• PROTEINES MON AMOUR.... 22 (Neandertal)

     Goût de la viande, "gRande" santé : grand air ? Rrrr !

       ForeBears (2013), film de Marie CACHET et Varg VIKERNES. Source : https://www.youtube.com/watch?v=Syir5-5u2UA

       Neandertal comme inspirateur. Reconstitution a priori simple et directe. Pas de morphologie humaine maquillée, travaillée, pas de pâture sémantique. Un intérieur sombre, des occupations prosaïques. Plus tard un oiseau prisonnier, un homme au sol. Près d'une arme à feu. Des gestes, chemins de retour, des gens, homme seul, femme et enfants. Et des paysages variés, urbains, routiers, ou naturels. Ouverts, célestes, élémentaires, ils se montrent vibrants, habités (et riches d'une viande dont on sent le fumet et palpe le fondant). Le crâne pigmenté de rouge d'un Néandertalien accompagne un garçonnet... Énigmatique. Envoûtant.

     

       " ... les individus portant 4% de gènes provenant exclusivement de l’homme de Neandertal sont bien plus homme de Neandertal qu’Homo sapiens". In Atala, chapitre I B. Sources : https://atala.fr/2012/09/24/b-le-genre-homo-fr/ & https://atala.fr/2012/09/25/2-neandertal-fr/ ou https://atala.fr/2012/09/26/c-cro-magnon-lhybride-fr/.

       Marie CACHET a entrepris l'étude d'un "poulain", le sien : Neandertal. Avant que l'hybridation Sapiens - Neandertalesis, dans une réalité tardive ne soit officialisée il y a très peu de temps on l'a vu (et après l'hypothèse d'une rencontre ancienne, formulée peu avant), balayant rudement les théories d'interfécondité impossible, jusque-là majoritaires dans la communauté scientifique, elle l'a soutenue dans une généalogie longue, faite de rencontres fatidiques et fécondes. Sur son site Atala, empli de mythes, de tensions, de réflexion bouleversants, c'est un hymne argumenté et partisan qu'elle propose, cherchant et apportant des pièces, pourfendant l'exclusivité de l'autorité académique. L'appel des gênes est affirmé, et dans ses modalités les plus expresses de migration et de reproduction lors des phases de survie répétées que Neandertal a souvent traversées. "Je crois à la puissance de l’ADN, le thumos dans l’âme platonicienne, qui nous dicte ce qui est bon pour nous, en fonction de notre environnement." (In 2 - Glaciations et migrations) Une certaine idée de la Nature et de la place humaine y participe pleinement, où...

       "Il est parfois bon de savoir regarder l’être humain comme un animal. Ceci jusqu’à un certain point. L’homme est un animal, mais un animal particulier. Cette singularité est l’arme que lui a donné la nature. L’homme n’a pas de longues canines, il n’est pas très grand, il n’est pas très rapide, il n’est pas très silencieux, il n’a pas de carapace ; mais il a sa tête.
       C’est justement là que tout change, et c’est pourquoi cette hybridation aura de grandes conséquences pour l’espèce néandertalienne, ou l’espèce européenne que nous sommes, en tout cas à notre échelle moderne d’êtres humains du deuxième millénaire. (...)"

       Thèse audible (à notre niveau de connaissance réduit). Jusqu'où ? en corollaire vertige... Plaidoyer radical, renversant les repères convenus, les propos sont passionnants (et poussent à lire l'entièreté des chapitres : il faut le faire ! / injonction aux lecteurs de Tsukeshoin qui va s'en aller différemment - un an après son installation, c'est merveille). La direction qui semble irriguer l'ensemble des idées, une tonalité générale dévoilent toutefois un européo-centrisme avéré et singulier (euro-excentrismes ? hyper-borréalisme ?), aussi évident que combattant. Textes et iconographies de Marie Cachet que l'on sent obstinée, sûre, revendicative aussi, méritent une attention patiente et critique. A l'instar de ForeBears, la conviction, les données opèrent sourdement, gracieusement et soulève appréhension-adhésion dans la gratitude envers ce travail systémique aux enracinements et aux prolongements incroyables : https://atala.fr/chapter-1/

     

    PROTEINES MON AMOUR.... (CETOGENIE)

       Apparition salvatrice des chevaux dans le film Ao, le dernier Neandertal, de Jacques MALATERRE (2010). Source : https://www.youtube.com/watch?v=nPP98HUMHU0.

