• RENNES résolument bretonne !

       Ironie du jour. Du jaune dans le gris.

    Panneaux de ZAC Rennes Keriadenn

    Rennes 02- 2016 Keriadenn

    Rennes bd du Combier Keriadenn

    Rennes bd du Combier Keriadenn

      Rennes, boulevard du Colombier (le long sud de la voie ferrée, vers l'ouest après la gare) une fois que le pont a été franchi depuis le boulevard Georges-Pompidou.

      D'un côté, le graffiti subventionné et/ou "mécenné" (le graffeur a peint soigneusement le logo des donateurs), de l'autre, l'immeuble condamné et graffé à la sauvage. Était-il trop seul (isolé), celui-là, pour rester tranquille (subsister) ?

     

       Réfléchir à la pérennité de notre patrimoine bâti, l'entretenir, lui apporter les qualités que nous jugerions nécessaires pour nous-mêmes (notre usage) et éventuellement pour nos successeurs (penser à leur désaccord et à leur désir de réversibilité par exemple !), en respect de ce dont nous héritons (souvent si riche et méconnu), tel pourrait être notre défi et occupation contemporains fructueux.

       Au lieu de ?

       L'étude fine des coûts de construction chamboule la croyance en la surenchère financière de la réhabilitation. Le neuf, les destructions permettent de faire passer à la trappe nombre des frais, socialisés dit-on pudiquement. En terme écologique, les démolitions reconstructions sont un gouffre, où l'humain verse sa quote-part (affecté, atteint et davantage qu'il ne l'imagine, pour moi).

       Détruire se pourrait être un art (art de démolir ? - il faudrait revenir sur cette expression venue spontanément !?), celui d'une pause, d'un moment de suspens, au lieu d'un exutoire plus ou moins forcené, ou un voile définitif tiré sur le passé (avec le luxe de parois métalliques rutilantes à l'occasion, palissades et/ou façades du nouvel édifice à l'occasion) : l'exercice d'une pleine humanité (sagesse ?), alertée de sa fragilité, ménageant la perte, sachant se retirer aussi (extrapoler le vivant du bâti plane ici...).

     

       L'agglomération de Rennes a semble-t-il choisi son camp. Des rues, des parcelles n'en finissent pas d'être empelletées puis redessinées. Plus bretonne que jamais ?

        Chacun y verra l'allusif que j'y mets. L'option du reniement insufflé par la Nation conquérante (de qui qu'elle parle ?), est jouable, parmi beaucoup d'autres, positives aussi.

       J'ai mis en relief récemment les concepts de prolifération et d'expulsion, en partant des malheurs de l'agriculture française sur ses lambeaux de fermes - où les Bretons ont notablement sorti les premiers leurs machines à labour et à pulvérisation, d'autre billets ont observé la question des migrants en Europe, un "Grand Transfert" financier (Bruno BERTEZ), selon ma grille architecturale enfin, j'ai moi-même abouti à la curieuse métamorphose de sites patrimoniaux célèbres (Tintagel, Mont-Saint-Michel) en circuits d'un nouveau rapport au monde humain. Cette succession de flashs et de mots libère finalement l'idée de substitution généralisée en cours, proche du dit "grand remplacement", quoiqu'en en rejetant la crispation sur la question ou religieuse, ou culturelle (celle-si identifiée à l'islam par exemple), ramenée à une essence humaine, de plus et/ou dépréciée, crainte ou détestée.

       Substitution avec un hic majeur (la vie n'est-elle pas substitution permanente ? Alors ?) : dernière révolution (tourner sur soi) en date, elle serait active sous les auspices du capitalisme, dépense des uns - masse humaine (jusqu'à l'épuisement), recettes des autres - poignée humaine (jusqu'où ? Implosion ?), et profilerait la déshumanisation de l'humain (ANDERS, GORZ).

       L'humain, c'est qui, c'est quoi ? 

       C'est une possibilité... terrestre (pour moi) : mouvement et installation, être et relation, et réciproquement et toujours ensemble (indissociablement). Échelle d'une vie, échelles de vies, de l'histoire, profondeur incluse, "temps profond" (GOULD), espace profond.

     

       # Le 31-01-2019, on peut grincer des dents (je grince des dents !) : https://batinfo.com/actualite/la-transformation-de-rennes-fait-grincer-les-dents-des-defenseurs-du-patrimoine_12014?

     

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