• RÉGIME POLITIQUE 2016 (PARA-LIBERTÉ)

     VERS LE DESPOTISME par-ACHEVÉ. Para...

    REGIME POLITIQUE EN FRANCE 2016

       Dessin (1881) de Gustave EIFFEL (1832-1923) pour la structure de la statue de la Liberté guidant le monde dessinée par Auguste BARTHOLDI (1834-1904). "Haute de 46 mètres, elle est destinée à la rade de New York. Elle est conçue comme une pile de pont pour résister au vent. Elle est doublée par une structure secondaire en treillis avec des tiges métalliques pour tenir les tôles en cuivre extérieures."   Source : http://www.gustaveeiffel.com/ouvrage/statue_de_la_liberte.htmlhttp://www.gustaveeiffel.com/ouvrage/statue_de_la_liberte.html

     

       # "La sécurité est la première des libertés. C’est pour cette raison que d’autres libertés ont été ou peuvent être temporairement limitées, dans une mesure strictement nécessaire." Manuel VALLS, Premier ministre de la République française.

       "Lors des débats parlementaires à l’occasion de l’examen du premier projet de loi de prorogation, le Premier Ministre, M. Manuel VALLS indiquait que "la sécurité est la première des libertés. C’est pour cette raison que d’autres libertés ont été ou peuvent être temporairement limitées, dans une mesure strictement nécessaire » (3). Ce n’est pas qu’une formule : plusieurs milliers de nos concitoyens ont en effet eu à subir et certains subissent encore les conséquences concrètes de mesures prises en application de l’état d’urgence. Source relayée par Liberté Hebdo de Gérard FOUCHER ce 17-12-2016 : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/14/rap-info/i4281/%28index%29/depots

       Ailleurs : http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2016/12/13/Les-parlementaires-reconnaissent-un-usage-detourne-de-l-etat-d-urgence

     

    DE LA POLITIQUE EN FRANCE 2016

       Anjela DUVAL au foyer réaliste et très mélancolique. La liberté ? Elle en a donné deux versions contraires. État peu appréhensible quand on le pense, il a son évidence absolue quand on le vit. Il est même le propre de la vie humaine, à nos yeux, dès lors qu'on laisse à leur place les automatismes organiques (fonctionnels) de maintien biologique de base, c'est-à-dire dans le respect et jusqu'à l'irrespect (!) occasionnels (ou davantage) des besoins vitaux et leurs signaux (parfois pressants !) que ces automatismes (naturels) incarnent (système nerveux sympathique et para-sympathique en quelques sortes, dans notre acceptation : garde-fous et repères premiers de la liberté). Source : http://fresques.ina.fr/ouest-en-memoire/fiche-media/Region00504/evit-kejan-gant-anjela-duval-rencontre-avec-anjela-duval.html

     

       Puisé chez Olivier BERRUYER (Les Crises), un texte choisi de Bernard CHARBONNEAU nous avait captivée et étayé nos alertes. Extrait surligné cette fois (sans que souscription y soit complète, comme sur la définition du bonheur).

       "La liberté est en contradiction avec le bonheur. La liberté authentique n’est pas satisfaction, mais risque, effort et non jouissance ; à l’extrême elle est l’angoisse de celui qui tient entre ses mains son salut et sa perte : la moins confortable des situations. Celui qui veut avant tout le bonheur doit sacrifier avant tout sa liberté, car la servitude le décharge du plus lourd des fardeaux : sa responsabilité ; — le conformisme est la première condition du confort. Le libéralisme répète à l’individu qu’être libre, c’est être heureux ; comme toute servitude apporte un semblant de paix, il finira par croire qu’être serf c’est être libre.

       Si la liberté est parfois favorable à une amélioration du standard de vie, par contre elle est en contradiction absolue avec une condition fondamentale du bonheur : la sécurité. C’est cette notion mortelle à la liberté qui va envahir la démocratie moderne et justifier l’État. Car si la civilisation libérale a amélioré les conditions d’existence, malgré la multiplication des assurances, elle n’a pas apporté la sécurité. L’individu moderne vit sous la menace constante d’être dépouillé par les crises ou les guerres. Mais peut-être plus que l’insécurité matérielle, l’insécurité morale le ronge ; malgré le mur que construisent devant l’homme des divertissements toujours plus perfectionnés, le libéralisme le laisse devant l’angoisse fondamentale de la liberté sans le préparer à l’assumer. Aussi la volonté d’être heureux mène les individus à rechercher, autant que la contrainte qui les dispensera du choix, l’orthodoxie qui les déchargera de penser. Assoiffé d’explications finales autant que de disciplines, l’individu libéral est prêt à accepter le régime qui se donnera pour but de sacrifier toute sa liberté à tout son bonheur.