       Le nourrisson affamé d'Aki, femme Sapiens, sera allaité par la jument miraculeuse. Scène superfétatoire pour certains, la synchronie qu'elle sublime et surtout la ressource lactée animale qu'elle annonce (et une future habitude à l'origine de tant de maux, on s'y attardera peut-être finalement), elle nous est magique et la photographie, lumineuse, probablement retouchée, se doit d'exploser de couleurs aussi trafiquées soient-elles, dans ce billet. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138093.html

     

      De quoi s'agit-il ? Dans un autre répertoire fictionnel, adapté du roman contemporain de Marc KLAPCZNSKI, Ao l'homme ancien (Aubéron, 2010), le film Ao, le dernier Neandertal est une ode pleinement affectueuse et romantique pour l'homme-carrure si souvent malmené. Wikipédia en révèle la trame entière :

       "Pendant trois cent mille ans, les Néandertaliens ont occupé l'Europe, mais leur espèce tend à disparaître : elle ne compte qu’un seul représentant, Ao. Son clan ayant été anéanti par des Homo sapiens, Ao commence à errer, sans cesse poursuivi par la vision de son frère Oa et décidé à revenir dans son vieux clan paternel. Il est capturé par une tribu d’Homo sapiens hostiles et fait la connaissance d’Aki, une femme Homo sapiens prisonnière. Tous les deux réussissent à s'échapper et avec le temps, après la méfiance et la suspicion que la femme avait initialement éprouvées envers cet homme différent, Ao et Aki commencent à se connaître et à se comprendre. À la fin Ao découvre qu'il est le dernier des Néandertaliens, mais il lui reste sa compagne, Aki, avec sa petite fille et un nouvel enfant qui s’annonce, le fruit de leur amour."

       Le métissage s'accomplit sans embarras scientifique. Dans une fécondité de la fin...

       Lors d'un moment d'exultation, Ao s'écrie : "Je suis la Nature". Plus tard, lapidaire : "Aki est comme la Nature, elle partage." 

       La consommation de viande, quant à elle, est totalement intégrée, naturelle, fidèle à toutes les assertions disponibles. Le produit de la chasse est de tous les repas, le charognage est d'occasion. Jamais le héros ne dévie de la simplicité ni de la bonté (pour autant ?!).

     

    PROTEINES MON AMOUR.... (CETOGENIE)

       Autre apparition, cette fois dramatique, celle des Homo sapiens.... Violents de bout en bout, emplis d'inimitié, la position fictionnelle est claire. Autant le néandertalien est décrit dans une relation de compatibilité, de dialogue et de communion (prédation comprise) avec les milieux naturels et les êtres qu'il croise, à l'exception d'un ours blanc introductif agressif et tueur (ce qui le fera être poignardé par Ao), les rencontres avec l'homme moderne - en groupe - sont systématiquement conflictuelles et ce dernier, exotique, étrange, s'affiche comparativement : décalé, emprunt d'artifices, de pratiques sophistiquées, hermétiques, religieuses, doté d'un dynamisme exacerbé, nerveux, en tangence visiblement dangereuse. Le sacrifice, humain du moins, est de son monde... d'artifices - sanglants s'il le faut ? Cependant, Ao, malade dès qu'il franchit certaines latitudes méridionales (toux et faiblesse bientôt invalidantes, les mêmes que les membres de son clan subissaient en ces territoires), va se remettre et éviter la mort, grâce à une sélection de plantes préparée par Aki, la compagne sapiens aux savoirs aiguisés, aux connaissances élaborées (c'est à ce moment qu'il dira d'elle qu' "elle partage comme la nature"). Elle lui montrera également comment laisser l'empreinte de sa main sur une paroi. Art ou pas... Marque rapportée dont s'empare en l'occurrence Marie Cachet avec brio... Source : http://www.sosmovies.com/article-dernier-neandertal-83750198.html

     

       Film dans son intégralité, mais de moyenne qualité visuelle (sous-titres en espagnol, la copie française disponible est pire) - avec publicité internationale ! Source : https://www.youtube.com/watch?v=Ursf4fZLCJQ

     

          Marylène PATOU-MATHIS enfin, préhistorienne au CNRS (Muséum national d'histoire naturelle), semble tout aussi conquise par l'une de ses "spécialités" (!), Neandertal - si l'on s'en remet à Frédéric JOIGNOT. Elle est citée dans le blog éponyme du journaliste, pour le livre qu'elle a consacré aux néandertaliens (L'autre humanité, Perrin, 2006). Son approche comportementaliste fine, détaillée, la fait rejoindre les deux partis pris précédents d'un humain ancien visiblement actif-contemplatif, spontanément courtois, modéré, pan-solidaire, dans la puissance de ses capacités physiques (la force faisant-elle la réserve voire la sagesse vitales idéales ? Aïe aïe...). Conformément au main stream de sa filiation scientifique, le métissage avec Homo sapiens est cependant exclu de ses conclusions (faute des preuves venues quelques années plus tard et/ou facilité-penchant théorique ?). L'hypothèse de la disparition de Neandertal décline la version pacifique jusqu'à son terme ou souvent supposé tel : l'anéantissement du paisible. Face à un Homo sapiens "vainqueur", de nature belliqueuse, sans mesure ? Source : http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2006/06/25/neanderthal-l-autre-humanite.html

