être des atomes organiques, et leurs fonctionnements et activités cessent. Tant que la vie est présente dans le corps, les atomes vivants qui le constituent possèdent l'étincelle vitale qui leur permet d'accomplir leur travail.

       Les atomes ne ressemblent pas à des animaux dont la vie est apparente et perçue dans leur mouvement. Pourtant, le principe de vie est ou n'est pas présent dans un atome. S'il est présent, alors l'atome est un organisme vivant capable de fournir de l'énergie et de la force. Si la vie n'est pas présente, alors l'atome est inorganique et en tant que tel appartient au règne minéral.

       Rien dans la nature ne demeure jamais immobile. Les choses progressent et se développent ou bien dégénèrent et se désintègrent.

       Le règne minéral contient tous les atomes composant notre monde, dans leur forme inorganique. Chacun de ces atomes, dans le règne minéral, possède un certain taux de vibration, mais aucun principe de vie n'y est présent. Leur progrès et développement, si l'on peut dire, est inverse. En tant que composés d'éléments inorganiques, ils ne peuvent se développer de façon constructive par eux-mêmes. Ils se désintègrent donc, et en se désintégrant ils sont recueillis par la végétation et c'est par ce biais-là, et par lui seul, qu'ils se voient pénétrés du principe de vie. C'est seulement grâce au développement de la plante que les atomes sont fécondés par la vie.

       Le but du règne végétal est depuis l'origine de donner vie aux atomes, et de convertir les atomes inorganiques du règne minéral en organismes vivants et vitaux. Quand la vie de la végétation est détruite par la chaleur, les atomes qui la composent retournent automatiquement à leur état minéral, étant donné que l'on ne peut avoir vie et mort en même temps dans quoi que ce soit.

       En analysant quelques-unes des activités dans lesquelles sont impliquées les acides aminés, l'on constate qu'ils sont essentiels dans la formation et la croissance du sang, l'activité normales des glandes, la bonne santé de la peau, des cheveux, des cartilages des articulations, le fonctionnement normal du foie, et qu'une foule d'autres fonctions dans l'organisme sont régulées par l'action d'un ou plusieurs des différents acides aminés, individuellement ou collectivement.

       Les protéines composant la chair des animaux, mammifères, volatiles et poissons, ont été bâties dans leurs corps par les atomes organiques et vivants de la nourriture crue dont ils se sont nourris. Cette chair, naturellement, est constituée de protéines complètes. Pour que notre  corps puisse digérer de telles protéines, il doit d'abord les dissocier non seulement en leurs acides aminés d'origine mais aussi en leurs atomes d'origine afin de pouvoir bâtir ses propres protéines à partir de ces atomes et acides aminés primaires.

       Il serait insultant pour l'intelligence de tout individu normal de prétendre le convaincre qu'un cheval mort peut être monté tout aussi efficacement qu'un cheval vivant. Or nous constatons que la majorité des gens, y compris ceux qui devraient réellement être plus avisés, continuent de prétendre que le corps humain a besoin de viande comme part essentielle de son alimentation. En premier lieu, la viande est empoisonnée quand l'animal est abattu, car des poisons provenant des glandes surrénales se répandent dans son sang du fait de la terreur de la mort. En second lieu, cette viande est un produit mort qui va se détériorant de seconde en seconde après la mort de l'animal. Ajoutons à cela que la viande et ses acides aminés sont encore un peu plus détruits si on les cuit.

       Néanmoins, l'habitude étant ancrée de consommer des aliments dévitalisés et de continuer à exister malgré cela, il est très difficile de convaincre les gens en général que les atomes de notre nourriture doivent être vivants et organiques si nous voulons espérer nous bâtir un corps vital, libre de toute affection et maladie. Tout comme la vie est dynamique, magnétique, la mort quant à elle est statique, non-magnétique, inorganique. Il faut de la vie pour engendrer la vie et ceci s'applique aux atomes de notre nourriture. Quand les atomes des atomes aminés sont  des atomes vivants, organiques, alors ils peuvent assurer leurs fonctions efficacement.. Quand ils sont détruits par la mort de l'animal ou la cuisson de la nourriture, les facteurs vitaux impliquant les atomes dans le fonctionnement des acides aminés sont perdus.

