• SUPER FLEXIBILITÉ (ARTHRITIQUE ?)

    TACHERONS NOMADES

       "A campground in Clarksville, Indiana, which hosts workers for an Amazon fulfillment center nearby." Source : https://www.wired.com/story/meet-camperforce-amazons-nomadic-retiree-army/

     

       Autre face de la déchetterie capitalistique, ou du grand recyclage des travailleurs, les nomades. Point de maison, à moins qu'elle ne roule - hors contrat. Point de lieu de fondation foncier en tout cas. Le job et son vital salaire.

       L'entreprise Amazon, à la pointe de l'innovation tentaculaire (façon destructor) développe les CamperForce qui ont l'intérêt francophone d'évoquer travail de force et camps de forçats... Amis en âge de la retraite, c'est aussi et diablement pour vous. Pour "écrire l'histoire" sans blague (on la connaît pourtant, celle-là) et remplir les poches de magnats au nom, c'est ainsi, éloquents.

     

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  •  QUAND LES "CHANCEUX" TRINQUENT

    PETITS PROPRIÉTAIRES

       Hilarant, indépendamment de tout titre. Source : https://www.contrepoints.org/2017/10/09/300560-immobilier-nicolas-hulot-veut-punir-pauvres

     

      C'est l'histoire d'un mec..." Et de beaucoup d'autres. "Sans-dent", Français moyen", frais émoulu ou de longue date "nationalisé".

       Confiant ? Tout sourire ? Franchement intrépide ?

       Pourtant... la pierre !?

              L'avenir est... devant, pour certains plus que présent.

     

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  •  BEAUCOUP D'AUTRES RAISONS... (UN TOUT)

       Fin ar bed, feuilleton en 7 épisodes diffusé en 2017 sur Tébéo TV : http://www.tebeo.bzh/replay/210-fin-ar-bed

     

       Désespoir et détermination, chroniques ou aigus. Vivre avec l'idée ou pas. Un jour, un instant, agir.

       Un observatoire spécialisé étudie et sort régulièrement son rapport. Et conclut, ce 2018, avec la sempiternelle prévention...  Quand la société s'enfonce, la brutalité se fait loi... Temps de rire, oui.

       En ce qui me concerne, le spectre, le fantôme, le grand copain des mauvais jours, familier du secours, a quasiment quitté la place. Rien à voir avec la sacrée "prévention" dont on nous gave à toutes les sauces pour toutes les faims, indigestes à vomir, ni même les cadres usuels dits essentiels. Quoique... dans les grandes largeurs, soit : l'ancrage et l'air frais.

     

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  •  HAUTE & BASSE BRETAGNE

    MOEURS (FRAGMENTS)

       Source : http://www.cparama.com/forum/plougastel-daoulas-t2703.html

     

       "L'enfant naissait à la ferme comme un petit animal, comme un petit poulain ou un petit veau. S'il était de bonne constitution, il vivait, dans le cas contraire, il disparaissait rapidement. J'ai connu une famille où sept enfants sont morts en bas-âge. Dans ce temps-là, si l'enfant disparaissait, c'était tant-pis. Quand, alors que la femme était enceinte, on avait la certitude que l'enfant serait un "monstre", on passait le "cordon". C'est-à-dire qu'on passait un lacet autour du cou du bébé, et on tirait dessus jusqu'à ce que mort s'ensuive. Comme il n'y avait aucun contrôle, ni la médecine ni de l'administration, le gosse était enterré et on n'en parlait plus."

      Au pays gallo, Textes, traditions, Lexique, Eric RONDEL, "Chantemèle" par Marcel GAULTHIER, Club 35, 1992, p. 17.

     

       "Dans les moments de farniente, c'est au grenier que je me réfugiais, dans un beau désordre de vieux journaux, de bouquins en pièces, de vieux gilets de sabots. Dans une boîte orangée de la marque d'amidon Le Chat, il y avait une partie des Misérables. C'est là qu'enfants, nous allions fouiller pour trouver le fusil ou le revolver à barillet de grand-Père, heureusement vide de ses balles. (...)

      J'en redescendais pour dessiner Marraine, assise devant le feu, la petite dernière de tante Mimie, Jackie, couchée de travers de ses cuisses et agitant ses petons devant la flamme. "Regarde ses petits doigts de pied, disait Marraine, on dirait des rayons de soleil."