       EXTRAIT :

       "A force de vivre en pensée avec Neandertal, elle n’arrive pas l’imaginer comme un guerrier - on n’a pas trouvé un seul site où ils s’entretuent ; pas rencontré de trace de guerre entre Néandertaliens. "Certains vestiges culturels de Neandertal, précise Marylène Patou-Mathis laissent entrevoir un tabou sur le meurtre, même sur les armes, comme sur la mise à mort de certains animaux. Par exemple Neandertal ne tue pas les ours. C’est intéressant. S’agit-il d’un animal totem ? Il n’extermine pas les troupeaux, il ne tue pas les femelles enceintes. Il respecte certaines règles qui limitent la chasse. Curieusement, il n’utilise jamais les crocs, les cornes, les armes naturelles des animaux pour fabriquer ses propres armes, comme le fait Homo Sapiens. Ce sont des nomades pacifiques, fondus dans la nature, suivant les troupeaux, ayant des rapports épisodiques. Je crois qu’ils ont senti la présence des Sapiens. Imaginez leur stress et leur étonnement de découvrir des êtres comme eux, intelligents et féroces, eux qui régnaient sur le monde depuis 300.000 ans, parfaitement adaptés. "
        Au lieu de défendre leurs territoires de chasse, d’aller à la rencontre d’Homo sapiens, Néandertal s’éloigne, recule... Certains évolutionnistes y voient la preuve de leur échec génétique en tant qu’espèce. Elle aurait manqué, ou perdu l’agressivité nécessaire pour affronter ce changement radical de son environnement : l’arrivée d’un rival - d’un prédateur. Marylène Patou-Mathis préfère son approche "culturelle". Les Néandertaliens vivaient en osmose avec la nature et le gibier, ils répugnaient au crime, ils ne s’entretuaient pas, ils ont abandonné lentement le terrain aux Sapiens, cherchent de nouvelles terres. Autrement dit, ils ont refusé le combat ! "C’est dans leur culture" affirme, fataliste, la préhistorienne. Quoiqu'il se soit passé, les faits sont là : Neandertal se retrouve dispersé en groupements de plus en plus petits, avec une mortalité infantile importante, se dispersant dans une Europe du Nord qui refroidit. Repoussés sans cesse, éloignés de leurs carrière de pierre, sans descendance, s’enfonçant sur des terres inhospitalières, ils finissent par disparaître."


       Pour clore très temporairement et encore "scientifiquement" ce beau voyage en monde néandertalien par le filtre (énamouré) d'auteurs concernés, les travaux des paléontologues Erik TRINKAUS et João ZILHÃO cités dans le billet précédent, sont plus ou moins accessibles :
     
       "Lors de sa découverte, en 2002, le fossile Oase 1 (voir photo), qui se résumait en tout et pour tout à une mâchoire, avait provoqué une passionnante controverse. La mandibule présentait en effet des caractères archaïques intrigants "notamment des dents de sagesse très fortes et un petit orifice sur la face interne présent chez la moitié des hommes de Néandertal", selon les paléontologues qui l’avaient analysé. Erik Trinkaus avançait alors qu’il avait peut-être découvert le premier hybride néandertalien, la preuve que les deux espèces s’étaient accouplées. A l’époque, sa démonstration n’avait guère convaincu ses confrères (lire Science et avenir n° 659)."
     

    PROTEINES MON AMOUR.... 22 (Neandertal)

       Sur le site de Sciences et avenir, dans l'article en date du 22 juin 2015, l'auteur (Rachel MULOT) continue à parler de "disparition" de Neandertal, la qualifiant abusivement de plus, de "plus précoce" qu'entendue (du poids des convictions scientifiques, et là où Marie Cachet pourrait disposer d'une raison plus libre et... perspicace ?). A visionner : les vidéos relayées sous le texte. Source : http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/le-premier-metis-neandertalien-reconnu_21898.
     
       Autres "touches" pour mémoire :
     
          - Sur le bas-relief (tonalité "je-sais-tout") : http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/03/ceci-est-oeuvre-dart-neandertalienne-254597
     
       - Étude de dents (pour les spécialistes et anglophones, hélas) : https://source.wustl.edu/2010/01/30000yearold-teeth-show-ongoing-human-evolution/
     
       - Au Portugal : http://donsmaps.com/lagar.html
     
     
       NOTES :
     
       - Nos 3 auteurs décrivent un Néandertalien plus ou moins admirable, et plutôt beaucoup que peu. Admirable à en... mourir ici, à en... séduire - les agressifs et turbulents Sapiens, là. D'emblée (avec Marie Cachet), il est pragmatique lors des passes les plus difficiles, prêt à "se servir" en femmes étrangères, hors d'espèce, pour assurer une descendance. On oscille donc entre la pondération jusque-boutiste (!) et l'ivresse de vivre, avec les lois de la nature les plus productives (et pas faciles).
     