       Les fruits et les légumes possèdent tous les acides aminés nécessaires au bon fonctionnement de notre système. Le corps humain ne peut utiliser à des fins constructives de la chair animale quelle qu'elle soit sous la forme de "protéines complètes", mais il peut recueillir dans les légumes frais et dans leurs jus, les atomes de la meilleure qualité qui soit avec lesquels construire ses propres protéines.

       La consommation de viande, ou de tout autre produit dérivé et extrait de la viande, résulte en tout état de cause dans l'accumulation de quantités excessives d'acide. Le plus dangereux est l'acide urique que les muscles absorbent comme une éponge absorbe l'eau. Dès que la concentration en acide urique atteint le point de saturation, celui-ci se cristallise, et c'est cet acide urique sous forme de cristaux qui est si douloureux dans les rhumatismes, les névrites, les sciatiques et autres arthrites.

       Il est frappant que les animaux herbivores bâtissent des corps plus grands, plus volumineux et sains à partir d'acides aminés végétaux que ne fait l'homme ne mangeant de la viande.

       Et pour preuve de nature à réfuter les affirmations absurdes en faveur de la consommation de viande, remarquons simplement la puissance et l'endurance des mammifères herbivores utilisés par l'homme comme bêtes de somme et de trait. Du cheval à l'éléphant, tous développent force physique et endurance phénoménales en consommant simplement de la végétation crue.

       Que sont les acides aminés ou aminoacides ?

       Ce sont des éléments complexes composés d'atomes de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote regroupés selon des modèles précis et dans des proportions définies. Deux d'entre eux contiennent en outre des atomes de soufre, et deux autres des atomes d'iode.

       Pour donner une description imagée des aminoacides, nous pouvons évoquer les pétales des roses avec leurs différents agencements de formes et de couleurs. Ceux-ci déterminent les différentes variétés de roses, de la même façon que les groupes d'atomes déterminent le type et la variété des aminoacides. Les aminoacides, à leur tour, s'agencent selon certains modèles afin de former les différentes protéines de notre chair.

       Ci-après figurent les principaux acides aminés, leur composition et leurs fonctions, activités et attributions les plus importantes (...)

       (Les pages 48-53 décrivent par le menu les acides aminés, et les végétaux - crus - qui les contiennent.)

       Pour rendre plus clair les combinaisons de chaînes d'atomes dans les différents acides aminés, il suffira de donner en exemple ceux du groupe Leucine :

       LEUCINE : (CH3)2CHCH2CH(NH2) COOH (Formule empirique  : C6H13O2N)

       ISOLEUCINE : CH3CH2CH(CH3)CH(NH2)COOH (Formule empirique : C6H13O2N)

       NORLEUCINE : CH3(CH2)3CH(NH2)COOH (Formule empirique : C6H13O2N)

       Alors que ces trois aminoacides ont la même formule atomique empirique, la façon dont ces atomes se combinent modifient les propriétés, activités et fonctions de chacun d'eux.

       Si nous considérons les vastes ramifications de ces combinaisons d'atomes et le travail qu'ils ont à accomplir, nous pouvons mieux apprécier la valeur de la VIE dans chacun d'eux. Nous pouvons aussi comprendre pourquoi il est tellement plus simple pour le corps de bâtir ses propres protéines complètes, efficaces et vivantes, à partir d'éléments simples plutôt que de devoir dissocier les atomes morts, dépourvus de vie, de la chair animale cuite.

      La consommation de viande est purement et simplement une question de goût personnel, de préférence et de discrimination. Ce n'est en aucun cas une question d'apport à l'organisme dont il a besoin.

       Pour résumer la question de la viande, nous avons constaté par notre expérience pratique que les protéines de viande sont non seulement inutiles, mais encore néfastes, à la nutrition du corps humain. Un travail musculaire lourd s'accomplit mieux et avec moins de fatigue, l'habitude aidant, si l'on a complètement éliminé la viande de son alimentation, et si les protéines nécessaires au fonctionnement des muscles sont synthétisées à partir d'une grande variété de légumes crus et de leurs jus frais, lesquels contiennent tous les éléments simples nécessaires à cette élaboration.

       La Nature n'a pas prévu que l'homme, pour sa nourriture, tue des animaux et cuise leur chair. Dès lors que la viande disparaît de l'alimentation humaine, une meilleure santé peut être observée, laquelle s'accompagne de plus d'énergie, de vigueur et de vitalité, et d'une plus grande acuité intellectuelle.