         Jacques BUREL, témoin de la vie paysanne en Bretagne, De ronce et de froment (1991), Coop Breiz, 2005, p. 132.

     

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  •  QUI EXISTENT. MALGRÉ. BON GRÉ.

    GENS DE CAMPAGNE

       De la série Intérieurs rustiques 1, Gilles POULIQUEN. Source : http://www.gillespouliquen.com/fr/portfolio-8221-0-40-interieurs-rustiques-en-bretagne-1.html

     

      "Ce sont des gens qui ont en commun de vivre avec peu, et de faire peu parler d’eux. Ils ne se plaignent pas, ne demandent rien. Ce sont des personnes "dures au mal", qui se malmènent, ne prennent pas soin d’elles… Et qui même ne se sentent pas pauvres : ils disent que les pauvres, ce sont les gens qui sont dans la rue et qu’ils voient à la télé."

       "Ce sont des retraités modestes (plus de femmes que d'hommes), des agriculteurs en difficulté, des jeunes qui ont du mal à s'insérer, des travailleurs pauvres, des personnes qui ne sont pas en mesure de travailler en raison de multiples difficultés."

       "Après avoir vécu dans la rue en ville, elles sont arrivées à la campagne, pour une raison ou une autre, et s’y sont installées. La ville abîme beaucoup, la campagne parfois, permet de restaurer."

       Source : https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/vie-pratique-consommation/2014/12/08/la-sociologue-agnes-roche-a-etudie-la-pauvrete-silencieuse-des-campagnes-dans-le-puy-de-dome_11251147.html

     

       Et encore de la pauvreté. D'attribution rapide pour commisération (intéressée ?).

       De l'invisibilité. Qu'il faudrait briser (nous dit-on... encore).

       Et de deux invisibilités même.

       De l'expression "du mal à s'insérer". ("Insertion" donc en jeu).

      "Personnes "dures au mal", qui se malmènent, ne prennent pas soin d’elles…

       Et qui même ne se sentent pas pauvres."

       Chaque expression nous semble digne de reprise et de réflexion dans ce court extrait.

       Voyons un peu plus loin, laissons parler des sociologues...

       (Il y a aussi les "gens de peu" de Pierre SANSOT, bavard sur l'éternel - rejoint.)

       Gêne filant doux encore. Vers l'extrême riposte.

     

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  •  DESSINATEUR TESTAMENTAIRE

    Jacques BUREL

        "La cheminée à Coat-Meur", dessin de Jacques BUREL, en 1942. "Crayon et pastel sur papier gris olive, H. 342 ; L. 264.", in Jacques Burel témoin de la vie paysanne en Bretagne, Coop Breiz, Spézet, 2005, p. 65.

     

       Morlaix, musée des Jacobins (fermé pour grosse réhabilitation longtemps remise), une collection d'objets d' "art populaire"... celle de Jacques BUREL qui se préoccupa de la transmission de ce qu'il avait recueilli ses séjours durant en Bretagne, non sans dévotion.

       Jacques Burel, un grand dessinateur du pays de ses parents et grands-parents... et une âme en désarroi profond, choqué par la deuxième modernité bretonne, défigurant ou éteignant ce qu'il aimait tant.

       Quelques propos de Ronce et de froment (1991), texte de Jacques Burel accompagnent les images choisies. Jusqu'à certains abordant le fameux "être breton".

     

       "C'est de là que venait la lumière et marraine, à genoux, s'y détachait à contre-jour, versant la pâte sur la pilig avec sa louche, l'étalant avec le rozel, y plaquant un gros morceau de beurre avant de la plier en carré et de la retourner au spanel, cette épée de bois, que j'ai précieusement gardée. De temps à autre elle remettait au feu quelques branches d'ajonc et la flamme dorait son visage, déjà halé par mille soleils (mais elle n'avait d'admiration que pour les peaux blanches)." Ibid, pp. 58 & 133.