       Que reste-t-il de l'ingratitude des traits, stigmates de son acceptation-répulsion historique ? Dans le film de Jacques Malaterre, affublé du visage historique adouci et arrangé (Simon-Paul SUTTON acteur), ses restes de chairs volumineuses le parent d'une inscription "spatiale" nouvelle, d'une perméabilité composée, comme si le modelé interpénétrait d'autant mieux les éléments naturels, développant les aires de contact, d'échange et de réactions propices à la réalisation d'événements symbiotiques, accomplis. Sa force est élevée de pair en complétude, en sorte de totalité vitale particulièrement efficace.
     
       Marie Cachet développe une analyse attrayante des arcades sourcilières (ou torus sus-orbitaires) avancées de "son" homme. Ne seraient-elles le siège de la concentration, de la sagesse, de la maturité inspirant respect, au contraire du front uniforme et plan, lisse, qui inaugurerait l'infantilité... adulte. Homo sapiens vous voilà ?! Trêve de classifications, douteuses ou pertinentes (déduire l'être de la forme porte souvent à caution alors que compréhension implique réalité, concret, vie exige incarnations et corps, structure priorisée ou non), le gros de son plaidoyer repose sur la diversité des individus et l'hybridation des deux espèces au point de les "intergénérer"... (https://atala.fr/2012/09/26/3-lhomme-aux-yeux-sages-fr/)]
     
       - Ces 3 visions positives n'en restent pas moins des visions... échafaudées à partir de fossiles, de... traces. Devant la puissance et la défection des héritages matériels, ce patrimoine épars, rare, captivant, dérangeant, nous ne sommes pas loin de penser que l'imagination continue de galoper autant que de se brider : saisissement parfait. Et le revers positionnel contemporain qu'elles expriment chacune dans un répertoire appréciatif distinct et dans des horizons jusqu'inégalés, est frappant, en proportion de leur impact sensible, logiquement suivi de raisonnements variés, noir, blanc, rouge... Arc-en-ciel... achevé (à la HUGO, Victor) ?
     
       Homo neandertalensis, d'abord catalogué sur des restes - nombreux, nous dit-on, mais objectivement partiels, - avec un "barda" de préjugés limite racistes, spécistes (tout ce qu'on voudra pris dans une acception de supériorité) indissociables du choc de leur découverte et d'une époque comme d'une société à la pensée toujours plus discriminante (séparer avant que réunir, synthèse - quand elle existe ré-agencée de surcroît), pris longtemps pour disparus et de préférence perdus ("ratés" de l'évolution, leur longévité exceptionnelle correspondant à une sorte d'animalité exacerbée et payante en milieu ingrat !), l'homme et la femme de Neandertal donc, aujourd'hui réhabilités (avec plus ou moins de concessions, à lire le transigeant Pascal PICQ), et même "ressuscités", principalement en Occidentaux, subissent incroyablement phantasmes et idéologies... principalement (bis, oui) occidentales. Ils nous appellent, suscitent émoi et considérations, rejet, affection, sinuosités. La parenté voire la consanguinité historique avec Sapiens (l'origine même de celui-ci, si l'on concentre au nord la thèse d'Atala - dont on attend d'ailleurs non sans délice confirmation définitive), amène-t-elle, assié-t-elle de nouvelles théories toujours et plus que jamais idéologiques ? Archéo-réactionnaires, ce que pourrait promouvoir Marie Cachet, en le sur-valorisant : ancêtre méritoire, lumineux, doré (adoré), circonscrit, à rechercher, défendre, restaurer, - purifier ?  Futuro-syncrétistes ou encore synthétistes (selon une tendance mondialiste faussement libérale, hypocritement positive) où le melting-pot et la bio-technologie, voies de tous les succès - soit le bonheur ultra-ponctuel pour la masse (dépeuplée ?), l'éternité sans entrave pour une poignée, avec nomades, uniformisés et codifiés travailleurs-consommateurs dans le grand marché normalisé, instrumentaliserait plus que jamais notre Homo neandertalensis ? (Marie Cachet pouvant quant à elle user judicieusement de Neandertal à ses propres fins.)
     
