• PROTÉINES MON AMOUR... 15

     ACQUIS D’ÉTAPE ? Baluchon aux vents.

    Céleri Keriadenn 2016

       Sur fond de ciel orageux, livèche (Levisticum officinale) en fleur. Été 2016.

       Les billets sur les protéines se succèdent facilement, enflant leur nombre, au diapason d'un sujet costaud, initié en 1839 par Gerhard MULDER (en 1838-1839 selon Colin T. CAMPBELL et Wikipédia). Un bilan d'étape nous semble intéressant maintenant que beaucoup de données majeures ont été parcourues et que d'autres, complémentaires pour certaines, franchement contradictoires pour d'autres, sont prévues concourir à la thématique (sans exhaustivité, et avec une scientificité aussi baladine que sérieuse par son interrogation active au moins, celle qui est aujourd'hui déniée au commun ?, et qui mènerait au "bon sens" ?).

     

    Jardin Keriadenn 2016

    Jardin Keriadenn 2016

       Jardin, été 2016. Le fenouil pourpre précédemment approché, est dans son "cadre" cette fois (photo et scène soignées ?!). Des pommes de terre laissées à elles-mêmes depuis deux ou trois ans (parfois maltraitées par le gel, "volontairement" négligées) prospèrent à son pied.

     

       Avant de détailler quelques plantes ou végétaux choisis pour leurs vertus protéiques, avant que la viande et les protéines animales ne se taillent leur part (de lion ?), avec le rêve éveillé des feuilles sous le soleil d'été, voici donc un listing de ce que nous avons compris, entendu et parfois évité frontalement (les normes internationales et nationales / attitude à revoir !? avec envie de m'esclaffer, pas vraiment de rire...).

       1 - Le discours ambiant et trop souvent pressant, voire culpabilisant (le diktat évoqué d'emblée), est miné par de perçantes affirmations pour qui tend l'oreille à la périphérie, ou dans la Toile - Web)... Ces dernières sont-elles fiables ? Ceux qui les énoncent - et seuls ceux que nous connaissons, appartiennent au domaine scientifique ou s'y frottent (et précisent leurs travaux et sources) ou s'expriment sans références particulières (mais conviction et/ou logique). Ils sont désormais recensés. Confirmations et explications les plus rationnelles sont exigibles, à trouver, que nous ne chercherons pas, immédiatement du moins (la question et les suspens ouvrant les aguets, promettant veille), tandis que l'expression des recommandations les plus autorisées est, quant à elle (enfin ?), du jour, et dans leurs textes (scientificité, on a dit !).

       La FAO (Food & Agriculture Organization), par exemple, établit, avec au passage l'importance de l'azote souvent passé sous silence médiatique en France comme on l'a vu (car trop moléculaire ?, ou trop connoté agriculture, ou pire : nature ?), le rôle des protéines, en décrivant leur fonctionnement en cas d'excès (proportionnel ou quantitatif). "Tout comme les glucides et les lipides, les protéines contiennent du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène, mais aussi de l'azote et souvent du soufre. L'azote est un élément primordial nécessaire à la croissance et à la cicatrisation. Les protéines sont les principaux constituants structurels des cellules et des tissus et constituent, avec l'eau, la majeure partie des muscles et des organes. Elles varient d'un tissu à l'autre selon qu'elles sont dans le foie, le sang ou des hormones. Elles sont nécessaires pour :

       - la croissance et le développement du corps ;

       - l'entretien, la cicatrisation et le remplacement de tissus usés ou endommagés ;

       - la production d'enzymes métaboliques et digestives ;

       - la constitution des hormones comme la thyroxine et l'insuline.

       Bien que les protéines puissent aussi fournir de l'énergie, elles sont surtout des constituants essentiels des cellules. Toutes les cellules doivent être remplacées à un moment ou un autre et ce remplacement nécessite des protéines.

       Les protéines consommées en excès de la ration nécessaire à la croissance, au renouvellement des cellules et des liquides biologiques et à diverses autres fonctions métaboliques, sont transformées en glucides et stockées comme réserve d'énergie. Si l'apport calorique des glucides et lipides de la ration est insuffisant, une partie des protéines sera transformée en énergie et donc indisponible pour la croissance, le renouvellement cellulaire et les autres besoins métaboliques. Cela est particulièrement important pour les enfants qui ont besoin de plus de protéines pour grandir. S'ils ne reçoivent pas assez de nourriture pour leurs besoins en énergie, une partie des protéines consommées sera détournée pour fournir de l'énergie."

