• PROTÉINES MON AMOUR... 19 (Menez-Dregan)

     Grotte de cueilleurs-chasseurs (par vagues)

    Menez-Dregan Keriadenn 2016

       En Plouhinec (29), la grotte éboulée est investie chaque année par une équipe archéologique. Les strates de temps préhistoriques sont peu à peu fouillées. Vue datant d'août 2016.

     

    Menez-Dregan Keriadenn 2016

       Fin août 2016.

       "Le gisement de Menez-Dregan est situé dans l'extrême ouest de la France, sur la commune de Plouhinec (Finistère). Le site se trouve actuellement sur la côte et la marée haute arrive à quelques mètres de la "grotte abri". Le site est donc menacé lors des fortes tempêtes.
        (...)

       L'histoire du site de Menez-Dregan
       La grotte marine a été creusée par la mer il y a plus d’un million d’années (1 Ma) à la faveur de failles approximativement perpendiculaires à la côte. Depuis lors, elle a vu le niveau de la mer varier considérablement en fonction du climat. Durant les périodes glaciaires, l’eau des océans étant retenue sur les calottes polaires, le rivage devait être à plusieurs dizaines de kilomètres de la grotte. Pendant les périodes interglaciaires le niveau marin était suffisamment élevé pour déposer des plages de galets dans la grotte (couches 10 à la base, 8 et 6) et pour éroder une bonne partie de ce qui avait été déposé précédemment. Une grande partie des dépôts qui se sont formés dans la grotte ont dû être évacués par la mer ; c’est l’effondrement progressif de la voûte et les énormes blocs reposant sur les sédiments qui ont préservé ce que l’on connaît maintenant. Les hommes (a priori des Homo heidelbergensis) ont occupé le site lors des phases climatiques intermédiaires, ni très froides ni très chaudes, alors que le rivage était à une dizaine de kilomètres. Dans la plaine côtière qui s’offrait à eux ils pouvaient chasser des éléphants, des équidés et des bovidés. Aujourd'hui la grotte ressemble plus à un abri sous roche qu'à une grotte !


        Les fouilles de Menez-Dregan
        C'est le géologue et géographe Bernard HALLÉGOUËT qui découvre le site en 1985, alors qu'il cartographie les plages fossiles. Avec son collègue Jean-Laurent MONNIER (CNRS, Université Rennes-1), il y réalise des sondages (1988 et 1989) qui confirment l'existence d'un riche site préhistorique à Plouhinec. A partir de 1991, des fouilles archéologiques programmées sont conduites par Jean-Laurent Monnier, qui, en 2012, passe le relai à Claire GAILLARD (CNRS, Muséum national d'Histoire naturelle). Les découvertes vont s'enchaîner : outillage lithique, foyers...

     

    Couches stratigraphiques grotte Menez-Dregan

        "A gauche, Stéphane HINGANT, préhistorien à l'INRAP, montre la couche numéro 7 où se trouve une bande de sable calciné, trace d'un ancien foyer..."

       Source : http://www.hominides.com/html/lieux/menez-dregan.php

       Voir aussi une interview de septembre (2016) de Claire Gaillard, avec des informations sur les datations de la maîtrise du feu, mondialement datée vers -700 000 désormais, ainsi que les migrations humaines en temps glaciaires (sud de la France comme front arrière de l'Ouest ?) : https://abp.bzh/le-point-sur-menez-dregan-le-site-archeologique-le-plus-ancien-en-bretagne-40808

     

    (Menez-Dregan Keriadenn 2016

       Sur le grillage entourant le site de fouilles, panneau informatif. Août 2016.

       "Le site de Menez-Dregan I est mondialement connu pour avoir livré les plus anciens foyers entretenus par l'Homme en Europe occidentale. Plus d'une dizaine de foyers ou de zones de combustion ont été repérées sur la fouille à ce jour."

     

    Menez-Dregan Keriadenn 2016

       Coupe schématique du sol exploré, montrée dans le petit bâtiment muséal de Menez-Dregan, fin août 2016. De petits dessins avec flammes, des nonos (des os) les accompagnent à l'occasion. Du feu pour quoi ? Pour cuire ?!

     

    Menez-Dregan Keriadenn 2016

       Autre panneau explicatif dans le petit bâtiment muséal - très agréable - de Menez-Dregan, fin août 2016. Une fresque en couleur, visible en pied de photographie, donne une vision possible du panorama de la grotte lorsque le niveau de la mer était plus retiré qu’aujourd’hui (marée basse ou non).

       Imaginer sur ces terrains de grande plaine de gros herbivores déambulant, comme autant de proies pour nos chasseurs-cueilleurs d'ancêtres (ou pas : d'autres peuplades ont pu remplacer ces observateurs sans héritiers !)...

     

    PROTÉINES MON AMOUR... 19 (Menez-Dregan)

          Les paysages connus en période de glaciation sont la toundra ou la steppe. La toundra offre un paysage d' "arbres nains, de lichens et de graminées", tandis que la steppe arctique est "une végétation rase des régions froides". Source : La Bretagne préhistorique, Les peuplements, des origines à la conquête romaine, Yannick LECERF, Skol Vreiz, 2014, pp. 13 & 117 (lexique).

     

       # Au 05-03-2017, sur le site Youtube de l'amateur NÉO02MANU, on découvrira une partie des architectures mégalithiques bâties au néolithique : https://www.youtube.com/watch?v=wbX_K_uMWP8

     

    « "IL N'Y A PLUS D'ESPOIR A PERDRE" (D. A)Feu d'usage très ancien bis / WRANGHAM »