       Quelle prospective dichotomique caricaturée ! Critique habituelle de la deuxième perspective volontiers chargée niveau ras-bord (vous m'avez Reconnue ? grand air...), il nous paraît nécessaire de préciser que Marie Cachet est l'épouse de Varg VIKERNES, d'une réputation dramatique et sacrément gluante. D'origine norvégienne et fameux au-delà de son pays (musique black metal et violence), cet homme au passé chargé de sombres faits divers (nombreuses polémiques et accusations, emprisonnement pour meurtre), désormais installé en France, continue d'alimenter la chronique, les soupçons et les affaires de justice pour ses positions culturelles et politiques aussi marginales qu'extrêmes. Néo-paganisme, aryanisme ?, analyses et propos claquants européo-philes  le font classer à la droite la plus réprouvée. Sa pensée telle que médiatisée ou rapidement accessible argue de principes traditionnels aussi clairs qu'affirmés (sang, sol, honneur, clan, famille, force, courage, responsabilité) avec pour modèle une socialité "primitive" de forme tribale (Vikings trouve-t-on). Le jugement de néo-nazi plane gravement sur lui, s'il se défend de tout... socialisme. Enfin et logiquement, ses détestations religieuses finissent d'envenimer son cas public. Varg Vikernes condamne tous les monothéismes sans aucune clémence. Dans son passé troublé, des incendies d'églises sont largement répertoriés. Original, morbleu ! Le satanisme est-il alors son ultime vice ? Sources : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/16/varg-vikernes-meurtre-black-metal-et-neopaganisme_3448253_3224.html https://fr.wikipedia.org/wiki/Varg_Vikernes & https://en.wikipedia.org/wiki/Varg_Vikernes
     
       Affreux, (sale et) méchant, intolérant, violent, destructeur, incitateur des pires haines, pourri jusqu'à l'os, l'âme nauséabonde - s'il en a une ? Le sommet du type dangereux, médiatique ou réel, sorte d'Alain SORAL et consorts en immigré venu du Nord ? Plus hard encore ! Trempé au froid ! Eh !
       Nous avons récemment regardé d'un peu plus près la dite fachosphère française (un halo seulement, assez spectaculaire et cantonné au net), d'autant que Francis COUSIN, de fort attrait pour nous, barboterait dans de mêmes bains... glaçants, terrifiants, si menaçants. (Éloignez les enfants !)
       [Une rencontre publique de Francis Cousin à Nantes sous l'égide d'E&R, filmée et récemment mise en ligne, le laisse prononcer le subliminal qualificatif d'archéo-futuriste ! Rendez-vous les amis ! ]
       La comparution de Varg Vikernes sur le tribunal des médias et des cours de justice conduit, outre la poursuite de la connaissance d'un pan plus ou moins extrême d'inclinations politiques, à la revisite des notions de violence et de virilité associées communément au masculin (et incidemment à Neandertal), et corollairement à toutes les différences ou distinctions (bon sang, quel mot serait le juste !) humaines qui semblent devoir disparaître ou sont déjà condamnées (damnées !) comme celle de la "race"...
     
       Courte parenthèse consacrée aujourd'hui... Neandertal d'abord. La violence est devenue la bête noire des discours progressistes ou ambitieux occidentaux, la hantise, le bas instinct à pourchasser, et... le quotidien le mieux partagé de la planète, avec des manifestations hyper-sanglantes ici, perverses là, à l'instigation indirecte de beaux penseurs parfois/souvent semble-t-il... On n'en sort pas, s'embourberait-on ? Personne ne peut la défendre, ni raisonnablement la justifier mais la décrier trop vite, avec emphase, s'en indigner, ou la jeter aux orties sur simple décret ou docte posture préparent d'autres matins que sermonnés. La virilité ? La désuétude l'accueille, elle sent le vieux et l'inutile quand elle ne fait pas un tantinet peur. Elle est alors rendue rigide et sectaire. Le temps de son évacuation aurait-il sonné ? Les vertus ou le seul genre (mâle !) qu'elle recouvre selon les circonstances seraient-ils dépassés ? Apprécier les recherches contemporaines du couple Cachet autour d'humains plongés dans une nature sauvage, avec ou sans boulonnage idéologique, est-il plus que jamais un risque public ? L'encours du châtiment ?
     
       Marie Cachet, Varg Vikernes, très actifs, écrivant, animant blogs ou vidéos indépendamment dans la complémentarité ont à dire, et leurs paroles sont étonnamment nourries. Neandertal nous les a fait surgir de la toile ? C'est tranché, offensif, argumenté ? Qu'ils parlent ! Que s'ouvrent les oreilles !
     
       En attendant cette audience et les ruisseaux qui en couleront (eaux de connaissance et de respect de soi nouveau, différent - en ce qui concerne les populations de carnation pâle, au lieu d'agressions vindicatives et/ou sanguinaires, n'est-ce-pas ? / Varg Vikernes a des comptes à rendre étayés et à considérer grandement sans que son courant tumultueux n'emporte toute raison), faut-il penser Neandertal avec Sapiens ? Poursuivre les comparaisons inévitables du passé ? Creuser le sillon Mala-terre (!) de deux figures humaines bientôt fondues, toujours plus fondues, entrelacées, où les questions métaphysiques auraient fait progressivement basculé la donne en une réalité toujours bouillonnante ? Science et violence organisée sont-elles le fruit de relations évolutives et indéfinies, ratage ou réussites ? Bilan possible ?
     