       Source : http://www.fao.org/docrep/004/W0073F/w0073f10.htm

     

      2 - Le niveau de protéines requis en alimentation humaine pourrait être inférieur aux pratiques courantes autant qu'aux affirmations médiatiques et "supérieures", si l'on s'en tient à nos références (mais là encore, notre incursion ne peut être suffisante et oblige à continuer l'interrogation comme la veille). Notre petite promenade complétée des normes internationales et nationales amène à des chiffres assez variés, pour ne pas dire détonnants, même si une ligne intermédiaire (à la baisse) en déteint. Commençons le recensement par notre cher pays, toutes les valeurs et données avancées n'étant pas toujours détaillées (rapportées en durée, aux personnes concernées, par âge, genre, etc.), mais restant déductibles et compréhensibles, et notre sélection se faisant de préférence par informations progressives ou complémentaires :

       - entre 10 et 27% de l'apport journalier pour l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), "plus grande agence de sécurité sanitaire en Europe" ! (https://www.anses.fr/fr/content/fusion-afssa-afsset-naissance-au-1er-juillet-de-la-plus-grande-agence-de-s%C3%A9curit%C3%A9-sanitair-0). (Belle jambe et pas de mention "publique" dans le titre étendard. De la feu AFFSET, moins glorieuse.)

        "L’Agence a établi l’apport nutritionnel conseillé pour les protéines à 0,83 g/kg/j chez les adultes en bonne santé. Il est difficile, compte tenu de l’insuffisance de données disponibles, de définir une limite supérieure de sécurité pour l’apport protéique. Dans l’état actuel des connaissances, des apports entre 0,83 et 2,2 g/kg/j de protéines (soit de 10 à 27 % de l’apport énergétique) peuvent être considérés comme satisfaisants pour un individu adulte de moins de 60 ans. (Un groupe de travail sur les recommandations de répartition des macronutriments dans l’apport énergétique quotidien est en cours. Le rapport du groupe de travail est attendu pour 2016)" - Source : https://www.anses.fr/fr/content/les-prot%C3%A9ines

        Notes : Destinée à la communication générale, une page entière (mais légère, documents et rapports en annexe consultable) est dédiée aux protéines. Question (teintée de mordant !) : Le haut de la fourchette sera-t-il visé et révisé dans le groupe de travail "en cours" ? Le bas ? Les menus scolaires de notre localité (oui, c'est une sorte d'obsession négative) semblent se rapporter à la position nationale la plus nourrie... Au détriment des enfants ? sachant que leurs besoins sont jugés les plus massifs et les plus conséquents et que nul ne peut nier ni la sensibilité de toute prescription les concernant, ni la volonté de bien faire. Santé publique en jeu, lois de portée massive en main, expertise gonflée de la surenchère du doute ?... Pour la quantité adaptée à une personne (adulte !) de 60 kg, notre calculatrice affiche 49,8 g de protéines à consommer, 70,55 g pour une autre de 85 kg. Enfin, l'image choisie par l'ANSES sur son site internet mérite regard, d'autant que œufs et lait exceptés, les produits sont visiblement... crus ou non (ou peu) transformés.

          - Ne jamais dépasser la dose de 2,5 g de protéines par kg de poids corporel par jour." Ces  chiffres sont ceux de l'EFSA (European Food Safety Authority) utilisés par le site Passeport-Santé. La VNR (Valeur Nutritionnelle de Référence) annoncée est identique à celle de l'ANSES, soit à 0,83 g par kg de poids corporel par jour pour tout adulte (personne âgée comprise), chiffres de 2012, l'intérêt des sources végétales étant par ailleurs précisées à la louche. "Les PRI s’appliquent aux protéines alimentaires mixtes aussi bien d’origine animale que végétale."