       Pour être total le bonheur ne doit pas se réduire à une simple amélioration du confort individuel, il doit devenir un mythe qui synthétise l’égoïsme et la peur de la solitude. Il n’est plus dans des satisfactions objectives qui laisseraient planer au-dessus d’elles la menace de l’inquiétude, il est dans l’action : dans le perpétuel développement des conditions collectives. En attendant un bien-être qu’il situe dans l’avenir, l’individu trouve son équilibre dans l’accomplissement de sa tâche à l’intérieur du corps social ; il sert, et la société l’honore et le paye parce qu’il sert. La morale, et plus spécialement la morale professionnelle façonne à l’intérieur des sociétés capitalistes le rouage des régimes totalitaires : l’homme défini par sa fonction.

       Autant que le bonheur individuel, l’utilité collective est le principe des sociétés libérales. Mais entre la liberté et l’utile, la contradiction est cette fois absolue : la liberté ne sert pas, elle est libre. Une liberté subordonnée peut aider à une amélioration du rendement, elle dépendra avant tout du plan et de l’obéissance au plan ; du point de vue de l’efficacité la liberté ne peut être qu’une source de trouble, une perte d’énergie. En définissant le progrès par le développement matériel la société bourgeoise a préparé l’humanité à admettre la contrainte totalitaire. Le capitalisme libéral a entreprit, dans le domaine économique et social, une immense mobilisation des énergies dont les "plans" totalitaires ne sont que l’aboutissement politique : trop souvent, ce que nous prenons pour l’esprit de liberté, c’est le refus de mobiliser prématurément au nom d’une orthodoxie politique ce qui le sera plus tard au nom du rendement.

       C’est dans l’économie libérale que s’est élaboré le plus efficacement le monde totalitaire. Dès le début du XIXe siècle, la centralisation politique s’est renforcée d’une organisation économique qui tendait à concentrer la puissance en un seul point d’où dépendait tout le reste. Ainsi s’est formée une humanité habituée à subir, et à subir sans comprendre, pour laquelle le mot de liberté s’est vidé progressivement de tout contenu. (...)"

        Source : http://www.les-crises.fr/du-liberalisme-au-fascisme-le-developpement-totalitaire-de-la-civilisation-par-bernard-charbonneau/

     

       # "Par simple décret du Premier Ministre, en date du 5 décembre 2016, la Cour de Cassation, juridiction supérieure de l'autorité judiciaire, est placée sous le contrôle direct du gouvernement par l'intermédiaire de l'inspection des services du ministre de la justice, en rupture avec la tradition républicaine observée jusqu'à ce jour", Jean-Claude MARIN et Bertrand LOUVEL, respectivement Procureur général et Premier président de la Cour de cassation, le 6 décembre 2016.

     

       Sources : https://www.courdecassation.fr/IMG/Courrier%20au%20Premier%20ministre%202016%20d%C3%A9cret.pdf &

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=39099CDDFD11520498C96E1600E874E5.tpdila17v_2?cidTexte=JORFTEXT000033538164&dateTexte&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000033537421

     

       Le même Manuel Valls (que ci-dessus...) a signé le 5 décembre dernier, avant de partir en campagne présidentielle, un décret aux relents douteux (pestilentiels). Les personnes informées et spécialisées s'en inquiètent dans la torpeur générale habituelle. Rassurer en hauts-lieux a été la maigre suite entendue...

      Information relayée par Gérard FOUCHER en préalable (Twitter) et confirmation du... "hold up" (?) par Dominique ROUSSEAU sur France Culture, avec Guillaume ERNER, lequel s'est réjouit, guilleret de son audace sans doute (et peut-être pour se sentir moins seul), que si l'on peut citer MONTESQUIEU sur les ondes publiques, rien n'est perdu... Interview en ligne : https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/cour-de-cassation-sous-tutelle-lindependance-de-la-justice-est-elle

       Contrepoints s'en est aussi emparé (relais du vigilent Gérard Foucher dans son Liberté Hebdo !) : http://www.contrepoints.org/2016/12/13/274869-decret-menace-separation-pouvoirshttp://www.contrepoints.org/2016/12/13/274869-decret-menace-separation-pouvoirs

     

       En conclusion, par goût du ternaire (pas de tête de turc) : http://www.liberation.fr/direct/element/valls-a-la-bbc-letat-durgence-prolonge-aussi-longtemps-que-la-menace-existe_29191/

      Ou par la Syrie (Alep et le Yémen) avec François HOLLANDE, par Nassim Nicholas TALEB : https://leblogalupus.com/2016/12/17/un-resume-de-la-guerre-civile-en-syrie-ou-le-djihadisme-au-conseil-europeen-par-alexis-toulet/

       Bon courage ! Et advienne ce que sera.

     

       # Au 19-12-2016, Michel DRAC compulsivement écouté le week-end (!) résume les choses et les confirme drac-matiquement : https://www.youtube.com/watch?v=0iPiexxNokQ

     

       ET CADEAU(X) !

        Greg TABIBIAN vif argent ! https://www.youtube.com/watch?v=J4mIXL6cJWI

     

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