       L'importance du froid, de climats rudes en plus de conditions de vie rudimentaires dans la longue trajectoire présumée de Neandertal serait-elle essentielle à la justesse que nous prêtons au comportement et à l'être de cet homme, exceptionnel au regard de notre époque ? Une âme spéciale émane-t-elle de circonstances a priori difficiles ? (Approchons du roussi ! Attention ! De la force par la dureté et la sélection !) Le chapitre de la violence ne se clora pas d'un coup d'index sur le clavier ni de belles injonctions, et nous avons à davantage la regarder, Sade en ailier habituel, d'autres, la sachant vissée en nous (en chacun ? dans le groupe ? grosse énergie ou défense), dès le plus basique réflexe qu'elle exprime, les amers retours de bâton et les inévitables empreintes qu'elle inscrit.
     
       Nous connaissions mal Neandertal. La naissance de Sapiens semble aussi trouble que la disparition du premier selon les conclusions mêmes autorisées.... Cet Homo nous a conquise. Il traverse impunément la virilité et la violence, homme ou femme, sans que le sang paraisse son abreuvoir ni ne le souille. Il tue car il faut manger. Il tue car il doit survivre au danger. Agresse-t-il, traumatise-t-il, sacrifie-t-il en d'autres circonstances ? Il est possible que oui, sans négliger de se juger. Et, pauvre de nous, il appartient au passé (à l'archaïque !?), dont il semble devenir ridicule sinon malséant, dangereux de trouver les phénomènes et les créations attractifs, voire fondateurs, nécessaires...
     
          Et nous "plébiscitons" (un "je" pluriel rend la foule possible !) Neandertal ! (Étonnant ?!) En l'être naturel que suggèrent à leur manière chacun des auteurs de cette page, et qui transparaissait déjà dans les allures les plus brutes, sinon bestiales qui lui ont été historiquement attribuées. Ne pourrait-il incarner plus que tout autre l'humain sacral de Francis Cousin qui nous fait tant gamberger ? Doté d'un esprit et d'un corps non pas en harmonie (le concept séduisant est marqué d'une éthique que nous tentons toujours de refuser), mais en mouvement condensé-dynamique, il est celle ou celui qui vit (de tout son être ? fi des divisions initiales ?), attaché et mobile, pragmatique, réfléchi et actif, dans une dialectique (trialectique devrions-nous dire) renouvelée entre lui-même, les autres et le tout.
       Sauvage est inadéquat et excessif. Animal est encore à côté, s'il l'est fatidiquement. Nous aimons et idéalisons sans doute l'humain, homme ou femme, qui respire à pleins poumons et s'arrête pour mieux repartir en léger groupes sur les coteaux chevelus (ou neigeux).
     
     
       - La VIANDE enfin, systématiquement associée à Neandertal, le super-prédateur, "le plus grand prédateur" (c'est ainsi clamé dans L'Odyssée de l'espèce, autre film de Jean Malaterre), le gros viandard.... on s'en amuse.
     
       Cette viande, support, complice de la violence, de la virilité ? Mange un bœuf et tu seras fort comme lui. Toujours cette analogie primaire et indécrottable ? Mais encore ? Si vraie ? Quid de cette étrange thèse énonçant la taille des hommes supérieure à celle des femmes à cause d'une distribution protéinée à l'avantage des premiers.
       Comme nous l'ironisions gentiment, quoique fataliste, on pourrait croire que le menu de Neandertal évolue avec la modification de son sort scientifique et son appréciation générale. Il se mâtine de végétaux - non sans insistance dans certains discours contemporain, pour peut-être finir "honorable" demain, végétalien "propre sur lui" ! L'emporterait alors la tendance sociétale tout le monde il est gentil, tout le monde il est écolo-éduqué, où le rouleau de la condamnation de la viande serait lancé, écrasant (mais sans sang, évidemment)...
     
       Marie Cachet accorde une place cardinale à la vitamine D. La chasse, le charognage, la prédation sont absents d'Atala (mais objets de vidéos à part, et l'on y reviendra).
       Absolument nécessaire à la croissance, facteur d'une bonne immunité est-il de notoriété admise, le soleil est l'activateur connu de la synthèse de cette vitamine qui se stocke dans le foie, et marqueur des zones tempérées à froides selon l'exposition. On l’acquerra aussi dans les poissons gras et d'autres chairs. Le froid stimulerait-il une immunité mise à mal, en compensation ? émet plus originalement Marie Cachet.
     
       Quelques rappels :
     
      
       Nous ne pouvons oublier, en autre piste sanitaire, que les ossements de l'Homo neandertalensis de la Chapelle-aux-Saints révèlent un homme mûr et malade : il souffre d'arthrose. Pour l'hygiéniste forgé à l'équilibre acido-basique, dépôts acides sont à l'origine des pathologies articulaires... la glycation (protéines-sucres) également rapportée. La connaissance du climat de son époque et de son alimentation pourrait indiquer si le carnivore l'emportait sur l'omnivore. Devra-t-on en déduire quelque chose ? Neandertal était-il génétiquement le fruit éminent de la consommation carnée. En aurait-il été affaibli ? Modelé ?
     