       - entre 10 et 15 % de la ration calorique selon l'OMS, (Organisation Mondiale de la Santé) (http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2003/pr20/fr/) ; "Selon le rapport, les glucides doivent satisfaire l’essentiel des besoins en énergie, soit 55 à 75% de l’apport journalier, et les sucres libres doivent rester en dessous de 10%. Les protéines doivent couvrir 10 à 15% de la ration calorique et la quantité de sel absorbée doit être inférieure à 5 grammes par jour. En revanche, il faut consommer beaucoup plus de fruits et de légumes, au moins 400 grammes par jour."

       - Au XIXe siècle, nous rappelle Colin T. CAMPBELL, le chiffre de 48,5 g de protéines suffisantes par jour a été énoncé par Carl VON VOIT, "père de la diététique" pour certains (?) sans que le goût de surenchère ne l'ait rapidement exempté de calme prudence (recommandation portées à 118 g). Ramené au même mode d'évaluation (extrêmement général, puisqu'il s'adresse à une moyenne - inexistante, c'est nous qui écrivons), le chiffre clé d'aujourd'hui serait de 55 g (toujours selon Campbell, et notre lecture).

       - entre 5 et 6 % ! Reprise (tri ? repetita !) des propos de Colin T. Campbell, noir sur blanc, page 483 de L'Enquête Campbell (2006 aux USA) :

       "Dans les faits, seulement 5 à 6 % de protéines sont nécessaires pour remplacer celles qui sont rejetées régulièrement par le corps sous forme d'acides aminés. Cependant au cours des cinquante dernières années, une quantité de 9 à 10 % a été recommandée pour s'assurer que la plupart des gens aient leur quota minimal de 5 à 6 %. Cette recommandation correspond à l'apport quotidien recommandé bien connu (AQR)."

       Note AQR... puis chiffres US / Internet : Loin des AQR de la finance, l'AQR c'est encore l'AJR, l'ANC, les VNR ou les PRI, selon les autorités (marque de distinction ?)... L'USDA (Food and Nutrition Information Center) utilise le terme de RDA (Recommended Dietary Allowance). Pour les protéines, sa valeur est de 0,80 g/poids corporel en pounds. (Sources : https://fnic.nal.usda.gov/food-composition/macronutrients/protein-and-amino-acids & http://www.nap.edu/read/10490/chapter/12). "The RDA for adult men and women is 0.8 grams of protein for every 2 pounds of body weight. The RDA is usually reported as a single value, which makes it the easiest to use. The RDA for women is 46 grams daily ; men need 56 grams of protein daily." (Source : http://healthyeating.sfgate.com/usda-protein-requirements-grams-8619.html). Colin T. Campbell fait donc référence à la fourchette basse.

      - entre 2.5 % et 11 % !?

    Protéines dont les végétales

       Le blog Douce frugalité a offert en décembre 2015 la traduction d'une synthèse de documents plus ou moins scientifiques américains (Pauline est traductrice anglophone de métier). Archivé avant que lu attentivement, un billet dédié a existé en Tsukeshoin. Devant son contenu et notre présente démarche, il est totalement copié et annoté en "Protéines mon amour... 16". Il donne également suite touffue au point 3 consécutif. Son auteur est Michael BLUEJAY, végétarien revendiqué (encore un !) et polygraphe (minimalisme entre autres comportements)  (http://michaelbluejay.com/michael/ ou http://michaelbluejay.com/).

       Source : http://doucefrugalite.com/2015/12/06/proteines2/

     

       3 - La qualité des protéines nutritives est un vaste débat, infini même... et qui semble relégué aux marges quasi-inaudibles en France officielle, pour le pire peut-être (ce pourquoi nous ayons à nous fendre sur le sujet ?, en admettant notre oreille irrévérencieuse et aventurière ! Aventureuse ?!). Des 8 ou 9 acides aminés essentiels à consommer chaque jour et à chaque repas (!?) sous peine de graves carences (le gros, le courant des avis communs et autorisés), végétaux ou animaux selon le prisme (pour ne pas dire l'idéologie) adopté, à la satisfaction obtenue par des aliments non conventionnels, et/ou sur une période allongée, qui admet des compétences de l'organisme méconnues sinon ignorées (composition dans le temps, voire fabrication et synthèse selon la consommation - nos sources sont ici légères mais questionnantes et à poursuivre) avec une approche tranquille quoique sérieuse, appliquée (de la variété des assiettes au fil des jours), le panel est complet pour ne pas dire claudiquant d'oppositions, mais tout aussi riche de possibilités, d'hypothèses et de témoignages ! Rien ne vaut alors l'expérience et les essais ? (Non débridés, SVP ! Si d'aucuns me prennent au mot !) Personnels, collectifs, étudiés de près ou non ? Énumération la plus rapide et sèche possible, après un copieux détour par le lait maternel, persistante manifestation toute en simplicité de notre animalité substantielle, pour prendre bonne(s) mesure(s) et illustrer la problématique finalement vite "résumable"...

