• Quelques gwerz / DENEZ

     Suivies de quelques paroles.

       Hent-Eon. Avec un sacré bruit d'hélico. Héroïque embarcation ? (Vie battante, marins vivants)

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=vqU7RJeSySg

       [http://www.letelegramme.fr/bretagne/phare-de-tevennec-descente-en-enfer-28-02-2016-10973197.php]

     

       A-drenv va zi (derrière ma maison).

       Source : https://www.youtube.com/watch?v=FLvoML8t-JE


        Source : https://www.youtube.com/watch?v=Q4Nk1YLIOIk

     

       Enfin : Denez PRIGENT sur le plateau de KTO au printemps 2015, lors de la sortie de son album An Enchanting garden (Ul Liorzh vurzhudus) dans un entretien aux franges de l'indiscrétion (une émission TV quoi !), et rejoint en fin d'émission par le photographe d'origine arménienne Antoine AGOUDJIAN :

     

      Source : https://www.youtube.com/watch?v=eI2KKvUY6lo

     

       Note :

       "Voilà à quoi ressemblent les abîmes de l'histoire. Tout s'y retrouve pêle-mêle et quand on y plonge le regard, on est saisi d'effroi et de vertige." in De la destruction comme élément de l'histoire naturelle (1999), W.G SEBALD, trad. Patrick CHARBONNEAU, Actes sud, 2002, p. 81.

       Nous avons emprunté à l'essayiste allemand ces mots, en exergue du deuxième billet consacré à son livre. A la suite de cette page musicale, conclue par des paroles relatives à la foi et au christianisme, le contexte du livre peut être audible, tandis que l'abîme risque de continuer à jeter son ombre.

      "J'ai d'ailleurs vu en Corse - qu'on me permette cette digression -, dans une église empoussiérée et surchargée de pseudo-baroque, un chromo qui, dans la chambre de mes parents, représentait un Christ à la beauté nazaréenne, assis avant sa passion dans le jardin bleu nuit éclairé par la lune et plongé dans une profonde rêverie. Durant de nombreuses années, ce tableau est resté au-dessus du lit de mes parents et un jour, il avait disparu, sans doute au moment où les meubles avaient été remplacés par d'autres. Et maintenant, il était, ici, lui ou du moins sa réplique à l'identique, dans l'église du village de Morosaglia, berceau du général PAOLI, adossé à un coin sombre au socle d'un autel latéral. Mes parents me racontèrent qu'ils l'avaient acheté en 1936, peu avant leur mariage, à Bamberg, où mon père était conducteur des équipages dans le régiment de cavalerie où dix ans plus tôt le jeune STAUFFENBERG avait entamé sa carrière militaire. Voilà à quoi ressemblent les abîmes de l'histoire. Tout s'y retrouve pêle-mêle et quand on y plonge le regard, on est saisi d'effroi et de vertige." (pp.  80-81)

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