       Dans son ouvrage Mangeurs de viande, De la préhistoire à nos jours, Perrin, 2009 (en lecture, enfin), Marylène Patou-Mathis aborde des cas de santé critiques chez Neandertal, sans qu'elle ne dise vraiment où en sont les études de cet ordre (nombre, qualité, impact). Deux d'entre elles sont citées dans son ouvrage, dans un paragraphe à la teneur intéressante, pages 133 & 134).
     
       "Les Néandertaliens devaient consommer des végétaux, mais d'après les résultats des analyses bio-chimiques de leurs ossements, ils étaient surtout de gros mangeurs de viande provenant essentiellement de mammifères herbivores. Durant les périodes froides mais aussi tempérées, malgré un couvert végétal important 21. De nombreux Néandertaliens, notamment d'Europe centrale, présentent une hypoplasie de l'émail dentaire 22, et des lignes de Harris sur leurs os. Ces pathologies, probablement liées à des carences alimentaires durant toute leur vie, sont nettement plus rares chez les Hommes modernes fossiles. Par exemple, un déficit  en calcium a été constaté chez le Neandertalien de Zafarraya (Espagne). Il peut résulter soit d'un réel manque de calcium, soit des troubles de sa fixation 23. Les Néandertaliens s'approvisionnent en aliments carnés (viande, graisse, moelle des os) en pratiquant la chasse et le charognage surtout de gros animaux comme l'éléphant antique, le mammouth et les rhinocéros (tués par des carnivores ou enlisés dans des marécages ou bien encore échoués sur les rives des cours d'eau). Ils ont à quelques exceptions près, peu pratiqué la pêche. A Banyoles (Catalogne), il y a 45 000 ans, ils ont consommé quotidiennement du poisson séché (salé ou fumé) avec sa peau 24. Mais, les Néandertaliens étaient avant tout des chasseurs, ils étaient taillés pour ; leur anatomie révèle en effet leurs grandes aptitudes physiques pour la chasse. La morphologie de leurs épaules 25 et de leurs bras 26, assurant notamment une grande amplitude de mouvements dans toutes les directions qui leur permettait de lancer leurs armes de jet avec puissance et précision.
     
       21 C'est le cas de l'enfant de Gibraltar et des adultes de Marillac en Charentes, datés de 40 000 ans (FIZET et al., 1995), de Scladina en Belgique du début de la dernière glaciation et de Saint-Césaire en Charente-Maritime daté de 36 000 ans (BOCHERENS et al., 1997, 2005).
        22 E. TRINKAUS, "Neandertal mortality, patterns", Journal of Archeological science, 22, 1995, pp. 121-142.
       23 Cependant, d'après T. D. WHITE (1992), une hypovitaminose D peut également provoquer cette forme de rachitisme.
        24 Le même type de micro-usures dentaires a été retrouvé sur les dents de l'homme moderne du lac Mango en Australie (site daté de 30 000 ans) et sur celles des Indiens qui pêchaient le saumon sur la côte Pacifique au nord-ouest des États-Unis (P. F.  PUECH, op.cit.).
        25 Allongement de la clavicule (VOISIN, 2004) et muscles très développés (E. TRINKAUS, "A fonctional interpretation of the auxiliary border of the neadertal scapula",  Londres, Journal of Human evolution, 6, 1977, pp. 231-234 ; S. E. CHURCHILL et E. TRINKAUS, "Neandertal Scapular Morphology", American Journal of Physical Anthropology, 83, 1990, pp. 147-160.
        26 Courbure importante du radius et du cubitus (HAMBUCKEN, 1993) et position plus centrale du biceps brachial (CHURCHILL et TRIKAUS, op. cit.)
     
      On sera intéressé de lire l'existence de problèmes d'hyper-vitaminose A rarement mentionnée de nos jours, chez un homininé carnivore bien antérieur à Homo neandertalensis...
     
       "(...) des analyses de vestiges découverts sur des sites africains de la même période ont montré que les les Homo ergaster consommaient régulièrement de la viande d'herbivores 14. A Koobi Fora (Kenya), le squelette d'un Homo ergaster, daté de 1,6 millions d'années, présente une pathologie 15 résultant d'une hyper-vitaminose A consécutive à une consommation habituelle de foie de grand carnivore 16. C'est entre autres sur ce résultat que certains chercheurs  s'appuient pour, d'une part souligner l'inexpérience de ces hommes dans l'évaluation de la comestibilité (amateur de bonne chère sans assistance nutritionniste, les Ergaster ? Comment est-ce possible !) des différentes parties d'un animal, et d'autres part, émettre l'hypothèse qu'ils ne maîtrisaient pas encore la chasse 17.
     