       - Le lait maternel, destiné à un nourrisson en croissance importante (mais très lente comparée aux autres mammifères), est LA référence naturelle de l'alimentation humaine par excellence... Il contient environ 1% de protéines, selon Wikipédia (calcul aisément confirmé en g/L ou 100 ml). En quantité par litre, l'ADLF (Association des Lactariums de France) cite une valeur "comprise entre 8 et 12 g/L, (...) nettement inférieure à celle des autres mammifères." Source : http://sdp.perinat-france.org/ADLF/composition-du-lait-maternel.php à partir du guide public français (http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/allaitement.pdf)

     

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       Grosses lettres, calcul aisé, en terme de proportions - extrêmes. Source : http://campus.cerimes.fr/maieutique/UE-obstetrique/lactation/site/html/4.htmlhttp://campus.cerimes.fr/maieutique/UE-obstetrique/lactation/site/html/4.html

       N'étant pas avertie des modes de calcul propres aux offices de nutrition, il est toutefois important de rapporter ce chiffre à l'ensemble des composants, eau comprise ou non et se référer aux valeurs ailleurs énoncées. Nous n'avons pas trouvé pour l'instant ceux qui correspondent à ce que Thierry Casanovas, et Anne-Marie BOUTEHIER (Crudivegan) avancent par exemple, de l'ordre de 6% pour exprimer la part protéinique. Ce chiffre est aussi celui qu'émet Michael Bluejay (Protéines 16). Nous sommes par ailleurs sensible à la merveilleuse notion d' "eau organique", énoncée par Norman WALKER - de mémoire : l'eau qu'une analyse scientifique réductionniste aime à évacuer pour isoler "ses" objets choisis d'étude, ses chouchous... et... passer à côté du central, du corollaire, etc., du vital ?

       Le site "Nutri Pro" de Nestlé ? L'entreprise dont l'ancienne salariée Yasmine MOTARJEMI balance les pratiques et la mentalité opératoire transcrit d'enrichissants savoirs :  https://www.nutripro.nestle.fr/dossier/nutrition-moments-de-vie/nourrissons-enfants-en-bas-age/le-lait-maternel-en-quoi-sa-composition-est-elle

       Ces lectures sont édifiantes et laissent songeur sur le lait consommé adulte, mais aussi sur la notion de spécificité alimentaire et d'espèce (vivante)... Nœud de notre affaire ?

       La Leche league (association internationale de promotion de l'allaitement maternel - d'origine nord-américaine) éclaire à sa manière les apports reconnus : "Le taux de protéines du lait humain est l'un des plus bas parmi tous les laits, ce qui est en accord avec la croissance staturale beaucoup plus lente du petit humain par rapport à celle des autres petits mammifères. Une bonne partie (20 à 25%) de l'azote présent dans le lait humain provient de sources non protidiques, qui comportent plus de 200 molécules différentes telles que les acides aminés libres, la carnitine, la taurine, des sucres aminés, des acides nucléiques, des nucléotides, des polyamines. Le statut nutritionnel maternel peut avoir un impact sur les composants azotés du lait. Une étude a observé un taux plus bas de protéines et d'immunoglobulines dans le lait de mères colombiennes malnutries. Même chez des femmes bien nourries, le pourcentage des protéines dans l'alimentation a un impact sur les facteurs protidiques du lait." (Source : http://www.lllfrance.org/vous-informer/des-etudes/1074-nutriments-du-lait-humain), à croiser avec :

       "Les protéines représentent les trois quart de l'azote total du lait humain. Elles sont partagées en deux groupes : les caséines et les protéines du lactosérum ou protéines solubles (...)." (Source : http://archimede.bibl.ulaval.ca/archimede/fichiers/22769/ch02.html)

       (Nota : la distinction entre protides, protéines et acides aminés serait-elle à maîtriser parfaitement ?)