       Sur le plan physiologique, la consommation de viande augmente l'acidité du corps. Dans le processus de digestion et de dissociation des protéines de viande en leurs acides aminés d'origine, une grande quantité d'acide urique est libérée dans l'organisme. Si celui-ci pouvait l'éliminer aussitôt, le dommage serait moindre. Mais ce qui se passe en réalité, c'est que les muscles absorbent une énorme quantité de cet acide urique qui au fil du temps les sature. A la longue, l'acide urique s'agglomère en cristaux dont les extrémités pointues comme des aiguilles causent les inconforts et les vives douleurs dans les crises de rhumatisme, névrites, sciatiques, néphrites et dans certaines maladies du foie.

       Au cours de nos recherches, nous avons procédé à des milliers d'analyses d'urine de mangeurs de viande et constaté sans exception que l'urée présente dans leur urine était de l'ordre seulement de un dixième à un cinquième de ce qu'elle aurait dû être normalement, ces résultats indiquant que les muscles absorbaient de 5 à 10 fois ce que le corps aurait dû éliminer par les reins.

       Ne serait-ce que pour cette raison, afin de nous épargner des souffrances inutiles, nous devrions nous abstenir de consommer de la viande et des produits dérivés."

       In Votre santé par les salades crues et la diététique (traduction de Nadine GASSIE, éditions d'Utovie, 2008, pp. 44-55.

     

       Notes :

       - A la suite des recettes de salades, Norman W. Walker dresse une "brève encyclopédie des légumes et des fruits" pour leurs apports en acides aminés. Outre le recueil permettant de confirmer l'omniprésence des aminoacides, l'appréciation des légumineuses, réunies en une seule rubrique est nette et sans concession - dès que celles-ci sont cuites. Ce sont aux yeux du médecin convaincu "des aliments excessivement acidifiants en raison de leur très faible teneur en eau organique et de leur pourcentage élevé de protéines et glucides concentrés." Il met également en cause l'incompatibilité de ces macro-éléments... "Le corps finira par être surchargé par l'acidité produite par la fermentation et la putréfaction qui résulte de cette association incompatible. Crues, les teneurs différentes en eau rendraient les légumineuses consommables. D'autres sources nous ont informée de substances toxiques dans les haricots verts au moins. Germés, les grains paraissent l'état alimentaire seul acceptable...

       Thierry CASASNOVAS repousse également les légumineuses, pour les mêmes raisons.

       - "Le but du règne végétal est depuis l'origine de donner vie aux atomes, et de convertir les atomes inorganiques du règne minéral en organismes vivants et vitaux." (p. 45) "La Nature n'a pas prévu que l'homme, pour sa nourriture, tue des animaux et cuise leur chair. (p. 54)

       Ayant visionné récemment deux vidéos contradictoires relayées par La Chaîne de Vévé, en réaction aux propos de Thierry Casasnovas (Vévé DODET entretient une relation mi-figue-mi-raisin avec notre hygiéniste), la notion de téolologie nous est devenue plus familière et semble autant participer du propos de Norman W. Walker que faire le miel de l'argumentaire scientifique banal : au détriment de la vérité ?

       Pour une définition, avec citation de Claude BERNARD fort intéressante : http://www.cnrtl.fr/definition/t%C3%A9l%C3%A9ologie

       "Cette détermination intentionnelle paraît surtout évidente dans les êtres vivants qui forment un tout fini ; elle le paraît moins pour le physicien et le chimiste qui ne voient que des fragments des phénomènes généraux du grand tout. Aussi sont-ce ceux-ci qui ont combattu la téléologie comme fournissant des idées fausses et aujourd'hui les savants n'osent pas avouer qu'ils sont téléologistes parce que ce sont des choses qui ne se démontrent pas (Claude BERNARD, Notes, 1860, p. 59).

       Le biochimiste Marc HENRY ne dit pas autre chose sur les sciences de la vie.

       - Comme en deuxième contrefeu à Norman W. Walker, Vévé Dodet encore a mis en ligne un article d'origine scientifique... véritable hymne à la viande de porc, au nom de ses vertus anti-oxydantes.

       http://lachainedevv.com/effets-antioxydants-et-anti-inflammatoires-des-extraits-de-porc-etude-scientifique/ ou http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4869556/

       Si les substances anti-oxydantes sont elles aussi partout. Fantastique !

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