       14 Par exemple, d'antilopes dorcas dans l'unité supérieure de Swart-krans (République sud-africaine) ou d'éléphant, probablement charogné et de babouins à Olorgesailie (G. I. ISAAC, "Early Hominids in action : a commentary  on the contribution of archeology to understanding the fossil record in East Africa, Yearbook of Physical Anthropology, 19, 1975, pp. 19-35 ; "The archeology of human origins : studies of the Lower Pleistocene in East Africa, 1971-1981", in Advances in World Archeology, 3, Academic Press, 1984, p 1-87).
       15 Os longs recouverts d'une couche épaisse de tissu osseux anormale.
       16 Cette pathologie a été observée chez des explorateurs arctiques qui avaient mangé le foie d'ours polaires et de phoques.
       17 A. WALKER, M. R. ZIMMERMAN et R. E. F. LEAKEY, "A possible case of hypervitaminosis A", in Homo erectus, Nature, 296, 1982, pp. 248-250.
     

       Hypoplasie de l'émail (HE) ?  "C'est une anomalie de l'émail dentaire qui résulte en une quantité d'émail moindre que la normale. Le défaut peut être un petit noyau ou peut être largement répandu avec lequel la dent entière est déformée avec ses propriétés mécaniques amoindries (4). HE peut se produire sur des dents uniques ou multiples (6). Elle peut apparaître blanche, jaune ou brunâtre, avec une surface rugueuse ou piquetée (6, 8). Dans certains cas, la qualité de l'émail est affectée ainsi que la quantité (8). Les facteurs environnementaux et génétiques qui interfèrent avec la formation des dents sont supposés être responsables de HE. Cela comprend les traumatismes sur les dents, les infections pendant la grossesse ou la petite enfance, une mauvaise alimentation prénatale et postnatale, l'hypoxie, l'exposition aux produits chimiques toxiques et une variété de troubles héréditaires (6)." Source : http://www.dental-tribune.com/articles/specialities/general_dentistry/3890_readaptation_esthetique_de_dents_anterieures_hypoplasiques_en_utilisant_le_laser_litetouch_eryag_un_rapport_de_cas_.html

       Lignes de Harris ? Bernard MAFART : "La paléonutrition regroupe l'ensemble des informations relatives à la qualité et la quantité des apports alimentaires des populations du passé. Les disettes et famines qui pouvait frapper ces populations, comme les périodes d'abondance, n'ont aucune traduction archéologique à l'échelle de l'individu. Il est dès lors nécessaire d'envisager une autre source d'information : la paléopathologie. Depuis le début du siècle, avec l'essor de la radiographie, l'existence de fines bandes radio-opaques perpendiculaires au fût diaphysaire a été associée à des antécédents de malnutrition ("zone d'amas de débris" puis "lignes de scorbut"). La première étude systématique est due à HARRIS (1926) qui leur a laissé son nom : lignes de Harris.

       (...) La formation de lignes de Harris est un phénomène physiologique apparaissant dès la vie in utero et se continuant durant toute l'enfance, en dehors de tout contexte pathologique.

       Les lignes de Harris apportent un éclairage indirect sur l'harmonie de la croissance osseuse qui est physiologiquement intermittente mais peut être anormalement interrompue en réponse à des agressions de natures très diverses (traumatisme, malnutrition, maladies).

       Tout stress survenant au cours de la croissance peut provoquer la formation d'une ligne de Harris mais toutes les lignes de Harris ne témoignent pas d'un stress. Seules de grandes variations statistiques portant sur des échantillons comparables (même os, sexe déterminé, âge connu) peuvent être prises en considération.

       L'interprétation des lignes de Harris restreinte aux seules carences alimentaires est simpliste mais il est vrai que la conjonction de la malnutrition et des maladies infantiles sévères par baisse des défenses immunitaires contribue à la survenue de retards staturo-pondéraux, à même de favoriser la formation de lignes de Harris.

       (...) L'étude des lignes de Harris a donné lieu à de très nombreux travaux. Il est tentant d'attribuer un rôle de marqueur fidèle de la malnutrition et des stress à ces images radiologiques. Les travaux physiopathologiques ont pourtant amplement démontré leur caractère physiologique et leur variabilité individuelle pour laquelle les agressions ont un rôle difficile à préciser.

      Ainsi, et avec les réserves précisées plus haut sur l'absence de signification évènementielle de ces marques de reprise de la croissance osseuse diaphysaire après un arrêt, les lignes de Harris sont un appoint non négligeable dans l'étude paléonutritionnelle des populations inhumées. Dans les populations étudiées, les différences observées peuvent contribuer à appréhender des différences de qualité de vie.

       Source : http://bertrand.mafart.free.fr/paleoanthropology_paleopathology_abstracts_mafart/paleopathology_lignes_Harris_mafart.htm

     

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