    PROTÉINES MON AMOUR... 15

       Pour la visibilité ! Source : http://puericulture.forumactif.com/t15558p20-lait-de-croissance-naturel  Voir aussi : http://www.fao.org/docrep/t4280f/T4280F01.htm

       - Des 8 (ou 9 parfois) acides aminés dits essentiels, vitaux : l'être humain ne les synthétise pas ; i lui faut les trouver ! Et systématiquement ! Tel est le mémorandum, la bible partout ou presque répétée, donc. Devant la part protéinée des aliments classiquement encouragés, une certaine surconsommation générale est à craindre... dont les maux ne se font en effet pas attendre, ne serait-ce qu'en réserves (joliment dénommées, rassurantes, mais éventuellement/probablement nocives).

       - La "loi" du maillon faible aggraverait encore les conséquences du modèle des 8-9 acides aminés essentiels, du fait que l'acide le moins disponible limiterait l'accès aux autres quelle que soit leur proportion, par un phénomène d'alignement quantitatif, aux dépens de la consommation calibrée souhaitable "égalité bonheur". Inspiré par les conclusions de l'ANSES, l'article de Wikipédia consacré aux nutriments écrit cependant que "Des études récentes sur des populations végétariennes non pratiquantes de cette théorie n’ont décelé aucune carence protéinique. Elle est de plus en plus considérée comme dépassée." (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nutriment)

       - Aliments d'origine animale/végétale : là réside sans doute l'une des questions les plus sensibles, puisque d'un côté - historique occidental, les acides aminés y seraient quasi-parfaits, dosés idéalement et pourvus en fer et vitamine B12 (laissant toutefois perplexes devant leur proximité organique doté du charme de l'assimilation accrue en mode similaire, propre à la pensée magique et/archaïque, souligné d'emblée), de l'autre, le parti pris mais aussi les contre-arguments évocateurs, attrayants et souvent concluants (dans notre cas, encore si court)...

       - Les végétaux champions des acides aminés ? Ils en recèleraient tant et tant selon certains, en l'occurrence adoubés dans le champ scientifique le moins contesté (en France, Claude COSTES et compères, de l'INRA)... D'excellente qualité ? Norman Walker, Colin T. Campbell, Roland DEXTREIT, etc... Pourquoi tant de questions, après tout ? Comme des doutes ataviques !

       - La verdure, la chlorophylle : produit négligé, oublié ? Aliment parfaitement adapté à l'humanité ? (Victoria BOUTENKO et ses émules)

       - Acide phytique ! Les associations de certains menus végétariens, encouragés par l'ANSES même, et composés par complémentarité des acides aminés dits essentiels (légumineuses et céréales conjointement dans l'assiette) seraient une bombe sanitaire ?! A bon entendeur et voyageur décrypteur ! (Alternative Santé fossoyeur/ Laurence FROIDEVAUX - Phantastique réhabilitatrice)

       - Du brut, du cru !? Que fait et défait (malmène et cause) la cuisine ? Attention, autre domaine sensible. Le deuxième et tout aussi retentissant, non ?

       - Et notre estomac, nos intestins, nos hormones... Rythme, bio-chronologie, adaptation, modulation, stockage, libération... Les organismes vivants (le nôtre, les nôtres, certes pas toujours au mieux de leur forme) disposent à l'évidence d'une gamme de réponses et d'aménagements que nos concentrations sur les éléments que l'histoire a révélé un temps pourraient négliger, nous menant en bateau  Que dis-je, en pétrolier !

     

       Alors...