     

     

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  •  PONTS SUR FOYERS

    MORLAIX

       Vue intérieure de la réhabilitation d'une maison à pondalez de Morlaix par l'agence d'architecture CALC. Source : http://www.calc-architectes.com/portfolio/maison-a-pondalez-morlaix/

     

       Dans notre intérêt majeur pour le pan-de-bois, un livre a fait mouche, suivi d'un autre. Daniel LELOUP pour auteur, répertoire des architectures bretonnes à parois charpentées puis étude ciblée (Maisons en pan-de-bois de Bretagne : Histoire d'un type d'architecture urbaine, Ouest-France, 2002 et La maison urbaine en Trégor aux XVe et XVIe siècles, PUR, 1996, selon notre chronologie de lecture), y apparaissait un type de construction aussi original que magistral, aussi prosaïque que sensationnel : les maisons à pondalez.

       Longtemps appelées, à tort, maisons à lanterne, du fait de l'introduction de verrière de grand effet mais très ultérieure à leur conception, ces manoirs urbains, bâtis autour de profondes et sombres cours intérieures (car détourées de plusieurs étages) ont vu le... jour avec le commerce "international" breton des toiles de lin (appelées "créées" en pays de Léon), dans la ville de Morlaix, quelques spécimens bâtis plus loin (Tréguier, Landerneau), jusqu'en Angleterre (Exeter).

       Ce furent les demeures prestigieuses et fonctionnelles de marchands dont la noblesse était temporairement et partiellement mise de côté... l'activité productive, le travail étant prohibés chez cette classe sociale dominante, propriétaire foncière historiquement dédiée à la guerre voire à la justice, sous serment et foi religieux, service de la filiation.

       Du commerce. Des privilèges (et devoirs... aménageables) au passage. D'un bourbier thématique que l'ascension architecturale distancie, si l'on veut bien. (Hep, nécessaire, bol d'air, avant de rebattre des pinceaux.)

       Et de la suspension... De l'accueil, du prestige, de l'hospitalité, des ouvriers (attachés à l’œuvre). Et du foyer. Le foyer au cœur de notre passion, et de l'humanité.

     

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  • PETITES, HISTORIQUES, "LOCALES"...

    VILLES INUTILES

       "En revanche, les villes moyennes de Bretagne, des façades atlantique et méditerranéenne et de la vallée du Rhône sont dans une situation "favorable". Source : https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280289392

     

       A partir d'un article tout "amerloque" où petites villes riment avec San Francisco, on y va transposition française et surtout bretonne. Encore des nouvelles brise-cœur... Dans le bourbier, on s’agrippe quand le sol fuit, s'enfonce ou graisse la patte...

       Lors d'une rencontre organisée par la région Bretagne en automne 2017, il nous fut très pénible d'entendre un universitaire également urbaniste libéral (à vérifier), sosie de Mick JAGGER en plus, génération identique de surcroît (l'un des personnages au pinacle de nos détestations -il faut avouer, très nombreuses !) expliquer à l'assistance d'élus locaux, et de "professionnels de l'aménagement territorial" - invités pour finir de remplir la salle (cf moi-même) ? (juste un soupçon !) qu'aucune exception ne caractérisait la Bretagne, contrairement aux bourrins de croyants que certains pouvaient être, ci-présents, et que l'avenir était au développement de pôles d'envergure nationale, Rennes, Nantes ou les  deux (un agglomérat encore ?), mort au reste (nos mots, car le dynamique vieil intellectuel avait dû choisir les siens pourtant impitoyables et méprisants). N'étions-nous pas à l'aube de l'homme bionique... Lui-même... non, je m'égare...

       Les ateliers sans gradins ni scène du matin avaient pourtant raconté autre chose, pas forcément opposée mais différente.

       Que de "professionnels" ou "responsables", toutefois.

       La population, le peuple, les gens, nous tous vraiment...

       L'administration régionale organise une nouvelle rencontre sur des thèmes alternatifs à la thèse du jour... mercredi 31 à venir, à Pontivy. Nous en serons, a priori. Témoin, éventuellement causeur. Et nous en sommes de l'alternative, définitivement, que les glaces nous pétrifient en route si le sort en est ainsi ou autre, priant de pair que les législations stoppent leur contre-productive chasse au comportement. Quelle vie peut se revendiquer digne d'humanité hors activité et savoir terrestres, libertés et consciences basiques.

     

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