      Les propos les plus divergents et les plus marquants de notre pensum temporaire s'abstiennent souvent de liens scientifiques (protocolaires) ou s'en détachent définitivement (expériences personnelles concluantes et stimulantes, en contrepartie)... Des études contemporaines, généralistes, avec de nouveaux moyens d'investigation (ceux d'aujourd'hui) sont-elles menées quant à elles, qui ré-examinent les énoncés communs, lesquels ignorent d'ailleurs de citer leurs sources et références passées (si connues qu'inaccessibles à d'aucuns simples vivants ?) ? Les recherches actuelles ne se limitent-elles de ne pouvoir travailler qu'à distance expérimentale de l'humain (animaux de laboratoire privilégiés, bouts de lorgnette) par ailleurs ? Les travaux de Colin T. Campbell s'inscrivent avant tout dans le champ des pathologies, accusent les ressources animales et font gracieusement appel à des portions d'histoire... Selon la logique puriste sinon extrémiste soulevée intentionnellement pour ce paragraphe, c'est insuffisant quoique déjà pesant. Peut-on parler de blanc ou carence systémique, faiblesse de savoir individuel et sociétal (à commencer par le nôtre, si banal), d'acquis si définitifs - dans leur acceptation collective, qu'ils invalident la résurgence sereine de curiosités négatives, révisionnistes spontanées et bienvenues ?

       Montrons-nous parallèlement un excès de marginalité, tendance critique facile ? Ne produisons-nous qu'un dégrossi fantaisiste et racoleur propre à la blogosphère dilettante ?

       Se demander ce que l'on consomme, ce que l'on va avoir au menu et les effets attendus conduisent inévitablement sur les chemins de traverse. Goût de l'originalité, parcours aux relents narcissiques (faire autrement et original dans la communauté ?) en supposés réducteurs acceptables, essayer, remettre en cause, et apprécier quelques résultats obtenus pour le moins réajustent incroyablement l'horizon (joyeusement oxygéné).

       Bien au-delà de la nécessité de manger (ou boire) des protéines en quantité raisonnable, et adaptée (l'état de santé est insuffisamment mis en avant dans les propos nutritionnels relevés), entre présences et nuances, la BIO-DISPONIBILITE des acides aminés semble le cœur du problème, parachevé de leur ASSIMILATION (aspect individuel renforcé), tout en pointant l'opportunité du refus d'une telle catégorisation par éléments aussi constitutifs soient-il ! Nature propre (de l'humain, de la personne, de l'aliment  aussi !) et inter-relations (milieux, événements) se rejoignent dans la valse vitale, où les données scientifiques prennent des airs de repères aussi méritoires, attendus que contestés et/ou fragilisables (et toujours partiels et décalés temporellement). La diversité des acides aminés, la richesse de la palette alimentaire humaine (omnivore !?), la complexité du fonctionnement de l'organisme laissent tant de possibilités pratiques, de béances à la compréhension et de risques de tromperie ! En une société de palette alimentaire extraordinaire et de doute sanitaire fondé, l'expérimentation reste une voie attractive que la DIFFÉRATION des pathologies dans le temps peut assombrir (comment déterminer les causalités dans ce processus propre à toute durée vitale - toujours plus exploité par les industriels et les pouvoirs de tout poils en l'occurrence !), sachant que les habitudes alimentaires ne présentent aucune supériorité logique à la question (n'en déplaise aux tenants de la sagesse traditionnelle, aux cultures ancestrales), puisque le même phénomène opère magistralement dans les us et coutumes, avec en plus un enfouissement de l'origine des conséquences sur le long terme, sous l'habitude sans oublier... l'oubli.

       (Il y a certes les gens de telle ou telle île peuplée de centenaires gaillards et souvent comme enviés (!), et cette magnétique affirmation de Marcel VIOLET qu'une vie humaine serait faite pour durer 140 ans !)

       Nous allons continuer. Sans prétention. En demandant au lecteur de pardonner notre propre capacité à oublier ce que nous avons pourtant lu, copié, et soulignant que tous les billets passés et à venir sont relus, revus, augmentés (ou réduits !) au gré des nouveautés rencontrées ou des mécontentements rétrospectifs. Comme le décrit excellemment Bruno BERTEZ dans un texte récent disponible sur le Blogalupus, la voie internet colle au monde comme il va (et apprendre aussi, dans un autre billet du même blog ce qui se passe en ce moment, au Vénézuela économiquement accablé.. du coté des zoos) : https://leblogalupus.com/2016/08/08/mouvement-liberte-reflexion-pour-ne-pas-perdre-le-fil-par-bruno-bertez/comment-page-1/#comment-107881

     

    Jardin Keriadenn 2016

       Des délices et trucages de la photographie par gros-plan : superposition artichauts, rose trémière, cytise. Été 2016. Pas grand chose de comestible !

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